Ida Rubinstein

La belle Ida Rubinstein des Ballets Russes, est née en Russie en 1885, elle n’était pas seulement une grande figure à l’intérieur de Ballet Russes, mais une icône de la Belle Époque.

Avec peu de formation officielle, elle est passée de figurante dans son premier rôle dans «Salomé», de Diaghilev ( dirigeant les Ballets Russes ) à Vedette grâce à ce dernier, qui lui offrit le premier rôle dans Cléopâtre. en effet, aidée par Mikhail Fokine, elle fait ses débuts en 1908, lors d’ un spectacle privé de Salomé d’Oscar Wilde, dans lequel elle s’est dénudée au cours de la Danse des sept voiles.
Sergei Diaghilev l’engage dans les Ballets Russes et elle a dansé le rôle-titre de Cléopâtre dans la saison de Paris de 1909, et Zobéide en Scherezade en 1910. Scherezade était admiré à l’époque pour sa sensualité racée et somptueuse mise en scène, mais de nos jours il est rarement effectué; au goût du jour, il est considéré comme trop d’une pantomime et son orientalisme alors à la mode semble daté.

Rubinstein fût beaucoup célébrée dans l’art, elle est devenue une véritable Muse, et a été peinte, sculptée, par de nombreux artistes , Valentin Serov, Demetre Chiparus , Antonio de La Gandara notamment,Mais surtout par sa compagne La peintre Romaine Brooks , avec laquelle elle eu une liaison durant trois années

Après avoir quitté les Ballets Russes, Rubinstein forme sa propre compagnie de danse, et chorégraphie plusieurs productions somptueuses. En 1911, elle a joué dans Le Martyre de Saint Sébastien. C’était à la fois un triomphe pour son modernisme stylisé et un scandale, l’archevêque de Paris interdit aux catholiques d’y assister en invoquant le fait Saint-Sébastien était joué par une femme et un Juif.

Après la Première Guerre mondiale, Rubinstein est apparu dans un certain nombre de pièces de théâtre, et dans le Istar de Staat à l’Opéra de Paris en 1924. Entre 1928 et 1929, elle a dirigé sa propre entreprise à Paris avec Nijinska en tant que chorégraphe. Elle a commandé et joué dans Boléro de Maurice Ravel en 1928. Elle a fermé l’entreprise en 1935, et a donné sa dernière performance dans le jeu Jeanne d’Arc au bûcher à Paris, 1939 et elle par ailleurs joué dans des films muets.

Ida Rubinstein in the role of Salome (French Photographer)© Bridgeman Art Library - Private Collection

Eugène Druet- Ida Rubinstein in the role of Salome, 1908  (French Photographer)© Bridgeman Art Library – Private Collection [  Translated into Russian from the verse drama by Oscar Wilde Music by Alexander Gazunov, Director of the St. Petersburg Conservatory Choreography by Mikhail Fokine Costumes and Production designed by Léon Baskt]

Eugène Druet- Ida Rubinstein in the role of Salome, 1908 (French Photographer)© Bridgeman Art Library – Private Collection [ Translated into Russian from the verse drama by Oscar Wilde Music by Alexander Gazunov, Director of the St. Petersburg Conservatory Choreography by Mikhail Fokine Costumes and Production designed by Léon Baskt]

Ida Rubinstein- CleopatrE, 1909

Ida Rubinstein- CleopatrE, 1909 [Music by Arensky, Glazunov, Glinka, and Mussorgsky Music for Cléopâtre’s disrobing scene: Mlada by Rimsky-Korsakov Choreography by Mikhail Fokine Costumes and Decor by Léon Baskt Produced by Serge Diaghilev, Serge Lifar, Gabrielle Astruc (and others)]

Ida Rubinstein- Cleopatre, 1909

Ida Rubinstein- Cleopatre, 1909

ida rubinstein as zobeida in schéhérazade (diaghilev, 1910)

Ida Rubinstein as zobeida in Schéhérazade, 1910, [Written by Alexandre Benois. Music by Rimsky-Korsakov. Choreography by Mikhail Fokine. Costumes and set design by Léon Bakst. Produced by Serge Diaghilev.]

Ida Rubinstein in Scheherazade 1910

Ida Rubinstein in Scheherazade 1910

Ida Rubinstein dans Séhérazade en 1910

Ida Rubinstein dans Séhérazade en 1910

Ida Rubinstein dans Séhérazade en 1910

Ida Rubinstein dans Séhérazade en 1910

Ida Rubinstein dans Séhérazade en 1910

Ida Rubinstein dans Séhérazade en 1910

Ida Rubinstein- Cleopatre, New -York Tribune, 17 October 1920

Ida Rubinstein- Cleopatre, New -York Tribune, 17 October 1920

James Abbe- Ida Rubinstein, 1921

James Abbe- Ida Rubinstein, 1921

Ida Rubinstein still from La Nave ( silent movie),1921

Ida Rubinstein still from La Nave ( silent movie),1921

James Abbe- Ida Rubinstein- Abbe Phaedre, 1923

James Abbe- Ida Rubinstein-  Phaedre, 1923

James Abbe- Ida Rubinstein, 1923 2

James Abbe- Ida Rubinstein, 1923

James Abbe- Ida Rubinstein- Abbe Phaedre, 1923

James Abbe- Ida Rubinstein- Phaedre, 1923

James Abbe- Ida Rubinstein- Phaedre, 1923

James Abbe- Ida Rubinstein- Phaedre, 1923

Ida Rubinstein in, Semiramis, by Boris Lipnitski, 1934.

