Roger Parry (1905-1977) part I

Né en 1905, Roger Parry se forme à l’Ecole nationale des Arts décoratifs avant de découvrir la photographie. Il devient l’assistant de Maurice Tabard en 1928, au studio de photographie publicitaire Deberny-Peignot. A l’aide d’images aussi dépouillées qu’efficaces, il introduit dans cet art appliqué qu’est la photographie publicitaire les audaces formelles des avant-gardes (photogrammes, photomontages, solarisations…).

Très vite, il prépare avec Fabien Loris l’illustration photographique d’un recueil de poèmes de Léon-Paul Fargue, Banalité. Sa publication en 1931 va le faire apprécier des milieux intellectuels ; il participe alors aux expositions collectives qui réunissent de nombreux talents de l’époque comme Kertész ou Man Ray.

A partir de 1931, Parry est chargé de la promotion de romans publiés à la NRF (Nouvelle Revue Française) qui lui commande plus de 200 couvertures pour des collections populaires.

Il est aussi photographe de plateau sur L’Atalante de Jean Vigo, illustrateur et portraitiste pour Gallimard ou collaborateur de Voilà et Détective.

En 1932, il s’embarque pour un long voyage vers les îles de la Polynésie française, où il réalise un reportage « tendant simplement à présenter un tableau aussi fidèle que possible de la vie actuelle à Tahiti et aux Iles sous le Vent» (Préface de « Tahiti »).
Ces photographies sont publiées dans Tahiti en 1934, ouvrage élaboré avec la complicité de Malraux.

En 1938, utilisant le prétexte de la publication de Zuyderzee (roman de Jeff Last aux éditions Gallimard), il effectue un reportage dans les polders hollandais. Dans une recherche constante de l’envers du décor, il y affine l’orientation documentaire de sa pratique personnelle.

Réformé en 1939, il intègre pendant la guerre la rédaction de Match et de Marie-Claire, avant de publier régulièrement dans La Semaine, principal hebdomadaire de divertissement sous l’Occupation. Il photographie alors les galas, les expositions ou les pièces de théâtre d’un Paris occupé dont la vie culturelle continue malgré tout.

En août 1944, il rejoint le Comité de Libération des reporters photographes de presse après avoir photographié le soulèvement populaire de Paris.

En tant que correspondant de guerre, il suit ensuite les Alliés jusqu’au printemps 1945, de l’Alsace à la poche de Royan.

Après la guerre, il couvre pour l’AFP la visite officielle du Général de Gaulle à New York en 1945 et la Conférence de Moscou en 1947. A la fin des années 1940 il délaisse progressivement le reportage de presse.

A partir de 1948, aux côtés d’André Malraux, il collabore aux collections de la « Galerie de La Pléiade » et surtout de « l’Univers des formes » dont il est le directeur technique pour les premiers volumes, révélant ainsi la vaste palette de ses talents d’illustrateur, de graphiste, de maquettiste et de photographe.

Il décède en 1977, quelques mois après André Malraux.

 Voir tous les articles sur Roger Parry

Roger Parry -Etude pour la couverture de Les Trois jeunes filles de Vienne (fumeuse d'opium), 1934

Roger Parry -Etude pour la couverture de Les Trois jeunes filles de Vienne (fumeuse d’opium), 1934

Roger Parry - Sans Titre, 1933-1934

Roger Parry – Sans Titre, 1933-1934

Roger Parry-Nu couché , 1933-34

Roger Parry -Nu (bras allongés°, 1930

Roger Parry -Nu (bras allongés°, 1930

Roger Parry-Nu, années 1930

Roger Parry-Nu, années 1930

Roger Parry- Une femme aux seins nus brandit un sabre à cheval sur une peau de bête, 1933-34( Etudes ; Illustrations de romans populaires, Collection Détective de Gallimard

Roger Parry- Une femme aux seins nus brandit un sabre à cheval sur une peau de bête, 1933-34( Etudes ; Illustrations de romans populaires, Collection Détective de Gallimard

Roger Parry-Bas et porte-jarretelles, 1935

Roger Parry-Bas et porte-jarretelles, 1935

Roger Parry-Femme les jambes croisées portant des bas, 1935

Roger Parry-Femme les jambes croisées portant des bas, 1935

Roger Parry Femme s'habillant devant un miroir, Reportage. Publicité pour grande maison de blanc - Mode vers 1930

Roger Parry Femme s’habillant devant un miroir, Reportage. Publicité pour grande maison de blanc – Mode vers 1930

Roger Parry- Ludmilla Tcherina pour un spectacle de danse à Nice-Monte-Carlo , novembre 1943

Roger Parry- Ludmilla Tcherina pour un spectacle de danse à Nice-Monte-Carlo , novembre 1943

Roger Parry -Portrait de Femme Double Image, 1928

Roger Parry -Portrait de Femme Double Image, 1928

Roger Parry -Nu, 1928

Roger Parry -Nu, 1928

Roger Parry - Sans Titre, 1928 - 1930

Roger Parry – Sans Titre, 1928 – 1930

Roger Parry. Double Exposure, Robert Couturier, 1931© Ministère de la Culture - Médiathèque du Patrimoine

Roger Parry. Double Exposure, Robert Couturier, 1931© Ministère de la Culture – Médiathèque du Patrimoine

Roger Parry.- femme dans un lit, double exposition 1933.© Ministère de la Culture - Médiathèque du Patrimoine.&

Roger Parry.- femme dans un lit, double exposition 1933.© Ministère de la Culture – Médiathèque du Patrimoine.&

Roger Parry- La Malle,vers 1929

Roger Parry- La Malle,vers 1929

Roger Parry- Untitled, 1930s

Roger Parry- Untitled, 1930s

Roger Parry -Pièce vide et œil (double exposition), 1929

Roger Parry -Pièce vide et œil (double exposition), 1929

Roger Parry-Banalité 3, 1930

Roger Parry-Banalité 3, 1930

Roger Parry- Mains avec boule de cristal, Variation, 1930 © Ministère de la Culture - Médiathèque du Patrimoine edité pour for André Maurois’ Le peseur d’âmes en1932

Roger Parry- Mains avec boule de cristal, Variation, 1930 © Ministère de la Culture – Médiathèque du Patrimoine edité pour for André Maurois’ Le peseur d’âmes en1932

Roger Parry- Nature morte, 1929

Roger Parry- Nature morte, 1929

Roger Parry- Etude, 1930

Roger Parry- Etude, 1930

Roger Parry Main sur crépis avec traînée, 1928

Roger Parry Main sur crépis avec traînée, 1928

Roger Parry-Un serpent s'enroule autour des doigts et du poignet d'un homme 1933

Roger Parry-Un serpent s’enroule autour des doigts et du poignet d’un homme 1933

Roger Parry -Illustration pour la couverture d'un roman de Sidney Fairway , Un serpent et une main crispée,1933

Roger Parry -Illustration pour la couverture d’un roman de Sidney Fairway , Un serpent et une main crispée,1933

Roger Parry- Un serpent dans des draps et deux mains crispées, 1933

Roger Parry- Un serpent dans des draps et deux mains crispées, 1933

Roger Parry-Illustration de la couverture d'un roman de Maurice Marrou ; Une femme renversée et une valise1933

Roger Parry-Illustration de la couverture d’un roman de Maurice Marrou ; Une femme renversée et une valise, 1933

Roger Parry- Une femme étendue sur le dos, les yeux ouverts, la tête contre une valise et une revue de tauromachie dans une main1933

Roger Parry- Une femme étendue sur le dos, les yeux ouverts, la tête contre une valise et une revue de tauromachie dans une main, 1933

Roger Parry Une femme inconsciente est soutenue par une rambarde 1934

Roger Parry Une femme inconsciente est soutenue par une rambarde 1934

Roger Parry- Femme soufflant dans un gros coquillage,nd1

Roger Parry- Femme soufflant dans un gros coquillage,nd1

Roger Parry- Femme soufflant dans un gros coquillage,nd

Roger Parry- Femme soufflant dans un gros coquillage,nd

Roger Parry-autoportrait, , 1942

Roger Parry-autoportrait, , 1942

Hannah Höch

The photomontage Hannah Höch

Tous les articles sur Hannah Höch ICI

 

Peintre, photographe et collagiste allemande née en 1889 à Gotha et décédée en 1978 à Berlin. L’artiste Hannah Höch a commencé en 1912 par étudier à l’école d’art à Berlin.

