Tilla Durieux

Born Ottilie Godeffroy, the daughter of the Austrian chemist Richard Godeffroy (1847–1895), she trained as an actress in Vienna, her native town, and gave her debut at the Moravian Theatre in Olmütz (Olomouc) in 1901/02.

The next season she got an engagement in Breslau (Wrocław). From 1903 she worked with Max Reinhardt at the Deutsches Theater in Berlin and with a group of expressionist artists around Kurt Hiller and Jakob van Hoddis.

In 1911 Durieux entered the stage of the Lessing Theater where, on November 1, 1913, she became the second actress to perform the role Eliza Doolittle in a German language production of George Bernard Shaw’s play Pygmalion, half a year before its English premiere on April 11, 1914. From 1915 she performed at the Royal Schauspielhaus Berlin.[ In 1904, Durieux married the Berlin Secession painter Eugen Spiro, and after their divorce, she remarried in 1910 the successful art dealer and editor Paul Cassirer, who committed suicide in a room next to the court room that pronounced their divorce. Soon after, Durieux married general director Ludwig Katzenellenbogen. In 1927 they were the main financiers of Erwin Piscator’s Neues Schauspielhaus project. Durieux was a public character of 1920s Berlin and associated with numerous celebrities like the famous photographer Frieda Riess.

In 1933, Durieux and her husband left Germany for Switzerland to escape Nazi rule. She continued to perform at the Vienna Theater in der Josefstadt and in Prague.

In 1937 she moved to Zagreb, Croatia (then in the Kingdom of Yugoslavia) where she became a member of the International Red Aid. Durieux unsuccessfully tried to obtain visa for the United States; in 1941 Ludwig Katzenellenbogen was arrested by Gestapo agents in Thessaloniki and deported to Sachsenhausen concentration camp, where he was killed in 1944.

Durieux returned to West Germany in 1952, appearing on stages in Berlin, Hamburg and Münster.

Franz von Stuck (or Mary von Stuck) showing Tilla Durieux in the role of Circe. 1912 The photo served as a model for the painting Tilla Durieux as Circe by Franz von Stuck

Franz von Stuck (or Mary von Stuck) showing Tilla Durieux in the role of Circe. 1912 The photo served as a model for the painting Tilla Durieux as Circe by Franz von Stuck

Tilla Durieux as Circe by Franz von Stuck

Tilla Durieux als Cleopatra im Münchener Künstlertheater von 1913 by Isidore Hirsch München

Portrait of the actress Tilla Durieux by Isidor Hirsch, 1908

Tilla Durieux-as Anna Countess Werdenfels in The Marquis of Keith 192s Picture by arelier Becker & Maaß

Tilla Durieux-as Anna Countess Werdenfels in The Marquis of Keith 192s Picture by arelier Becker & Maaß

Tilla Durieux-as Anna Countess Werdenfels in The Marquis of Keith 192s Picture by arelier Becker & Maaß

Tilla Durieux-as Anna Countess Werdenfels in The Marquis of Keith 1920s Picture by arelier Becker & Maaß

Tilla Durieux-as Anna Countess Werdenfels in The Marquis of Keith 192s Picture by arelier Becker & Maaß

Tilla Durieux-as Anna Countess Werdenfels in The Marquis of Keith 192s Picture by arelier Becker & Maaß

Tilla Durieux-as Potiphar’s wife in the ballet Josefslegende in Berlin 1921 Picture by arelier Becker & Maaß

Tilla Durieux-as Potiphar’s wife in the ballet Josefslegende in Berlin 1921 Picture by arelier Becker & Maaß

Tilla Durieux, German actress. Photography.1914. Photo by Imagno

Tilla Durieux in her home by V.H.Leiser, Berlin, 1910s

Tilla Durieux Photo by Isidor Hirsch, 1910s

Tilla Durieux 1905 Foto Jacob Hilsdorf

Tilla Durieux-1910 Picture by arelier Becker & Maaß

Tilla Durieux-1910 Picture by arelier Becker & Maaß

Tilla Durieux- in ‘Josephs legende’, 1921 Picture by arelier Becker & Maaß

Tilla Durieux as Hebbel, Judith, 1910 postcard, Picture by arelier Becker

Tilla Durieux as Hebbel, Judith, 1910 postcard, Picture by arelier Becker

Tilla Durieux as ‘Delila’ in the play ‘Simson’ by Frank Wedekind, 1914, Picture by Becker & Maaß

Tilla Durieux as ‘Delila’ in the play ‘Simson’ by Frank Wedekind, 1914, Picture by Becker & Maaß

Tilla Durieux William Shakespeare, Sommernachtstraum Tilla Durieux als Oberon- vermutl. 1905 Photo by ullstein bild

