Joan Semmel

Deux photographies préparatoires pour peintures

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Joan Semmel- Reference photograph for Me Without Mirrors, 1974, gelatin-silver-print personnal Scan

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Louise Bourgeois « Extrême tension », 2007

[A ma Tendre et précieuse Clarisse L.(Psycho-sociologue/ Maître de conférence à l’ UCP….) et son Histoire avec le Corps]

Louise Bourgeois photographed by Brassaï at the Académie de la Grande-Chaumière in Paris in 1937

Louise Bourgeois photographed by Brassaï at the Académie de la Grande-Chaumière in Paris in 1937

Louise Bourgeois « Extrême tension », 2007  ou Un corps c’est quoi ? de simples organes, une mémoire, des cellules, ce qui nous fait , ce qui nous encombre, ce qui nous permet de vivre, d’assouvir nos besoins primaires, mais aussi désirs?

C’est quoi le corps ?, c’est bien là, la dernière grande interrogation qui ne renvoie Louise B.  

“FOR ME, SCULPTURE IS THE BODY. MY BODY IS MY SCULPTURE” L.B.

Louise Bourgeois enfermait ses angoisses et ses mémoires d’enfance, son rapport à la sexualité et à la mort, ici, avec cette dernière œuvre, elle dépouille tout jusqu’à l’extrême. Un corps, c’est cela. Le sien (il y a sur chacun des panneaux ces grandes et affirmatives initiales LB, un corps signé, s’il n’est pas décrit comme sexué). La vie fait peur, mais elle est la vie avec ses désirs et ses douleurs. Sans retenue. Le corps de Louise est un corps de désir(s). Ce que dit cet autoportrait anatomique, dans toute son ampleur.

Dans Extreme Tension, l’artiste Louise Bourgeois décrit son corps dans une série de onze dessins accompagnés de textes. Elle les réalise en 2007 à l’âge de 95 ans. Extrême tension sera son dernier, son extrême refuge dans lequel le modeste exercice graphique prendra tout son sens, dessiné par Louise Bourgeois. La date : 2007.

Inédits, les onze panneaux en très grand format se composent comme un livre ouvert sur le corps ouvert de Louise. Onze panneaux qui alternent et mêlent estampes rehaussées à la main par l’artiste et grandes feuilles de papier où elle a écrit les mots descriptifs du corps, de son corps, de son corps artiste. Avec un basculement de l’anatomique aux humeurs, des humeurs à l’angoisse de la mort au sein d’une vie toujours au présent. L’œuvre est tendue, vive, tremblante, simple.sera son dernier, son extrême refuge dans lequel le modeste exercice graphique prendra tout son sens.

« Mon cuir chevelu
front
oreilles
la base du crâne
derrière le cou
le dos entre les omoplates
la base des côtes
plexus solaire
l’estomac
l’œsophage
la gorge
les intestins
le rectum
les jambes
cuisses
chevilles
doigts de pied
les os du pelvis
les articulations
les bras
les avant-bras
mains
doigts
les douleurs et les crampes
la respiration
les palpitations
les bouffées de chaleur
la transpiration
extrême extrême tension
l’odeur de l’animal traqué ».

Louise Bourgeois, Extrême tension (2007)

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Cette série est un grand dispositif composé de onze panneaux de formats différents, associant des estampes rehaussées de peinture et de grandes feuilles de papier sur lesquelles figurent des mots et des phrases écrits en anglais par la main tremblante de l’artiste. La série reprend les thèmes chers à l’artiste, le corps et l’inconscient, s’exprimant avec grâce et brutalité dans une expression formelle sensible et épurée. Bourgeois nous donne à voir un cycle, celui de la pulsion de vie, au travers de son propre corps dont elle détaille les parties symboliques.

Dans le premier panneau, est figurée l’empreinte rouge de ses bras tendus verticalement vers le ciel, encadrant le titre de l’œuvre, écrit en lettres majuscules. Les panneaux suivants livrent d’autres fragments du corps et autant de sensations physiques illustrées par de fins dessins d’organes qui oscillent entre figuration et abstraction. L’ensemble décrit un processus d’angoisse menant à la mort, celui de « L’odeur de l’animal traqué », entouré de traces de doigts sur quatre colonnes.

Ces bras élancés au dessin rehaussé de rouge qui s’échapperaient de la surface du papier, qui iraient jusqu’à l’extrême d’un hors champ du support défini, vers la vie, en somme

Louise Bourgeois– Extrême Tension, 2007 Panneau 1

Louise Bourgeois– Extrême Tension, 2007

Louise Bourgeois– Extrême Tension, 2007

La représentation de la main rythme le cycle. Les mains rouges du premier panneau réapparaissent sur le septième, mais ici elles ont glissé vers le bas de la feuille, en y laissant des traces : cependant elles s’agrippent toujours au papier – c’est-à-dire à la vie. La main peut fonctionner comme le signe du destin. C’est elle qui tient le crayon, qui indique le chemin, qui attrape et qui lâche ; elle emprisonne les mots délivrés comme des cris intérieurs. Les traces de doigts, d’un rouge passé, s’apparentent aux marques laissées par un captif enfermé dans la feuille de papier. La légèreté du médium graphique et l’économie de moyens dont use l’artiste atténuent la pesanteur du drame et donnent à l’ensemble une fluidité organique.

