Germaine Krull – Etudes de nus

Germaine Krull est né le 29 Novembre 1897 à Wilda, Poznań, près de la frontière entre l’Allemagne et la Pologne en Prusse orientale, d’une famille allemande aisée. Dans ses premières années, sa famille déménage fréquemment dans toute l’Europe. Elle n’a pas reçu une éducation dite « formelle », mais a reçu des cours à la maison  de son père  Johann Friedrich Krull, un ingénieur accompli et un libre penseur. Ce dernier l’a très certainement influencé , en laissant ses robes au placard et la laissant s’habiller  comme un garçon quand elle était jeune. Cette liberté d’esprit ne peut qu’avoir contribué à forger ses idées sur le rôle des femmes et leurs places au sein de la société ,  et son education la probablement aussi prédisposée à la prise de position politique radicale.

Entre 1915 et 1918, elle a pris des cours à  « Lehr- und Versuchsanstalt für Photographie », une école de photographie de Munich, en Allemagne, periode durant  laquelle  elle suit l’enseignement de Frank Eugene (voir article à son sujet ici) , l’un des maîtres du Pictorialisme .

Elle a ouvert un studio à Munich en 1918.Elle se lie d’amitié avec despersonnalités tels que Rainer Maria Rilke, Friedrich Pollock, et Max Horkheimer. A cette periode ( 1918-1921) Germaine Krull était très active politiquement . En 1919, elle est passée du Parti socialiste indépendant de Bavière au Parti communiste de l’Allemagne, et a été arrêtée et emprisonnée pour aider la tentative de fuite d’un émissaire bolchevik à l’Autriche. Elle fût expulsée de  Bavière en 1920 pour ses activités communistes, et s’ est rendu en Russie avec son amant Samuel Levit. Après que Levit ne l’ait quittée en 1921, Krull a été emprisonné comme un « anti-bolchevique» et expulsé de Russie.

Entre 1922 et 1925, elle vivra à Berlin où elle a reprendra sa carrière de photographe. Elle et Kurt Hübschmann (plus tard connu sous le nom de Kurt Hutton) ont travaillé ensemble dans un studio de Berlin entre 1922 et 1924. Parmi les autres photos de Krull produites à Berlin à cette période, il y a notament la serie de  nus  » les amies de chambre » qui furent comparées à « des satires de la pornographie lesbienne. » VOIR CETTE SERIE LES AMIES ICI

Après avoir rencontré le cinéaste communiste néerlandais Joris Ivens  en 1923, elle s’ installe à Amsterdam en 1925.  Krull revient à Paris en 1926, Ivens et Krull conclu un mariage de convenance entre 1927 et 1943, afin que Krull puisse optenir un passeport néerlandais.

Entre 1922 et 1925, elle vivra à Berlin où elle reprend sa carrière de photographe. Elle et Kurt Hübschmann (plus tard connu sous le nom Kurt Hutton) ont travaillé ensemble dans un studio de Berlin entre 1922 et 1924. Parmi les autres photos Krull produite à Berlin étaient nus qui ont été comparés à ‘des satires de la pornographie lesbienne.’Elle a commencé à photographier des nus, essentiellement féminin,  nombre de ces images illustre des publications scientifiques et naturistes et de nombreux magazines. ( par exemple ici un exemple de couverture pour naturiste)

Krull a vécu à Paris entre 1926 et 1928, où elle a ouvert son atelier en 1926 . Elle se lie d’amitié avec l’élite intellectuelle française (Valéry, Gide, Malraux, Morand, Frank Eugene Cocteau, Colette, etc), ainsi que de nombreux artistes et créateurs (l’acteur Louis Jouvet, le réalisateur Jean Renoir, le photographe Eli Lotar  , qui realisera une superbe photo d’elle nue, vêtue de gants, voir plus bas, les peintres Robert et Sonia Delaunay, etc) mais sera surtout amie avec Sonia et Robert Delaunay, Eli Lotar, André Malraux, Colette, Jean Cocteau, André Gide  Son travail consistait essentiellement à faire de la photographie de mode, et portraits et travailler pour des magazines . Néanmoins, le nu a continuera d’être un thème de prédilection dans la photographie de Krull , ( elle est d’ailleurs publiée à cette époque dans la célèbre « Revue des Monats », par exemple) très fréquemment.

