Protégé : Lee Miller (1907-1977)

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Nusch Eluard- Collages Collection of Timothy Baum, New York.

« C’est l’expert américain du surréalisme Timothy Baum qui a découvert la supercherie : 6 collages référencés par les ayants droits du poète Paul Eluard avaient été attribués au poète. Or Timothy Baum dans les années 70 achète dans une vente aux enchères  trois de ces collages. Et là, après les avoir examinés à la loupe, il découvre la signature de Nusch. Il prévient aussitôt les éditions Gallimard et tous les experts du surréalisme pour signaler sa découverte. Obsédé par sa découverte géniale, il met la main sur 3 autres collages signés Nusch. Ainsi met-il à jour la petite oeuvre d’une artiste éphémère, Nusch Eluard.

Les Collages de Nusch Eluard datent de 1937. ( mais sont souvent datés des années précédentes car tout d’abord attribués à Paul Eluard , variant de 1930 à 1936). Nusch est alors dépressive. Eluard s’en inquiète auprès des amis. Nusch sollicite l’aide d’un médecin qui lui conseille d’écrire… Impossible, lui dit-elle, son mari est poète. C’est à lui que revient le talent de l’écriture. Elle n’avoue sans doute pas que l’écriture n’est pas pour elle un exercice facile. Elle commet de nombreuses fautes d’orthographe. Nusch est d’origine allemande et n’a guère fréquenté l’école. C’est Picasso, son confident qui va la guider vers le collage. Le collage est une technique artistique très appréciée par les Surréalistes et Eluard adore çà. Il en achète et il en produit lui-même. Avec Georges Hugnet, maitre incontesté du collage surréaliste, et ami intime du couple, Nusch est à « bonne école ».

Les Collages de Nusch constituent une oeuvre, composée en quelques jours, achevée, mais jamais poursuivie par l’artiste comme si la création des 5 collages avait fait oeuvre de thérapie, ce que recherchait la jolie Nusch. » C. Vieuille Pour Ed° Arte Littera.

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Nusch Éluard – Collage, ca. 1937 Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Éluard – Photo Collage, ca. 1937 Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Eluard- Bois des Iles, Precious woods, Photo-collage c. 1937 Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Eluard- Bois des Iles, Precious woods, Photo-collage c. 1937 Collection of Timothy Baum, New York.

 

Nusch Éluard – Collage, ca. 1936 Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Éluard – Collage, ca. 1936 Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Éluard – Photo-collage c. 1937.Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Éluard – Photo-collage c. 1937.Collection of Timothy Baum, New York.

 

Nusch Éluard – Collage, ca. 1937 Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Éluard – Collage, ca. 1937 Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Éluard – Photo-collage c. 1937.Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Éluard – Photo-collage c. 1937.Collection of Timothy Baum, New York.

 

Support pour collage Nusch Éluard – Collage, ca. 1936

Support pour collage Nusch Éluard – Unknown- Theatical outdoor nude, pose, 1925s, Germany

Vous pouvez vous les procurer Ici sous format Pdf, ou dans un livre avec d’autres collages de surréalistes de grand nom

Max Ernst – Une semaine de bonté

« Dans cette ultime partie, des femmes en transe quittent leurs lits et leurs chambres à coucher pour s’envoler. Toute pesanteur, caractéristique de la réalité, est abolie. A travers ces figures cambrées, Max Ernst illustre la fascination surréaliste pour l’hystérie, maladie libératrice et inspiratrice : « Gloire […] à l’hystérie et à son cortège de femmes jeunes et nues glissant le long des toits. Le problème de la femme est, au monde, tout ce qu’il y a de merveilleux et de trouble »

André Breton, Manifestes du surréalisme, Paris, Jean-Jacques Pauvert, 1962.

Pendant plusieurs semaines, l’été 1933, le peintre allemand séjourne à Vigoleno, dans le nord de l’Italie, invité , tout comme l’artiste surréaliste Valentine Hugo ou bien encore le poète et agitateur Gabriele D’Annunzio, le pianiste Arthur Rubinstein,  l’actrice Mary Pickford et même l’acteur Douglas Fairbanks  par Maria Ruspoli, Duchesse de Gramont.

Il puise dans sa foisonnante bibliothèque où sont réunis des romans à quatre sous et il y découpe quantité d’images qui le font rêver ou sourire( (des illustrations découpées de Gustave Doré du Paradis perdu de Milton ou des gravures tirées de magazines  passés de mode , des illustrations de romans populaires du 19e siècle comme Les damnés de Paris de Jules Mary, de manuels scientifiques….)  .