Tilla Durieux  in « Grosse Liebe » bt Heinrich Mann photo by  Berker and Maaß,1913

 

René Magritte

La Fidélité des Images,

Titres et dates donnés par Louis Scutenaire à l’occasion de l’exposition « La Fidélité des Images, René Magritte, Le cinématographe et la photographie », Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles, 14.05.1976

René MagritteLes Voyantes (The Clairvoyants), La Fidélité des Images, 1930

René Magritte Les Voyantes (The Clairvoyants), La Fidélité des Images, 1930

René Magritte- Dieu, le huitième jour , avec Le rendez-vous inachevé sur ses genoux, (God, the Eight Day), from the portfolio René Magritte La Fidélité des Images , Jette (Bruxelles)

René Magritte- Dieu, le huitième jour , avec Le rendez-vous inachevé sur ses genoux, (God, the Eight Day), from the portfolio René Magritte La Fidélité des Images , Jette (Bruxelles)

René Magritte -Dieu le huitieme jour, 1937 premier développement ( from La Fidélité des Images)

René Magritte -Dieu le huitieme jour, 1937 premier développement ( from La Fidélité des Images)

René Magritte- L'ombre et son ombre , nd (1945-50) La Fidélité des Images

René Magritte- L’ombre et son ombre , nd (1945-50) La Fidélité des Images

René Magritte- L'amour, 1928 La Fidélité des Images

René Magritte- L’amour, 1928 La Fidélité des Images

René Magritte- La Reine Sémiramis, 1947 La Fidélité des Images

René Magritte- La Reine Sémiramis, 1947 La Fidélité des Images

René Magritte- L'etoile de pierre, 1935 La Fidélité des Images

René Magritte- L’etoile de pierre, 1935 La Fidélité des Images

René Magritte-Le Jugement Dernier , 1935 La Fidélité des Images

René Magritte-Le Jugement Dernier , 1935 La Fidélité des Images

René Magritte-La mort des fantômes , 1928

René Magritte-La mort des fantômes , 1928

René Magritte-La fidélité des images- Le bouquet,Georgette et René Magritte, rue Esseghem Jette (Bruxelles), 1937chez Paul Nougé. Photo de René Magritte ou de Paul Nougé.

René Magritte-La fidélité des images- Le bouquet,Georgette et René Magritte, rue Esseghem Jette (Bruxelles), 1937chez Paul Nougé. Photo de René Magritte ou de Paul Nougé.

René Magritte-La fidélité des images- L'énigme,Angèle Sanders, René Magritte, Louis Scutenaire, Irène Hamoir et Paul Colinet. Bruxelles, 01.1950

René Magritte-La fidélité des images- L’énigme,Angèle Sanders, René Magritte, Louis Scutenaire, Irène Hamoir et Paul Colinet. Bruxelles, 01.1950

René Magritte- La belle journeée(The Beautifull Journey) , Lessines, August 1933, La Fidélité des Images

René Magritte- La belle journeée(The Beautifull Journey) , Lessines, August 1933, La Fidélité des Images

René Magritte-La fidélité des images- La création des images,Georgette Magritte avec son chien Le Perreux-sur-Marne (Paris), 1928

René Magritte-La fidélité des images- La création des images,Georgette Magritte avec son chien Le Perreux-sur-Marne (Paris), 1928

René Magritte-La fidélité des images- Le crépuscule, Georgette Magritte, une perruche sur l'épauleJette (Bruxelles), 1937

René Magritte-La fidélité des images- Le crépuscule, Georgette Magritte, une perruche sur l’épauleJette (Bruxelles), 1937

René Magritte-La fidélité des images- Le rendez-vous, georgette magritte, Bruxelles, 1938_

René Magritte-La fidélité des images- Le rendez-vous, georgette magritte, Bruxelles, 1938

René Magritte- la marchande de sable , 1936_La Fidélité des Images

René Magritte- la marchande de sable , 1936 La Fidélité des Images

René Magritte -La vengeance de la mort, 1914

René Magritte -La vengeance de la mort, 1914

Ida Rubinstein

La belle Ida Rubinstein des Ballets Russes, est née en Russie en 1885, elle n’était pas seulement une grande figure à l’intérieur de Ballet Russes, mais une icône de la Belle Époque.