Pendant cette période, elle a publié le portfolio Métal ,1928. ayant épousé le réalisateur Joris Ivens,  elle travaillera avec lui  pour le documentaire ‘El Puente’ (Le pont) en 1928 qui réveillera en elle une fascination pour un sujet inhabituel: le paysage industriel. Krull présente dans ce livre 64 photographies en noir et blanc paysage de Paris, Marseille, et de Hollande . Les sujetsphotographiés sont  des ponts, des  bâtiments (par exemple, la Tour Eiffel), et les navires à roues de bicyclette, il peut être lu comme étant une célébration de la machine ou une critique à leur égard. Beaucoup de photographies ont été prises sous des angles dramatiques, et dans l’ensemble du travail a été comparé à celui de László Moholy-Nagy ( Voir tous les articles qui lui sont consacrés ICI)  et Alexander Rodchenko. ( Voir  tous les articles qui lui sont consacrés ICI). En 1999-2004 le portefeuille a été choisi comme l’un des albums photos les plus importants de l’histoire.

En 1928, Krull a été considéré comme l’une des meilleurs photographes de Paris, avec André Kertész ( Voir les articles qui lui consacrés) et Man Ray( Voir les articles qui lui consacrés) . Entre 1928 et 1933, son travail photographique est composée principalement de photojournalisme, comme ses photographies pour le magazine Vu.  En 1930, elle  édite le portfolio « Étude de nu  » avec 24 photos , préfacé par son ami Jean Cocteau aux Librairie des Arts décoratifs. ces clichés expliquera t- elle auront pour vocation de témoigner de la transformation dans laquelle la nudité, est à la fois reliée à l’esthétique et séparée de l’éthique (ses travaux dans ce domaine sont réputés pour sa série les amies).

Quand la seconde guerre mondiale éclate, krull quittera la France et voyagera dès lors à travers le monde entier (Afrique (1941-1942)  Brésil, où elle a photographié la ville d’Ouro Preto. Entre 1942 et 1944, elle était à Brazzaville en République du Congo, après quoi elle a passé plusieurs mois à Alger ) Après la Seconde Guerre mondiale, elle a voyagé en Asie du Sud-Est en tant que correspondant de guerre, et en 1946 elle  devient un des co-propriétaires de l’Hôtel Oriental à Bangkok, en Thaïlande, un rôle qu’elle a entrepris jusqu’en 1966. Ensuite elle déménagera dans le Nord de l’Inde et convertira à l’école Sakya du bouddhisme tibétain. Son grand projet photographique finale a été la publication d’un livre de 1968 « Tibétains en Inde » qui comprenait un portrait du dalaï-lama. Après un AVC, elle a déménagé dans une maison de soins infirmiers à Wetzlar, en Allemagne, où elle est morte le 31 Juillet, 1985.

Cette femme a eu un esprit libertaire toute sa vie, combattant pour la liberté sociale, la condition de la femme des peuples, sa liberté intellectuelle fait d’elle une artiste majeure du 20 siècle.

bien sûr je ne vous présente qu’une partie de son travail, et comme toujours celui autour du nu, mais cela reste une partie de son immense travail.bJe vous présente les planches du porfolio de 1930 qui sont des héliogravures, ainsi que d’autres nus et ses portraits. Vous pouvez retrouverez la séries Les amies, rencontres de lesbiennes ( postés il y a longtemps ici), et le reste de sont travil sur le net.