En 1915 au cours de la Première Guerre mondiale, elle rencontre Raoul Hausmann, avec qui elle se lie d’amitié puis d’amour (partenariat artistique et amoureux qui durera jusqu’en 1922). Elle soutiendra à cette époque et plus tard aussi le droit des femmes à l’avortement et elle en fera deux au cours de sa relation avec Hausmann, dont elle subissait la violence. ( on a beau être un Dadaïste, on en est pas moins humain et faible pour autant !!!!!!!)

Elle travaillera dans le domaine de l’artisanat pour Ullstein Verlag [Le Ullstein Press], afin de concevoir les patrons de vêtements et de broderie pour Die Dame [The Lady] et Die Praktische Berlinerin [The Practical Berlin Femme] en tant que modeliste de 1916 à 1926.L’influence de ce travail et de la formation précoce peut être vu dans ses œuvres ultérieures impliquant des références aux patrons de vêtements et de textiles. Parallèlement à cela, elle poursuit ses recherches auprès Emil Orlik et traite abondamment de la question du collage.

Quand Hausmann annonce le début du mouvement Dada en 1917, Höch était la seule femme parmi les dadaïstes à Berlin, auprès de ses collègues Baader, Huelsenbeck, Grosz et Heartfield. Elle a été l’une des précurseurs dans la critique des questions contemporaines sous la forme de photomontages, une technique qu’elle a développé en 1919. Elle contribue à de nombreuses manifestations Dada à Berlin en 1918.Elle réalise des poupées dadaïstes et plusieurs photomontages en collaboration avec Hausmann.

En 1919, elle est l’une des conceptrices du photomontage temps critique. Elle devient juste avant 1920 amie Hans Arp et Kurt Schwitters Van Doesburg et Moholy-Nagy. Elle exposera en 1920, comme la seule femme à la « First International Dada. Messe » dans le salon d’art du Dr. Otto Burchard à Berlin. Exposition avec Raoul Hausmann, John Heartfield, George Grosz, Richard Huelsenbeck, Wieland, John Baader, Max Ernst en autre , considérée comme la plus grande action publique du mouvement Dada allemand.

Entre 1921-22, elle participe aux Manifestations Dada avec Schwitters à Prague et collabore au Merzbau. en 1924’, elle voyage à Paris où elle rencontre Tristan Tzara, Theo van Doesburg et Piet Mondrian . Elle part ensuite trois années en Hollande en 1924 où elle rencontrera la poète néerlandais Til Brugman. avec qui elle vivra quelques années une relation amoureuse.

C’est à partir de ce moment là qu’elle débute réellement les assemblages d’objets trouvés qu’elle crée en collaboration avec avec ses amis Schwitters et Arp. En 1929 Première exposition solo à la galerie avant-gardiste « De Bron » à La Haye. Elle rentre en Allemagne cette année là , et est choqué par l’influence croissante du mouvement nazi et décide de produire des œuvres plus engagées, et c’est alors que les nazis lui interdisent d’exposer.Entre 1933 et 45.

A cette époque de la Seconde Guerre mondiale Hannah Höch se retire donc dans petite maison à Berlin-Heiligensee tentant de passer les années de la Troisième Reich en Allemagne, en restant calme et discrète.

Elle cache son art et ses amis dans la maison et va même jusqu’à elle enterrer par crainte des troupes russes certains de ses travaux pour un court laps de temps dans le jardin. Elle a épouse le très jeune homme d’affaires et pianiste Kurt Matthies en 1938, dont elle divorce en 1944.

Elle produira durant ses années des peintures. En 1945, après la fin de la guerre, elle est l’une des premières à façonner activement la vie artistique à Berlin et à aider à relancer activement la vie artistique à Berlin. Elle a donc grandement contribuer à la reprise progressive de l’art allemand après la guerre. Dans les années cinquante et soixante, elle crée des peintures abstraites ainsi qu’un grand nombre de collages de couleur vives où la réalité semble ironique et fantastique.

Voir aussi wilkipedia et femme peintre

Hannah Höch-Poem, 1922, collage

Hannah Höch -Glued drawing11, 1955 photomontage

Hannah Höch- The lace star, 1924

Hannah Höch – In the wilderness. 1927-29

Hannah Höch – what kind of threes are these, 1930

Hannah Höch – Good people of the moutains, 1940

Hannah Hoch – Dream night, 1943-46

Hannah Höch -Silk tail,1948 photomontage

Hannah Höch -Opposing forms, 1952 photomontage

Hannah Höch -Moon fish, 1956 photomontage

Hannah Höch -Evil of the force, 1955 photomontage

Hannah Höch -Burst Unity, 1955 photomontage

Hannah Höch- The Victor 1927

Hannah Höch -Angel of peace, 1958 photomontage

Hannah Höch -The beautiful , 1959 photomontage

Josef Breitenbach (1896 – 1984) Part I

Il a assisté au cours de philosophie et d’histoire de l’art à l’Université Ludwig-Maximilian à Munich  de 1914-1917 . Il devient durant cette période active dans la section de la jeunesse  du Parti social-démocrate. En 1918, il  participe à la Bavaroise, un coup d’Etat d’inspiration soviétique, qui était la première étincelle du feu révolutionnaire qui a déferlé sur l’Allemagne à la suite de l’armistice. Pendant  quelques mois, Josef Breitenbach a  occupé un poste officiel dans le nouveau gouvernement. Bien que la révolution fut de courte durée, les liens qu’il a forgé avec les milieux radicaux de l’intelligentsia de Munich  l’ont aidé , plus tard, à établir sa réputation en tant que photographe.

En 1932, Breitenbach ouvre son premier studio de photographie. Ses clients étaient des membres éminents de la bohème de Munich, (y compris les acteurs et actrices de la scène dans le théâtre de Munich.)  qui était alors un bastion des défenseurs des libertés et des personnes raffinées. Mais ce  monde a disparu en 1933 avec la prise de pouvoir d’Hitler.Plus que ses racines juives, le passé politique du photographe fait de  lui une cible à persécuter.  En Août 1933, avec son passeport, Breitenbach arrive en France, rejoignant d’autres exilés Allemands qui cherchent refuge à Paris.

La «révolution» surréaliste allait alors devenir dominante dans la scène artistique parisienne. Peu après son arrivée, Breitenbach est entré en contact avec André Breton et son entourage. Préférant conserver son indépendance, il n’a jamais été un membre du groupe surréaliste, mais a participé à des expositions importantes de la photographie surréaliste aux côtés de Man Ray, Jacques-André Boiffard, Brassaï, Eli Lotar, Henri Cartier-Bresson, et Roger Parry.

Je vous propose aujourd’hui de parcourir quelques facettes que Josef Breitenbach nous a laissées derrière lui. principalement ce qui fût le fruit de la rencontre avec les surréalistes et qui l’accompagna tout au long de son aventure . En passant par ses portraits, ses montages, collages, photogrammes, nus.