Ida Rubinstein in, Semiramis, by Boris Lipnitski, 1934.

Ida Rubinstein in, Semiramis, by Boris Lipnitski, 1934.

Ida Rubinstein in, Semiramis, by Boris Lipnitski, 1934.

Ida Rubinstein en tenue de cavalière par Madame d'Ora, 1920s - Copie

Ida Rubinstein en tenue de cavalière par Madame d’Ora, 1920s

Ida Bubinstein, 1930

Ida Bubinstein, 1930

Ida Bubinstein, by Romaine Brooks

Romaine Brooks,Ida Bubinstein, 1911-12

Romaine Brooks,Ida Bubinstein, 1911-12

Romaine Brooks- La Venus Triste, 1914

Romaine Brooks- La Venus Triste, 1914

Romaine Brooks-Le Trajet, 1911

Romaine Brooks-Le Trajet, 1911

Romaine Brooks -The Cross of France, Ida Rubinstein , 1914

Romaine Brooks -The Cross of France, Ida Rubinstein , 1914

Romaine Brooks - Esquisse d'Ida Rubinstein, 1912

Romaine Brooks – Esquisse d’Ida Rubinstein, 1912

Romaine Brooks Ida Rubinstein 1917 - Copie

Romaine Brooks Ida Rubinstein 1917

Valentin Serov - Portrait of Ida Lvovna Rubinstein (as Salome), 1910

Valentin Serov – Portrait of Ida Lvovna Rubinstein (as Salome), 1910

 

Marguerite Acarin dite Akarova (1904-1999)

La Danseuse Marguerite Acarin, dite Akarova dans Mazurka ( Chopin) en 1924 Costume crée par Marcel-Louis Baugniet et réalisé par Akarova (Musée de la Photographie, Charleroi)

La Danseuse Marguerite Acarin, dite Akarova dans Mazurka ( Chopin) en 1924 Costume crée par Marcel-Louis Baugniet et réalisé par Akarova (Musée de la Photographie, Charleroi)

Robert de Smet – Akarova, nd

Née Marguerite Acarin à Saint-Josse en 1904, ayant épousé le peintre Marcel Louis Baugniet en 1923, elle s’ést associée très rapidement au mouvement avant-gardiste qui secouait, au début des années 30, les arts plastiques, la musique, le théâtre, et la littérature.

Audacieuse et indépendante, elle allait appliquer à la danse les principes du constructivisme russe et du futurisme italien. Pour elle, le spectacle était un tout et elle en réalisait chaque élément: chorégraphie, décor, costume, musique, éclairage,… Elle allait ainsi permettre un renouvellement de la danse belge alors embourbée dans un certain conservatisme. donnant à ses chorégraphies une dimension tant géométrique et plastique qu’émotionnelle.

Marcel- Louis Baugniet- Portrait of Akorava, 1923

Marcel- Louis Baugniet- Portrait of Akorava, 1923

 

Robert de Smet - Akarova in 1923, costume and backdrop designs by Marcel- louis Baugniet, corpyright Sabam Brussels

Robert de Smet – Akarova in 1923, costume and backdrop designs by Marcel- louis Baugniet, corpyright Sabam Brussels

marcel Louis baugniet,- Woodcuts from the serie Kaloprosopies, 1925

marcel Louis baugniet,- Woodcuts from the serie Kaloprosopies, 1925

Marcel louis baugnier- background for Akova' s dance, 1923

Marcel louis baugnier- background for Akova’ s dance, 1923

Marcel louis baugnier- La danse, 1925

Marcel Louis Baugnier- La danse, 1925

C’est à cette époque qu’elle allait devenir «Akarova» pour exprimer son appartenance aux grands mouvements révolutionnaires dans l’art.Pour elle, le spectacle était un tout et elle en réalisait chaque élément: chorégraphie, décor, costume, musique, éclairage,… Elle allait ainsi permettre un renouvellement de la danse belge alors embourbée dans un certain conservatisme.

Akarova costume for Gymnopédie N°1, 1925-1932, fabric by ML.baugniet( archives Bruxelles)

Akarova costume for Gymnopédie N°1, 1925-1932, fabric by ML.Baugniet( archives Bruxelles)

Unknown photographer- Akarova in la danse d'Amour de Falia, 1929, in costume of her own design, corpyright Sabam Brussels

Unknown photographer- Akarova in la danse d’Amour de Falia, 1929, in costume of her own design, corpyright Sabam Brussels

Unknown photographer- Akarova in la danse d’Amour de Falia, 1929, in costume of her own design, corpyright Sabam Brussels

En 1926, Akarova arrête de pratiquer le chant afin de se consacrer pleinement à la danse qu’elle sortira des ornières du ballet classique. Figure de proue du modernisme de l’entre-deux-guerres, elle compose de nombreuses œuvres chorégraphiques dans la mouvance des Ballets russes, qu’elle danse sur les musiques de ses contemporains, entre autres Claude Debussy, Paul Dukas, Maurice Ravel, Darius Milhaud et Igor Stravinski. Sa danse se veut tantôt vigoureuse, tantôt hiératique, où les décors et les costumes, dont ses costumes constructivistes — qu’elle réalise elle-même — utilisent des lignes brisées ou ondulées, des motifs asymétriques, des polychromies discordantes. Préférant Bruxelles à une carrière internationale, Akarova donne de nombreux récitals de chant et de danse dans différents théâtres ou dans des demeures privées. Akarova installe en 1934 un studio réservé à ses élèves au 45 rue Jean d’Ardenne à Ixelles. Elle y donna également des représentations.