Pour quoi faire ? Pour confectionner son troisième ensemble de collages. Une Semaine de Bonté ( le troisième roman-collage de Max Ernst, apres  « La Femme 100 têtes » de 1929 et « Rêve d’une petite fille qui voulut entrer au Carmel  » de1930. Ces planches furent éditées par Jeanne Bucher l’année suivante en 1934 donc, en un coffret de cinq cahiers, à 800 exemplaires, comportant 184 Collages ( que je vous présente , mais que je ne possède pas (malheureusement), mais il existe aujourd’hui deux très bons livres Ici qui vous présentent toutes les Oeuvres  de ce romans collage, que vous pouvez acquérir pour quelques euros, (optez pour celui de Werner Spies qui respecte les originaux, (teintes par exemple…etc) mais qui est plus cher. L’autre vous trouvez ttes les copies sur le net)

Max Ernst « avait à l’origine prévu de le publier en sept cahiers afin d’associer à chaque cahier un jour de la semaine. Le choix du titre renvoie d’ailleurs au sept jours de la Genèse. Mais c’est également une allusion à l’association d’entraide « La semaine de la bonté » fondée en 1927 pour promouvoir l’action sociale. Paris avait été envahi d’affiches de l’organisation sollicitant le concours de chacun. Le titre, comme les éléments constitutifs des collages sont autant d' »emprunts » de Max Ernst. »@Musée d’Orsay

Ces collages furent exposés deux fois dans leur intégralité (moins cinq planches, censurées car jugées trop blasphématoires) , en 1936 ,au Museo Nacional de Arte Moderno de Madrid,), par l’entremise de Paul Eluard  et plus de 70 ans après  au Musée d’Orsay à Paris en 2009 en çà totalité cette fois.

Dans cette œuvre Max Ernst nous propose une histoire entre le conte merveilleux et le roman «noir»  qui est une suite de plusieurs collages sans note ni légende.( Seul dans le dernier cahier, il accompagne les jours par des citations choisies de Marcel Schwob, Jean Hans Arp, André Breton, Paul Eluard et d’autres.)

Il comporte sept séries d’images qui représentent chacune une journée de la semaine (mythe moderne de la création). La notion d’«éléments capitaux» est substituée par Max Ernst à celle des sept «péchés capitaux». À chaque journée est associé un élément et un exemple. Une semaine de bonté  porte un sous-titre,  «Les sept éléments capitaux»,  affirmant ainsi la volonté délibérément blasphématoire de l’artiste

Le dimanche a pour élément la boue et pour exemple le lion de Belfort (l’orgueil);

le lundi, élément : l’eau, exemple : l’eau (la paresse);

le mardi, élément : le feu, exemple : la cour du dragon (la luxure);

le mercredi, élément : le sang, exemple : Œdipe (la colère );

le jeudi, élément : le noir, deux exemples : le rire du coq, l’île de Pâques (l’envie, qui a deux aspects selon la théologie);

le vendredi, élément : la vue, exemple : l’intérieur de la vue (l’avarice);

le samedi, élément : inconnu, exemple : la clé des chants (la gourmandise).

Au final, chaque collage forme un engrenage donnant naissance à des êtres extraordinaires évoluant dans des décors fascinants, des mondes visionnaires défiant l’entendement et le sens de la réalité. La caractéristiques de tous ces collages est que les thèmes sont abordés par l’isotopie (homme/animal) Les personnages affublés de têtes d’oiseaux, munis d’ailes dans le dos, dotés de membres imprévus,. Avec une maîtrise diabolique ‘une part,  par le fait qu’Ernst unifie l’espace en prenant  plusieurs éléments découpés d’un même espace en y ajoutant un nouvel élément  et dans des décors fantastiques à trois dimensions  y place ses personnages .

