Lou LANDAUER (1897-1980)

Lou Landauer was a German woman photographer

« Lou Levi was born 1897 in Cologne where she grew up with her two sisters Stefani and Bella. At the age of 26, in 1923, Lou married the lawyer Georg Landauer (1895 – 1954). Landauer was an important Zionist politician who over the years had many central positions. After WWII he was involved in the reparation negotiations between Germany and the State of Israel.
After her marriage and training at the Trade Academy in Cologne in 1924, Lou Landauer appears to have developed an interest in photography and registered at the Staatliche Fotoschule München where her name is in the student list of 1928/29.

In 1930, she moved to Berlin, where she continued her photography studies possibly at the Lette-Verein. The archive of the Lette-Verein is unfortunately incomplete and there is no information regarding her time there. The magazine Life in Palastine, Nr. 22, 1946 refers to Lou Landauer as “…a former student of famous schools in Munich and Berlin”. The only existing document from her Berlin time is a photograph taken in her apartment which shows her together with her parents.

In 1934 she and her husband emigrated together with her parents to Palastine. As of 1933 her husband Georg was the director of the German department of the Jewish Agency for Palestine and director of the Central Bureau for the Settlement of German Jews.
Lou Landauer first worked as a press photographer for the Jüdische Rundschau, which was still published in Berlin. The magazine published her photographs of the ceremonial laying of the foundation stone (March 19, 1935) of the new AHAWA building in Kirjat Bialik near Haifa. The children’s home of the same name in Auguststr., Berlin had been closed a year before in 1934 by the National Socialists.

In the spring of 1936 the filming of the documentary “Aufbruch der Jugend” was completed: Lou Landauer was producer and camerawoman (director: Eva Stern, Marta Goldberg). The Arbeitsgemeinschaft Kinder- und Jugend-Alijah Berlin contracted the film. The premiere took place on May 25, 1936 at the Berlin Logenhaus where Leo Baeck gave an introductory speech.

The day after the premiere Rachel Wischnitzer-Bernstein wrote about the event in the Gemeindeblatt and particularly praised the “achievement and sensitivity” of the photographer and camerawoman Lou Landauer. The CV-Zeitung also reported in detail about the film. Today the film resides in the Steven Spielberg Archive, Jerusalem.

Until now the whereabouts of Lou Landauer’s correspondence or larger estate is unknown. The only secured correspondence is that with Else Lasker-Schüler which are documented among the works and letters of the poetess (compiled by Dr. Karl Jürgen Strotzki, Lohmar).
In 1942 she began her work as a teacher at the Bezalel Hechadasch, the new Applied Arts School in Jerusalem. The former Applied Arts School existed between 1906 – 1928 and was later newly founded with the help of the Mandats administration and the Jewish Agency.

In the 1940s Lou Landauer taught courses in the department of artistic photography and she is referred to as “Instructor of Photography at Bezalel” (Life in Palestine, 22, 1946). Among the directors of the new school were Hermann Struck and Erich Mendelsohn.
Here she most likely met the photographer Helmar Lerski who had his own photography school in Tel Aviv. In 1945 H. Lerski showed his portraits at Bezalel and in December of the same year Lou Landauer also exhibited there, showing a cross section of her work for the first time, including photograms, nature studies, portraits (double exposures) and still lifes. A poster of the exhibition and various newspaper articles attest to this such as Jedioth Chadaschoth (‘Neueste Nachrichten’) Dec. 7, 1945 and The Palestine Post, Dec. 10, 1945.
In 1949, Landauer went to the USA to attempt a new start. There she worked as a commercial photographer for various magazines and experimented with the technically complicated color carbro process. By the 1950s, she appears to have given up professional photography all together and worked as an assistant librarian at the Leo Baeck Institute in New York.
A small album from her estate contains photographs (1960-1981) from various Swiss locations, most showing her with her sisters and other relatives.
Lou Landauer died in 1991, presumably in Lugano, Switzerland. » Provenance: From the estate of Lou Landauer.