Akarova interprétant le Boléro de Ravel en 1930. Costume créé et réalisé par la danseuse

Robert de Smet – Akarova In Sicilienne, 1932 , in costume of her own design in 1924, corpyright Sabam Brussels

Robert de Smet - Akarova In Sicilienne, 1932 , in costume of her own design in 1924, corpyright Sabam Brussels

Robert de Smet – Akarova In Sicilienne, 1932 , in costume of her own design in 1924, corpyright Sabam Brussels

Portrait de la Danseuse Marguerite Acarin, dite Akarova, (1904 -1999) Couverture de la Revue AZ, Bruxelles 1933

Portrait de la Danseuse Marguerite Acarin, dite Akarova, (1904 -1999) Couverture de la Revue AZ, Bruxelles 1933

Robert de Smet - Akarova In Berceuse, 1934 , in costume of her own design , corpyright Sabam Brussels

Robert de Smet – Akarova In Berceuse, 1934 , in costume of her own design , corpyright Sabam Brussels

Robert de Smet - Akarova in Allegro Barbaro, 1929, in costume of her own design, corpyright Sabam Brussels

Robert de Smet – Akarova in Allegro Barbaro, 1929, in costume of her own design, corpyright Sabam Brussels

Marcel G. Lefrancq - Portrait d’Akarova, 1938 Photomontage Akarova et le masque du diable dans l’histoire du soldat (Stravinsky) 1935

Marcel G. Lefrancq – Portrait d’Akarova, 1938 Photomontage Akarova et le masque du diable dans l’histoire du soldat (Stravinsky) 1935

Dans son souci de contrôler totalement ses scénographies, Akarova demande à l’architecte Jean-Jules Eggericx de construire pour elle une salle de spectacle au 72 de l’avenue de l’Hippodrome à Ixelles, inaugurée le 30 janvier 1937, et où se déroula la partie la plus importante de sa carrière, salle qui fermera ses portes en 1957 suite aux réclamations du voisinage. La salle, de style Art déco, est aujourd’hui sauvegardée.

Akarova a fait don de ses costumes et décors de scène au Musée des Archives d’architecture moderne, marquant par là sa volonté d’inscrire son œuvre dans le contexte plus large de l’architecture, entendue comme une synthèse des arts.
Livre: Akarova: Spectacles et Avants-Gardes, AAM Editions

Joan Semmel

Deux photographies préparatoires pour peintures

Joan Semmel Site

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Joan Semmel- Reference photograph for Me Without Mirrors, 1974, gelatin-silver-print personnal Scan

Joan-Semmel- Reference photograph for Me Without Mirrors II, 1974, gelatin-silver-print personnal Scan

Joan Semmel- Reference photograph for Me Without Mirrors II, 1974, gelatin-silver-print personnal Scan

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Louise Bourgeois « Extrême tension », 2007

[A ma Tendre et précieuse Clarisse L.(Psycho-sociologue/ Maître de conférence à l’ UCP….) et son Histoire avec le Corps]

Louise Bourgeois photographed by Brassaï at the Académie de la Grande-Chaumière in Paris in 1937

Louise Bourgeois photographed by Brassaï at the Académie de la Grande-Chaumière in Paris in 1937

Louise Bourgeois « Extrême tension », 2007  ou Un corps c’est quoi ? de simples organes, une mémoire, des cellules, ce qui nous fait , ce qui nous encombre, ce qui nous permet de vivre, d’assouvir nos besoins primaires, mais aussi désirs?

C’est quoi le corps ?, c’est bien là, la dernière grande interrogation qui ne renvoie Louise B.  

“FOR ME, SCULPTURE IS THE BODY. MY BODY IS MY SCULPTURE” L.B.

Louise Bourgeois enfermait ses angoisses et ses mémoires d’enfance, son rapport à la sexualité et à la mort, ici, avec cette dernière œuvre, elle dépouille tout jusqu’à l’extrême. Un corps, c’est cela. Le sien (il y a sur chacun des panneaux ces grandes et affirmatives initiales LB, un corps signé, s’il n’est pas décrit comme sexué). La vie fait peur, mais elle est la vie avec ses désirs et ses douleurs. Sans retenue. Le corps de Louise est un corps de désir(s). Ce que dit cet autoportrait anatomique, dans toute son ampleur.

Dans Extreme Tension, l’artiste Louise Bourgeois décrit son corps dans une série de onze dessins accompagnés de textes. Elle les réalise en 2007 à l’âge de 95 ans. Extrême tension sera son dernier, son extrême refuge dans lequel le modeste exercice graphique prendra tout son sens, dessiné par Louise Bourgeois. La date : 2007.

Inédits, les onze panneaux en très grand format se composent comme un livre ouvert sur le corps ouvert de Louise. Onze panneaux qui alternent et mêlent estampes rehaussées à la main par l’artiste et grandes feuilles de papier où elle a écrit les mots descriptifs du corps, de son corps, de son corps artiste. Avec un basculement de l’anatomique aux humeurs, des humeurs à l’angoisse de la mort au sein d’une vie toujours au présent. L’œuvre est tendue, vive, tremblante, simple.sera son dernier, son extrême refuge dans lequel le modeste exercice graphique prendra tout son sens.