Avec peu de formation officielle, elle est passée de figurante dans son premier rôle dans «Salomé», de Diaghilev ( dirigeant les Ballets Russes ) à Vedette grâce à ce dernier, qui lui offrit le premier rôle dans Cléopâtre. en effet, aidée par Mikhail Fokine, elle fait ses débuts en 1908, lors d’ un spectacle privé de Salomé d’Oscar Wilde, dans lequel elle s’est dénudée au cours de la Danse des sept voiles.
Sergei Diaghilev l’engage dans les Ballets Russes et elle a dansé le rôle-titre de Cléopâtre dans la saison de Paris de 1909, et Zobéide en Scherezade en 1910. Scherezade était admiré à l’époque pour sa sensualité racée et somptueuse mise en scène, mais de nos jours il est rarement effectué; au goût du jour, il est considéré comme trop d’une pantomime et son orientalisme alors à la mode semble daté.

Rubinstein fût beaucoup célébrée dans l’art, elle est devenue une véritable Muse, et a été peinte, sculptée, par de nombreux artistes , Valentin Serov, Demetre Chiparus , Antonio de La Gandara notamment,Mais surtout par sa compagne La peintre Romaine Brooks , avec laquelle elle eu une liaison durant trois années

Après avoir quitté les Ballets Russes, Rubinstein forme sa propre compagnie de danse, et chorégraphie plusieurs productions somptueuses. En 1911, elle a joué dans Le Martyre de Saint Sébastien. C’était à la fois un triomphe pour son modernisme stylisé et un scandale, l’archevêque de Paris interdit aux catholiques d’y assister en invoquant le fait Saint-Sébastien était joué par une femme et un Juif.

Après la Première Guerre mondiale, Rubinstein est apparu dans un certain nombre de pièces de théâtre, et dans le Istar de Staat à l’Opéra de Paris en 1924. Entre 1928 et 1929, elle a dirigé sa propre entreprise à Paris avec Nijinska en tant que chorégraphe. Elle a commandé et joué dans Boléro de Maurice Ravel en 1928. Elle a fermé l’entreprise en 1935, et a donné sa dernière performance dans le jeu Jeanne d’Arc au bûcher à Paris, 1939 et elle par ailleurs joué dans des films muets.

Ida Rubinstein in the role of Salome (French Photographer)© Bridgeman Art Library - Private Collection

Eugène Druet- Ida Rubinstein in the role of Salome, 1908  (French Photographer)© Bridgeman Art Library – Private Collection [  Translated into Russian from the verse drama by Oscar Wilde Music by Alexander Gazunov, Director of the St. Petersburg Conservatory Choreography by Mikhail Fokine Costumes and Production designed by Léon Baskt]

Eugène Druet- Ida Rubinstein in the role of Salome, 1908 (French Photographer)© Bridgeman Art Library – Private Collection [ Translated into Russian from the verse drama by Oscar Wilde Music by Alexander Gazunov, Director of the St. Petersburg Conservatory Choreography by Mikhail Fokine Costumes and Production designed by Léon Baskt]

Ida Rubinstein- CleopatrE, 1909

Ida Rubinstein- CleopatrE, 1909 [Music by Arensky, Glazunov, Glinka, and Mussorgsky Music for Cléopâtre’s disrobing scene: Mlada by Rimsky-Korsakov Choreography by Mikhail Fokine Costumes and Decor by Léon Baskt Produced by Serge Diaghilev, Serge Lifar, Gabrielle Astruc (and others)]

Ida Rubinstein- Cleopatre, 1909

Ida Rubinstein- Cleopatre, 1909

ida rubinstein as zobeida in schéhérazade (diaghilev, 1910)

Ida Rubinstein as zobeida in Schéhérazade, 1910, [Written by Alexandre Benois. Music by Rimsky-Korsakov. Choreography by Mikhail Fokine. Costumes and set design by Léon Bakst. Produced by Serge Diaghilev.]

Ida Rubinstein in Scheherazade 1910

Ida Rubinstein in Scheherazade 1910

Ida Rubinstein dans Séhérazade en 1910

Ida Rubinstein dans Séhérazade en 1910

Ida Rubinstein dans Séhérazade en 1910

Ida Rubinstein dans Séhérazade en 1910

Ida Rubinstein dans Séhérazade en 1910

Ida Rubinstein dans Séhérazade en 1910

Ida Rubinstein- Cleopatre, New -York Tribune, 17 October 1920

Ida Rubinstein- Cleopatre, New -York Tribune, 17 October 1920

James Abbe- Ida Rubinstein, 1921

James Abbe- Ida Rubinstein, 1921

Ida Rubinstein still from La Nave ( silent movie),1921

Ida Rubinstein still from La Nave ( silent movie),1921

James Abbe- Ida Rubinstein- Abbe Phaedre, 1923

James Abbe- Ida Rubinstein-  Phaedre, 1923

James Abbe- Ida Rubinstein, 1923 2

James Abbe- Ida Rubinstein, 1923

James Abbe- Ida Rubinstein- Abbe Phaedre, 1923

James Abbe- Ida Rubinstein- Phaedre, 1923

James Abbe- Ida Rubinstein- Phaedre, 1923

James Abbe- Ida Rubinstein- Phaedre, 1923

Ida Rubinstein in, Semiramis, by Boris Lipnitski, 1934.