Lou Landauer -Abstract study, Circa 1945. Vintage gelatin silver print

Lou Landauer Abstract study , 1941 Vintage gelatin silver print

Lou Landauer Photogram of glasses , 1940s Vintage gelatin silver print on strong paper

Lou Landauer Photogram of photo lamps , 1941 Vintage ferrotyped gelatin silver print

Lou Landauer -Abstract study with glass 1942. Vintage ferrotyped gelatin silver print

Lou Landauer -Abstract botanical study Abstract botanical study (multiple exposure with photogram negatives). 1940s. Vintage gelatin silver print.

Lou Landauer -Detail studie, Circa 1945

Lou Landauer- Photogram. 1942. vintage gelatin silver print

Lou Landauer- Photogram . 1942. vintage gelatin silver print

Lou Landauer Photogram of violets Vintage gelatin silver print on strong paper

Lou Landauer Photograms of flowers vintage gelatin silver print

Lou Landauer-Detail studie, Circa 1945

Lou Landauer – Cover for a crime novel cover Design for crime novel book cover. 1943. Vintage matte gelatin silver print

Lou Landauer- Design for a book cover for Arsenic and Old Lace by Joseph Kesselring.1946. Vintage matte gelatin silver print with hand painted titles in red

Lou Landauer – Photogram , 1940s Vintage ferrotyped gelatin silver print

Lou Landauer- Female nude and net (double exposures). 1930. vintage ferrotyped gelatin silver print

Lou Landauer- Self-Portrait in Israel , 1943 vintage semi-matte gelatin silver print

Pierre Molinier (1900-1976)

Né en 1900, Pierre Molinier est connu pour ses photographies, ses photomontages et pour ses peintures érotiques qui interrogent l’identité sexuelle de tout à chacun, imposant  l’androgynie,  le fétichisme et les pratiques sexuelles de toutes sortes qui ne peuvent nullement laisser indifférent par ce qui se donne à voir au travers son oeuvre et de sa quête purement personnelle, ceux qui la regarde, l’approche de près ou de loin.

Il a fait de son corps et sa psyché un terrain d’expérimentation et de création sans limites et cela lui a en tous les cas permis de vivre jusqu’à ce qu’il se suicide en se masturbant, et en  se tirant une balle dans la tête dans son appartement à Bordeaux en 1976.

Il étudie dans une institution religieuse  Chrétienne  et c’est tout jeune qu’il commence à peindre, dessiner et faire des photographies de lui-même et de sa famille. Il dit avoir eu une vie sexuelle très précoce et l’on peut sans nul doute souligner que sa pratique fût dès l’origine  déviante et pathologique (la nécrophagie ou inceste par exemple),  intéressé par les jambes des femmes dès ses 3 ans, caressant celles de sa sœur à 10 ans, faisant l’amour pour la première fois vers 13 ans avec une prostituée qui le gardera longtemps comme amant et avec laquelle il aurait eu une fille.  En 1918, depuis longtemps amoureux de sa soeur cadette, il raconte qu’il aurait caressé les jambes  du cadavre de  cette dernière, alors qu’il était agé de 15 ans , après l’avoir photographié sur son lit de mort et dira de cet acte : « Même morte,  elle était très belle ! Je lui ai éjaculé sur le ventre et les jambes, dans sa robe de communiante : elle est partie avec le meilleur de moi-même ! « . Que dire, que penser d’un tel discours ci ce n’est qu’il n’est peut-être que Fantasme, invention ,  et que s’il s’avère être de l’ordre de la réalité, il signe là, un discours pervers (c’est à dire dénué de toute culpabilité, mais bien au contraitre qui semble le rendre tout puissant )  , début de mythomanie et de se créer une autre histoire une nouvelle identité, mais déjà le processus est en route et n’ira que croissant. Il raconte avoir commencé à se travestir vers 18 ans et à sortir dans les bals avec des amis… et avoir eu à 20 ans, une fille, Monique, qu’il retrouvera plus tard, à Bordeaux, prostituée de son état et qui serait devenue sa maîtresse… encore une fois, Et ajoutons que quelques années après le suicide de son père, il le fera exhumer et gardera ses ossements dans un petit cercueil rue des Faussets ( appartement dans lequel il vivra 45 années).  Le cadre est à présent posé, ce retour sur de tels faits marquants s’imposait selon moi, afin d’aborder avec un peu plus d’outils, l’oeuvre de cet Homme qui proclamait « Notre mission sur la Terre est de transformer le monde en immense bordel »