« Mon cuir chevelu
front
oreilles
la base du crâne
derrière le cou
le dos entre les omoplates
la base des côtes
plexus solaire
l’estomac
l’œsophage
la gorge
les intestins
le rectum
les jambes
cuisses
chevilles
doigts de pied
les os du pelvis
les articulations
les bras
les avant-bras
mains
doigts
les douleurs et les crampes
la respiration
les palpitations
les bouffées de chaleur
la transpiration
extrême extrême tension
l’odeur de l’animal traqué ».

Louise Bourgeois, Extrême tension (2007)

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Cette série est un grand dispositif composé de onze panneaux de formats différents, associant des estampes rehaussées de peinture et de grandes feuilles de papier sur lesquelles figurent des mots et des phrases écrits en anglais par la main tremblante de l’artiste. La série reprend les thèmes chers à l’artiste, le corps et l’inconscient, s’exprimant avec grâce et brutalité dans une expression formelle sensible et épurée. Bourgeois nous donne à voir un cycle, celui de la pulsion de vie, au travers de son propre corps dont elle détaille les parties symboliques.

Dans le premier panneau, est figurée l’empreinte rouge de ses bras tendus verticalement vers le ciel, encadrant le titre de l’œuvre, écrit en lettres majuscules. Les panneaux suivants livrent d’autres fragments du corps et autant de sensations physiques illustrées par de fins dessins d’organes qui oscillent entre figuration et abstraction. L’ensemble décrit un processus d’angoisse menant à la mort, celui de « L’odeur de l’animal traqué », entouré de traces de doigts sur quatre colonnes.

Ces bras élancés au dessin rehaussé de rouge qui s’échapperaient de la surface du papier, qui iraient jusqu’à l’extrême d’un hors champ du support défini, vers la vie, en somme

Louise Bourgeois– Extrême Tension, 2007 Panneau 1

Louise Bourgeois– Extrême Tension, 2007

Louise Bourgeois– Extrême Tension, 2007

La représentation de la main rythme le cycle. Les mains rouges du premier panneau réapparaissent sur le septième, mais ici elles ont glissé vers le bas de la feuille, en y laissant des traces : cependant elles s’agrippent toujours au papier – c’est-à-dire à la vie. La main peut fonctionner comme le signe du destin. C’est elle qui tient le crayon, qui indique le chemin, qui attrape et qui lâche ; elle emprisonne les mots délivrés comme des cris intérieurs. Les traces de doigts, d’un rouge passé, s’apparentent aux marques laissées par un captif enfermé dans la feuille de papier. La légèreté du médium graphique et l’économie de moyens dont use l’artiste atténuent la pesanteur du drame et donnent à l’ensemble une fluidité organique.

 Tout palpite, tout tremble, tout vibre sur le papier. Dans la succession des panneaux se constitue ce corps Bourgeois par des mots précis et de courtes phrases en anglais :

« My scalp » – « ears » – « The base of the skull » (panneau 2) 

Louise Bourgeois -« My scalp » – « ears » – « The base of the skull » (panneau 2) ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois -« My scalp » – « ears » – « The base of the skull » (panneau 2) ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

« Back of the neck » – « The back between the shoulders blades » « The base of the ribs »  « Solar plexus » (panneau 3) 

Louise Bourgeois extreme tension Panneau 3, Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'encre 2007

Louise Bourgeois extreme tension « Back of the neck » – « The back between the shoulders blades » – « The base of the ribs » – « Solar plexus » (panneau ) Panneau 3, Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’encre 2007

Eléments (fragments) du squelette… Et puis, la description interne se poursuit, zone sensible des angoisses et des douleurs, zone des fluides, des absorptions et des expulsions :

« The stomach » – « The esphagus » (panneau 4) 

Louise Bourgeois -«« The stomach » – « The esphagus » (panneau 4) ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois -«« The stomach » – « The esphagus » (panneau 4) ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

« The intestins » – « The rectum » (panneau 5).

Louise Bourgeois - « The intestins » – « The rectum » panneau 5, The Breathing -The Palpitations -The Hot Flashes Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois – « The intestins » – « The rectum » panneau 5, The Breathing -The Palpitations -The Hot Flashes Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

« The Arms »– « Fore arms » – « Hands » – « Fingers » (panneau 6).

Louise Bourgeois, Extrême tension, 2007, Panneau 6, Mine graphite et estampe sur papier,

Louise Bourgeois, Extrême tension, 2007, Panneau 6 , Mine graphite et estampe sur papier,

« The legs » – « Thighs » – « Ankles » – « Toes »… (panneau 7) ;

Louise Bourgeois - « The legs » – « Thighs » – « Ankles » – « Toes »… (panneau 7) –Panneau 10 Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois – « The legs » – « Thighs » – « Ankles » – « Toes »… (panneau 7) –Panneau 10 Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

les sensations élémentaires à nous communes (« The pains and cramps » du panneau 8). La vie et la mort, dit Louise Bourgeois.

Louise Bourgeois -« The pains and cramps » panneau 8 ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois -« The pains and cramps » panneau 8 ; Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

Et puis les manifestations physiques du corps (« The breathing » – « The palpitate » – « The hot flashs » du panneau 9 pour dire les poumons, le cœur, les respirations, transpirations, bouffées de chaleur),

Louise Bourgeois panneau 9 , The Breathing -The Palpitations -The Hot Flashes Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

« La resiration» –Panneau 10

Louise Bourgeois - « La resiration» –Panneau 10 Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'aquarelle, 2007

Louise Bourgeois – « La resiration» –Panneau 10 Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’aquarelle, 2007

Et cet être qu’elle décrit, au dernier panneau, elle le nomme par la sensation viscérale : « The smell of the hunted animal » (l’odeur de l’animal traqué). Rien de moins virtuel que ce corps-là, les mots et le dessin de formes presque informes se sont substitués aux formes sculptées complexes, aux environnements-cellules narratives.