Comme ses compagnons surréalistes, Max Ernst est revenu traumatisé de la Première Guerre mondiale. Comment reprendre place, comme si de rien n’était, dans une société qui met tout en œuvre pour oublier ou nier les horreurs et les destructions ? En faisant preuve de dérision, en construisant un univers Onirique, Allégorique et poétique, qu’il pourrait apparaitre presque « délicieux » au sein  d’une fin du 19ieme romantique feutrée  et de n’y évoquer que  la terreur ,  l’effroi,  la cruauté, les tortures, la douleur, La nature de l’homme, la sexualité, la brutalité, qui sont si lissement niées dans les salons confinés, mais qui se révêlent bien existantes derières les murs et portes.  En cela les tableaux et événements qui se déroulent au fil des pages d’une semaine de Bonté forment un contraste éclatant avec le titre et sont l’incarnation de sa volonté de réduire en miettes les bien pensants.  La semaine commence un dimanche, ,  les salons cossus hébergent un peuple qui grouille : mais ils sont  limaces,  queues de diable,  reptiles/ le message est assez clair et éloquant !

«  Dans ce roman visuel, sans parole, le spectateur reste dépendant de sa seule interprétation. C’est à lui de reconstruire un événement, d’identifier une histoire ou de tenter de donner un sens, jusqu’à en perdre haleine. »@Musée d’Orsa


Premier cahier Dimanche /

Max Ernst- Une semaine de bonté premier Cahier dimanche le lion de Belfort, 1934

Max Ernst- Une semaine de bonté premier Cahier dimanche le lion de Belfort, 1934 . © ADAGP

Max Ernst- Une semaine de bonté premier Cahier dimanche le lion de Belfort, 1934 . © ADAGP

Max Ernst- Une semaine de bonté premier Cahier dimanche le lion de Belfort, 1934 . © ADAGP

Max Ernst- Une semaine de bonté premier Cahier dimanche le lion de Belfort, 1934 . © ADAGP

Max Ernst- Une semaine de bonté premier Cahier dimanche le lion de Belfort, 1934 . © ADAGP

Ernst se détache de la chronologie de la Genèse en faisant débuter sa semaine par le dimanche, qu’il fait sombrer dans une orgie de violence, de blasphème et de mort. De même, l’élément associé « La boue » – la boue primitive, der Urschlam – est un contraste absolu avec le jour de repos du Créateur.

Il met en scène la domination constante des faibles, des (belles) femmes en particulier. La bête humaine triomphante à tête féline enchaîne, menace, effraie, torture, tue. Ernst l’a muni de toutes sortes d’armes et a placé ça et là des serpents, crânes et autres éléments symboliques.

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 12, ( Dimanche: la boue et le Lion de Belfort) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 14,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 14,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 22, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 22, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort ,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort ,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 4,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 4,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 5,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 5,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 21,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 21,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 24, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 24, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 28, (Encourager l’interdit d’interprétation) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 34,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 34,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Deuxième cahier // Lundi

Le deuxième jour a pour élément et exemple l’eau. Ce Lundi n’en est pas moins chargé de violence, de peur et de mort : il envoie des flots jusqu’en haut des monuments parisiens, aux pieds des lits ou se trouvent de belles prisonnières, parfois endormies.
Ici aussi Ernst joue avec les corps et leurs positions, insère l’ambigüité et l’érotisme.

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, L'eau 4, (Une personnalité du choix)1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, L’eau 4, (Une personnalité du choix)1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst Collage tiré de Une semaine de bonté, l’eau,6 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst Collage tiré de Une semaine de bonté, l’eau,6 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, L’eau 4, « Ecriture automatique « ( 21) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst Collage tiré de Une semaine de bonté, L’eau 4 (Lundi: l’eau, 24) , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Troisième cahier // Mardi

Max Ernst- Une semaine de bonté troisème cahier Mardi, La cour du DragonCahier 1934

Max Ernst- Une semaine de bonté troisème cahier Mardi, La cour du Dragon Cahier 1934. © ADAGP

Max Ernst- Une semaine de bonté troisème cahier Mardi, La cour du DragonCahier 1934 2

Max Ernst- Une semaine de bonté troisème cahier Mardi, La cour du Dragon Cahier 1934 . © ADAGP

Max Ernst- Une semaine de bonté troisème cahier Mardi, La cour du DragonCahier 1934 1

Max Ernst- Une semaine de bonté troisème cahier Mardi, La cour du Dragon Cahier 1934 . © ADAGP