 Tout palpite, tout tremble, tout vibre sur le papier. Dans la succession des panneaux se constitue ce corps Bourgeois par des mots précis et de courtes phrases en anglais :

« My scalp » – « ears » – « The base of the skull » (panneau 2) 

Louise Bourgeois -« My scalp » – « ears » – « The base of the skull » (panneau 2) ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois -« My scalp » – « ears » – « The base of the skull » (panneau 2) ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

« Back of the neck » – « The back between the shoulders blades » « The base of the ribs »  « Solar plexus » (panneau 3) 

Louise Bourgeois extreme tension Panneau 3, Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'encre 2007

Louise Bourgeois extreme tension « Back of the neck » – « The back between the shoulders blades » – « The base of the ribs » – « Solar plexus » (panneau ) Panneau 3, Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’encre 2007

Eléments (fragments) du squelette… Et puis, la description interne se poursuit, zone sensible des angoisses et des douleurs, zone des fluides, des absorptions et des expulsions :

« The stomach » – « The esphagus » (panneau 4) 

Louise Bourgeois -«« The stomach » – « The esphagus » (panneau 4) ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois -«« The stomach » – « The esphagus » (panneau 4) ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

« The intestins » – « The rectum » (panneau 5).

Louise Bourgeois - « The intestins » – « The rectum » panneau 5, The Breathing -The Palpitations -The Hot Flashes Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois – « The intestins » – « The rectum » panneau 5, The Breathing -The Palpitations -The Hot Flashes Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

« The Arms »– « Fore arms » – « Hands » – « Fingers » (panneau 6).

Louise Bourgeois, Extrême tension, 2007, Panneau 6, Mine graphite et estampe sur papier,

Louise Bourgeois, Extrême tension, 2007, Panneau 6 , Mine graphite et estampe sur papier,

« The legs » – « Thighs » – « Ankles » – « Toes »… (panneau 7) ;

Louise Bourgeois - « The legs » – « Thighs » – « Ankles » – « Toes »… (panneau 7) –Panneau 10 Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois – « The legs » – « Thighs » – « Ankles » – « Toes »… (panneau 7) –Panneau 10 Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

les sensations élémentaires à nous communes (« The pains and cramps » du panneau 8). La vie et la mort, dit Louise Bourgeois.

Louise Bourgeois -« The pains and cramps » panneau 8 ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois -« The pains and cramps » panneau 8 ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

Et puis les manifestations physiques du corps (« The breathing » – « The palpitate » – « The hot flashs » du panneau 9 pour dire les poumons, le cœur, les respirations, transpirations, bouffées de chaleur),

Louise Bourgeois panneau 9 , The Breathing -The Palpitations -The Hot Flashes Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

« La resiration» –Panneau 10

Louise Bourgeois - « La resiration» –Panneau 10 Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois – « La resiration» –Panneau 10 Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

Et cet être qu’elle décrit, au dernier panneau, elle le nomme par la sensation viscérale : « The smell of the hunted animal » (l’odeur de l’animal traqué). Rien de moins virtuel que ce corps-là, les mots et le dessin de formes presque informes se sont substitués aux formes sculptées complexes, aux environnements-cellules narratives.

Louise Bourgeois extreme tension The smell of the Hunted animal Panneau11, Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'encre, 2007

Louise Bourgeois extreme tension The smell of the Hunted animal Panneau11, Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’encre, 2007

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Extrait du catalogue Collection art graphique – La collection du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, sous la direction de Agnès de la Beaumelle, Paris, Centre Pompidou, 2008 

« Quoique depuis vingt ans les moyens les plus importants aient été donnés à Louise Bourgeois pour ses installations et ses sculptures, l’exercice graphique n’a pas cessé pour autant d’être au cœur de son œuvre, et ce jusqu’à très récemment : le travail du dessin garde son rôle premier, immédiat, cathartique, d’expression de ses angoisses, de ses fantasmes les plus intimes ; le papier reste le lieu de dépôt léger de ses « pensées-plumes » – des pensées uniquement visuelles, répétitives, obsessionnelles. À côté des feuilles isolées, l’artiste commence à constituer au milieu des années 1990 des ensembles cohérents de dessins, comme si leur agglomérat devait en soi constituer un espace clos ou un mur intérieur, une « maison » de papier, en quelque sorte. Le premier en date – et l’un des plus importants – réunit 220 Dessins d’insomnie (Zurich, coll. Daros), qu’elle réalise, entre novembre 1994 et juin 1995, pendant les longues heures de la nuit où lui viennent des figures tantôt abstraites et géométriques, tantôt informes. Mais ce sont encore des feuilles indépendantes, regroupées par les circonstances de leur création plus que par leur thème iconographique, comme cela sera le cas par la suite. C’est vers 2003 qu’apparaissent les suites de dessins abstraits formellement cohérents qui seront publiés dans le catalogue de l’exposition « The Reticent Child », à la galerie Cheim & Read, à New York, en 2004. Dans les deux versions de Tous les Cinque , 2004 (coll. Joe et Marie Donnelly, et Oregon, coll. part.), Louise Bourgeois reprend le chiffre symbolique « 5 » – présent dans son œuvre au moins depuis la sculpture Quarantania I (1947-1953, MOMA) – sous la forme de colonnes verticales ou de cercles concentriques qui représentent, à la fois, la famille de ses parents et celle qu’elle-même a fondée en épousant Robert Goldwater, en 1938. En revanche, dans les autres suites abstraites, Sans titre (CIA)  (courtesy Hauser & Wirth, Zurich, Londres) ou Sans titre (Septembre 1-12) (coll. part.), également de 2004, les grilles répétitives, qui rappellent la structure textile des tissages, relèvent plus, de sa part, d’un marquage obsessionnel du temps qui passe.

