Isadora Duncan (1877 – 1927)

Elle dansait pieds nus, refusait le mariage, méprisait les conformismes, entendait vivre libre et “sans limites” selon sa devise. Véritable provocatrice, passionnée, audacieuse, bohème, Isadora Duncan a révolutionné la danse, bousculé les conventions de la danse classique académique dont elle rejetait les codes et les règles strictes en prônant une danse inspirée par la mythologie grecque et un retour à la symbiose du corps et de la nature. Vêtue de tuniques selon la mode de la Grèce Antique, Isadora a créé un style chorégraphique basé sur l’improvisation. “Une relation permanente, absolue et universelle, unit la forme au mouvement ; c’est là l’unique grand principe sur lequel je prétends m’appuyer car une même unité rythmique court à travers toutes les manifestations de la nature. L’eau, le vent, les plantes, les êtres vivants, les particules de la matière elle-même obéissent à ce ryhtme souverain dont la ligne principielle est  l’ondoiement. la nature ne suggère nulle part des sauts ou des ruptures, il existe entre tous les états de la vie une continuité, un courant que le danseur doit respecter dans son art s’il ne veut pas devenir un pantin dénué de toute beauté. Chercher dans la nature les formes les plus belles et découvrir le mouvement qui exprime l’âme de ces formes, voilà la mission du danseur.” (1916, extrait du livre, La Danse de l’avenir, Isadora Duncan, éditions Complexe, 2003) Véritable prêtresse de la modernité, elle n’a jamais caché son attirance pour le communisme  et la révolution russe en dansant sur l’Etude révolutionnaire de Chopin vêtue d’une tunique rouge. Elle a même tenté d’ouvrir une école populaire à Berlin, puis Paris et Moscou. Mais  de sa vie entre les studios d’artistes de Londres, Paris, Berlin, en passant par la Grèce et des voyages en forme d’épopée antique et les grands palaces, ses amours difficiles et torturés avec l’acteur anglais Craig Gordon, le milliardaire paris Singer ou encore le poète Serge Essenine, on ne retient finalement de sa vie que sa fin tragique. Celle que l’on surnommait “Isadorable” est morte le 14 septembre 1927 dans une Bugatti, étranglée par son écharpe. “La liberté de la femme” “Si mon art devait être symbolique de quelque chose, ce serait de la liberté de la femme et de son émancipation vis-à-vis des préjugés qui sont la lice et la trame du puritanisme de la Nouvelle-Angleterre. Exposer son corps est un geste artistique, le dissimuler revient à commettre une vulgarité. Lorsque je danse, je ne fais pas appel aux instincts les plus bas de l’humanité comme le font, aux spectacles de variétés, vos filles à demi-nues. (…) La nudité est authentique, c’est de la beauté, c’est de l’art. C’est pourquoi elle ne peut jamais être ni vulgaire ni immorale. Si ce n’était pour avoir chaud, je ne porterais jamais de vêtements. Mon corps est le temple de mon art. (…) Le corps est beau, il est réel, il est vrai, il est libre. Il devrait susciter la vénération, non la répugnance car l’artiste est tout entier, corps et âme, dévoué à l’art. Quand je danse, je me sers de mon corps comme un musicien de son instrument, un peintre de sa palette et de ses pinceaux ou comme un poète des images issues de son imagination. Parce que je veux fondre mon image et mon corps en une seule et même image de beauté, je refuse de m’envelopper dans des vêtements gênants, de m’entraver les membres ou de couvrir la gorge. (…)”

Isadora Duncan 1922, {extrait du livre, La Danse de l’avenir, Isadora Duncan, éditions Complexe, 2003, pp. 104-105.}

tous  les articles sur Isadora

Antoine Bourdelle (1861-1929) Isadora, 1909, Plume et encre violette sur papier vélin_e

Antoine Bourdelle (1861-1929) Isadora, 1909, Plume et encre violette sur papier vélin_e

Antoine Bourdelle (1861-1929) Isadora, 1909, Plume et encre violette sur papier vélin