« L’objectif est un œil mieux fait que l’œil.  Il mérite de voir le monde mieux fait que le monde, ou autrement fait, ce qui est déjà très bien.  Chaque angle nouveau  multiplie le monde par lui même » G.Krull 1931

 See the others articles about this photographer

****************************************************************************************************************************************

Germaine Krull -Etude de nu, c. 1931 Gravures d’argent,

Germaine Krull -Etude de nu (modèle Berthe Krull), c. 1931 Gravures d’argent,

Germaine Krull -Etude de nu (modèle Berthe Krull), c. 1931 Gravures d’argent,

Germaine Krull -Etude de nu (modèle Berthe Krull), c. 1931 Gravures d’argent,

Germaine Krull, Berthe Krull 1923

Germaine Krull- Nude , vers 1920 ,gelatin silver print

Germaine Krull- Der akt, nd, ca.1930 Vintage silver print

Germaine Krull-Nu, 1930

Gernaine Krull- Untitled, 1930,courtesy of Thomas Walther – MOMA

Germaine Krull- And by Chance, 1930s

 

Germaine Krull -Sans titre (Nu), fin des années 1920 – début des années 1930 argent-print Gélatine

Germaine Krull -Nu, c. 1919 silver print Vintage

Germaine Krull -Nu féminin 1928

Germaine Krull – Liegender Akt, 1920er Jahre, Vintage, Gelatinesilber (Lying Nude, 1920s, Vintage, Gelatin Silver)

Germaine Krull – Etude de Nu, 1927

Germaine Krull- Assia, 1930 © editions Marval

Germaine Krull -Art de l’expression II Photogravure Vers 1920.

Germaine Krull- Freia, 1924_e

Germaine Krull – Etude de Nu féminin, 1928

Germaine Krull – Etude de Nu féminin, 1928 &_e

Germaine Krull , Nu aux gants (model Eli lotar), 1930 Rmn

Germaine Krull- nu à la dentelle et aux gants, 1931

Germaine Krull-Untitled or 1924

 

Germaine Krull -Nu dans le bain1931 argent-print Gélatine

Germaine Krull – Nu, Berlin, 1924 argent-print Gélatine

Germaine Krull Dance Study with Mask, Berlin 1923

Germaine Krull – Nudes, 1924

Germaine Krull – Nudes, 1924

Germaine Krull – Etude de Nu, (Dämmerstunden), 1920

Germaine Krull. Akt,1930

Germaine Krull -Nu,Paris, 1930

Germaine Krull- Freia, 1924

Krull Germaine -Freia ,1924

Germaine Krull -etude de nu, Paris, 1930

 

Germaine Krull the book « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.1930

 

Germaine Krull – study of nude, before 1930 from « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

 

Germaine Krull est né le 29 Novembre 1897 à Wilda, Poznań, près de la frontière entre l’Allemagne et la Pologne en Prusse orientale, d’une famille allemande aisée. Dans ses premières années, sa famille déménage fréquemment dans toute l’Europe. Elle n’a pas reçu une éducation dite « formelle », mais a reçu des cours à la maison  de son père  Johann Friedrich Krull, un ingénieur accompli et un libre penseur. Ce dernier l’a très certainement influencé , en laissant ses robes au placard et la laissant s’habiller  comme un garçon quand elle était jeune. Cette liberté d’esprit ne peut qu’avoir contribué à forger ses idées sur le rôle des femmes et leurs places au sein de la société ,  et son education la probablement aussi prédisposée à la prise de position politique radicale.

Entre 1915 et 1918, elle a pris des cours à  « Lehr- und Versuchsanstalt für Photographie », une école de photographie de Munich, en Allemagne, periode durant  laquelle  elle suit l’enseignement de Frank Eugene (voir article à son sujet ici) , l’un des maîtres du Pictorialisme .

Elle a ouvert un studio à Munich en 1918.Elle se lie d’amitié avec despersonnalités tels que Rainer Maria Rilke, Friedrich Pollock, et Max Horkheimer. A cette periode ( 1918-1921) Germaine Krull était très active politiquement . En 1919, elle est passée du Parti socialiste indépendant de Bavière au Parti communiste de l’Allemagne, et a été arrêtée et emprisonnée pour aider la tentative de fuite d’un émissaire bolchevik à l’Autriche. Elle fût expulsée de  Bavière en 1920 pour ses activités communistes, et s’ est rendu en Russie avec son amant Samuel Levit. Après que Levit ne l’ait quittée en 1921, Krull a été emprisonné comme un « anti-bolchevique» et expulsé de Russie.