Josef Breitenbach-Exposition Internationale, Paris, vue de l'intérieur du Pavillon de la Suisse 1937 © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-Exposition Internationale, Paris, vue de l’intérieur du Pavillon de la Suisse 1937 © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- Exposition Internationale du Surréalisme, Galerie Beaux-Arts, Paris, 1938,  gelatin silver print  © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- Exposition Internationale du Surréalisme, Galerie Beaux-Arts, Paris, 1938, gelatin silver print © The Josef Breitenbach Trust

Breitenbach n’a vécu à Paris  que six ans, jusqu’à ce que la guerre  éclate en 1939, et pourtant, pendant cette période , il a produit certains de ses travaux les plus inventifs.  (Il a adopté plusieurs techniques favorisées par de nouveaux photographes tels que la surimpression, le montage, la solarisation, l’impression en négatif, et le photogramme. Plus important encore, il était l’un des rares artistes des années d’avant-guerre à produire des photographies en couleurs, ce qu’il a fait en utilisant des procédés tels que le blanchiment, la tonification et la pigmentation.)

Mais pendant ses années à Paris, il était aussi un membre actif de la communauté  Allemande en exil , qui a alerté le monde démocratique de la menace du fascisme. Il a participé à l’exposition 1938 par l’Union des Artistes Libres Allemandes, «Cinq ans de dictature hitlérienne ». Un moment fort pour Breitenbach fût sa collaboration avec Bertolt Brecht, résumée par des portraits de l’auteur.

 

Josef Breitenbach- For Ever and Ever, 1937 © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- For Ever and Ever, 1937 © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- For Ever and Ever, 1937 © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- For Ever and Ever, 1937 © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- For Ever and Ever, 1938

Josef Breitenbach- For Ever and Ever, 1938

Josef Breitenbach- Montparnasse, Paris, 1937, Vintage toned gelatin silver print © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- Montparnasse, Paris, 1937, Vintage toned gelatin silver print © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- Sibylle Binder, Munichc. 1933, © The Josef Breitenbach TrustVintage bromoil transfer

Josef Breitenbach- Sibylle Binder, Munichc. 1933, © The Josef Breitenbach TrustVintage bromoil transfer

Josef Breitenbach- Denkmal vor der Enthüllung, Paris,  Veiled Statue, Paris,  1933-39, Early gelatin silver print, printed ca. 1942-48 © The Josef Breitenbach Trust.

Josef Breitenbach- Denkmal vor der Enthüllung, Paris, Veiled Statue, Paris, 1933-39, Early gelatin silver print, printed ca. 1942-48 © The Josef Breitenbach Trust.

Josef Breitenbach-Photograph of the Scent Given Off by a Rose Petal photogravure. 1939  © The Josef Breitenbach Trust.

Josef Breitenbach-Photograph of the Scent Given Off by a Rose Petal photogravure. 1939 © The Josef Breitenbach Trust.

Josef Breitenbach- A small piece of camphor on the surface of mercury, 1937,  Munich,, Gelatin silver print© The Josef Breitenbach Trust.

Josef Breitenbach- A small piece of camphor on the surface of mercury, 1937, Munich,, Gelatin silver print© The Josef Breitenbach Trust.

Josef Breitenbach -modern female bust with hat, Paris - facing toward left], 1935

Josef Breitenbach -modern female bust with hat, Paris – facing toward left], 1935

Josef Breitenbach, Bust Coloré, Paris, 1935

Josef Breitenbach, Bust Coloré, Paris, 1935

Josef Breitenbach, Sculpture Academy, Paris 1935  © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach, Sculpture Academy, Paris 1935 © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- © The Josef Breitenbach Trust. from Manifesto By Josef Breitenbach , Ed° Nazraeli Press , 2008

Josef Breitenbach- © The Josef Breitenbach Trust. from Manifesto By Josef Breitenbach , Ed° Nazraeli Press , 2008

Josef Breitenbach- Max Ernst and Dr. Riegler & J. Greno, Munich 1933 © The Josef Breitenbach Trust. from Manifesto By Josef Breitenbach , Ed° Nazraeli Press , 2008

Josef Breitenbach- Max Ernst and Dr. Riegler & J. Greno, Munich 1933 © The Josef Breitenbach Trust. from Manifesto By Josef Breitenbach , Ed° Nazraeli Press , 2008

Josef Breitenbach. Max Ernst and the seahorse, New York, 1942.

Josef Breitenbach. Max Ernst and the seahorse, New York, 1942.

Josef Breitenbach-The Hands of Max Ernst, 1942,     Silver print. Courtesy of mfa © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-The Hands of Max Ernst, 1942, Silver print. Courtesy of mfa © The Josef Breitenbach Trust

 

Josef Breitenbach- Bird, Photogram, hand colored gelatin silver print, 1948 © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- Bird, Photogram, hand colored gelatin silver print, 1948 © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-Untitled , photogram , hand-colored , 1940s © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-Untitled , photogram , hand-colored , 1940s © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-Untitled , photogram , hand-colored , 1940s  © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-Untitled , photogram , hand-colored , 1940s © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-Untitled , photogram , hand-colored , 1940s    © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-Untitled , photogram , hand-colored , 1940s © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- Fragrance of a Pink Rose, 1945,New York , Gelatin silver print © The Josef Breitenbach Trust.

Josef Breitenbach- Fragrance of a Pink Rose, 1945,New York , Gelatin silver print © The Josef Breitenbach Trust.

Josef Breitenbach-Carnation and Fragrance, 1940s  ,gelatin silver print, 1948 © The Josef Breitenbach Trust.

Josef Breitenbach-Carnation and Fragrance, 1940s ,gelatin silver print, 1948 © The Josef Breitenbach Trust.

Josef Breitenbach- Red Rose and Odor, 1940 ,Unknown color process © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- Red Rose and Odor, 1940 ,Unknown color process © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- Untitled photogram, 1948 © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- Untitled photogram, 1948 © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- Fireworks, photogram, 1949 gelatin silver print © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- Fireworks, photogram, 1949 gelatin silver print © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-untitled ( objects on a patterned ground, feather, clips, washers), 1954 © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-untitled ( objects on a patterned ground, feather, clips, washers), 1954 © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- Huntsman's Luck, photogram , New York, 1946-49,  gelatin silver print  © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach- Huntsman’s Luck, photogram , New York, 1946-49, gelatin silver print © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-Untitled , photogram, 1940s

Josef Breitenbach-Untitled , photogram, 1940s

Josef Breitenbach-Untitled , photogram, 1940s © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-Untitled , photogram, 1940s © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-Untitled , photogram, 1940s © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-Untitled , photogram, 1940s © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-Untitled , photogram - newspaper fragments with double-sided text, leaves,1940s © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-Untitled , photogram, 1940s  © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-Untitled , photogram, 1940s © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-untitled , human circulatory system diagram, dark beach scene with wrecked boat,  1942  © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-untitled , human circulatory system diagram, dark beach scene with wrecked boat, 1942 © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-Untitled , human circulatory system diagram, wet beach sand with high sea horizon,  1942 © The Josef Breitenbach Trust

Josef Breitenbach-Untitled , human circulatory system diagram, wet beach sand with high sea horizon, 1942 © The Josef Breitenbach Trust

 

Josef Breitenbach-Fabric Abstraction, New York, 1948, Gelatin silver print© The Josef Breitenbach Trust.

Josef Breitenbach-Fabric Abstraction, New York, 1948, Gelatin silver print© The Josef Breitenbach Trust.

 

La guerre interrompit ce deuxième chapitre de la vie du photographe. Interné par les Français comme un étranger suspect, puis rédigé dans un corps civil composé d’étrangers, Breitenbach finalement échappé à la France  de Marseille en 1941 pour New York . Il parvient à retenir l’attention de Walker Evans, qui  publie ses travaux  dans Fortune .

À l’été 1944,  à l’invitation de Josef Albers,  Breitenbach enseigne la photographie au Black Mountain College.  En 1946, il est devenu un citoyen des États-Unis et a rejoint la faculté de la Cooper Union .