Mardi et sa Cour du Dragon, où, alors que dans l’ombre un reptile est toujours prêt à se déployer, la bourgeoisie est montrée dans soute son hypocrisie, son désordre intérieur et ses luttes. « L’histoire commence dans « La cour du dragon » à Paris, et se poursuit dans la grande bourgeoisie. Les dragons et serpents côtoient les êtres humains, eux-mêmes pourvus d’ailes de dragon ou de chauve-souris, voire aussi d’ailes d’ange.
Le feu des passions, élément à l’opposé de la force naturelle de l’eau, conduit à des tragédies symbolisées par les attributs ou animaux plongés dans cet enfer bourgeois. Les motifs surréels qui apparaissent sur les murs et les panneaux de porte expriment les rêves, les peurs et les désirs cachés de la bourgeoisie. » Musée d’Orsay

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 4, ( Mardi: le feu et la cour du dragon) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 11 (Décoller du réel), 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 22 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 10 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 24 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 24 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Quatrième cahier //Mercredi

Max Ernst- Une semaine de bonté quatrieme cahier Mercredi OedipeCahier 1934

Max Ernst- Une semaine de bonté quatrieme cahier Mercredi OedipeCahier 1934 . © ADAGP

Max Ernst- Une semaine de bonté quatrieme cahier Mercredi OedipeCahier 1934

Max Ernst- Une semaine de bonté quatrieme cahier Mercredi OedipeCahier 1934 . © ADAGP

Max Ernst- Une semaine de bonté quatrieme cahier Mercredi Oedipe Cahier ,1934

Max Ernst- Une semaine de bonté quatrieme cahier Mercredi Oedipe Cahier ,1934 . © ADAGP

Mercredi raconte le mythe d’Oedipe « Le personnage mythique d’Oedipe est ici représenté avec une tête d’oiseau. Les collages narrent son histoire, notamment l’assassinat du père et l’énigme du sphinx. Le plus célèbre d’entre eux est dédié à la blessure aux pieds que lui avait infligée ses parents pour être sûrs de ne pas le voir revenir après qu’il eut été abandonné. Recueilli et adopté par Polybe, le roi de Corinthe, le jeune enfant reçoit le nom d’Oedipous signifiant « pied enflé » en grec ancien.
Chez Ernst, la scène de la blessure, fruit d’une transposition surréaliste, représente l’homme-oiseau transperçant le pied d’une femme nue avec un poignard. »Musée d’Orsay

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 1, ( Anatomies) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 3, ( Oeil) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 7, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 7, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 21, (Inquiétante étrangeté) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 25, (Un peu de matière désorganisée) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Dernier cahier// Jeudi

Max Ernst- Une semaine de bonté Jeudi Vendredi Samedi Cahier , 1934

Max Ernst- Une semaine de bonté Jeudi Vendredi Samedi Cahier , 1934. © ADAGP

Jeudi place les menaces dans le signe du coq gaulois – l’Etat français.

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le rire du coq,12,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le rire du coq,12,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Vendredi et Samedi sont eux beaucoup plus symboliques et même proprement surréalistes avec L’intérieur de la vue et La clé des chants ( où les femmes, enfin libérées, s’envolent vers les cieux, au bord de l’extase, portées par l’étoffe, les nuages et le vent.

« Ceux d’entre eux qui sont gais tournent parfois leur derrière vers le ciel et jettent leurs excréments à la figure des autres hommes ; puis ils se frappent légèrement le ventre. » Marcel Schwob (L’Anarchie).

« Le rire est probablement destiné à disparaître. » Marcel Schwob (Le Rire).

L’île de Pâques « Les pierres sont remplies d’entrailles. Bravo. Bravo. » Arp

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, L’île de Pâques 2 ( Metaphore), 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP,

Vendredi // Elément : La vue

Max Ernst- Une semaine de bonté Jeudi Vendredi Samedi Cahier , 1934 2

Max Ernst- Une semaine de bonté Jeudi Vendredi Samedi Cahier , 1934 . © ADAGP

Trois poèmes visibles
« Si trois est plus grand que 6, faites un cercle autour de la croix, et si l’eau éteint le feu, tracez une ligne du sceau à la bougie, en passant au-dessus du couteau, puis faites une croix sur l’échelle. » Prof. O. Decroly et R. Buyse (Les tests mentaux).

Aux scènes mouvementées des suites précédentes succèdent ici des images pour la plupart emblématiques. Pour certaines planches, Ernst revient à une manière de procéder qu’il a surtout utilisée au début de sa carrière : le « collage synthétique ». Ces compositions sont faites d’éléments hétérogènes placés sur une feuille blanche. Pour les relier entre eux, l’artiste complète les espaces intermédiaires à l’encre ou au crayon, créant en règle générale une scène qui évoque un large paysage.