Entre 1922 et 1925, elle vivra à Berlin où elle a reprendra sa carrière de photographe. Elle et Kurt Hübschmann (plus tard connu sous le nom de Kurt Hutton) ont travaillé ensemble dans un studio de Berlin entre 1922 et 1924. Parmi les autres photos de Krull produites à Berlin à cette période, il y a notament la serie de  nus  » les amies de chambre » qui furent comparées à « des satires de la pornographie lesbienne. » VOIR CETTE SERIE LES AMIES ICI

Après avoir rencontré le cinéaste communiste néerlandais Joris Ivens  en 1923, elle s’ installe à Amsterdam en 1925.  Krull revient à Paris en 1926, Ivens et Krull conclu un mariage de convenance entre 1927 et 1943, afin que Krull puisse optenir un passeport néerlandais.

Entre 1922 et 1925, elle vivra à Berlin où elle reprend sa carrière de photographe. Elle et Kurt Hübschmann (plus tard connu sous le nom Kurt Hutton) ont travaillé ensemble dans un studio de Berlin entre 1922 et 1924. Parmi les autres photos Krull produite à Berlin étaient nus qui ont été comparés à ‘des satires de la pornographie lesbienne.’Elle a commencé à photographier des nus, essentiellement féminin,  nombre de ces images illustre des publications scientifiques et naturistes et de nombreux magazines. ( par exemple ici un exemple de couverture pour naturiste)

Krull a vécu à Paris entre 1926 et 1928, où elle a ouvert son atelier en 1926 . Elle se lie d’amitié avec l’élite intellectuelle française (Valéry, Gide, Malraux, Morand, Frank Eugene Cocteau, Colette, etc), ainsi que de nombreux artistes et créateurs (l’acteur Louis Jouvet, le réalisateur Jean Renoir, le photographe Eli Lotar  , qui realisera une superbe photo d’elle nue, vêtue de gants, voir plus bas, les peintres Robert et Sonia Delaunay, etc) mais sera surtout amie avec Sonia et Robert Delaunay, Eli Lotar, André Malraux, Colette, Jean Cocteau, André Gide  Son travail consistait essentiellement à faire de la photographie de mode, et portraits et travailler pour des magazines . Néanmoins, le nu a continuera d’être un thème de prédilection dans la photographie de Krull , ( elle est d’ailleurs publiée à cette époque dans la célèbre « Revue des Monats », par exemple) très fréquemment.

Pendant cette période, elle a publié le portfolio Métal ,1928. ayant épousé le réalisateur Joris Ivens,  elle travaillera avec lui  pour le documentaire ‘El Puente’ (Le pont) en 1928 qui réveillera en elle une fascination pour un sujet inhabituel: le paysage industriel. Krull présente dans ce livre 64 photographies en noir et blanc paysage de Paris, Marseille, et de Hollande . Les sujetsphotographiés sont  des ponts, des  bâtiments (par exemple, la Tour Eiffel), et les navires à roues de bicyclette, il peut être lu comme étant une célébration de la machine ou une critique à leur égard. Beaucoup de photographies ont été prises sous des angles dramatiques, et dans l’ensemble du travail a été comparé à celui de László Moholy-Nagy ( Voir tous les articles qui lui sont consacrés ICI)  et Alexander Rodchenko. ( Voir  tous les articles qui lui sont consacrés ICI). En 1999-2004 le portefeuille a été choisi comme l’un des albums photos les plus importants de l’histoire.