Annoncé par le dispositif d’ensemble des quinze grands dessins (105 x 150 cm environ) de Sublimation (2002, coll. part.), où sont réunis images et textes, le grand déploiement d’ Extrême tension s’impose, depuis sa révélation au Centre Pompidou en 2008, comme la dernière œuvre graphique monumentale de Louise Bourgeois – et, peut-être, son dernier chef-d’œuvre. Se présentant comme un véritable livre mural, il est constitué de onze grands panneaux de formats différents, associant des estampes rehaussées à la main et de grandes feuilles de papier sur lesquelles figurent des mots et des phrases écrits en anglais par la main tremblante de l’artiste, âgée de 95 ans.

De panneau en panneau, Louise Bourgeois donne à lire et à voir, avec précision et sans embellissement aucun, son propre corps, vieux et usé : dans le premier, ses bras rouges élancés, tendus verticalement, encadrent le titre, écrit en lettres majuscules ; les suivants contiennent des mots énumérant les parties de son corps, depuis la base du crâne (panneau 2) jusqu’aux doigts de pieds (panneau 6) et aux mains (panneau 7), en passant par les organes internes : l’œsophage (panneau 4), le rectum (panneau 5)… Suivent les sensations et les manifestations physiques les plus intimes : douleurs et crampes (panneau 8), respiration, palpitations, bouffées de chaleur et transpiration (panneaux 9 et 10). Les mains rouges du premier panneau réapparaissent sur le septième, mais ici elles ont glissé vers le bas de la feuille, en y laissant des traces : cependant elles s’agrippent toujours au papier – c’est-à-dire à la vie. Le onzième panneau clôt l’œuvre, sans détours, par les mots : « L’odeur de l’animal traqué » , entourés de traces de doigts sur quatre colonnes. II ne fait aucun doute que l’artiste est cet animal – et que ce qui le traque est simplement la mort. Dans cet impressionnant « autoportrait » d’une anatomie éclatée, ultime face-à-face avec la mort et avec elle-même auquel elle convie le spectateur, Louise Bourgeois oppose à l’attente de la fin sa force de travail, et, toujours, son instinct de vie. » Extrait du catalogue Collection art graphique – La collection du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, sous la direction de Agnès de la Beaumelle, Paris, Centre Pompidou, 2008 

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A Extrême tension répond aussitôt 10 AM is When You Come, suite de quarante peintures sur un motif unique, les mains de l’artiste qui saisissent ou sont saisies par les mains de son assistant,  Jerry Gorovoy. Les doigts semblent modeler, se croiser ou danser, allégories de la création.
Louise Bourgeois and her assistant Jerry Gorovoy in the studio in Carrara, Italy, in 1981 with marble works in progress

Louise Bourgeois and her assistant Jerry Gorovoy in the studio in Carrara, Italy, in 1981 with marble works in progress

Louise Bourgeois and her assistant Jerry Gorovoy in her Brooklyn studio preparing to make a mold for a sculpture in 1995

Louise Bourgeois and her assistant Jerry Gorovoy in her Brooklyn studio preparing to make a mold for a sculpture in 1995

Louise Bourgeois-10 AM Is When You Come To Me, 2007

Louise Bourgeois-10 AM Is When You Come To Me, 2007

Louise Bourgeois- 10 am Is When You Come To Me, 2007 — mixed media on 40 music paper sheets. These are the hands of Louise and Jerry Gorovoy.

Louise Bourgeois- 10 am Is When You Come To Me, 2007 — mixed media on 40 music paper sheets. These are the hands of Louise and Jerry Gorovoy.

© Louise Bourgeois/Licensed by VAGA, New York, NY/Adagp, Paris

COURTESY OF CENTRE POMPIDOU PARIS [centre pompidou]

 

Gustav Klimt. The girlfriends Die Freundinnen 1916 Oil on canvas Destroyed by a fire set by retreating German forces in 1945

Musée Gustav Klimt

Especially in his late drawings Klimt engages to homosexual love. In this late painting the bodies of the women seem to be dematerialized. The background dissolves in a decorative ornamental space. // Musée Klimt

Charlotte Rudolph

Charlotte Rudolph a fait la présentation de la danse au centre de leur travail photographique. Un aperçu complet de leur travail est refusée parce que son atelier a été détruite dans le bombardement de Dresde en Février 1945. Bien que les images ont été publiées nombreux originaux sont recueillir seulement avec difficulté. […] Charlotte Rudolph a plus de vingt ans en continu dirigés sa caméra sur les mouvements de danse moderne et est ainsi devenu le chroniqueur de cette forme d’art éphémère. Elle n’a pas seulement documenté la danse moderne de leur temps, mais transformé photographiquement et notre idée aujourd’hui d’une influence déterminante sur lui »(cité à partir de: Christiane Kuhlmann, ibid, p.18).

Après ses études à Hellerau Wigman était l’été 1913 dans la « School of Arts Movement » de Rudolf von Laban sur le Monte Verità à Ascona. Comme son élève et assistant, elle a développé avec lui les bases de la danse expressive. Vous comprenez danse pas plus que de passer à la musique, mais comme l’expression d’états mentaux. Elle apparut d’abord comme danseuse avait Wigman 1914 avec sa « Danse de sorcière ».Hexentanz

Mary Wigman, Portrait, in the dance 'Visions' - 1926 - photographer Charlotte Rudolph

Mary Wigman, Portrait, in the dance ‘Visions’ – 1926 – photographer Charlotte Rudolph

Mary Wigman, Portrait, in the dance 'Visions' - 1926 - photographer Charlotte Rudolph