Louise Bourgeois extreme tension The smell of the Hunted animal Panneau11, Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l'encre, 2007

Louise Bourgeois extreme tension The smell of the Hunted animal Panneau11, Mine graphite sur papier et estampes rehaussées à l’encre, 2007

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Extrait du catalogue Collection art graphique – La collection du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, sous la direction de Agnès de la Beaumelle, Paris, Centre Pompidou, 2008 

« Quoique depuis vingt ans les moyens les plus importants aient été donnés à Louise Bourgeois pour ses installations et ses sculptures, l’exercice graphique n’a pas cessé pour autant d’être au cœur de son œuvre, et ce jusqu’à très récemment : le travail du dessin garde son rôle premier, immédiat, cathartique, d’expression de ses angoisses, de ses fantasmes les plus intimes ; le papier reste le lieu de dépôt léger de ses « pensées-plumes » – des pensées uniquement visuelles, répétitives, obsessionnelles. À côté des feuilles isolées, l’artiste commence à constituer au milieu des années 1990 des ensembles cohérents de dessins, comme si leur agglomérat devait en soi constituer un espace clos ou un mur intérieur, une « maison » de papier, en quelque sorte. Le premier en date – et l’un des plus importants – réunit 220 Dessins d’insomnie (Zurich, coll. Daros), qu’elle réalise, entre novembre 1994 et juin 1995, pendant les longues heures de la nuit où lui viennent des figures tantôt abstraites et géométriques, tantôt informes. Mais ce sont encore des feuilles indépendantes, regroupées par les circonstances de leur création plus que par leur thème iconographique, comme cela sera le cas par la suite. C’est vers 2003 qu’apparaissent les suites de dessins abstraits formellement cohérents qui seront publiés dans le catalogue de l’exposition « The Reticent Child », à la galerie Cheim & Read, à New York, en 2004. Dans les deux versions de Tous les Cinque , 2004 (coll. Joe et Marie Donnelly, et Oregon, coll. part.), Louise Bourgeois reprend le chiffre symbolique « 5 » – présent dans son œuvre au moins depuis la sculpture Quarantania I (1947-1953, MOMA) – sous la forme de colonnes verticales ou de cercles concentriques qui représentent, à la fois, la famille de ses parents et celle qu’elle-même a fondée en épousant Robert Goldwater, en 1938. En revanche, dans les autres suites abstraites, Sans titre (CIA)  (courtesy Hauser & Wirth, Zurich, Londres) ou Sans titre (Septembre 1-12) (coll. part.), également de 2004, les grilles répétitives, qui rappellent la structure textile des tissages, relèvent plus, de sa part, d’un marquage obsessionnel du temps qui passe.

Annoncé par le dispositif d’ensemble des quinze grands dessins (105 x 150 cm environ) de Sublimation (2002, coll. part.), où sont réunis images et textes, le grand déploiement d’ Extrême tension s’impose, depuis sa révélation au Centre Pompidou en 2008, comme la dernière œuvre graphique monumentale de Louise Bourgeois – et, peut-être, son dernier chef-d’œuvre. Se présentant comme un véritable livre mural, il est constitué de onze grands panneaux de formats différents, associant des estampes rehaussées à la main et de grandes feuilles de papier sur lesquelles figurent des mots et des phrases écrits en anglais par la main tremblante de l’artiste, âgée de 95 ans.

De panneau en panneau, Louise Bourgeois donne à lire et à voir, avec précision et sans embellissement aucun, son propre corps, vieux et usé : dans le premier, ses bras rouges élancés, tendus verticalement, encadrent le titre, écrit en lettres majuscules ; les suivants contiennent des mots énumérant les parties de son corps, depuis la base du crâne (panneau 2) jusqu’aux doigts de pieds (panneau 6) et aux mains (panneau 7), en passant par les organes internes : l’œsophage (panneau 4), le rectum (panneau 5)… Suivent les sensations et les manifestations physiques les plus intimes : douleurs et crampes (panneau 8), respiration, palpitations, bouffées de chaleur et transpiration (panneaux 9 et 10). Les mains rouges du premier panneau réapparaissent sur le septième, mais ici elles ont glissé vers le bas de la feuille, en y laissant des traces : cependant elles s’agrippent toujours au papier – c’est-à-dire à la vie. Le onzième panneau clôt l’œuvre, sans détours, par les mots : « L’odeur de l’animal traqué » , entourés de traces de doigts sur quatre colonnes. II ne fait aucun doute que l’artiste est cet animal – et que ce qui le traque est simplement la mort. Dans cet impressionnant « autoportrait » d’une anatomie éclatée, ultime face-à-face avec la mort et avec elle-même auquel elle convie le spectateur, Louise Bourgeois oppose à l’attente de la fin sa force de travail, et, toujours, son instinct de vie. » Extrait du catalogue Collection art graphique – La collection du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, sous la direction de Agnès de la Beaumelle, Paris, Centre Pompidou, 2008 

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A Extrême tension répond aussitôt 10 AM is When You Come, suite de quarante peintures sur un motif unique, les mains de l’artiste qui saisissent ou sont saisies par les mains de son assistant,  Jerry Gorovoy. Les doigts semblent modeler, se croiser ou danser, allégories de la création.
Louise Bourgeois and her assistant Jerry Gorovoy in the studio in Carrara, Italy, in 1981 with marble works in progress

Louise Bourgeois and her assistant Jerry Gorovoy in the studio in Carrara, Italy, in 1981 with marble works in progress

Louise Bourgeois and her assistant Jerry Gorovoy in her Brooklyn studio preparing to make a mold for a sculpture in 1995

Louise Bourgeois and her assistant Jerry Gorovoy in her Brooklyn studio preparing to make a mold for a sculpture in 1995

Louise Bourgeois-10 AM Is When You Come To Me, 2007

Louise Bourgeois-10 AM Is When You Come To Me, 2007

Louise Bourgeois- 10 am Is When You Come To Me, 2007 — mixed media on 40 music paper sheets. These are the hands of Louise and Jerry Gorovoy.