En 1928, Krull a été considéré comme l’une des meilleurs photographes de Paris, avec André Kertész ( Voir les articles qui lui consacrés) et Man Ray( Voir les articles qui lui consacrés) . Entre 1928 et 1933, son travail photographique est composée principalement de photojournalisme, comme ses photographies pour le magazine Vu.  En 1930, elle  édite le portfolio « Étude de nu  » avec 24 photos , préfacé par son ami Jean Cocteau aux Librairie des Arts décoratifs. ces clichés expliquera t- elle auront pour vocation de témoigner de la transformation dans laquelle la nudité, est à la fois reliée à l’esthétique et séparée de l’éthique (ses travaux dans ce domaine sont réputés pour sa série les amies).

Quand la seconde guerre mondiale éclate, krull quittera la France et voyagera dès lors à travers le monde entier (Afrique (1941-1942)  Brésil, où elle a photographié la ville d’Ouro Preto. Entre 1942 et 1944, elle était à Brazzaville en République du Congo, après quoi elle a passé plusieurs mois à Alger ) Après la Seconde Guerre mondiale, elle a voyagé en Asie du Sud-Est en tant que correspondant de guerre, et en 1946 elle  devient un des co-propriétaires de l’Hôtel Oriental à Bangkok, en Thaïlande, un rôle qu’elle a entrepris jusqu’en 1966. Ensuite elle déménagera dans le Nord de l’Inde et convertira à l’école Sakya du bouddhisme tibétain. Son grand projet photographique finale a été la publication d’un livre de 1968 « Tibétains en Inde » qui comprenait un portrait du dalaï-lama. Après un AVC, elle a déménagé dans une maison de soins infirmiers à Wetzlar, en Allemagne, où elle est morte le 31 Juillet, 1985.

Cette femme a eu un esprit libertaire toute sa vie, combattant pour la liberté sociale, la condition de la femme des peuples, sa liberté intellectuelle fait d’elle une artiste majeure du 20 siècle.

bien sûr je ne vous présente qu’une partie de son travail, et comme toujours celui autour du nu, mais cela reste une partie de son immense travail.bJe vous présente les planches du porfolio de 1930 qui sont des héliogravures, ainsi que d’autres nus et ses portraits. Vous pouvez retrouverez la séries Les amies, rencontres de lesbiennes ( postés il y a longtemps ici), et le reste de sont travil sur le net.

« L’objectif est un œil mieux fait que l’œil.  Il mérite de voir le monde mieux fait que le monde, ou autrement fait, ce qui est déjà très bien.  Chaque angle nouveau  multiplie le monde par lui même » G.Krull 1931

 

 

Germaine Krull Book cover for Germaine Krull, Études de nu, (Paris, Librairie des Arts Décoratifs – A. Calavas Éditeur, (1930)) 1930

Germaine Krull - Etude de nu, 1930 from "Études de nu". Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

Germaine Krull – Etude de nu, 1930 from « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

ÉTUDES DE NU is the second publication to feature Germaine Krull’s nude studies. It was published twelve years after her nude work first appeared in Der Akt – Zwanzig photographische Aufnahmen weiblicher Körper nach der Natur (The nude – twenty photographs of the female body taken from life) together with work by Prof. Jozsef Pésci and Wanda von Debschitz-Kunowski. ÉTUDES DE NU is Krull’s solo celebration of the female form.

The small portfolio is rather simple in design and construction. A small white paper label with the title and author’s name is mounted on the orange paper covered card of the front cover. The portfolio contains 24 photographic plates and two folded leaves with title and introduction by Jean Cocteau. Twenty-two of the plates contain one photograph of one model. Two of the plates show montages or multiple exposures. Twenty photographs show the figures cropped, at least on one side of the image. The photographs come across as a playful mix of styles and techniques just as one finds with Krull’s work in general.