Mary Wigman, Portrait, in the dance ‘Visions’ – 1926 – photographer Charlotte Rudolph

mary-wigman-in-tanz-visionen-1928-bycharlotte-rudolph_e

Mary Wigman, Portrait, in the dance ‘Visions’ – 1928 – photographer Charlotte Rudolph

Mary Wigman, Portrait, in the dance 'Visions' - 1928 - photographer Charlotte Rudolph

Mary Wigman, Portrait, in the dance ‘Visions’ – 1928 – photographer Charlotte Rudolph

Mary Wigman and her dancers in a scene from the pantomime dance  'The Weg', choreoragraphy by  Mary Wigman, 1932 by Charlotte Rudolph

Mary Wigman and her dancers in a scene from the pantomime dance ‘The Weg’, choreoragraphy by Mary Wigman, 1932 by Charlotte Rudolph

 

Charlotte Rudolph- The dancer Mary Wigman performing « Tänzerische Gestalt » and ‘Pastorale’. 1929 vintage gelatin silver print.

 

 Charlotte  Rudolph-Mary Wigman students, Dresden 1920s

Charlotte Rudolph-Mary Wigman students, Dresden 1920s

 

 

Henri Michaux – Nous deux encore ,1948 photographie par Brassaï

Henri Michaux assis à sa table de travail 1943-1945 photo Brassaï , épreuve gélatino-argentique , Estate Brassaï - RMN-Grand Palais

Henri Michaux assis à sa table de travail 1943-1945 photo Brassaï , (Détail) épreuve gélatino-argentique , Estate Brassaï – RMN-Grand Palais

the original photo isthisone

Henri Michaux assis à sa table de travail 1943-1945 photo Brassaï , épreuve gélatino-argentique , Estate Brassaï - RMN-Grand Palais

Henri Michaux assis à sa table de travail 1943-1945 photo Brassaï , épreuve gélatino-argentique , Estate Brassaï – RMN-Grand Palais

Henri Michaux – Nous deux encore ,1948

 » Air du feu, tu n’as pas su jouer.
Tu as jeté sur ma maison une toile noire. Qu’est-ce que cet opaque partout ? C’est l’opaque qui a bouché mon ciel.Qu’est-ce que ce silence partout ? C’est le silence qui a fait taire mon chant.

L’espoir, il m’eût suffi d’un ruisselet. Mais tu as tout pris. Le son qui vibre m’a été retiré.
Tu n’as pas su jouer. Tu as attrapé les cordes. Mais tu n’as pas su jouer. Tu as tout bousillé tout de suite. Tu as cassé le violon. Tu as jeté une flamme sur la peau de soie.
Pour faire un affreux marais de sang.

Son bonheur riait dans son âme. Mais c’était tout tromperie. Ca n’a pas fait long rire.

Elle était dans un train roulant vers la mer. Elle était dans une fusée filant sur le roc. Elle s’élançait quoiqu’immobile vers le serpent de feu qui allait la consumer. Et fut là tout à coup, saisissant la confiante, tandis qu’elle peignait sa chevelure, contemplant sa félicité dans la glace.
Et lorsqu’elle vit monter cette flamme sur elle, oh…
Dans l’instant la coupe lui a été arrachée. Ses mains n’ont plus rien tenu. Elle a vu qu’on la serrait dans un coin. Elle s’est arrêtée là-dessus comme sur un énorme sujet de méditation à résoudre avant tout. Deux secondes plus tard, deux secondes trop tard, elle fuyait vers la fenêtre, appelant au secours.
Toute la flamme alors l’a entourée.

Elle se retrouve dans un lit, dont la souffrance monte jusqu’au ciel, jusqu’au ciel, sans rencontrer de dieu… dont la souffrance descend jusqu’au fond de l’enfer, jusqu’au fond de l’enfer sans rencontrer de démon.
L’hôpital dort. La brûlure éveille. Son corps, comme un parc abandonné..