Louise Bourgeois- 10 am Is When You Come To Me, 2007 — mixed media on 40 music paper sheets. These are the hands of Louise and Jerry Gorovoy.

© Louise Bourgeois/Licensed by VAGA, New York, NY/Adagp, Paris

COURTESY OF CENTRE POMPIDOU PARIS [centre pompidou]

 

Underwood & Underwood

Underwood & Underwood -active Ottawa, Canada and New York 1880s – 1940s, Photographer (Photography, Stereoscopic, Photojournalism),  Publisher. The Underwood brothers, Elmer (1859-1947) and Bert (1862-1943) began the company by selling stereoscopes door to door.TThe company originally sold stereoscopic , as well as home stereoscope kits. The company grew rapidly, eventually moving to New York (1887), producing its own photographs (1891). By 1901, they were selling 300,000 stereoscopes a year and producing more than 25,000 cards a day. The company established branches in Baltimore, London, and Canada, and relocated their headquarters to New York City in 1891. They providing photographs to newspapers (1896), and establishing a wire-service-like sales agency (1904). They sold their back catalogue and rights to the Keystone View Company (which was subsequently acquired by Mast Industries in the 1970s.) in 1920 and unincorporated in the early 1940’s.

Underwood and Underwood dominated the news-photography industry until 1920

An army of freelance news photographers was fielded and newspaper and magazine publishers seeking to break away from traditional line drawings and wood cut illustrations clamored for Underwood and Underwood prolific output.

Around 1904 they set up a sales agency that would virtually dominate the news photo field for the next 30 years.  For exemple they were activs in the Moffett Studio ( partnership between Evan Albert Evans and camera artist George Moffett in 1905). In the latter 1910s, Moffett turned over the theatrical photography to camera artist Paul R. Stone who, though he was not granted credit on images, was allowed to voice expert opinions under his own name in the press. Stone handled the celebrity shoots until Evan Evans turned over direction of the studio to a management team appointed by Underwood and Underwood in mid-1920s. At that juncture he joined Raymor Studios in Chicago, a gallery that ran a diversified business in the city. Rebranded the Paul R. Stone-Raymor Studios they remained an active business from the 1920s through the 1940s. However, the arrest by the F.B.I. of studio employee Earnest D. Wallis for possession of photographs of classified plans for the A bomb in 1947 fatally damaged the studio’s reputation. In the 1940s, Underwood & Underwood sold Moffett Studio to the partnership of Robert T. McKearnan and Jack Russell.

More on wikipedia.org

Of course, those are not the Stereoscopes interest in their work,  although that is what retains them. Rather, it is the second phase of their development which I like. Beautiful portraits , including the greatest artists of the time. They published mainly in magazines, (I put an example of what they could be asked to produce. ) , Which restricts the possibility of finding proof silver gelatin prints . No Nudes this time , but still the favorites subjects : Actresses years 1910-20s , dance, and the improbable event testimony. The next time i will propose  fashion photos and other artists)

( But i really like this album ( Publisher) ,   » Is Marriage a Failure? »

Underwood & Underwood and the actress Theda Bara

[More about their collaboration HERE]

Underwood and Underwood- Theda Bara, from the book Amillion and one Nights, a history of the motion Picture by Terry Ramsaye . Ed° Routlege, 2012

Underwood and Underwood- Theda Bara, from the book Amillion and one Nights, a history of the motion Picture by Terry Ramsaye . Ed° Routlege, 2012

Underwood & Underwood- Portrait of Theda Bara , Autographed © Underwood & Underwood- Corbis

Underwood & Underwood- Portrait of Theda Bara , Autographed , 1915 © Underwood & Underwood- Corbis

Underwood & Underwood - Theda Bara, as the vampire , in A Fool There Was directed by Frank Powell, 1915 variante

Underwood & Underwood – Theda Bara, as the vampire , in A Fool There Was directed by Frank Powell, 1915 variante

Underwood & Underwood-Theda Bara, 1916

Underwood & Underwood-Theda Bara, 1916

Underwood & Underwood-Theda Bara, 1916, [Direction William Fox], New York publicity For newspaper and magazines ( courtesy UCLA arts library)

Underwood & Underwood-Theda Bara, 1916, [Direction William Fox], New York publicity For newspaper and magazines ( courtesy UCLA arts library)

 

 

Theda Bara by Underwood & Underwood Studios, N.Y.1915

 

 

Underwood & Underwood- Theda Bara, 1915

Underwood & Underwood- Theda Bara, 1915

Underwood & Underwood- Theda Bara, 1915

Underwood & Underwood- Theda Bara, 1915

another one chicago tribune.1917

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Underwood & Underwood and Performer,  Personality, Dancer, Painter, Actress, Still Life

 

The actress Virginia Pearson,posing for a risque shot. by Underwood & Underwood studio, 1926

Nude Study of Billie Dove, Motion Picture Star Ziegfeld. Photo by © Underwood & Underwood