Premier poème visible
« Et j’oppose à l’amour
Des images de toutes faites
Au lieu d’images à faire. »
Paul Eluard (Comme deux gouttes d’eau)

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté,Premier poème visible 4, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP, Paris 2009

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté,Premier poème visible 4, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Deuxième poème visible
« Un homme et une femme absolument blancs. » André Breton (Le revolver aux cheveux blancs)

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Deuxième poème visible 1, ( Vendredi: l’intérieur de la vue) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Troisième poème visible 1, 1933 © Isidore Ducasse

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Troisième poème visible 1, 1933 © Isidore Ducasse

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Deuxième poème visible 3, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Troisième poème visible 3, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Samedi //L’élément : Inconnu

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La clé des chants 1, ( Samedi: clé des chants et Inconnu) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Vous pouvez trouvez bons nombres des collages dans ce pdf, mais aucun credits n’y est. Vous trouvez noyament les planches du rire du coq // +// + ( là vous avez les crédits si vous voulez en poster) que je n’ai pas mises.

La présentation de l’expostion au Musée d’Orsay avec quelques collages, mais un très bon texte que j’ai d’ailleurs cité ici.

Georges Bataille – Poèmes érotiques

 

Je t’aime comme on râle

Tu es l’horreur de la nuit

Je t’aime comme on râle

Tu es faible comme la mort

Je t’aime comme on délire

Tu sais que ma tête meurt

Tu es l’immensité la peur

Tu es belle comme on tue

Le coeur démesuré j’étouffe

Ton ventre est nu comme la nuit.”

Illustration de Jean Fautrier pour  Georges Bataille

Je mets mon vit contre ta joue

“Je mets mon vit contre ta joue

Le bout frôle ton oreille

Lèche mes bourses lentement

Ta langue est douce comme l’eau

Ta langue est crue comme une bouchère

Elle est rouge comme un gigot

Sa pointe est un coucou criant

Mon vit sanglote de salive

Ton derrière est ma déèsse

Il s’ouvre comme ta bouche

Je l’adore comme le ciel

Je le vénère comme un feu

Je bois dans ta déchirure

J’étale tes jambes nues

Je les ouvre comme un livre

Où je lis ce qui me tue”

Illustration  d’ André Masson pour Georges Bataille

Ma putain

“Ma putain

Mon coeur

Je t’aime comme on chie

Trempe ton cul dans l’orage

Entourée d’éclairs

C’est la foudre qui te baise

Un fou brame dans la nuit

Qui bande comme un cerf

Qui dévorent les chiens

La mort éjacule en sang”

Illustration  d’Hans Bellmer , pour Georges Bataille

J’ouvre le ciel comme on ouvre la gorge

“J’ouvre le ciel comme on ouvre la gorge

Des mourants

Je suis calme comme un taureau

Qui meugle sous la pluie

Je ne suis pas un homme

Je meugle

Je suis plus idiot que la foudre

Qui éclate de rire

Je veux faire un vacarme

Si grand

Qu’on ne s’entendra plus.

Ma folie et ma peur

Ont de grands yeux morts

La fixité de la fièvre.

Ce qui regarde dans ces yeux

Est le néant de l’univers

Mes yeux sont d’aveugles ciels

Dans mon impénétrable nuit

Est l’impossible criant

Tout s’effondre.

Bande-moi les yeux

J’aime la nuit

Mon coeur est noir

Pousse-moi dans la nuit

Tout est faux

Je souffre

Le monde sent la mort

Les oiseaux volent les yeux crevés

Tu es sombre comme un ciel noir.”

Illustration  d’Hans Bellmer- Les deux soeurs, 1957, pour Georges Bataille

Gonflée comme ma pine

“Gonflée comme ma pine ma langue

Dans ta gorge d’amour rose

Ma vulve est ma boucherie

Le sang rouge lavé de foutre

Le foutre nage dans le sang

Dans mes bras mauves le parfum de pomme

Le panthéon de la bitte majestueuse

Un cul de chienne ouvert

A la sainteté de la rue ’amour chevelu de ma jambe

Un panthéon de foutre”

Hans Bellmer – study for georges bataille’s “l’histoire de l’oeil”, 1946

Je dors

“Je dors

La bouche ouverte dans l’attente

D’une pine qui m’étrangle

D’un jet fade d’un jet gluant

L’extase qui m’encule est le marbre

De la verge maculée de sang

Pour me livrer aux vits

J’ai mis

Ma robe à fendre l’âme”