Défenestrée d’elle-même, elle cherche comment rentrer. Le vide où elle godille ne répond pas à ses mouvements.
Lentement, dans la grange, son blé brûle.
Aveugle, à travers le long barrage de souffrance, un mois durant, elle remonte le fleuve de vie, nage atroce.
Patiente, dans l’innommable boursouflé elle retrace ses formes élégantes, elle tisse à nouveau la chemise de sa peau fine. La guérison est là. Demain tombe le dernier pansement. Demain…
Air du sang, tu n’as pas su jouer. Toi non plus, tu n’as pas su. Tu as jeté subitement, stupidement, ton sot petit caillot obstructeur en travers d’une nouvelle aurore.
Dans l’instant elle n’a plus trouvé de place. Il a bien fallu se tourner vers la Mort.
A peine si elle a aperçu la route. Une seconde ouvrit l’abîme. La suivante l’y précipitait.
On est resté hébété de ce côté-ci. On n’a pas eu le temps de dire au revoir. On n’a pas eu le temps d’une promesse.
Elle avait disparu du film de cette terre.
Lou
Lou
Lou, dans le rétroviseur d’un bref instant
Lou, ne me vois-tu pas ?
Lou, le destin d’être ensemble à jamais
dans quoi tu avais tellement foi
Eh bien ?
Tu ne vas pas être comme les autres qui jamais plus ne font signe, englouties dans le silence.
Non, il ne doit pas te suffire à toi d’une mort pour t’enlever ton amour.
Dans la pompe horrible
qui t’espace jusqu’à je ne sais quelle millième dilution
tu cherches encore, tu nous cherches place
Mais j’ai peur
On n’a pas pris assez de précautions
On aurait dû être plus renseigné,
Quelqu’un m’écrit que c’est toi, martyre, qui va veiller sur moi à présent.
Oh ! J’en doute.
Quand je touche ton fluide si délicat
demeuré dans ta chambre et tes objets familiers que je presse dans mes mains
ce fluide ténu qu’il fallait toujours protéger
Oh j’en doute, j’en doute et j’ai peur pour toi,
Impétueuse et fragile, offerte aux catastrophes
Cependant, je vais à des bureaux, à la recherche de certificats gaspillant des moments précieux qu’il faudrait utiliser plutôt entre nous précipitamment tandis que tu grelottes
attendant en ta merveilleuse confiance que je vienne t’aider à te tirer de là, pensant « A coup sûr, il viendra
« il a pu être empêché, mais il ne saurait tarder
« il viendra, je le connais
« il ne va pas me laisser seule
« ce n’est pas possible
« il ne va pas laisser seule, sa pauvre Lou…
Je ne connaissais pas ma vie. Ma vie passait à travers toi. Ca devenait simple, cette grande affaire compliquée. Ca devenait simple, malgré le souci.
Ta faiblesse, j’étais raffermi lorsqu’elle s’appuyait sur moi.
Dis, est-ce qu’on ne se rencontrera vraiment plus jamais ?
Lou, je parle une langue morte, maintenant que je ne te parle plus. Tes grands efforts de liane en moi, tu vois ont abouti. Tu le vois au moins ? Il est vrai, jamais tu ne doutas, toi. Il fallait un aveugle comme moi, il lui fallait du temps, lui, il fallait ta longue maladie, ta beauté, ressurgissant de la maigreur et des fièvres, il fallait cette lumière en toi, cette foi, pour percer enfin le mur de la marotte de son autonomie.
Tard j’ai vu. Tard j’ai su. Tard, j’ai appris « ensemble » qui ne semblait pas être dans ma destinée. Mais non trop tard.
Les années ont été pour nous, pas contre nous.
Nos ombres ont respiré ensemble. Sous nous les eaux du fleuve des événements coulaient presque avec silence.
Nos ombres respiraient ensemble et tout en était recouvert.

J’ai eu froid à ton froid. J’ai bu des gorgées de ta peine.
Nous nous perdions dans le lac de nos échanges.
Riche d’un amour immérité, riche qui s’ignorait avec l’inconscience des possédants, j’ai perdu d’être aimé. Ma fortune a fondu en un jour.
Aride, ma vie reprend. Mais je ne me reviens pas. Mon corps demeure en ton corps délicieux et des antennes plumeuses en ma poitrine me font souffrir du vent du retrait. Celle qui n’est plus, prend, et son absence dévoratrice me mange et m’envahit.
J’en suis à regretter les jours de ta souffrance atroce sur le lit d’hôpital, quand j’arrivais par les corridors nauséabonds, traversés de gémissements vers la momie épaisse de ton corps emmailloté et que j’entendais tout à coup émerger comme le « la » de notre alliance, ta voix, douce, musicale, contrôlée, résistant avec fierté à la laideur du désespoir, quand à ton tour tu entendais mon pas, et que tu murmurais, délivrée « Ah tu es là ».
Je posais ma main sur ton genou, par-dessus la couverture souillée et tout alors disparaissait, la puanteur, l’horrible indécence du corps traité comme une barrique ou comme un égout, par des étrangers affairés et soucieux, tout glissait en arrière, laissant nos deux fluides, à travers les pansements, se retrouver, se joindre, se mêler dans un étourdissement du cœur, au comble du malheur, au comble de la douceur.
Les infirmières, l’interne souriaient ; tes yeux pleins de foi éteignaient ceux des autres.
Celui qui est seul, se tourne le soir vers le mur, pour te parler. Il sait ce qui t’animait. Il vient partager la journée. Il a observé avec tes yeux. Il a entendu avec tes oreilles.
Toujours il a des choses pour toi.
Ne me répondras-tu pas un jour ?
Mais peut-être ta personne est devenue comme un air de temps de neige, qui entre par la fenêtre, qu’on referme, pris de frissons ou d’un malaise avant-coureur de drame, comme il m’est arrivé il y a quelques semaines. Le froid s’appliqua soudain sur mes épaules je me couvris précipitamment et me détournai quand c’était toi peut-être et la plus chaude que tu pouvais te rendre, espérant être bien accueillie ; toi, si lucide, tu ne pouvais plus t’exprimer autrement. Qui sait si en ce moment même, tu n’attends pas, anxieuse, que je comprenne enfin, et que je vienne, loin de la vie où tu n’es plus, me joindre à toi, pauvrement, pauvrement certes, sans moyens mais nous deux encore, nous deux…” Henri Michaux

Alexey Brodovitch- « Ballet », (The entiere book), J.J. Augustin Publisher, 1945

La première rencontre de Alexey Brodovitch avec le ballet est venu peu de temps après son arrivée à Paris en 1920. Il avait 22 ans et était un émigré récent  de la Révolution Bolsevik de 1917. Brodovitch a commencé son approche des Ballets russes après une rencontre fortuite avec l’impresario de la troupe Sergei Diaghilev, tout d’abord en les peignant . Ce n’est que plus tard,  après avoir déménagé à New York, qu’il a commencé à les  photographier .Entre 1935 et 1937,  Brodovitch créé un sur ces troupes de danse  ( leurs noms sont tous cités un peu plus bas) un travail des  plus influents de la période. Il a utilisé un appareil photo Contax 35mm sans flash et réglé la vitesse d’obturation à un cinquième de seconde, donnant donc à ses clichés ce mouvement si spécifique. Mais c’est aussi tout le travail dans sa chambre noire , où Brodovitch manipulait ses images (élargissement de petits détails exagération du  grain , distorsion,  zones de blanchiment du négatif ) qui donne toute son empreinte à ses photographies. (  Paul Himmel s’inspira d’ailleurs beaucoup de lui  en 1950 , lorsqu’il crée une série sur la danse, d’ailleurs on retrouve se baladant sur le net quelques photos de Himmel créditées Brodovitch….notamment,  celle- ci, exposée dans ce musée en 2009 pour une rétrospective en Allemagne (et que l’on trouve dans le livre Paul Himmel  Ballet in Action, texte Walter Terry , 1954)  que vous pouvez voir à la fondation freelens,   ou encore ici sur ce magazine de photographie allemand ( forcement) ou Kutur online ( toujours allemand, partenaire des plus grands musées d’Allemagne , qui publient les dossiers de presse lors des expositions, mais je vous mets un lien avec une vidéo plus bas où le livre est en entier ).