Ida Rubinstein in, Semiramis, by Boris Lipnitski, 1934.

Ida Rubinstein in, Semiramis, by Boris Lipnitski, 1934.

Ida Rubinstein in, Semiramis, by Boris Lipnitski, 1934.

Ida Rubinstein en tenue de cavalière par Madame d'Ora, 1920s - Copie

Ida Rubinstein en tenue de cavalière par Madame d’Ora, 1920s

Ida Bubinstein, 1930

Ida Bubinstein, 1930

Ida Bubinstein, by Romaine Brooks

Romaine Brooks,Ida Bubinstein, 1911-12

Romaine Brooks,Ida Bubinstein, 1911-12

Romaine Brooks- La Venus Triste, 1914

Romaine Brooks- La Venus Triste, 1914

Romaine Brooks-Le Trajet, 1911

Romaine Brooks-Le Trajet, 1911

Romaine Brooks -The Cross of France, Ida Rubinstein , 1914

Romaine Brooks -The Cross of France, Ida Rubinstein , 1914

Romaine Brooks - Esquisse d'Ida Rubinstein, 1912

Romaine Brooks – Esquisse d’Ida Rubinstein, 1912

Romaine Brooks Ida Rubinstein 1917 - Copie

Romaine Brooks Ida Rubinstein 1917

Valentin Serov - Portrait of Ida Lvovna Rubinstein (as Salome), 1910

Valentin Serov – Portrait of Ida Lvovna Rubinstein (as Salome), 1910

 

Marguerite Acarin dite Akarova (1904-1999)

La Danseuse Marguerite Acarin, dite Akarova dans Mazurka ( Chopin) en 1924 Costume crée par Marcel-Louis Baugniet et réalisé par Akarova (Musée de la Photographie, Charleroi)

La Danseuse Marguerite Acarin, dite Akarova dans Mazurka ( Chopin) en 1924 Costume crée par Marcel-Louis Baugniet et réalisé par Akarova (Musée de la Photographie, Charleroi)

Robert de Smet – Akarova, nd

Née Marguerite Acarin à Saint-Josse en 1904, ayant épousé le peintre Marcel Louis Baugniet en 1923, elle s’ést associée très rapidement au mouvement avant-gardiste qui secouait, au début des années 30, les arts plastiques, la musique, le théâtre, et la littérature.

Audacieuse et indépendante, elle allait appliquer à la danse les principes du constructivisme russe et du futurisme italien. Pour elle, le spectacle était un tout et elle en réalisait chaque élément: chorégraphie, décor, costume, musique, éclairage,… Elle allait ainsi permettre un renouvellement de la danse belge alors embourbée dans un certain conservatisme. donnant à ses chorégraphies une dimension tant géométrique et plastique qu’émotionnelle.

Marcel- Louis Baugniet- Portrait of Akorava, 1923

Marcel- Louis Baugniet- Portrait of Akorava, 1923

 

Robert de Smet - Akarova in 1923, costume and backdrop designs by Marcel- louis Baugniet, corpyright Sabam Brussels

Robert de Smet – Akarova in 1923, costume and backdrop designs by Marcel- louis Baugniet, corpyright Sabam Brussels

marcel Louis baugniet,- Woodcuts from the serie Kaloprosopies, 1925

marcel Louis baugniet,- Woodcuts from the serie Kaloprosopies, 1925

Marcel louis baugnier- background for Akova' s dance, 1923

Marcel louis baugnier- background for Akova’ s dance, 1923

Marcel louis baugnier- La danse, 1925

Marcel Louis Baugnier- La danse, 1925

C’est à cette époque qu’elle allait devenir «Akarova» pour exprimer son appartenance aux grands mouvements révolutionnaires dans l’art.Pour elle, le spectacle était un tout et elle en réalisait chaque élément: chorégraphie, décor, costume, musique, éclairage,… Elle allait ainsi permettre un renouvellement de la danse belge alors embourbée dans un certain conservatisme.