Antoine Bourdelle (1861-1929) Isadora, 1909, Plume et encre violette sur papier vélin

Anonyme -Isadora sur la plage à Venise, 1903 -1905

Anonyme -Isadora sur la plage à Venise, 1903 -1905

Jean Limet- Isadora Duncan danse en l’honneur de Rodin, 30 juin 1903

Jean Limet- Isadora Duncan danse en l’honneur de Rodin, 30 juin 1903

Emile Antoine Bourdelle – Isadora Duncan, 1910s

Emile Antoine Bourdelle – Isadora Duncan, 1910s

Raymond Duncan (1874-1966),Isadora dansant au Parthénon, 1904

Raymond Duncan (1874-1966),Isadora dansant au Parthénon, 1904

Studio Elvira -Isadora Duncan, 1903

Studio Elvira -Isadora Duncan, 1903

Hof-Atelier Elvira, München- Isadora Duncan,1904 Irma Duncan Collection

Hof-Atelier Elvira, München- Isadora Duncan,1904 Irma Duncan Collection

Paul Berger- Isadora Duncan, 1908

Paul Berger- Isadora Duncan, 1908

Statuette de W. Schott -Isadora Duncan, (photogrphy no credit given.)

Statuette de W. Schott -Isadora Duncan, (photogrphy no credit given.)

Isadora Duncan, {photograph, no credit give}

Isadora Duncan, {photograph, no credit give}

Duncan, Isadora - cabinet photograph by Gessford.  [Irma Duncan Collection.] (1908)

Duncan, Isadora – cabinet photograph by Gessford. [Irma Duncan Collection.] (1908)

Bruwn brothers – Isadora Duncan, 1899

Bruwn brothers – Isadora Duncan, 1899

Bruwn brothers – Isadora Duncan, 1899 tryptique

Bruwn brothers – Isadora Duncan, 1899 tryptique

Edward Steichen (1879-1973) -Isadora Duncan sous le portique du Parthénon à Athènes, 1920 Toulon, musée d’Art

Edward Steichen (1879-1973) -Isadora Duncan sous le portique du Parthénon à Athènes, 1920 Toulon, musée d’Art

Otto- Duncan, Isadora Duncan with her children, Deirdre,1912 Irma Duncan Collection.

Otto- Duncan, Isadora Duncan with her children, Deirdre,1912 Irma Duncan Collection.

Studio Apeda- Isadora Duncan’s pupils and adopted daughters, Irma, Anna and Erica Duncan, known as the Isadorables, 1916

Studio Apeda- Isadora Duncan’s pupils and adopted daughters, Irma, Anna and Erica Duncan, known as the Isadorables, 1916

Arnold Genthe. – The “Isadorables,” students of Isadora Duncan, 1916

Arnold Genthe – The “Isadorables,” students of Isadora Duncan, 1916

Arnold Genthe- The “Isadorables,” students of Isadora Duncan 1917  Irma Duncan Collection.

Arnold Genthe- The “Isadorables,” students of Isadora Duncan 1917 Irma Duncan Collection.

Studio Apeda- Isadora Duncan dancers, 1917

Studio Apeda- Isadora Duncan dancers, 1917

Studio Apeda- The Isadorables, students of Isadora Duncan, circa 1917

Studio Apeda- The Isadorables, students of Isadora Duncan, circa 1917

Edward Steichen- The Russian Pupils of Isadora Duncan - Reaching Upward , 1929

Edward Steichen- The Russian Pupils of Isadora Duncan – Reaching Upward , 1929

Edward Steichen-The Russian Pupils of Isadora Duncan - Circular Arrangement ,1929

Edward Steichen-The Russian Pupils of Isadora Duncan – Circular Arrangement ,1929

Duncan was born in the United States but lived in Western Europe for the majority of her life, and essentially formed the basis of American Modern Dance. In a time when the traditional forms of dance and movement, particularly when it cam to ballet, were heavily indoctrinated, Duncan broke free by emphasising dance that was in touch and comfortable with the body and performed in unrestricted clothing and/or barefoot.