Elles ont un air de nostalgie, évoquant sa propre histoire avec les troupes de ballet, mais elles dépeignent également tout le  suspens que l’on retrouve dans  la danse elle-même ainsi  que la pureté et la délicatesse et la légèreté intrinsèque à la danse.

Ballet n’est qu’une partie de son travail , puisqu’e il est en effet également très connu pour ses photographies pour le magazine américain Harper’s Bazaar du milieu des années 30 au début des années 50 dont il a fait la une des dizaines de fois ( je vous mets les liens Ici   & sur Pinterest ) . Il y  travaillera  avec des photographes comme Martin Munkacsi, Man Ray, George Hoyningen-Huene ou Erwin Blumenfeld ; et notamment étroitement avec Lillian Bassman et Louise Dahl-Wolfe. Il y  accompagnera aussi les débuts de Richard Avedon et Hiro….

 

Alexey Brodovitch Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch Ballet ed JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch liste de tous tous les Ballets photographiés ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch liste de tous tous les Ballets photographiés ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch Ballet 2 premières planches, ouvrant le livre ed J.J. Augustin Publisher, 1945.

Alexey Brodovitch Ballet 2 premières planches, ouvrant le livre ed J.J. Augustin Publisher, 1945.

Alexey Brodovitch Ballet première planche, accompagnée du texte montrant les couliises et les préparatifs

Alexey Brodovitch Ballet première planche, accompagnée du texte montrant les couliises et les préparatifs

Alexey Brodovitch Ballet première planche, accompagnée du texte montrant les couliises et les préparatifs ( ballets russes par exemple)

Alexey Brodovitch Ballet première planche, accompagnée du texte montrant les couliises et les préparatifs ( ballets russes par exemple)

Alexey Brodovitch Ballet première planche accompagnées du texte montrant les coulisses et les préparatifs

Alexey Brodovitch Ballet première planche accompagnées du texte montrant les coulisses et les préparatifs

Alexey Brodovitch Ballet première planche, accompagnée du texte montrant les couliises et les préparatifs et_e - Copie

Alexey Brodovitch Ballet première planche, accompagnée du texte montrant les couliises et les préparatifs ( ballets russes par exemple)

Alexey Brodovitch Ballet première planche, accompagnée du texte montrant les couliises et les préparatifs ( ballets russes par exemple)

Alexey Brodovitch Ballet première planche, accompagnée du texte montrant les couliises et les préparatifs ( ballets russes par exemple)

Alexey Brodovitch Ballet première planche, accompagnée du texte montrant les couliises et les préparatifs ( ballets russes par exemple)

Alexey Brodovitch Ballet première planche, accompagnée du texte montrant les couliises et les préparatifs et_e - Copie

Alexey Brodovitch Ballet première planche, accompagnée du texte montrant les couliises et les préparatifs

Alexey Brodovitch Ballet première planche, accompagnée du texte montrant les couliises et les préparatifs

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Alexey Brodovitch- Ballet Septième Symphonie, 1935-37. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Septième Symphonie, de 1935 à 1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Septième Symphonie, 1935-37. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Septième Symphonie, de 1935 à 1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Septième Symphonie, 1935-37. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Septième Symphonie, de 1935 à 1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

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Alexey Brodovitch- Ballet Les Sylphides, 1935-1937. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Les Sylphides, 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Les Sylphides, 1935-1937. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Les Sylphides, 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch (1898-1971) Untitled (from the Ballet series, Les Sylphides)

Alexey Brodovitch- Ballet Les Sylphides, 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Les Sylphides, 1935-1937. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Les Sylphides, 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Les Sylphides, 1935-1937. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Les Sylphides, 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

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Alexey Brodovitch Ballet Les cent Baisers 1935-37 . from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch Ballet de Baisers Les Cent 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch Ballet Les cent Baisers 1935-37ed J.J. Augustin Publisher, 1945.

Alexey Brodovitch Ballet Les Baisers de cent 1935-37ed JJ Augustin Éditeur, 1945.