Germaine Krull – Etude de nu, 1930 from « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

 

Germaine Krull- Étude de nu, 1930

Germaine Krull- Étude de nu, 1930 from « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

Germaine Krull – Etude de nu, 1930 from « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

Germaine Krull – Etude de nu, 1930 from « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

Germaine Krull – Etude de nu, 1930 from « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

 

Germaine Krull-Etude de nu, 1930 from « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

Germaine Krull – Etude de nu, 1930 from « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

Germaine Krull-Etude de nu, 1930 from « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

Germaine Krull – Etude de nu, 1930 from « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

Germaine Krull – Etude de nu, 1930 from « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

Germaine Krull – Etude de nu, 1930 from « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

Germaine Krull – Etude de nu, 1930 from « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

Germaine Krull – Etude de nu, 1930

Germaine Krull-Etude de nu, 1930 from « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

Germaine Krull – Etude de nu, 1930 from « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

Germaine Krull- EROTIC NUDE , circa 1930 Vintage silver printfrom "Études de nu". Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

Germaine Krull- EROTIC NUDE , circa 1930 Vintage silver printfrom « Études de nu ». Par Germaine Krull. Preface by Jean Cocteau.With 24 loose illustrations after photographs printed in photogravure, Paris, Librairie des Arts décoratifs, ,1930.

 

« Photographing is a profession. Craftsmanship. A job that one learns, that one makes more or less well, like all trades. The photographer is a witness. The witness of his time. The true photographer is the witness of every day, they are the reporter. » Germaine Krull
Sur ce lien, en podcast, une autre chronique à propos de Germaine Krull, Les vivants et les morts, Radio Zibeline.

Germaine Krull, From Séries les Amies , 1924

Germaine Krull – Les Amies, 1924


Germaine Krull – Les Amies, 1924

Germaine Krull – Les Amies, 1924

 

Germaine Krull -Les Amies1924,Tirage argentique

Germaine Krull – Les Amies, 1924

Germaine Krull – Les Amies, 1924

 

Copyright Estate Germaine Krull, Fotografische Sammlung, Museum Folkwang, Essen

In the remaining eight photographs in Les Amies, the models are naked except for their dark stockings and sometimes their shoes. The overt sexuality of the models is emphasized by the stockings, unlike the bare legs of the models in Akte. The depiction of stockings had long been considered a sign distancing a figure from the conventions of the ideal, asexual nude based on classical models. The choice of the dark stockings also emphasizes the contemporaneity of the models. In contrast, photographs of nude

 

figures specifically described as models for artists, and therefore intended as ideal citations of classical models, are absent any clothing that would imply a contemporary existence.

In contrast to the conversational poses of the models in Akte, most of the poses for Les Amies are tangles of intricately interlocking limbs in which sexual acts are posed but not entirely convincing. Some positions appear more sculptural than sexual . One image suggests cunnilingus, yet the head is placed slightly too far away.

Another image enacts a “69” pose of double cunnilingus, yet again the heads are ever so slightly out of position and the composition becomes a protosurrealist study of a nude torso from behind, with dark stockings at right and left . One more image presents a clear view of one woman’s crotch, as one leg flails above her. The pose would seem to prevent sexual satisfaction, although it provides the viewer with a brief glimpse of vaginal lips.

Throughout Les Amies, Krull repeatedly obscures the models’ anatomy, oscillating between inviting the spectator’s desiring gaze and frustrating the clarity such a gaze requires. As Abigail Solomon-Godeau observed

 about the « lesbian » scenes staged for nineteenth-century daguerreotypes, « [W]omen together . . . are typically posed in ways that provide the viewer with maximum visual access to their bodies. » These conventions continue into the twentieth century, yet Krull’s models fold their arms across their faces, tilt their heads so their pageboy hairstyles hide their eyes and press their bodies so close together that their breasts are partly hidden. Even more surprising, in not a single image does a model directly gaze out at the camera. The standard acknowledgment of the viewer of erotic material, the address to the third party outside the image, never takes place. These models remain hermetically sealed in the studio, failing to address the frustrated desiring gaze, to symbolically invite the third party to join the sexual adventures taking place. Despite the direct view of the crotch in one image and the depictions of cunnilingus, the eroticism is contained between the two women, with no imaginary space for a third, presumably male, viewer to enter.