Breitenbach a continué à créer que qui etait distinctif et innovateur,comme un un groupe de  photographes sans l’appareil. Ces œuvres planent dans l’espace liminal entre le surréalisme et l’expressionnisme abstrait.

Les années 1950 et 1960 ont été des années d’intense activité pour Breitenbach.  Il a fait reportage photographique en Asie pour les Nations Unies et d’autres entreprises variées, documentant le travail des secours.

Il exposera ses photographies largement dans les Etats-Unis à partir des années 1940 jusqu’au milieu des années 1960, notamment au Museum of Modern Art et le Metropolitan Museum of Art.

You can see more on Gitterman Gallery

Des portraits du photographe par des anonymes ici  sur wordpress sur le blog  A la loupe

  Voir les résultats des actions le concernant sur Mutualart

Conseil de lecture  :

Manifesto By Josef Breitenbach , Ed° Nazraeli Press , 2008

Josef Breitenbach: by Josef Breitenbach Photographs and text (in German) by Josef Breitenbach. Essays (in German) by Peter C. Jones, and Others , Published on the occasion of the 1996-1997 exhibition Josef Breitenbach: Photographien at the Staatliche Galerie Moritzburg Halle and the Fotomuseum im Münchner Stadtmuseum, Ed° Schirmer-Mosel, 1996

Munich, Paris, New York Paperback – 2003 by Josef and Paul Berlanga, Exhibit Catalogue, edition Stephen Daiter Gallery, 2003

Josef Breitenbach » by Larisa Dryansky, Editions de l’Amateur, 2001

Cover of the Book "Josef Breitenbach" by Larisa Dryansky,  Editions de l'Amateur, 2001

Cover of the Book « Josef Breitenbach » by Larisa Dryansky, Editions de l’Amateur, 2001

English bio

Josef Breitenbach was born on the 3rd of April 1896. He attended Ludwig-Maximillian University in Munich (philosophy and art history, 1914 to 1917) and became active in the Youth Section and later the Pacifist wing of the Social Democratic Party. In 1918, he took part in the Soviet-inspired Bavarian coup d’état, which was the first spark of the revolutionary fire that swept over Germany in the wake of the armistice. For a few months, Breitenbach also occupied an official position in the new government. Although the revolution was short-lived, the ties he forged with the radical circles of Munich’s intelligentsia later helped him establish his reputation as a photographer.

In 1932, Breitenbach opened his first photographic studio. His clients were prominent members of Munich’s bohemia, including actors and actresses performing in the Munich theater. Munich was a stronghold of libertarians and refined people, whose spirit Breitenbach captured in theatrical portraits of his friend, the journalist Theo Riegler. This world vanished in 1933 with Hitler’s takeover.

More than his Jewish roots, the photographer’s political past made him a target for persecution. In August, 1933, with his passport , Breitenbach made his way to France , joining other German exiles seeking refuge in Paris.

The Surrealist “revolution” had by then become dominant in the Parisian art scene. Soon after his arrival, Breitenbach came into contact with André Breton and his circle. Preferring to retain his independence, he never became a member of the Surrealist group, but did show work in important exhibitions of Surrealist photography alongside Man Ray, Jacques-André Boiffard, Brassaï, Eli Lotar, Henri Cartier-Bresson, et Roger Parry.

Breitenbach only lived in Paris for six years, until the war broke out in 1939. During this period, he produced some of his most inventive work. He adopted several techniques favored by new photographers such as superimpression, montage, solarization, printing in negative, and the photogram. More importantly, he was one of the rare artists of the pre-War years to produce color photographs, which he did by using processes of bleaching, toning and pigmentation. Examples are the images “Montparnasse”, or Forever and Ever.

During his years in Paris, he was also an active member of the German exile community, which alerted the democratic world to the threat of fascism. He participated in the 1938 exhibition by the Union des Artistes Allemandes Libres, “Five Years of Hitler Dictatorship”. A high point for Breitenbach was his collaboration with Bertolt Brecht, summarized by portraits of the playwright. The war interrupted this second chapter of the photographer’s life. Interned by the French as a suspicious alien, then drafted into a civilian corps composed of foreigners, Breitenbach eventually escaped to New York from Marseille in 1941.He came to the attention of Walker Evans, who published his work in Fortune. In the summer of 1944, at the invitation of Josef Albers, Breitenbach taught photography at Black Mountain College. In 1946 he became a United States citizen and joined the faculty at Cooper Union and later The New School. Breitenbach continued to create distinctive and innovative work, including a striking group of camera-less photographs. These works hover in the liminal space between Surrealism and Abstract Expressionism. The 1950s and 1960s were years of intense activity for Breitenbach. He did photographic reportage in Asia for the United Nations and other varied businesses, documenting relief work. He exhibited his photographs extensively in the United States from the 1940s to the mid-1960s, including at the Museum of Modern Art and the Metropolitan Museum of Art.

I proposed today to browse some facets Josef Breitenbach left us behind. This was mainly the result of the encounter with the Surrealists and accompanied throughout his adventure. Through his portraits, montages , collage, photogram , naked, and some memories , moreover

Lou LANDAUER (1897-1980)

Lou Landauer was a German woman photographer

« Lou Levi was born 1897 in Cologne where she grew up with her two sisters Stefani and Bella. At the age of 26, in 1923, Lou married the lawyer Georg Landauer (1895 – 1954). Landauer was an important Zionist politician who over the years had many central positions. After WWII he was involved in the reparation negotiations between Germany and the State of Israel.
After her marriage and training at the Trade Academy in Cologne in 1924, Lou Landauer appears to have developed an interest in photography and registered at the Staatliche Fotoschule München where her name is in the student list of 1928/29.

In 1930, she moved to Berlin, where she continued her photography studies possibly at the Lette-Verein. The archive of the Lette-Verein is unfortunately incomplete and there is no information regarding her time there. The magazine Life in Palastine, Nr. 22, 1946 refers to Lou Landauer as “…a former student of famous schools in Munich and Berlin”. The only existing document from her Berlin time is a photograph taken in her apartment which shows her together with her parents.

In 1934 she and her husband emigrated together with her parents to Palastine. As of 1933 her husband Georg was the director of the German department of the Jewish Agency for Palestine and director of the Central Bureau for the Settlement of German Jews.
Lou Landauer first worked as a press photographer for the Jüdische Rundschau, which was still published in Berlin. The magazine published her photographs of the ceremonial laying of the foundation stone (March 19, 1935) of the new AHAWA building in Kirjat Bialik near Haifa. The children’s home of the same name in Auguststr., Berlin had been closed a year before in 1934 by the National Socialists.

In the spring of 1936 the filming of the documentary “Aufbruch der Jugend” was completed: Lou Landauer was producer and camerawoman (director: Eva Stern, Marta Goldberg). The Arbeitsgemeinschaft Kinder- und Jugend-Alijah Berlin contracted the film. The premiere took place on May 25, 1936 at the Berlin Logenhaus where Leo Baeck gave an introductory speech.

The day after the premiere Rachel Wischnitzer-Bernstein wrote about the event in the Gemeindeblatt and particularly praised the “achievement and sensitivity” of the photographer and camerawoman Lou Landauer. The CV-Zeitung also reported in detail about the film. Today the film resides in the Steven Spielberg Archive, Jerusalem.

Until now the whereabouts of Lou Landauer’s correspondence or larger estate is unknown. The only secured correspondence is that with Else Lasker-Schüler which are documented among the works and letters of the poetess (compiled by Dr. Karl Jürgen Strotzki, Lohmar).
In 1942 she began her work as a teacher at the Bezalel Hechadasch, the new Applied Arts School in Jerusalem. The former Applied Arts School existed between 1906 – 1928 and was later newly founded with the help of the Mandats administration and the Jewish Agency.