Alexey Brodovitch Ballet Les cent Baisers 1935-37 . from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch Ballet de Baisers Les Cent 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

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Alexey Brodovitch- Ballet Choreartium 1935-37. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Choreartium 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Choreartium 1935-37. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Choreartium 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Choreartium 1935-37. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Choreartium 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Choreartium 1935-37. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Choreartium 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

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Alexey Brodovitch Le tricorne Ballet 1935-37 . from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch Le tricorne Ballet 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch Le tricorne Ballet 1935-37 . from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch Le tricorne Ballet 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch Le tricorne Ballet 1935-37 . from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch Le tricorne Ballet 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch Le tricorne Ballet 1935-37 . from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch Le tricorne Ballet 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch Le tricorne Ballet 1935-37 . from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch Le tricorne Ballet 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

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Alexey Brodovitch- Concurrence 1935-37 from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Concurrence 1935-1937 de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch- Concurrence 1935-37 from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945 1

Alexey Brodovitch- Concurrence 1935-1937 de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch- Concurrence 1935-37

Alexey Brodovitch- Concurrence 1935-1937 de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

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Alexey Brodovitch-Boutique fantasque, 1935-37. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch-Boutique fantasque, 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch-Boutique fantasque, 1935-37. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch-Boutique fantasque, 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch-Boutique fantasque, 1935-37. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch-Boutique fantasque, 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch-Boutique fantasque, 1935-37 . from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch-Boutique fantasque, 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch-Boutique fantasque, 1935-37. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch-Boutique fantasque, 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

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Alexey Brodovitch- Ballet Cotillion 1935-37. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Cotillion Ballet 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Cotillion 1935-37. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Cotillion Ballet 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Cotillion 1935-37. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Cotillion Ballet 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Cotillion 1935-37. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Cotillion Ballet 1935-1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

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Alexey Brodovitch- Ballet Les Noces, 1935-1937. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945 ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Les Noces, de 1935 à 1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945 ed JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Les Noces, 1935-1937. from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Ballet Les Noces, de 1935 à 1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

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Alexey Brodovitch Ballet la symphonie Fantastique ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch Ballet la symphonie Fantastique ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Symphonie fantastique, 1935-37 . from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Symphonie fantastique, de 1935 à 1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch- Symphonie fantastique, 1935-37 . from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Symphonie fantastique, de 1935 à 1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

Alexey Brodovitch- Symphonie fantastique, 1935-37 . from Ballet ed J.J. Augustin Publisher, 1945

Alexey Brodovitch- Symphonie fantastique, de 1935 à 1937. de Ed Ballet JJ Augustin Editeur, 1945

J’ai  donc trouvé sur viméo le livre feuilleté par un homme (formidable au passage), qui le partage avec nous… le livre vaut aujourd’hui plus de 7000  euros, c’est donc une aubaine de pouvoir le regarder en entier.BALLET  en sa totalité ici en video sur vimeo ( avec la qualité du livre original). Je n’avais malheureusement pas la chance d’avoir le livre et je n’ai retrouvé que des reproductions dans des livres sur la danse notamment, et sur des sites de ventes aux enchères. Encore une fois je vous rappelle que vous pouvez voir les photos en grand format en les ouvrant dans un autre onglet ( les scans sont lourds donc vous pouvez diviser les planches qui sont par deux facilement)

 

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Je tiens à partager un article du célèbre Philippe Soupault [ poète, romancier, critique d’art , de cinéma, et co-fondateur avec André Breton, Des Champs magnétiques en 1920.] paru dans Arts et métiers graphiques, en 1930.que j’ai trouvé fort pertinent et très instructif et simplement remarquable.

« Par son caractère, par sa volonté, par sa persévérance Alexey Brodovitch a su imposer à sa destinée une ligne droite. Avec un sang-froid qu’il faut bien qualifier de déconcertant, Brodovitch dès son arrivée à Paris, il y a déjà une dizaine d’années, a refusé de se laisser éblouir par les feux tournants de la mode. Il n’a pas cherché ce qui pouvait plaire mais ce qui devait exprimer efficacement tout ce que nous nommons aujourd’hui. Il venait de très loin, d’un pays et d’une époque, pourrait-on écrire, qui est hors de notre espace et de notre temps. Avec des yeux neufs, c’est-à-dire habitués à des lumières crues et violentes, à des formes pour ainsi dire désordonnées, il a distingué ce que voulait cette foule anonyme qui se laisse attirer par n’importe quel appât, qui tourne au moindre vent, qui s’abandonne ou se révolte. C’est Paris, corps et esprit, dont il fallait deviner les désirs, les caprices, les besoins. Il s’agissait donc pour lui de s’éloigner délibérément du dilettantisme, de la construction abstraite. Lorsque l’on songe au nombre considérable de ceux qui orientent leurs recherches vers les arts plastiques, au grouillement étrange qui cerne la peinture de toutes parts, on comprend que Brodovitch, étonné et écoeuré par cette dispersion et cette vaine agitation, se soit tourné vers un domaine moins exploré et ait accepté avec joie de porter ses efforts vers un but moins lointain et moins obscurci. La seconde découverte qu’il fit et dont il faut encore le louer est d’avoir vu rapidement que le graphisme ne serait jamais bien servi par ceux qui se contentent de l’inspiration ou de la fantaisie. On cite parfois des noms d’artistes, qui ont par le jeu de la fortune, consacré une partie de leur vie au graphisme. Mais c’était comme à regret et jamais ils ne voulurent étudier avec sincérité les problèmes véritables du graphisme. Ils eurent parfois d’heureuses idées, ils firent parfois des trouvailles. Le hasard les servait. Brodovitch admit au premier abord qu’un des Problèmes importants, que le problème le plus important sans doute du graphisme, était d’ordre technique. Avec application et persévérance, Brodovitch […] qu’il exerce déjà une influence considérable, Et cette influence est d’autant plus forte qu’elle n’agit pas seulement dans le domaine artistique mais sur la vie même et j’ajoute qu’une des plus importantes raisons d’ être du graphisme est de transformer la vie. Beaucoup seraient tentés de croire que les moyens mis en oeuvre ne peuvent être valables que pour la publicité, C’est considérer superficiellement les résultats. Le graphisme, tel que le conçoit Brodovitch va plus loin et plus profondément. Il doit nous apporter une vision nouvelle car il nous permet de concentrer toujours notre attention sur un point déterminé et dans un sens donné. Ce n’est pas dans cet article consacré à un artiste que l’on peut décrire les conséquences d’une vision nouvelle. Ces considérations ne sont ici indiquées que pour permettre de préciser Ie rôle de cet artiste. Une métamorphose est toujours riche de conséquences et lorsqu’il s’agit d’une époque aussi obscure que la nôtre on se doit de surveiller avec attention les phénomènes de cet ordre. J’envisage avec confiance l’influence que Brodovitch doit continuer d’exercer, car cet artiste travaille plus pour l’avenir que pour le présent, Il ne craint pas d’être incompris ni même bafoué. Son audace mérite d’être qualifiée de tranquille car tout ce qu’il entreprendra désormais sera accompli selon une méthode et avec une décision que la technique soutient et contient. Brodovitch n’est pas de ceux qui tantôt doutent et tantôt s’abandonnent à l’enthousiasme. La route qu’il s’est tracée est pleine d’embûches et de difficultés de toute sorte mais c’est la connaissance des obstacles qui lui a fait choisir ce chemin. N’est-ce pas à ce signe que l’on reconnaît les forts, n’est-ce pas à cause de ces décisions courageuses que l’on salue du nom de pionniers ceux qui acceptent avec clairvoyance de s’engager de la sorte ? J’aimerais qu’on lise ces quelques lignes trop brisées en interrompant cette lecture par l’examen des réalisations d’Alexey Brodovitch. On comprendra alors beaucoup mieux que je nomme audacieux, sincère, profond, authentique cet artiste qui sait aimer son métier et qui s’applique à le mieux connaître chaque jour. «  Philippe Soupault