Psychoanalytic theories of the gaze have defined spectator positions in gendered terms, with the male position or gaze described as active and Page  142aligned with the desire to possess the female object, in contrast to the female, passive position that would allow only the desire to become the object. As research into queer viewing positions has argued, these viewing positions are not exclusively aligned with the sex of the viewer: a man can take on the desire to become the object when viewing a homoerotic scene.

The compositional structure of Krull’s Les Amies invites a desiring gaze that is narcissistic, a gaze that desires to be one of the women while rejecting the possibility of possessing them both. This argument extends Sichel’s observation that Krull dismissed “the male gaze of Weimar culture in favor of a female gaze” and her emphasis on the gazes within the images as the female models view each other. In Les Amies, there is no space for a third party: the only possibility is to become one of the women. Moreover the specific acts depicted suggest a woman’s knowledge of how women have sex with women rather than a man’s imagined projection. The repeated emphasis on how the hands are placed in each image and sexual position stresses the crucial importance of the hands as instruments in female-female sex. In contrast, the absence of a dildo suggests that there is no need for a penis or indeed for the symbolic phallus. In comparison, Christian Schad’s satirical drawing of two woman engaged in oral sex, Sisters, circa 1929, includes an enormous dildo, which has been discarded in the corner, simultaneously emphasizing the desire for the phallus while comically bemoaning its dismissal.

By photographing erotic scenes, Krull not only constructed the desiring gaze but also placed herself in the position of that gaze, taking on privileges previously permitted only to male photographers. The trope of the male artist desiring his female model, of the creative act as intimately connected to the sexual act, goes back as far as the classical tale of Pygmalion and echoes throughout Western art since the Renaissance. Similarly, for photographers, Solomon-Godeau notes that “photographic activity was itself intuitively perceived as sexually charged.” Although there is evidence of women’s involvement in manufacturing and distributing pornographic photographs before and during the First World War, these women remained on the margins of commercial photography. For an ambitious, professionally trained woman photographer such as Krull to create erotic and even pornographic material required her to transgress the definitions of middle-class respectability.

Krull’s motivation for creating Akte and Les Amies remains unclear: her later account of wanting to make “galant” photographs remains the most explanation. Yet that decision was made within the context of her unorthodox—and temporarily bisexual—personal life and the artistic possibilities in Berlin in the 1920s.

In her later biography, Krull mentioned various male lovers across the years, as well as one female lover, Elsa, with whom she had an affair during her time in Berlin and into 1925 after she left Berlin for Amsterdam and then Paris: “At that time, I also had a friend, Elsa, who came to help me when I had too much to do. Elsa was the only woman in my life for whom I had feelings that were more than friendly; she was married and had a lover, and for that reason didn’t have much time for me.During an account of a visit to Paris with Elsa, most likely in 1925, Krull elaborated further.

I never loved a woman, but with Elsa the joy of feeling together was great; she too never left my side. We would have laughed if someone had described us as lesbians; Elsa was so profoundly mine that the physical issue did not count, it had very little importance. She had never experienced an orgasm, not with her husband nor with her lover, and thus it had to be me to give her pleasure. Everything was very simple and we were happy to share a secret

Krull’s dismissal of the term lesbian reflects the fluidity of female sexual identity in the 1920s, especially for adventurous New Women. According to an interview conducted by Ilse Kokula, one woman reported that it was “chic” to pretend to be lesbian in the 1920s. There is no evidence that Krull had more than one same-sex affair.At the same time as her affair with Elsa, she was having an affair with Joris Ivens, whom she later married. Similarly, as Krull relates, Elsa also had not only a husband but also a male lover in addition to her relationship with Krull.

 

Germaine Krull – Les Amies, 1924

 

Germaine Krull – Les Amies, 1924

Germaine Krull – Les Amies, 1924

Germaine Krull – Les Amies, 1924

Germaine Krull – Les Amies, 1924

Germaine Krull – Les Amies, 1924

Germaine Krull. Les Amies. 1924.

Germaine Krull – Les Amies, 1924

Germaine Krull – Les Amies, 1924

Germaine Krull – Les Amies, 1924

Germaine Krull – Les Amies, 1924