Hans Bellmer Study for Georges Bataille’s “L’Histoire de l’oeil”, 1946

Mademoiselle mon coeur

‘Mademoiselle mon coeur

Mise à nue dans la dentelle

La bouche parfumée

Le pipi coule de ses jambes

L’odeur maquillée de la fente

Est laissée au vent du ciel

Un nuage

Dans la tête

Se réfléchit à l’envers

Une merveilleuse étoile

Tombe

Coeur criant comme la bouche

Le coeur manque

Un lis est brûlant

Le soleil ouvre la gorge.”

Georges Bataille – Poèmes érotiques extraits In,  Œuvres complètes, volume IV , Ed° Gallimard, 1992

George Bataille

 

 

Armand Noyer Edition

20120317-133413.jpg

Alfred Noyer Studio – Topless Dancer, 1920s.

Saboutin {Galerie Bilderwelt} for A. Noyer Studio – La Belle Dherlys, 1921

Saboutin {Galerie Bilderwelt} for A. Noyer Studio – La Belle Dherlys performing at the Revue du Casino de Paris, 1921.

A.Noyer Studio- Nu with veil #520, Postcard, Paris, 1920s.

20120318-113922.jpg

Alfred Noyer Studio Nude, Paris, Postcard, 1920s.

20120323-035305.jpg

Julian Mandel for Alfred Noyer Studio, Nude with Boudoir doll, Postcard #255,Paris, 1920s.

Julian Mandel for Alfred Noyer Studio, Nude with Boudoir doll, Postcard #254,Paris, 1920s.

studio A. Noyer- Nude #211, Postcard, Paris, 1920

A.Noyer Studio- Nude, Postcard, Paris, 1910.

Julian Mandel for Alfred Noyer Studio- Nude #242, Paris. Postcard , 1920s

A. Noyer Studio- Nude with veil, Postcard, Paris, 1910.

A. Noyer Studio- Nude#204,Model Kiki de Montparnasse,1920’s

Julian Mandel for A.Noyer Studio- Female holding her breast, Paris, 1920

Julian Mandel for A.Noyer Studio -Ekstase, Paris 1925

Julian Mandel for A.Noyer Studio – Nu à la Rose, Paris, 1920’s

Alfred Noyer Studios- Nude with veil, Paris, 1920’s

Alfred Noyer Studios- Nude with veil, Paris, 1920’s

Alfred Noyer Studios- Nude with veil, Paris, 1920’s

Julian Mandel for Alfred Noyer Studios- Nude, Paris, 1925

Julian Mandel for A.Noyer Studio – Woman smoking in the nude, Postcard, Paris, 1933

Julian Mandel for A.Noyer Studio- Nude #279, Paris Postcard,1920's

Julian Mandel for A.Noyer Studio- Nude #279, Paris Postcard,1920’s

Alfred Noyer Studio – Study of nude, Paris Postcard, 1920s.

Julian Mandel for A.Noyer Studio- study of Nude #217, Paris Postcard, 1920s.

Julien Mandel for A.Noyer Studio- study of Nude #217, Paris Postcard, 1920s.

Julien Mandel for A.Noyer Studio- study of Nude #56, Paris Postcard, 1920s.

Julien Mandel for Alfred Noyer Studios- Nude 364, Paris,1920s

Lucien Walery for A. Noyer Studio -Nude #536, Postcard,Paris, 1910s.

Lucien Walery for A. Noyer Studio -Nude #536, Postcard,Paris, 1910s.

Lucien Walery for A. Noyer studio- Nude, Paris,1920’s

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Julien Mandel for A.Noyer Studios- Nude#204[Model Kiki de Montparnasse

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Julien Mandel for A.Noyer Studios- Nude#204[Model Kiki de Montparnasse