In the 1940s Lou Landauer taught courses in the department of artistic photography and she is referred to as “Instructor of Photography at Bezalel” (Life in Palestine, 22, 1946). Among the directors of the new school were Hermann Struck and Erich Mendelsohn.
Here she most likely met the photographer Helmar Lerski who had his own photography school in Tel Aviv. In 1945 H. Lerski showed his portraits at Bezalel and in December of the same year Lou Landauer also exhibited there, showing a cross section of her work for the first time, including photograms, nature studies, portraits (double exposures) and still lifes. A poster of the exhibition and various newspaper articles attest to this such as Jedioth Chadaschoth (‘Neueste Nachrichten’) Dec. 7, 1945 and The Palestine Post, Dec. 10, 1945.
In 1949, Landauer went to the USA to attempt a new start. There she worked as a commercial photographer for various magazines and experimented with the technically complicated color carbro process. By the 1950s, she appears to have given up professional photography all together and worked as an assistant librarian at the Leo Baeck Institute in New York.
A small album from her estate contains photographs (1960-1981) from various Swiss locations, most showing her with her sisters and other relatives.
Lou Landauer died in 1991, presumably in Lugano, Switzerland. » Provenance: From the estate of Lou Landauer.

Lou Landauer -Abstract study, Circa 1945. Vintage gelatin silver print

Lou Landauer Abstract study , 1941 Vintage gelatin silver print

Lou Landauer Photogram of glasses , 1940s Vintage gelatin silver print on strong paper

Lou Landauer Photogram of photo lamps , 1941 Vintage ferrotyped gelatin silver print

Lou Landauer -Abstract study with glass 1942. Vintage ferrotyped gelatin silver print

Lou Landauer -Abstract botanical study Abstract botanical study (multiple exposure with photogram negatives). 1940s. Vintage gelatin silver print.

Lou Landauer -Detail studie, Circa 1945

Lou Landauer- Photogram. 1942. vintage gelatin silver print

Lou Landauer- Photogram . 1942. vintage gelatin silver print

Lou Landauer Photogram of violets Vintage gelatin silver print on strong paper

Lou Landauer Photograms of flowers vintage gelatin silver print

Lou Landauer-Detail studie, Circa 1945

Lou Landauer – Cover for a crime novel cover Design for crime novel book cover. 1943. Vintage matte gelatin silver print

Lou Landauer- Design for a book cover for Arsenic and Old Lace by Joseph Kesselring.1946. Vintage matte gelatin silver print with hand painted titles in red

Lou Landauer – Photogram , 1940s Vintage ferrotyped gelatin silver print

Lou Landauer- Female nude and net (double exposures). 1930. vintage ferrotyped gelatin silver print

Lou Landauer- Self-Portrait in Israel , 1943 vintage semi-matte gelatin silver print

Pierre Molinier (1900-1976)

Né en 1900, Pierre Molinier est connu pour ses photographies, ses photomontages et pour ses peintures érotiques qui interrogent l’identité sexuelle de tout à chacun, imposant  l’androgynie,  le fétichisme et les pratiques sexuelles de toutes sortes qui ne peuvent nullement laisser indifférent par ce qui se donne à voir au travers son oeuvre et de sa quête purement personnelle, ceux qui la regarde, l’approche de près ou de loin.

Il a fait de son corps et sa psyché un terrain d’expérimentation et de création sans limites et cela lui a en tous les cas permis de vivre jusqu’à ce qu’il se suicide en se masturbant, et en  se tirant une balle dans la tête dans son appartement à Bordeaux en 1976.

Il étudie dans une institution religieuse  Chrétienne  et c’est tout jeune qu’il commence à peindre, dessiner et faire des photographies de lui-même et de sa famille. Il dit avoir eu une vie sexuelle très précoce et l’on peut sans nul doute souligner que sa pratique fût dès l’origine  déviante et pathologique (la nécrophagie ou inceste par exemple),  intéressé par les jambes des femmes dès ses 3 ans, caressant celles de sa sœur à 10 ans, faisant l’amour pour la première fois vers 13 ans avec une prostituée qui le gardera longtemps comme amant et avec laquelle il aurait eu une fille.  En 1918, depuis longtemps amoureux de sa soeur cadette, il raconte qu’il aurait caressé les jambes  du cadavre de  cette dernière, alors qu’il était agé de 15 ans , après l’avoir photographié sur son lit de mort et dira de cet acte : « Même morte,  elle était très belle ! Je lui ai éjaculé sur le ventre et les jambes, dans sa robe de communiante : elle est partie avec le meilleur de moi-même ! « . Que dire, que penser d’un tel discours ci ce n’est qu’il n’est peut-être que Fantasme, invention ,  et que s’il s’avère être de l’ordre de la réalité, il signe là, un discours pervers (c’est à dire dénué de toute culpabilité, mais bien au contraitre qui semble le rendre tout puissant )  , début de mythomanie et de se créer une autre histoire une nouvelle identité, mais déjà le processus est en route et n’ira que croissant. Il raconte avoir commencé à se travestir vers 18 ans et à sortir dans les bals avec des amis… et avoir eu à 20 ans, une fille, Monique, qu’il retrouvera plus tard, à Bordeaux, prostituée de son état et qui serait devenue sa maîtresse… encore une fois, Et ajoutons que quelques années après le suicide de son père, il le fera exhumer et gardera ses ossements dans un petit cercueil rue des Faussets ( appartement dans lequel il vivra 45 années).  Le cadre est à présent posé, ce retour sur de tels faits marquants s’imposait selon moi, afin d’aborder avec un peu plus d’outils, l’oeuvre de cet Homme qui proclamait « Notre mission sur la Terre est de transformer le monde en immense bordel »

© Pierre Molinier (1900-1976) -Untitled- nd

Au début des années 1920, il suit des cours de dessin à Agen et étudie les oeuvres des maîtres anciens. Après son service militaire vers 22 ans,  après un détour par Paris, Pierre  retourne à Bordeaux, où il s’était installé en 1919 et avait crée une entreprise de peinture en bâtiment, et maintien une vie conventionnelle en apparence, il se marie, a deux enfants : Françoise et Jacques. Mais ses fantasmes sont plus forts que tout, il a de très nombreuses maîtresses qu’il ramène chez lui. Molinier dira même avoir été amoureux de sa fille Françoise, ce dont sa femme s’était rendue compte. 1940 Il est mobilisé comme infirmier, fait prisonnier, à sa libération, il s’installe avec sa famille dans la campagne bordelaise. Son  » Couple ‘ survivra jusqu’en 1949 date où sa femme quitte le domicile. Un an après son départ Pierre érige sa « Tombe prématurée » surmontée d’une croix noire portant comme inscription: « Ci-gît/Pierre MOLINIER/né le 13 avril 1900 mort vers 1950/ce fut un homme sans moralité/il s’en fit gloire et honneur/Inutile/de/P.P.L. » Il se photographie dans son atelier, les bras en croix, en suicidé, puis, dans son appartement, sur son lit de mort.Cette rupture fût probablement un choc pour lui.

De 1946 jusqu’en 1951, c’est une période de rupture avec la vie conventionnelle et l’affirmation de sa liberté par la radicalisation de son comportement , ce qu’on retrouve inévitablement dans son œuvre , par exemple  » Les Orphéons Magiques  » ( poèmes reconnus par Breton comme surréalistes ), sa peinture aussi

De 1951 à 1966, il fait ses autoportraits photographiques, travesti, exprimant son fétichisme des jambes  , tout seul dans son atelier, photos qu’il ne montre qu’aux très rares personnes venant le voir. De ces photos, il fait des découpages pour obtenir  » ses inventions érotiques  » c’est à dire ses photomontages.