Nude Study by © Underwood & Underwood, around 1915-1920

Underwood & Underwood-Isadora Duncan Performing on Beach, 1910s © Underwood & Underwood- Corbis

Underwood & Underwood-Isadora Duncan Performing on Beach, 1910s © Underwood & Underwood- Corbis

Agnes Boone, left,dancing with her sister, Honorita in New York City, March 16, 1927 Photo by Underwood & Underwood

Underwood & Underwood Anna may wong in Chicago1925

Underwood & Underwood Anna may wong in Chicago1925

Billie Dove Posing Nude around 1920 Photo by Underwood & Underwood

ca. 1910, USA --- Two women in swimwear enjoy a tandem bike ride down the beach with parasols in hand. --- Image by © Underwood & Underwood/Underwood & Underwood/Corbis

ca. 1910, USA — Two women in swimwear enjoy a tandem bike ride down the beach with parasols in hand. — Image by © Underwood & Underwood/Underwood & Underwood/Corbis

Mae West Starring in The Heat’s On1943 Photo by Underwood & Underwood

Underwood & Underwood-Miss Helen Mead of Washington Wearing Diving Cap Resembling a Rooster at the Lake Placid Swimming Club.© Underwood & Underwood- Corbis

Underwood & Underwood-Miss Helen Mead of Washington Wearing Diving Cap Resembling a Rooster at the Lake Placid Swimming Club.© Underwood & Underwood- Corbis

Underwood & Underwood-Mary Philbin on Chick-Drawn Cart Original caption by Rather Novel, nd © Underwood & Underwood- Corbis.

Underwood & Underwood-Mary Philbin on Chick-Drawn Cart Original caption by Rather Novel, nd © Underwood & Underwood- Corbis.

Underwood & Underwood- Miss Sonja Henie (Olympic Games champion)1928 © Underwood & Underwood-Corbis

Underwood & Underwood- Miss Sonja Henie (Olympic Games champion)1928 © Underwood & Underwood-Corbis

Underwood & Underwood- Virginia Pearson 1920s. Gelatin silver print (Coll Roger Corbeau)

Underwood & Underwood- Virginia Pearson 1920s. Gelatin silver print (Coll Roger Corbeau)

Underwood & Underwood- Portrait of Valeska Suratt, 1920s. Gelatin silver print (Coll Roger Corbeau)

Underwood & Underwood- Portrait of Valeska Suratt, 1920s. Gelatin silver print (Coll Roger Corbeau)

Underwood & Underwood- Dorothy Bernard (1890-1955) in 1920s Egypt. Gelatin silver print (Coll Roger Corbeau)

Underwood & Underwood- Dorothy Bernard (1890-1955) in 1920s Egypt. Gelatin silver print (Coll Roger Corbeau)

Underwood & Underwood- Dorothy Bernard (1890-1955) in 1920s Egypt. Gelatin silver print (Coll Roger Corbeau)

Underwood & Underwood- Dorothy Bernard (1890-1955) in 1920s Egypt. Gelatin silver print (Coll Roger Corbeau)

Underwood & Underwood-lore Revalles( russian Dancer) studies the motion of snakes to gain ideas for her new serpent dance, vening public ledger., October 05, 1916

Underwood & Underwood-lore Revalles( russian Dancer) studies the motion of snakes to gain ideas for her new serpent dance, vening public ledger., October 05, 1916 Found Here

Underwood & Underwood- The dancer Flore Revalles with a snake, 1916

Underwood & Underwood- The dancer Flore Revalles with a snake, 1916

Underwood & Underwood- Miss Eleanor Link, 16 year, Wrestling an Alligator © Underwood & Underwood-Corbis

Underwood & Underwood- Miss Eleanor Link, 16 year, Wrestling an Alligator © Underwood & Underwood-Corbis

Underwood & Underwood-Dorothy Newell Wearing a Suffrage Slogan, 1900-1910s© Underwood & Underwood- Corbis

Underwood & Underwood-Dorothy Newell Wearing a Suffrage Slogan, 1900-1910s© Underwood & Underwood- Corbis

Underwood and Underwood Studios- Edith de Lis – American Opera singer.

Underwood and Underwood Studios.Photograph of unidentified dancer

Underwood & Underwood - Nina Foch

Underwood & Underwood – Nina Foch, nd

Underwood & Underwood- The Performer Lilyan Tashman, Washington DC, c.1923.

Underwood & Underwood- The Performer Lilyan Tashman, Washington DC, c.1923.

Underwood & Underwood-Margaret Horton, Dr. Waite’s Plaza companion, Mystery Woman in Peck poison case, 1916

Underwood & Underwood-Gabrielle Coco Chanel in suit and beret, 1931 © Underwood & Underwood-Corbis.

Underwood & Underwood-Gabrielle Coco Chanel in suit and beret, 1931 © Underwood & Underwood-Corbis.