Alfred Noyer Studios – Nude with veil,{model Hilde Meyer Kupfer}, paris, 1920’s

Alfred Noyer- Nude miniatures 1920’s

julian Mandel for A.Noyer Studio -Nu #88 1920’s

julian Mandel for A.Noyer Studio -Nu #88 1920’s

Julien Mandel for Alfred Noyer Studios- Nude #49 Paris,1920s

Julien Mandel for Alfred Noyer Studios- Nude #222, Paris,1920s

Julian Mandel for A.Noyer Studio – Femme nue se mirant dans l’eau, Nu#352 1920’s

Julian Mandel for A.Noyer Studio – Femme nue se mirant dans l’eau, Nu#352 1920’s

Julian Mandel for A.Noyer Studio – Study in the water, Nu#352 1920’s

Julian Mandel for A.Noyez Studio- On the beach #412, Postcard, Paris, 1930’s

Alfred Noyer Studios – Protrait à la cigarette, Postcard, Paris, 1920’s

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Alfred Noyer Studio -Nude#527 , 1920’s

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Julian Mandel for Alfred Noyer Studio -Nude#369 , 1920’s

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Alfred Noyer Studio -Nude# 4249, 1920’s

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Alfred Noyer Studio -Nude#4584 , 1920’s

Alfred Noyer Studio -Nude# 5036, 1920’s

Brassaï (1899 -1984)

« Brassaï, pseudonyme de Gyula Halász, né le 9 septembre 1899 à Brașov (hongrois: Brassó – ville alors austro-hongroise et rattachée à la Roumanie depuis) et mort le 8 juillet 1984 à Nice (Alpes-Maritimes), était un photographe français d’origine hongroise, et aussi dessinateur, peintre, sculpteur et écrivain.

Gyula Halász a trois ans quand sa famille emménage à Paris où ils rejoignent le père qui enseigne la littérature à la Sorbonne. Jeune homme, Gyula Halász étudie la peinture et la sculpture à l’école des Beaux-Arts de Budapest avant de rejoindre la cavalerie austro-hongroise pour y servir durant la Première Guerre mondiale. En 1920 il se rend à Berlin où il y travaillera en tant que journaliste, tout en suivant les cours de l’académie des Beaux-Arts Berlin-Charlottenburg.

Halász déménage en 1924 pour Paris. Seul, il apprend le français en lisant les œuvres de Marcel Proust. Installé à Montparnasse, au cœur du Paris artistique des années 1920, il se lie à Henry Miller, Léon-Paul Fargue et Jacques Prévert.

Il reprend sa carrière de journaliste. Il écrivit plus tard que la photo l’avait aidé à saisir la nuit Parisienne, la beauté des rues et des jardins, qu’il pleuve ou qu’il vente. En utilisant son lieu de naissance, Gyula Halász se forge dès 1923 le pseudonyme de Brassaï qui signifie « de Brassó ». C’est sous ce nom qu’il s’impose comme celui qui a su capturer l’essence de la ville dans ses clichés, publiant un premier recueil en 1932 intitulé « Paris de nuit » qui reçoit un grand succès et le fera même surnommer « l’œil de Paris » par Miller dans l’un de ses essais.

En dehors de ses photos du Paris interlope et sombre, Brassaï s’est aussi intéressé à la haute société, aux intellectuels, à la danse et à l’opéra. Il photographia nombre d’entre ses contemporains, tels Salvador Dalí, Pablo Picasso, Henri Matisse, Alberto Giacometti et certains des écrivains majeurs de l’époque : Jean Genet, Henri Michaux. Une de ses photographies de la série des Graffiti sera utilisée en couverture du recueil de Jacques Prévert Paroles en 1946.

Ses photographies offrirent à Brassaï une célébrité internationale. En 1956, son film « Tant qu’il y aura des bêtes » gagne un prix à Cannes, puis en 1974, il est élevé au rang de Chevalier des Arts et des Lettres, avant de recevoir en 1976, la Légion d’honneur. Il gagne le premier « Grand Prix national de la photographie », deux ans plus tard, à Paris. Il est exposé aux Rencontres d’Arles, (France), lors des soirées de projection au Théâtre Antique, en 1970 pour “Brassaï” de Jean-Marie Drot,et en 1972 pour “Brassaï si, Vominino” de René Burri. Il est l’invité d’honneur des Rencontres en 1974. Une exposition et une soirée d’hommage lui y sont consacrées.

En plus de ses œuvres photographiques, Brassaï écrivit dix-sept livres et de nombreux articles, dont en particulier Histoire de Marie, publié avec une introduction de Henry Miller.