plus sur  Alexey Brodovitch // Biographie en anglais sur le site artic.educ

The Vargas Brothers (Carlos & Miguel Vargas)

« Carlos et Miguel Vargas  sont nés dans des circonstances modestes à Arequipa,( isolée de la capitale cosmopolite de Lima,  Carlos en 1885 et Miguel en 1887.

 Ils ont pratiqué l’art de la photographie au  moment où le pictorialisme devenait  international. Ils n’étaient pas les seuls ou les premiers photographes de la ville sud du Pérou d’Arequipa. Carlos Heldt, Emilio Diaz, Max T. Vargas, entre autres, les ont précédés. En fait, le Vargas Brothers a appris le métier et l’entreprise de la photographie de Max T. Vargas (pas de lien familial) En 1900. En Août 1912, Carlos et Miguel ouvre leur propre studio « Estudio de Arte Varga Hermanos »,  en face de la place du studio de Max T, et  dès le début, leur activité semble avoir été un succès, leurs réalisations ont été reconnues en Amérique du Sud et même en Europe. En 1925, ils ont remporté une médaille d’or au Salon  » Primer Arte Fotográfico » à Buenos Aires, et en 1928 ils ont été présentés à  Seville.

Carlos et Miguel Vargas ont consacré leur vie à une création singulière.  Alchimistes de l’argent, de la lumière, celluloïde et du verre, ils sont les témoins qui ont laissés une trace de la ville d’Arequipa,de ses visages,, des rêves et des illusions d’une époque. Le monde qu’ils connaissaient a disparu, mais les photos qu’ils ont laissés derrière eux sont des rappels éloquents d’une époque où les forces irrésistibles de la modernité n’avait pas encore balayé les gracieuses, des rythmes sans hâte d’un âge plus formel et élégant.  » Traduction du texte de Peter Yenne et Adelma Benavente  conservateurs et  co-fondateurs du projet Archive photographique de l’exposition de 2007 « City of Night The Vargas brothers sutios ( 1912-1930) »

The Vargas Brothers Carlos & Miguel Vargas Condessa V., Peru ,1925

The Vargas Brothers Carlos & Miguel Vargas -Condessa V., Peru ,1925

The Vargas Brothers Carlos & Miguel Vargas- The Peruvian exotic dancer,Helba Huara 1924

The Vargas Brothers Carlos & Miguel Vargas- The Peruvian exotic dancer,Helba Huara 1924

The Vargas Brothers Carlos & Miguel Vargas,Isabel Sanchez Osorio, 1926

The Vargas Brothers Carlos & Miguel Vargas,Isabel Sanchez Osorio, Pérou 1926

The Vargas Brothers Carlos & Miguel Vargas, Virgenes del Sol. 1920s

The Vargas Brothers Carlos & Miguel Vargas, Virgenes del Sol. Perou, 1920s

The Vargas Brothers Carlos & Miguel Vargas- Florência Rivero - Arequipa, Peru , 1925

The Vargas Brothers Carlos & Miguel Vargas- Florência Rivero – Arequipa, Perou , 1925

The Vargas Brothers Carlos & Miguel Vargas, Maria Aranguis, Arequipa, Peru, c. 1925

The Vargas Brothers Carlos & Miguel Vargas, Maria Aranguis, Arequipa, Perou, c. 1925

The Vargas Brothers Carlos & Miguel Vargas, Maria Aranguis, Arequipa, Peru, c. 1926

The Vargas Brothers Carlos & Miguel Vargas, Maria Aranguis, Arequipa, and also credired Isabel Sanchez Osorio , Peru  (???) but seems to be the first  Perou, c. 1926

The Vargas Brothers Carlos & Miguel Vargas, Self-Portrait, Arequipa, c. 1922

The Vargas Brothers Carlos & Miguel Vargas, Self-Portrait, Arequipa, Pérou c. 1922