Akarova costume for Gymnopédie N°1, 1925-1932, fabric by ML.baugniet( archives Bruxelles)

Akarova costume for Gymnopédie N°1, 1925-1932, fabric by ML.Baugniet( archives Bruxelles)

Unknown photographer- Akarova in la danse d'Amour de Falia, 1929, in costume of her own design, corpyright Sabam Brussels

Unknown photographer- Akarova in la danse d’Amour de Falia, 1929, in costume of her own design, corpyright Sabam Brussels

Unknown photographer- Akarova in la danse d’Amour de Falia, 1929, in costume of her own design, corpyright Sabam Brussels

En 1926, Akarova arrête de pratiquer le chant afin de se consacrer pleinement à la danse qu’elle sortira des ornières du ballet classique. Figure de proue du modernisme de l’entre-deux-guerres, elle compose de nombreuses œuvres chorégraphiques dans la mouvance des Ballets russes, qu’elle danse sur les musiques de ses contemporains, entre autres Claude Debussy, Paul Dukas, Maurice Ravel, Darius Milhaud et Igor Stravinski. Sa danse se veut tantôt vigoureuse, tantôt hiératique, où les décors et les costumes, dont ses costumes constructivistes — qu’elle réalise elle-même — utilisent des lignes brisées ou ondulées, des motifs asymétriques, des polychromies discordantes. Préférant Bruxelles à une carrière internationale, Akarova donne de nombreux récitals de chant et de danse dans différents théâtres ou dans des demeures privées. Akarova installe en 1934 un studio réservé à ses élèves au 45 rue Jean d’Ardenne à Ixelles. Elle y donna également des représentations.

Akarova interprétant le Boléro de Ravel en 1930. Costume créé et réalisé par la danseuse

Robert de Smet – Akarova In Sicilienne, 1932 , in costume of her own design in 1924, corpyright Sabam Brussels

Robert de Smet - Akarova In Sicilienne, 1932 , in costume of her own design in 1924, corpyright Sabam Brussels

Robert de Smet – Akarova In Sicilienne, 1932 , in costume of her own design in 1924, corpyright Sabam Brussels

Portrait de la Danseuse Marguerite Acarin, dite Akarova, (1904 -1999) Couverture de la Revue AZ, Bruxelles 1933

Portrait de la Danseuse Marguerite Acarin, dite Akarova, (1904 -1999) Couverture de la Revue AZ, Bruxelles 1933

Robert de Smet - Akarova In Berceuse, 1934 , in costume of her own design , corpyright Sabam Brussels

Robert de Smet – Akarova In Berceuse, 1934 , in costume of her own design , corpyright Sabam Brussels

Robert de Smet - Akarova in Allegro Barbaro, 1929, in costume of her own design, corpyright Sabam Brussels

Robert de Smet – Akarova in Allegro Barbaro, 1929, in costume of her own design, corpyright Sabam Brussels

Marcel G. Lefrancq - Portrait d’Akarova, 1938 Photomontage Akarova et le masque du diable dans l’histoire du soldat (Stravinsky) 1935

Marcel G. Lefrancq – Portrait d’Akarova, 1938 Photomontage Akarova et le masque du diable dans l’histoire du soldat (Stravinsky) 1935

Dans son souci de contrôler totalement ses scénographies, Akarova demande à l’architecte Jean-Jules Eggericx de construire pour elle une salle de spectacle au 72 de l’avenue de l’Hippodrome à Ixelles, inaugurée le 30 janvier 1937, et où se déroula la partie la plus importante de sa carrière, salle qui fermera ses portes en 1957 suite aux réclamations du voisinage. La salle, de style Art déco, est aujourd’hui sauvegardée.

Akarova a fait don de ses costumes et décors de scène au Musée des Archives d’architecture moderne, marquant par là sa volonté d’inscrire son œuvre dans le contexte plus large de l’architecture, entendue comme une synthèse des arts.
Livre: Akarova: Spectacles et Avants-Gardes, AAM Editions

Marthe by Pierre Bonnard, c. 1900s Photograph, drawing, and photo/drawing superimposition

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Marthe by Pierre Bonnard, c. 1900s  Photograph, drawing, and photo/drawing superimposition

Joan Semmel

Deux photographies préparatoires pour peintures

Joan Semmel Site

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Joan Semmel- Reference photograph for Me Without Mirrors, 1974, gelatin-silver-print personnal Scan

Joan-Semmel- Reference photograph for Me Without Mirrors II, 1974, gelatin-silver-print personnal Scan

Joan Semmel- Reference photograph for Me Without Mirrors II, 1974, gelatin-silver-print personnal Scan

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Louise Bourgeois « Extrême tension », 2007

[A ma Tendre et précieuse Clarisse L.(Psycho-sociologue/ Maître de conférence à l’ UCP….) et son Histoire avec le Corps]

Louise Bourgeois photographed by Brassaï at the Académie de la Grande-Chaumière in Paris in 1937

Louise Bourgeois photographed by Brassaï at the Académie de la Grande-Chaumière in Paris in 1937

Louise Bourgeois « Extrême tension », 2007  ou Un corps c’est quoi ? de simples organes, une mémoire, des cellules, ce qui nous fait , ce qui nous encombre, ce qui nous permet de vivre, d’assouvir nos besoins primaires, mais aussi désirs?