Underwood & Underwood., Nearly a mile straight down and only a step–from Glacier Point (N.W.) across valley to Yosemite Falls, Yosemite, Cal. 1900-1910

Underwood & Underwood- Claude Monet standing in his studio with a panel of his Nympheas mural., Giverny, France , 1914-18 © Underwood & Underwood-Corbis

Underwood & Underwood- Claude Monet standing in his studio with a panel of his Nympheas mural., Giverny, France , 1914-18 © Underwood & Underwood-Corbis

Pablo Picasso – La suite des saltimbanques, 14 encres et dessins au crayon papier de 1905 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

 

Un petit détours par la période bleu s’impose pour introduire ces 14 planches très rares de picasso que je vous propose aujourd’hui. Alors qu’il a tout juste À 19 ans, en 1901, Picasso  en compagnie d’un autre peintre Iturrino expose  soixante-quatre peintures durant un mois  à la galerie d’Ambroise Vollard, à Paris. (Ambroise Vollard est un célèbre marchand d’art de la fin du XIXe – début XXe siècle) .Picasso fait  à ce moment là la connaissance du poète Max Jacob. Quatre années plus tard,  en 1905, il  expose à la galerie Serrurier, ses premières toiles roses. C’est au printemps, de cette même années qu’ il peint et dessine Les Saltimbanques, alors qu’il vit en plein  Montmartre.   Ambroise Vollard  lui achète la plupart des toiles roses en mars 1906 et publie  La suite des saltimbanques en 1913, qui se composent de 14 planches et qui sera tiré à 250 exemplaires et imprimée par Louis Fort( qu’on cite peu souvent).

J’ai la chance inespérée d’avoir une lithographie  du « Le repas frugal »  numérotée et signée.Celle que je possède est tachée ( probablement d’un quelconque breuvage…) Ceci dit j’ai pu l’acquérir pour trois francs six sous,  le vendeur ne connaissant visiblement pas la valeur d’une telle pièce… je n’ose même pas vous dire que j’ai du lui en donner 5 francs à l’époque donc même pas un euro !  Cette litho trône et plane au dessus de nos repas familiaux, pour notre grand  plaisir , il va sans dire, mais aussi avec une forme d’étrangeté, tant ces deux compagnons de repas sont unis et distants l’un de l’autre à la fois. Voilà pour l’ anecdote personnelle du jour.

 

Je vous rappelle que pour les voir en grand format,il vous suffit de les ouvrir dans un autre onglet. Je ne les ai pas mis en format très très lourd ( tout simplement pour des problèmes de place dans mes archives mais aussi  de droits de reproduction, mais je peux les fournir… si on me les demande)

Pablo Picasso - Le repas frugal , Planche la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1906-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso – Le repas frugal , Planche la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1904, ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

« Le repas frugal  compte parmi les chefs-d’œuvre de l’art graphique du XXe siècle et rappelle avec force ses expériences de jeunesse dans le quartier artistique aux logements modestes de Montmartre. « Le repas frugal » dépasse le simple thème de la misère abjecte; Picasso y représente plutôt l’allégorie de l’artiste qui tire le diable par la queue. L’estampe est peut-être inspirée des illustrations pour « Soliloques du pauvre » de Jehan Richtus, réalisées en 1897 par Theodore Steinlen et son camarade artiste catalan Joaquim Sunyer Miró, qui expriment la même lassitude et la même angoisse. » Musée national du canada.( où l’oeuvre a été acquise)

Pablo Picasso - la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1906-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923 1

Pablo Picasso – la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1905 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso - la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1906-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso – la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1905 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso - la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1906-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso – la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1905 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso - la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1906-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso – la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1905 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso - la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1906-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso – la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1905 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso - la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1906-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso – la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1905 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso - la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1906-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso – la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1905 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso - la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1906-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso – la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1904-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso - la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1906-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso – la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1904-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso - la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1906-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso – la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1904-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso - la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1906-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso – la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1904-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso - la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1906-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso – la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1904-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso - la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1906-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

Pablo Picasso – la suite des saltimbanques, 14 encres ans dessins au crayons de 1904-05 , ed° Ambroise Vollard, Paris, 1923

 

Xi Pan

La Peintre Chinoise  Xi Pan, née en  1971 à Wenzhou, fille d’un grand galeriste , elle promène dès l’enfance entre toutes les galeries d’Arts de son père. Elle intègre rapidement l’Ecole des Beaux Arts de Hangzou, où elle est vite orientée vers l’Académie de Beaux Arts de Moscou.  Xi Pan capte la délicatesse et la sensualité de ses modèles. Elle ne travaille qu’à l’huileOn retrouve dans son travaille des influences telles que   Klimt, Schiele , Modigliani ou Van Dongen.

Xi- Pan-Unnamed 02, 2008

Xi- Pan-Unnamed 02, 2008

Xi  Pan-Nude with Chinese Composition 2005

Xi Pan-Nude with Chinese Composition 2005

 

Xi- Pan-Unnamed 03, 2008

Xi- Pan-Unnamed 03, 2008

 

Xi  Pan-Nude #2 2003

Xi Pan-Nude #2 2003

Xi  Pan-Nude #1 2003

Xi Pan-Nude #1 2003

Xi- Pan-Unnamed 09 2008

Xi- Pan-Unnamed 09 2008

Xi- Pan- Breeze, 2008

Xi- Pan- Breeze, 2008

Xi  Pan-La Chambre Rose 2003

Xi Pan-La Chambre Rose 2003

Xi  Pan-Golden Nude 2008

Xi Pan-Golden Nude 2008

Xi  Pan-Floating Nude,2008

Xi Pan-Floating Nude,2008

Xi- Pan-Daydream, 2008

Xi- Pan-Daydream, 2008

Xi  Pan-Golden Siesta 2008

Xi Pan-Golden Siesta 2008

 

Xi  Pan-Woman in Black Hat,2004

Xi Pan-Woman in Black Hat,2004

Xi  Pan-Rain 2009

Xi Pan-Rain 2009

Xi- Pan-Unnamed 05, 2008

Xi- Pan-Unnamed 05, 2008

 

 

 

 

 
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