Duncan began dancing at a young age when her and her sisters taught dancing lessons to San-Franciscan children in order to bring in money for their mother who had divorced their father in 1880. When she was 22 she decided to move to London and then France and within two years she was beginning to make a name for herself. In 1909 she had enough money to open up her own dance school in a two story apartment which is also where she lived. Duncan’s theory for dance incoporated a much less institutionalised methodology as she focused on free and natural movements inspired by Ancient Greek Dance, folk dancing, nature and natural forces and incorporated an American emphasis on athleticism.

By 1924, after a brief stint in Moscow and a few years performing in and around Europe, Duncan opened up three new dancing schools: one in Grunewald (Germany), one in Paris and one in Moscow.

Duncan was very radical for a woman caught in the turn of the century. She was a fan of Communism, bisexual and had two children out of wedlock and to different men. Her daughter Dierdre (born September 24, 1906) and her son Patrick (May 1, 1910) both died in a car crash in 1913. Not long after it was rumoured that Duncan was in a relationship with Eleanor Duse (an Italian actress), something that has never been proven. In 1922 she married a Russian poet, Sergei Yesenin who was 18 years younger than her. His alcoholism brought her negative publicity and a year after they married he was institutionalised in a mental hospital, commiting suicide in 1925.

Duncan’s money troubles, alcoholism and scandalous love life are said to be the cause of her diminishing talent later in life as she moved from hotel to hotel across Paris and the Mediterranean, running up huge debts.

Duncan died on September 14, 1927. She was a passenger in a car driven by her rumoured lover, Benoît Falchetto a French/Italian mechanic. Duncan was always fond of long scarves and the one that was wrapped around her neck became caught in the spokes of the wheels causing her to be pulled out of the car on to the road with enough force so that she was probably killed instantly.

Sources : http://www.artnet.fr/magazine/expositions/deschodt/duncan.asp http://digitalgallery.nypl.org/

The dancer Helen Tamiris

Edward Steichen- The dancer Helen Tamiris with long, wild hair, wearing a long floral print dress, published in Vanity Fair, 1930

Helen Tamiris (center), Augusta Gassner, Dvo Seron, Ailes Gilmour, Marion Appell, and Lulu Morris in Tamiris’s How Long Brethren. Federal Theatre Project Collection, Music Division, Library of Congress

Helen Tamiris Salut Au Monde by Thomas Bonchard

Helen Tamiris With Cymbals by Doris Ulman

Helen Tamiris Halcyon Days Walt Whitman Suite 1933 by Alfredo Valente

Helen Tamiris Sycophantes 1935

Protégé : Lee Miller (1907-1977)

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Edward Steichen

Edward Steichen – Modefoto, 1931

Edward Steichen – photo de mode pour Vogue modèle G. André , 1931

 

Edward Steichen- G. Andre for Vogue, 1937

Edward Steichen- Photo de mode modèle  G. André , Vogue, 1937

Edward Steichen – Dancers

 

Edward Steichen (1879-1973) -Isadora Duncan sous le portique du Parthénon à Athènes, 1920 Toulon, musée d’Art

Edward est le fils de Jean-Pierre et Marie Kemp Steichen. Sa famille émigre aux États-Unis en 1881 C’est à la Milwaukee’s American Fine Art Company qu’à l’âge de quinze ans Edward apprend l’art et la technique de la lithographie. Dès 1895, il commence alors à photographier son entourage et la campagne environnante, se distinguant déjà par ses compositions d’ambiance, son utilisation poétique de la lumière, son goût pour le clair-obscur romantique. Il est naturalisé américain en 1900 avant de retourner en Europe où il s’installe à Paris.


Edward Steichen se fait connaître comme peintre au tournant du XXe siècle. En 1900, avant de s’installer à Paris, il passe par New-York où il rencontre Alfred Stieglitz.