C’est quoi le corps ?, c’est bien là, la dernière grande interrogation qui ne renvoie Louise B.  

“FOR ME, SCULPTURE IS THE BODY. MY BODY IS MY SCULPTURE” L.B.

Louise Bourgeois enfermait ses angoisses et ses mémoires d’enfance, son rapport à la sexualité et à la mort, ici, avec cette dernière œuvre, elle dépouille tout jusqu’à l’extrême. Un corps, c’est cela. Le sien (il y a sur chacun des panneaux ces grandes et affirmatives initiales LB, un corps signé, s’il n’est pas décrit comme sexué). La vie fait peur, mais elle est la vie avec ses désirs et ses douleurs. Sans retenue. Le corps de Louise est un corps de désir(s). Ce que dit cet autoportrait anatomique, dans toute son ampleur.

Dans Extreme Tension, l’artiste Louise Bourgeois décrit son corps dans une série de onze dessins accompagnés de textes. Elle les réalise en 2007 à l’âge de 95 ans. Extrême tension sera son dernier, son extrême refuge dans lequel le modeste exercice graphique prendra tout son sens, dessiné par Louise Bourgeois. La date : 2007.

Inédits, les onze panneaux en très grand format se composent comme un livre ouvert sur le corps ouvert de Louise. Onze panneaux qui alternent et mêlent estampes rehaussées à la main par l’artiste et grandes feuilles de papier où elle a écrit les mots descriptifs du corps, de son corps, de son corps artiste. Avec un basculement de l’anatomique aux humeurs, des humeurs à l’angoisse de la mort au sein d’une vie toujours au présent. L’œuvre est tendue, vive, tremblante, simple.sera son dernier, son extrême refuge dans lequel le modeste exercice graphique prendra tout son sens.

« Mon cuir chevelu
front
oreilles
la base du crâne
derrière le cou
le dos entre les omoplates
la base des côtes
plexus solaire
l’estomac
l’œsophage
la gorge
les intestins
le rectum
les jambes
cuisses
chevilles
doigts de pied
les os du pelvis
les articulations
les bras
les avant-bras
mains
doigts
les douleurs et les crampes
la respiration
les palpitations
les bouffées de chaleur
la transpiration
extrême extrême tension
l’odeur de l’animal traqué ».

Louise Bourgeois, Extrême tension (2007)

*****************************

Cette série est un grand dispositif composé de onze panneaux de formats différents, associant des estampes rehaussées de peinture et de grandes feuilles de papier sur lesquelles figurent des mots et des phrases écrits en anglais par la main tremblante de l’artiste. La série reprend les thèmes chers à l’artiste, le corps et l’inconscient, s’exprimant avec grâce et brutalité dans une expression formelle sensible et épurée. Bourgeois nous donne à voir un cycle, celui de la pulsion de vie, au travers de son propre corps dont elle détaille les parties symboliques.

Dans le premier panneau, est figurée l’empreinte rouge de ses bras tendus verticalement vers le ciel, encadrant le titre de l’œuvre, écrit en lettres majuscules. Les panneaux suivants livrent d’autres fragments du corps et autant de sensations physiques illustrées par de fins dessins d’organes qui oscillent entre figuration et abstraction. L’ensemble décrit un processus d’angoisse menant à la mort, celui de « L’odeur de l’animal traqué », entouré de traces de doigts sur quatre colonnes.

Ces bras élancés au dessin rehaussé de rouge qui s’échapperaient de la surface du papier, qui iraient jusqu’à l’extrême d’un hors champ du support défini, vers la vie, en somme

Louise Bourgeois– Extrême Tension, 2007 Panneau 1

Louise Bourgeois– Extrême Tension, 2007

Louise Bourgeois– Extrême Tension, 2007

La représentation de la main rythme le cycle. Les mains rouges du premier panneau réapparaissent sur le septième, mais ici elles ont glissé vers le bas de la feuille, en y laissant des traces : cependant elles s’agrippent toujours au papier – c’est-à-dire à la vie. La main peut fonctionner comme le signe du destin. C’est elle qui tient le crayon, qui indique le chemin, qui attrape et qui lâche ; elle emprisonne les mots délivrés comme des cris intérieurs. Les traces de doigts, d’un rouge passé, s’apparentent aux marques laissées par un captif enfermé dans la feuille de papier. La légèreté du médium graphique et l’économie de moyens dont use l’artiste atténuent la pesanteur du drame et donnent à l’ensemble une fluidité organique.