En 1955 Il écrit à André Breton et lui envoie un port-folio de photographies de ses oeuvres. André Breton se prend de passion pour ces « oeuvres magiques » et manifeste son enthousiasme pkus partuclièrement face à deux tableaux érotiques que lui adresse Molinier, Les Dames voilées et LaComtesse Midralgar.et lui adresse une série de lettres enthousiastes dans lesquelles il lui écrira notamment « Vous êtes aujourd’hui le maître du vertige, d’un de ces vertiges que Rimbaud s’était donné à tâche de fixer, et peut-être du pire.».

Il lui propose d’exposer plusieurs oeuvres (dix-huit peintures au total dont « Comtesse Midralgar » la voir sur le site Ici)  début 1956 à Paris à la galerie de  » l’Étoile Scellée « .Le jour du vernissage, sont diffusées dans la pièce les chansons d’un inconnu, Léo Ferré.Il en reste un petit catalogue.Préfacé par Breton.

Il fait la connaissance d’ Hans Bellmer, Man Ray Max Ernst etc…. Mais c’est lui qui présente Joyce Mansour à Breton. Elle est une superbe égyptienne très riche et surtout très talentueuse, très grande poétesse érotique. Elle a d’ailleurs écrit Sens interdits , évocateur poème pour son ami….

« Sur le fil sans fin
De sa toile-écran
Funambule du burin
Faux cils excès de joie bas résille
Cris rauques sous le vernis
Sperme amidon fécule et albumine
Des femmes fleurs s’ouvrent dans l’œil du
printemps
Ocelles de plumes sur un pan de mur évanoui
Leur pubis un volcan
Brûlant et stérile
Leur plaie un lac pierre de lune
Un masque une chimère
Couvre leur visage de nuit
La peinture sèche
Un nœud d’angoisse durcit
Un drap défait bande en spirales
Le délire de Pierre Molinier
Vit. »

Joyce Mansour, « Sens interdits » ,1979

Par la suite, Molinier Réalisera le portrait de son amie Joycee pour  le N° 1  de la revue Le Surréalisme même Et fera la couverture du n°2

Pierre Molinier- Portrait de Joyce Monsour illustration pour Le Surréalisme, MEME n°1, superviseur andré Breton 1957, Paris, Jean-Jacques Pauvert ed

Pierre Molinier- Portrait de Joyce Monsour illustration pour Le Surréalisme, Même n°1, superviseur andré Breton 1957, Paris, Jean-Jacques Pauvert ed

 

Pierre Molinier- le surréalisme, même 2, printemps 1957. Cover by Pierre Molinier.

Cover by Pierre Molinier- Le Surréalisme Même N°2, printemps 1957. Superviseur André Breton , Paris, Jean-Jacques Pauvert ed°

Convié par Breton, il exposera une toile à la 8e Exposition internationale du Surréalisme dédiée à Eros, en 1969.

 

À partir des années 1960, c’est Le grand tournant, il se consacre  totalement à son œuvre photographique et picturale, abandonnant son métier de peintre en bâtiment. Molinier se met en scène en se travestissant ou en faisant poser ses amis. Il fait ses premiers essais photographiques de photomontages dans lesquels il réunit, à partir de photographies d’éléments travestis et découpés de son propre corps, les genres masculin et féminin. Montages qu’il re photographie pour parvenir à des tirages les plus propres possibles. Il participe aux manifestations du groupe surréaliste, participe au journal.  Dès lors, l’important, sera  sa collaboration aux publications surréalistes avec ses photomontages qui le font connaître dans le monde entier, mais il continue bien sur à peindre et ses tableaux deviennent fortement érotiques : pour ses glacis, symboliquement, il mélange même son propre sperme aux pigments de couleur.

Mais les 10 années d’amitié avec André Breton qui décrit sa peinture comme  » magique  »  achoppent sur le titre d’un tableau blasphématoire : « Oh !…Marie, Mère de Dieu », réalisé en 1965 (où deux femmes pratiquent une fellation et une sodomie sur un Christ crucifié). En effet ce tableau  parvient même à dissuader André Breton de l’intégrer à l’Exposition Internationale du Surréalisme.

Puisque vous pouvez retrouver la Peinture sur le site je vous propose plutôt deux auto-portraits l’un durant la réalisation de la toile et l’autre une fois achevée. Toujours avec une mise en scène bien léchée…

Pierre Molinier- Molinier autoportrait devant sa toile en cours « Oh !...Marie, Mère de Dieu », 1965, tirage argentique

Pierre Molinier- Molinier autoportrait devant sa toile en cours « Oh !…Marie, Mère de Dieu », 1965, tirage argentique

Pierre Molinier- Molinier autoportrait devant sa toile « Oh !...Marie, Mère de Dieu »finie, 1965, tirage argentique

Pierre Molinier- Molinier autoportrait devant sa toile « Oh !…Marie, Mère de Dieu »finie, 1965, tirage argentique

De cette époque là date aussi sa  » carte de visite  » le représentant en auto-fellation dont il dira qu’il a mis deux ans à y arriver grâce à un joug en fer, pour faire comme les yogis, et qu’il est resté « 18 jours sans rien bouffer d’autre que son sperme ».

Pierre Molinier-Autofellation, ca. 1955-1960

Pierre Molinier-Autofellation, ca. 1955-1960

 

 

En 1962 Raymond Borde lui consacre un film, projeté à Bordeaux en privé en 1964 et projection publique de la version censurée en 1966.  Borde publiera « Pierre Molinier », Un film de Raymond Borde. Texte et commentaire d’ André Breton [reprend l’essentiel de la préface rédigée pour l’exposition à L’Étoile scellée] ,Paris,  Le Terrain Vague ,1964, où les images du film sont reproduites et accompagnées des mots de Breton.  Molinier lui-même tournera en 1965 une sorte d’auto-portrait de 10 minutes sur ses  » Jambes  »

 

Pierre Molinier. Un film de Raymond Borde. Texte de André Breton. (Paris), Le Terrain Vague (1964).

Pierre Molinier. Un film de Raymond Borde. Texte de André Breton. ,Paris, Le Terrain Vague 1964.

 

Pierre Molinier. Un film de Raymond Borde. Texte de André Breton. (Paris), Le Terrain Vague (1964).

Pierre Molinier. Un film de Raymond Borde. Texte de André Breton. Paris, Le Terrain Vague ,1964.

Pierre Molinier. Un film de Raymond Borde. Texte de André Breton. (Paris), Le Terrain Vague (1964).

Pierre Molinier. Un film de Raymond Borde. Texte de André Breton. Paris, Le Terrain Vague, 1964.

 Le Temps de la mort est peint la même année qu’a lieu le tournage du film de Raymond Borde consacré à l’œuvre de Pierre Molinier (le premier d’une importante filmographie). Les papiers réunis par Jean-Luc Mercié permettent de suivre la genèse du documentaire (21 min.) et de constater l’incidence des prises de vue sur l’évolution des peintures. D’abord écarté, Le Temps de la mort est finalement intégré au film dans des plans additionnels par rapport au script original. Molinier insiste sur l’importance du travail de Raymond Borde et reconnaît sa dette envers le film qui l’a incité à retravailler certains tableaux.  À propos du tableau Le Temps de la mort, Molinier déclare : « Pour moi ce tableau est un acte de foi […], puisque la gastronomie et autre buvaillerie sont célébrées, pourquoi pas un culte de la volupté. La volupté qui se rapproche si bien de la béatitude de la mort. » Il est reproduit pour la première fois  en mars 1963 dans le quatrième numéro de la revue La Brèche.( voir le site Melusine surréalisme qui a mis en ligne ces précieux documents et qui nous le font partager. Merci à Eux. ( vous n’y verrez que les texte, mais néanmois il est bien notifié dans le N°4 que Molinier est un des illustrateur.