Lorsqu’il arrive à Paris il arrête ses études de dessin et commence une série de portraits des « Grands Hommes » parmi ceux-ci il y a Anatole France, Richard Strauss, George Bernard Shaw ou encore Henri Matisse.

Il rencontre à ce moment Auguste Rodin  Le sculpteur lui ouvre les portes de son atelier de Meudon ; il réalisera plusieurs séries de photographies de lui ainsi que de ses sculptures. Steichen adhère ainsi au mouvement pictorialiste, en devient l’un des maîtres

En 1902, il rejoint Alfred Stieglitz aux États-Unis. Il participe, avec lui, à la création de Photo-Secession, selon Stieglitz c’est un mouvement qui veut « faire sécession avec l’idée convenue de ce que constitue une photographie. » Ensemble, ils éditent en 1903 la revue Camera Work dans laquelle les photos sont mises en valeur. Ils font découvrir aux Américains les artistes d’avant-garde de la photographie française. La même année, il crée sa propre galerie d’art à New York, The Photo-Secession Galleries, ou « 291 ».

En 1911, il réalise ce qui est considéré historiquement comme la première photographie de mode, publiée dans la revue française Art et Décoration de Lucien Vogel.

Après la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle, il revient à la « straight photography », il évolue ensuite progressivement vers la photographie de mode. Au début des années 1920, l’éditeur américain Condé Nast le choisit pour devenir le photographe en chef des publications du groupe, imposant ses exigences en matière de photographie : « La distinction, l’élégance et le chic. » Il travaille particulièrement pour Vanity Fair et pour Vogue, magazines pour lesquels il réalise notamment de nombreux portraits de célébrités, démontrant une grande capacité à mettre en valeur ses sujets. Il travaillera également étroitement avec Carmel Snow d’Harper’s Bazaar.

Il photographie Gloria Swanson en 1924, puis l’une de ses photographies de l’actrice Greta Garbo, datant de 1928, parue en couverture du magazine Life le , est considéré comme l’un des portraits inoubliables de l’actrice.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est directeur de l’Institut photographique naval (Naval Photographic Institute). Son film documentaire, The Fighting Lady, remporte en 1945 l’Oscar du meilleur documentaire.

À partir de 1947 et jusqu’en 1962, Steichen est le directeur du département de la photographie du MoMA, le musée d’art moderne de New York.

Dancer, Gilda Gray, in character as a Javanese dancer, wearing a dark, beaded costume with bare legs, and standing on one leg, spreading her arms. Edward SteichenPublication in Vanity Fair, 1923

Edward Steichen- Julia Brokow, Barbara Brokow, and Mrs. Adee Bradley in dance costumes by William Weaver.February 15th, 1925

Edward Steichen- Melissa Yuille, Frances Colby, Mrs. M. Dorland Doyle, Mrs. Martin Littleton Jr., and Mrs. Fal de Saint Phalle pose , wearing dance costumes at the Hotel Plaza for the Persian Fete; Costumes designed by William Weave

Gilda Gray In Priestess Of Night’s High Mysteries by Edward Steichen , Published in Vanity Fair December 1st, 1923

Edward Steichen – The Isadora Duncan dancers of Moscow,1929

Edward Steichen- Dancer Harriet Hoctor , for Vanity Fair, nd

Edward Steichen- Martha Graham 1931

Edward Steichen- The Dancer Martha Graham during a performance of her Primitive Mysteries.February 15th, 1933

Edward Steichen-Martha Graham, NY 1931

Edward Steichen-Cyclamen – Isadora Duncan , Camera Work XLII-XLIII, 1913

Edward Steichen- Margaret Severn , 1923

Edward Steichen -Dana Miller in the Pond, Umpawag, Connecticut, 1954

Edward Steichen –« Dana Miller in the Pond, Umpawag, Connecticut », 1954

Edward Steichen -« Ann Harding, Beverly Hills, California » 1931

Edward Steichen -« Ann Harding, Beverly Hills, California » 1931