 Tout palpite, tout tremble, tout vibre sur le papier. Dans la succession des panneaux se constitue ce corps Bourgeois par des mots précis et de courtes phrases en anglais :

« My scalp » – « ears » – « The base of the skull » (panneau 2) 

Louise Bourgeois -« My scalp » – « ears » – « The base of the skull » (panneau 2) ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois -« My scalp » – « ears » – « The base of the skull » (panneau 2) ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

« Back of the neck » – « The back between the shoulders blades » « The base of the ribs »  « Solar plexus » (panneau 3) 

Louise Bourgeois extreme tension Panneau 3, Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'encre 2007

Louise Bourgeois extreme tension « Back of the neck » – « The back between the shoulders blades » – « The base of the ribs » – « Solar plexus » (panneau ) Panneau 3, Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’encre 2007

Eléments (fragments) du squelette… Et puis, la description interne se poursuit, zone sensible des angoisses et des douleurs, zone des fluides, des absorptions et des expulsions :

« The stomach » – « The esphagus » (panneau 4) 

Louise Bourgeois -«« The stomach » – « The esphagus » (panneau 4) ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois -«« The stomach » – « The esphagus » (panneau 4) ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

« The intestins » – « The rectum » (panneau 5).

Louise Bourgeois - « The intestins » – « The rectum » panneau 5, The Breathing -The Palpitations -The Hot Flashes Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois – « The intestins » – « The rectum » panneau 5, The Breathing -The Palpitations -The Hot Flashes Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

« The Arms »– « Fore arms » – « Hands » – « Fingers » (panneau 6).

Louise Bourgeois, Extrême tension, 2007, Panneau 6, Mine graphite et estampe sur papier,

Louise Bourgeois, Extrême tension, 2007, Panneau 6 , Mine graphite et estampe sur papier,

« The legs » – « Thighs » – « Ankles » – « Toes »… (panneau 7) ;

Louise Bourgeois - « The legs » – « Thighs » – « Ankles » – « Toes »… (panneau 7) –Panneau 10 Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois – « The legs » – « Thighs » – « Ankles » – « Toes »… (panneau 7) –Panneau 10 Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

les sensations élémentaires à nous communes (« The pains and cramps » du panneau 8). La vie et la mort, dit Louise Bourgeois.

Louise Bourgeois -« The pains and cramps » panneau 8 ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois -« The pains and cramps » panneau 8 ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

Et puis les manifestations physiques du corps (« The breathing » – « The palpitate » – « The hot flashs » du panneau 9 pour dire les poumons, le cœur, les respirations, transpirations, bouffées de chaleur),

Louise Bourgeois panneau 9 , The Breathing -The Palpitations -The Hot Flashes Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

« La resiration» –Panneau 10

Louise Bourgeois - « La resiration» –Panneau 10 Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois – « La resiration» –Panneau 10 Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

Et cet être qu’elle décrit, au dernier panneau, elle le nomme par la sensation viscérale : « The smell of the hunted animal » (l’odeur de l’animal traqué). Rien de moins virtuel que ce corps-là, les mots et le dessin de formes presque informes se sont substitués aux formes sculptées complexes, aux environnements-cellules narratives.

Louise Bourgeois extreme tension The smell of the Hunted animal Panneau11, Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'encre, 2007

Louise Bourgeois extreme tension The smell of the Hunted animal Panneau11, Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’encre, 2007

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Extrait du catalogue Collection art graphique – La collection du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, sous la direction de Agnès de la Beaumelle, Paris, Centre Pompidou, 2008 

« Quoique depuis vingt ans les moyens les plus importants aient été donnés à Louise Bourgeois pour ses installations et ses sculptures, l’exercice graphique n’a pas cessé pour autant d’être au cœur de son œuvre, et ce jusqu’à très récemment : le travail du dessin garde son rôle premier, immédiat, cathartique, d’expression de ses angoisses, de ses fantasmes les plus intimes ; le papier reste le lieu de dépôt léger de ses « pensées-plumes » – des pensées uniquement visuelles, répétitives, obsessionnelles. À côté des feuilles isolées, l’artiste commence à constituer au milieu des années 1990 des ensembles cohérents de dessins, comme si leur agglomérat devait en soi constituer un espace clos ou un mur intérieur, une « maison » de papier, en quelque sorte. Le premier en date – et l’un des plus importants – réunit 220 Dessins d’insomnie (Zurich, coll. Daros), qu’elle réalise, entre novembre 1994 et juin 1995, pendant les longues heures de la nuit où lui viennent des figures tantôt abstraites et géométriques, tantôt informes. Mais ce sont encore des feuilles indépendantes, regroupées par les circonstances de leur création plus que par leur thème iconographique, comme cela sera le cas par la suite. C’est vers 2003 qu’apparaissent les suites de dessins abstraits formellement cohérents qui seront publiés dans le catalogue de l’exposition « The Reticent Child », à la galerie Cheim & Read, à New York, en 2004. Dans les deux versions de Tous les Cinque , 2004 (coll. Joe et Marie Donnelly, et Oregon, coll. part.), Louise Bourgeois reprend le chiffre symbolique « 5 » – présent dans son œuvre au moins depuis la sculpture Quarantania I (1947-1953, MOMA) – sous la forme de colonnes verticales ou de cercles concentriques qui représentent, à la fois, la famille de ses parents et celle qu’elle-même a fondée en épousant Robert Goldwater, en 1938. En revanche, dans les autres suites abstraites, Sans titre (CIA)  (courtesy Hauser & Wirth, Zurich, Londres) ou Sans titre (Septembre 1-12) (coll. part.), également de 2004, les grilles répétitives, qui rappellent la structure textile des tissages, relèvent plus, de sa part, d’un marquage obsessionnel du temps qui passe.