Pierre Molinier-Le Temps de la mort n° 1, 1962 Huile sur isorel in Pierre Molinier, Paris, Les Presses du réel Kamel Mennour, 2010

Pierre Molinier-Le Temps de la mort n° 1, 1962 Huile sur isorel in Pierre Molinier, Paris, Les Presses du réel Kamel Mennour, 2010

Dans les années 1966-1967, Molinier prépare un ouvrage sur ses peintures (publié chez Pauvert en 1969)  et il  va multiplier les rencontres avec des peintres surréalistes et commence à réunir ses photomontages dans la perspective d’en éditer un  recueil  VOIR ICI  http://www.geocities.jp/belial1313xx/m_selfportrait.html « Le Chaman et ses Créatures » dans lequel apparaissent les visages de deux de ses inspiratrices Emmanuelle Arsan ( avec qui il a pris contact et avec laquelle ils ont entretenu une forte relation epistolaire. et Hanel Koeck,  , «Déesse de l’érotisme» .

Le « Chaman et ses Créatures »est une  réalisation qui lui prendra pas moins de 5 années et bien que le projet  prenne forme,  de nombreux éditeurs renonceront à publier l’album. En effet, ses photographies illustrent ses préférences sexuelles et certaines tendances  (masturbation, éjaculation précoce, sodomie avec godemichés, auto-fellation, masochisme, transvestisme et fétichisme), ce qui n’est pas du goût de tout le monde, Mais Il cessera jamais de modifier la maquette du recueil qui ne sera finalement pas publié de son vivant. Il  sera finalement édité en 1995,  par William Blake & Co.Edit.

Le Chaman et ses créatures est articulé autour de deux figures tutélaires, Emmanuelle et Hanel Koeck, dont l’évolution des relations sentimentales influe sur la distribution des images, leur rythme et leur ordre. Il se documente et exploite abondamment le livre de Mircea Eliade sur le chamanisme : « Le chamanisme est une des techniques archaïques de l’extase, à la fois mystique, magie et “religion” dans le sens large du terme » (préface, Payot, 1950). Les répétitions de bras et de jambes ainsi que la symétrie qui caractérisent les photomontages trouvent leur source autant dans les représentations de Shiva ou dans le tantrisme1 que dans une publicité de machine à laver découpée et conservée par Molinier. Sur le pavois, la planche 26 du Chaman, est citée par l’écrivaine, journaliste et éditrice féministe Xavière Gaut hier dans son étude Surréalisme et sexualité (Gallimard, 1971) qui dresse un bilan sévère du rapport des surréalistes au corps et à l’amour.

Pierre Molinier-  Le chaman et ses créatures , William Blake & Co.Edit. 1995

Pierre Molinier, Chaman I, 1968

Pierre Molinier, Chaman I, 1968

Pierre Molinier Le Chaman, à Toute Marge, planche 1 " Chaman et ses créatures”, 1965

Pierre Molinier Le Chaman, à Toute Marge, planche 1  » Chaman et ses créatures”, 1965

Pierre Molinier- Le Chaman, variante de la planche qui ouvre Chaman et ses créatures.1965-1968

Pierre Molinier- Le Chaman, variante de la planche qui ouvre Chaman et ses créatures.1965-1968

© Pierre Molinier- Introit-Collage préparatoire inédit (n°1) pour le photomontage Introït, planche 2 de l'album Le Chaman et ses créatures

© Pierre Molinier- Introit-Collage préparatoire inédit (n°1) pour le photomontage Introït, planche 2 de l’album Le Chaman et ses créatures

Pierre Molinier - Collage préparatoire inédit (n°2) pour Introït, planche 2 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier – Collage préparatoire inédit (n°2) pour Introït, planche 2 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Collage préparatoire inédit (n°3), avant dernier état pour Introït, planche 2 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Collage préparatoire inédit (n°3), avant dernier état pour Introït, planche 2 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Introit planche 02 du "Chaman et ses créatures”, 1966

Pierre Molinier- Introit planche 02 du « Chaman et ses créatures”, 1966

Pierre Molinier-Effigie, planche 03, 1961 pour le chaman et ses créatures

Pierre Molinier-Effigie, planche 03, 1961 pour le chaman et ses créatures

Pierre Molinier- Rêve, ou Les pieds amoureux, photomontage, planche 7 du Chaman et ses créatures, 1968

Pierre Molinier- Rêve, ou Les pieds amoureux, photomontage, planche 7 du Chaman et ses créatures, 1968

Pierre Molinier- Les bottes , planche 13, pour le chaman et ses créatures 1966-68

Pierre Molinier- Les bottes , planche 13, pour le chaman et ses créatures 1966-68

Pierre Molinier- Collage inédit (réutilisant deux images du Stylite), planche 14 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Collage inédit (réutilisant deux images du Stylite), planche 14 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier, L’éperon d’amour, Planche 15,du Chaman et ses créatures, 1966-68

Pierre Molinier, L’éperon d’amour, Planche 15,du Chaman et ses créatures, 1966-68

Pierre Molinier- Pantomine céleste ,Collage, planche 19 , Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Pantomine céleste ,Collage, planche 19 , Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- La rose noire , planche 23, 1965 pour le chaman et ses créatures (2)

Pierre Molinier- La rose noire , planche 23, 1965 pour le chaman et ses créatures (2)

Pierre Molinier-La Victoire , planche 24 Photomontage pour le chaman et ses créatures 1966-68

Pierre Molinier-La Victoire , planche 24 Photomontage pour le chaman et ses créatures 1966-68

Pierre Molinier -Photomontage Portrait d'Hanel planche 30 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier -Photomontage Portrait d’Hanel planche 30 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Féminin pluriel est triste, planche 32, 1967, Le Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Féminin pluriel est triste, planche 32, 1967, Le Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Ossipago-Collage planche 35 du Chaman et ses créatures , 1967

Pierre Molinier- Ossipago-Collage planche 35 du Chaman et ses créatures , 1967

Pierre Molinier -Le Podex d’amour, planche 39 pour le chaman et ses créatures 1966-68

Pierre Molinier -Le Podex d’amour, planche 39 pour le chaman et ses créatures 1966-68

Pierre Molinier- Le triomphe des tribades ou Sur le pavois, 1967 pour le chaman et ses créatures

Pierre Molinier- Le triomphe des tribades ou Sur le pavois, 1967 pour le chaman et ses créatures

pierre molinier -Collage Festin de Manès, planche 40 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

pierre molinier -Collage Festin de Manès, planche 40 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Collage L'étoile de six, planche 43 Le Chaman et ses créatures 1965-1968

Pierre Molinier- Collage L’étoile de six, planche 43 Le Chaman et ses créatures 1965-1968

Pierre Molinier- collage d'Emmanuelle, planche 49 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- collage d’Emmanuelle, planche 49 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

 

Pierre Molinier- Hanel 1, Cliché 51, pour le chaman et ses créatures 1965

Pierre Molinier- Hanel 1, Cliché 51, pour le chaman et ses créatures 1965

Pierre Molinier- Collage Cravache, planche 53 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Collage Cravache, planche 53 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Parallèlement à cela il travaille à la série « L’œuvre, le peintre et son fétiche » et vers 1968, il créé « La grande mêlée », apothéose de ses photomontages destinés au « Chaman et ses Créatures »

Pierre Molinier La grande mélée, 1969

Pierre Molinier La grande mélée, 1969

D’autre part il sera recherché tous les documents possibles sur les contacts avec les cinéastes Simsolo et Berlanga, sachant que la relation avec Luciano Castelli a fait l’objet d’un dossier complet par les bons soins de la Maison Européenne de la Photographie. Cette exposition fait suite à un ensemble de manifestations autour de Pierre Molinier, organisées par l’Enseigne des Oudin, à l’occasion de la publication d’un dossier par l’éditeur bordelais Jour de Lettre et d’un recueil de souvenirs, de poésies et de photos de Pierre Molinier et de Pierre Bourgeade en co-édition par Voix-Richard Meier et L’Enseigne des Oudin en 1996 et 97, dans lequel  Bourgeade écrira  « La liberté vécue entre ces quatre murs, le problème de l’humanité (qu’est-ce qu’être homme, et comment l’être ?) sans cesse posé dans sa tête, on comprend que Molinier n’ait cessé d’hésiter au bord de ce gouffre : être homme – et pourquoi n’être pas femme ? Le mot homme a deux sens et, comme dans ces illusions d’optique où sitôt que la conscience saisit un dessin c’est un autre dessin qui veut apparaître, en même temps qu’il était le plus homme de tous, Molinier, par la force des choses, l’était le moins. »recueil de souvenirs, de poésies et de photos de Pierre Molinier et de Pierre Bourgeade en co-édition par Voix-Richard Meier et L’Enseigne des Oudin en 1996 et 97. 