Brassaï est enterré au Cimetière du Montparnasse, à Paris « (Wilkipia)

 

© Brassai- Kiki de Montparnasse au Cabaret des Fleurs, 1932

© Brassaï- Kiki et son accordéoniste, au Cabaret des Fleurs, 1932

© Brassaï- Kiki et son accordéoniste, au Cabaret des Fleurs, 1932

© Brassaï- au Cabaret des Fleurs, Montparnasse 1931

Louise Bourgeois photographed by Brassaï at the Académie de la Grande-Chaumière in Paris in 1937

© Brassaï- Dali et Gala dans son appartement de Paris 1932.

© Brassaï- Dali , Paris 1932

Brassaï (gyula halász) – felix labisse, 1948

Leonor Fini &  Marie Laure Noailles. Brassai. 1946

Brassaï- Picasso & Jean Marais posing as painter and model, 1944

© Brassaï- Picasso Tenant Une De Les Sculptures’, 1939, Holden Luntz Gallery

© Brassaï-Paul Éluard, 1944

Brassai (Gyula Halasz) – Paul and Nusch Eluard in Their Apartment from Brassaï workbook , 1944.

BRASSAI (Gyula Halasz, dit) 1899-1984 Nusch et Paul Eluard, ca. 1944.

Brassaï- Brassaï, Elisabeth et Elise aux « Petits Docks » (maison de couture , Paris, 1932

Brassaï- Elisabeth à la tortue aux « Petits Docks », Paris, 1932 (maison de couture , Paris, 1932

Brassaï-Elisabeth avec le chat Lududu, ca. 1942

Brassaï-Elisabeth à la marinière et au tatouage, ca. 1928

© Brassaï-Anaïs Nin drapée dans un châle, 1932

© Brassaï- -Giacometti, (la main)

© Brassaï- Henri Matisse dessinant un nu 1939

© Brassaï- Matisse , 1938

© Brassaï- Henri Matisse dessinant un nu 1939

Brassaï-Sartre au café de Flore, allumant une cigarette,vers 1945

Brassaï- Simone de Beauvoir au café de Flore Paris, 1945

Henri Michaux assis à sa table de travail 1943-1945 photo Brassaï , épreuve gélatino-argentique , Estate Brassaï – RMN-Grand Palais 3

Roland d’URSEL BRASSAI chez lui, 1950

André Kertész – [Brassaï], Paris, 1935

Ansel Adams, Brassaï, 1973

Brassaï From Le tour de France de la lumière‎ Compagnie des Lampes Mazda, 1937 Ed°Ateliers ABC, Paris

Alfred Stieglitz & Clarence H. White – Série 1907

Posted by kate

Alfred Stieglitz- {Standing Female Nude Partially Draped in Gauze} Clarence H. White , 1907

Alfred Stieglitz-{Portrait Study of a Young Woman: Head and Shoulders},Clarence H. White, 1907

Alfred Stieglitz-{Experiment 27},Clarence H. White, 1907

Alfred Stieglitz-{Experiment 28}, Clarence H. White, 1907

Alfred Stieglitz- Torso , Clarence H. White, 1907

“Torso is from a series of figure studies made collaboratively by Stieglitz and White in 1907 and one of four reproduced as photo-gravures in issue 27 of Camera Work in March 1909. “A little over two years ago,” the accompanying text reads, “Alfred Stieglitz and Clarence H. White, in consequence of various lively discussions with some painters about portrait painting and the impossibility of the camera to do certain things, began a series of experiments to demonstrate the pliability of straight photography as a medium for portraiture and figure work and so disprove the painters’ contentions.”
Five years after their collaboration, however, Stieglitz and White had such divergent notions of photography’s future that the two no longer spoke to each other. In May 1912 Stieglitz returned eighty-four negatives and seventy-four prints to White, writing, “One thing I do demand, and I put you on your honor, and this is that my name be not mentioned by you in connection with either the prints or the negatives. . . . My name will not be connected with them in any way. I shall see to that. Unfortunately I can not wipe out the past.” Despite his demand, Stieglitz retained twenty photographs from the collaboration, including this heavily retouched platinum print signed by both artists.” (http://www.metmuseum.org)

Alfred Stieglitz- {Standing Female Nude in Doorway Holding White Cloth}, Clarence H. White, 1907

Alfred Stieglitz-{Female Nude Standing in Doorway with Small Mirror in Hand}, Clarence H. White, 1907

Alfred Stieglitz-{Female Nude with Hands Clasped Behind Head}, Clarence H. White, 1907

http://www.metmuseum.org/toah/hd/stgl/hd_stgl.htm