Annoncé par le dispositif d’ensemble des quinze grands dessins (105 x 150 cm environ) de Sublimation (2002, coll. part.), où sont réunis images et textes, le grand déploiement d’ Extrême tension s’impose, depuis sa révélation au Centre Pompidou en 2008, comme la dernière œuvre graphique monumentale de Louise Bourgeois – et, peut-être, son dernier chef-d’œuvre. Se présentant comme un véritable livre mural, il est constitué de onze grands panneaux de formats différents, associant des estampes rehaussées à la main et de grandes feuilles de papier sur lesquelles figurent des mots et des phrases écrits en anglais par la main tremblante de l’artiste, âgée de 95 ans.

De panneau en panneau, Louise Bourgeois donne à lire et à voir, avec précision et sans embellissement aucun, son propre corps, vieux et usé : dans le premier, ses bras rouges élancés, tendus verticalement, encadrent le titre, écrit en lettres majuscules ; les suivants contiennent des mots énumérant les parties de son corps, depuis la base du crâne (panneau 2) jusqu’aux doigts de pieds (panneau 6) et aux mains (panneau 7), en passant par les organes internes : l’œsophage (panneau 4), le rectum (panneau 5)… Suivent les sensations et les manifestations physiques les plus intimes : douleurs et crampes (panneau 8), respiration, palpitations, bouffées de chaleur et transpiration (panneaux 9 et 10). Les mains rouges du premier panneau réapparaissent sur le septième, mais ici elles ont glissé vers le bas de la feuille, en y laissant des traces : cependant elles s’agrippent toujours au papier – c’est-à-dire à la vie. Le onzième panneau clôt l’œuvre, sans détours, par les mots : « L’odeur de l’animal traqué » , entourés de traces de doigts sur quatre colonnes. II ne fait aucun doute que l’artiste est cet animal – et que ce qui le traque est simplement la mort. Dans cet impressionnant « autoportrait » d’une anatomie éclatée, ultime face-à-face avec la mort et avec elle-même auquel elle convie le spectateur, Louise Bourgeois oppose à l’attente de la fin sa force de travail, et, toujours, son instinct de vie. » Extrait du catalogue Collection art graphique – La collection du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, sous la direction de Agnès de la Beaumelle, Paris, Centre Pompidou, 2008 

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A Extrême tension répond aussitôt 10 AM is When You Come, suite de quarante peintures sur un motif unique, les mains de l’artiste qui saisissent ou sont saisies par les mains de son assistant,  Jerry Gorovoy. Les doigts semblent modeler, se croiser ou danser, allégories de la création.
Louise Bourgeois and her assistant Jerry Gorovoy in the studio in Carrara, Italy, in 1981 with marble works in progress

Louise Bourgeois and her assistant Jerry Gorovoy in the studio in Carrara, Italy, in 1981 with marble works in progress

Louise Bourgeois and her assistant Jerry Gorovoy in her Brooklyn studio preparing to make a mold for a sculpture in 1995

Louise Bourgeois and her assistant Jerry Gorovoy in her Brooklyn studio preparing to make a mold for a sculpture in 1995

Louise Bourgeois-10 AM Is When You Come To Me, 2007

Louise Bourgeois-10 AM Is When You Come To Me, 2007

Louise Bourgeois- 10 am Is When You Come To Me, 2007 — mixed media on 40 music paper sheets. These are the hands of Louise and Jerry Gorovoy.

Louise Bourgeois- 10 am Is When You Come To Me, 2007 — mixed media on 40 music paper sheets. These are the hands of Louise and Jerry Gorovoy.

© Louise Bourgeois/Licensed by VAGA, New York, NY/Adagp, Paris

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