 

 

 

Pierre Molinier – Le Modele, 1970

 

 

 

Anton Stankowski (1906 -1998)

« Stankowski was born on 18 June 1906 in Gelsenkirchen, Germany. His most important teacher was Max Burchartz at the Folkwangschule in Essen, where — after completing an apprenticeship and his journeyman years as a decorative painter — he studied for three semesters, starting in 1926. After a short stint free-lancing for the Canis Advertising Agency in Bochum, the 23-year-old Stankowski was invited toward the end of 1929 to work at Max Dalang’s famous advertising studio in Zurich. This marked the beginning of an important time: Stankowski’s photographic and typographical work developed into a prototype for a contemporary advertising style, later called “constructive graphics.” Stankowski quickly made friends with people who later became known as the “Zuricher Konkreten,” Richard P. Lohse, Verena Loewensberg, Max Bill, and others. In 1934 Stankowski lost his work permit and he moved to Lörrach, Switzerland, before finally returning to Germany in 1938. In 1939 Stankowski founded his Grafische Atelier in Stuttgart. Shortly thereafter, he was drafted into the army and had to go to war. After the war, he connected with leading characters of the visual movement, such as Baumeister, Hugo Häring, Kurt Leonhard, Mia Seeger, Egon Eiermann, Max Bense, and Walter Cantz. Thanks in part to Stankowski’s work, Stuttgart became a Mecca for graphic design in the 1950s.
In 1972 Karl Duschek became a partner at in the Grafische Atelier, and important designs were developed for companies such as the Deutsche Bank and the Münchner Rück insurance company, for example. Increasingly, Stankowski concentrated upon painting, devoting himself to it completely until his death in 1998. During his lifetime, Stankowski received many honors, such as an honorary professorship from the State of Baden-Württemberg, the art prize from the City of Stuttgart, and, in the year of his death, the Ehrenpreis des Deutschen Künstlerbundes — the Harry Graf Kessler Prize — for his life’s work » Musée Stankowski0

Anton Stankowski – Reisebilder, 1949

Anton Stankowski – Reisebilder, 1949 arnet

Anton Stankowski- Foto-Auge, I 1927

Anton Stankowski- Foto-Auge, I 1927

Anton Stankowski- Foto-Auge, II 1927

Anton Stankowski- Foto-Auge, II 1927 arnet

Anton Stankowski- Foto-Auge, 1927

Anton Stankowski- Foto-Auge, 1927

Anton Stankowski - Tunuri, 1927

Anton Stankowski – Tunuri, 1927

Anton Stankowski, Eisblumen, 1930

Anton Stankowski, Eisblumen, 1930

Anton Stankowski -fleur de glace, 1938

Anton Stankowski -fleur de glace, 1938

Anton Stankowski, Das Lächeln, 1938

Anton Stankowski, Das Lächeln, 1938

Anton Stankowski- Man and woman, 1930

Anton Stankowski- Man and woman, 1930

Anton Stankowsk die imaginären Porträt Augen, 1927 from Fotografien Photos 1927-1962 by Stankowski, Anton Tashen edition

Anton Stankowsk die imaginären Porträt Augen, 1927 from Fotografien Photos 1927-1962 by Stankowski, Anton Tashen edition

Anton Stankowski -Simultanvergrösserung (Simultaneous Enlargement) 1937

Anton Stankowski -Simultanvergrösserung (Simultaneous Enlargement) 1937

Anton-Stankowski-self-portrait, 1930s

Anton-Stankowski-self-portrait, 1930s

Anton Stankowski. Mecky Messer, 1928

Anton Stankowski. Mecky Messer, 1928

Anton Stankowski- Portraits and still lifes. 1932-1958

Anton Stankowski- Portraits and still lifes. 1932-1958

Anton-Stankowski-A carnival in Stuttgart 1939

Anton-Stankowski-A carnival in Stuttgart 1939

Anton Stankowski Notre Dame Paris 1930

Anton Stankowski Notre Dame Paris 1930

Anton Stankowski “Begrüßung Rüdenplatz” (Greeting at Rüdenplatz), 1932

Anton Stankowski “Begrüßung Rüdenplatz” (Greeting at Rüdenplatz), 1932

Anton Stankowski - Zeitprotokoll im Auto, Zürich, 1929

Anton Stankowski – Zeitprotokoll im Auto, Zürich, 1929

Anton Stankowski- Antitechnik, 1931

Anton Stankowski- Antitechnik, 1931

Anton Stankowski, Mirror bulb, 1930

Anton Stankowski, Mirror bulb, 1930

Anton Stankowski-Book jacket designed by Anton Stankowski, photograph by Dr. Fink 1963

Anton Stankowski-Book jacket designed by Anton Stankowski, photograph by Dr. Fink 1963

Anton Stankowski-self-portrait, Zürich, 1930

Anton Stankowski-self-portrait, Zürich, 1930

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Jindřich Štyrský- Emilie Comes to Me in a Dream

Publié à l’origine en 1933, seulement environ 20 exemplaires connus restent d' »Emilie přichází ke MNE ve snu ».

Štyrský était un peintre, poète, photographe, artiste du collage et éditeur. Un membre fondateur du groupe surréaliste de Chechoslovakia, il a édité pour la Erotika Revue qui inclus illustrations réalisées par des artistes tchèques célèbres et avait une maison d’édition appelée Edice 69 (édition 69)Emilie přichází ke MNE ve snu  ( parue dans  le volume 6.)

Štyrský  était fasciné par les rêves et enregistrait ses propres rêves  aux travers de l’écriture, et plus tard, des dessins. Pour lui, l’état de rêve était un « entrepôt de motifs » qu’il réunissait dans le collage et la peinture jusqu’à sa mort en 1942.

L’imagerie de Štyrský est un « flou » entre l’érotique et le morbide. Il Utilisait des cartes postales « porno hardcore » allemandes et anglaises et des livres également . Štyrský dissocie clairement le sexe de la procréation et la conçoit à partir d’un point de vue purement de plaisir à (se) donner.

Des éléments incongrus , comme des détails végétals, un parachute et un ciel étoilé soulignent l’orgasmique tandis les squelettes, les hommes aux  masques à gaz, les cercueils et des yeux désincarnés tirent vers une tonalité plus sinistre. Štyrský peut paraitre choquant aux yeux des puritains et qui l’ont étés d’ailleurs.

Comme l’a écrit Bohuslav Brouk dans sa postface pour Emilie;

« Les personnes qui cachent leur sexualité méprisent leurs capacités innées sans pouvoir s’élever au-dessus. Ils nient leur mortalité … Toute illusion à leur animalité, non seulement dans la vie, mais aussi dans les sciences, la littérature et l’art, les blesse parce qu’il perturbe leur rêverie. « 

L’édition originale comprenait seulement 10 photomontages, l’histoire de Štyrský et la postface Brouk. (Deux plaques de la série n’ ont pas été éditées sur l’original en raison de pornographie infantile. Ces deux ont été incluses ici.)

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský (B) _e_e

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský

Emilie vient à moi dans mon rêve [de Emilie Prichází Ke Mne Ve Snu, Prague, 1933], Jindřich Štyrský