© Pierre Molinier (1900-1976) -Untitled- nd

Au début des années 1920, il suit des cours de dessin à Agen et étudie les oeuvres des maîtres anciens. Après son service militaire vers 22 ans,  après un détour par Paris, Pierre  retourne à Bordeaux, où il s’était installé en 1919 et avait crée une entreprise de peinture en bâtiment, et maintien une vie conventionnelle en apparence, il se marie, a deux enfants : Françoise et Jacques. Mais ses fantasmes sont plus forts que tout, il a de très nombreuses maîtresses qu’il ramène chez lui. Molinier dira même avoir été amoureux de sa fille Françoise, ce dont sa femme s’était rendue compte. 1940 Il est mobilisé comme infirmier, fait prisonnier, à sa libération, il s’installe avec sa famille dans la campagne bordelaise. Son  » Couple ‘ survivra jusqu’en 1949 date où sa femme quitte le domicile. Un an après son départ Pierre érige sa « Tombe prématurée » surmontée d’une croix noire portant comme inscription: « Ci-gît/Pierre MOLINIER/né le 13 avril 1900 mort vers 1950/ce fut un homme sans moralité/il s’en fit gloire et honneur/Inutile/de/P.P.L. » Il se photographie dans son atelier, les bras en croix, en suicidé, puis, dans son appartement, sur son lit de mort.Cette rupture fût probablement un choc pour lui.

De 1946 jusqu’en 1951, c’est une période de rupture avec la vie conventionnelle et l’affirmation de sa liberté par la radicalisation de son comportement , ce qu’on retrouve inévitablement dans son œuvre , par exemple  » Les Orphéons Magiques  » ( poèmes reconnus par Breton comme surréalistes ), sa peinture aussi

De 1951 à 1966, il fait ses autoportraits photographiques, travesti, exprimant son fétichisme des jambes  , tout seul dans son atelier, photos qu’il ne montre qu’aux très rares personnes venant le voir. De ces photos, il fait des découpages pour obtenir  » ses inventions érotiques  » c’est à dire ses photomontages.

En 1955 Il écrit à André Breton et lui envoie un port-folio de photographies de ses oeuvres. André Breton se prend de passion pour ces « oeuvres magiques » et manifeste son enthousiasme pkus partuclièrement face à deux tableaux érotiques que lui adresse Molinier, Les Dames voilées et LaComtesse Midralgar.et lui adresse une série de lettres enthousiastes dans lesquelles il lui écrira notamment « Vous êtes aujourd’hui le maître du vertige, d’un de ces vertiges que Rimbaud s’était donné à tâche de fixer, et peut-être du pire.».

Il lui propose d’exposer plusieurs oeuvres (dix-huit peintures au total dont « Comtesse Midralgar » la voir sur le site Ici)  début 1956 à Paris à la galerie de  » l’Étoile Scellée « .Le jour du vernissage, sont diffusées dans la pièce les chansons d’un inconnu, Léo Ferré.Il en reste un petit catalogue.Préfacé par Breton.

Il fait la connaissance d’ Hans Bellmer, Man Ray Max Ernst etc…. Mais c’est lui qui présente Joyce Mansour à Breton. Elle est une superbe égyptienne très riche et surtout très talentueuse, très grande poétesse érotique. Elle a d’ailleurs écrit Sens interdits , évocateur poème pour son ami….

« Sur le fil sans fin
De sa toile-écran
Funambule du burin
Faux cils excès de joie bas résille
Cris rauques sous le vernis
Sperme amidon fécule et albumine
Des femmes fleurs s’ouvrent dans l’œil du
printemps
Ocelles de plumes sur un pan de mur évanoui
Leur pubis un volcan
Brûlant et stérile
Leur plaie un lac pierre de lune
Un masque une chimère
Couvre leur visage de nuit
La peinture sèche
Un nœud d’angoisse durcit
Un drap défait bande en spirales
Le délire de Pierre Molinier
Vit. »

Joyce Mansour, « Sens interdits » ,1979

Par la suite, Molinier Réalisera le portrait de son amie Joycee pour  le N° 1  de la revue Le Surréalisme même Et fera la couverture du n°2

Pierre Molinier- Portrait de Joyce Monsour illustration pour Le Surréalisme, MEME n°1, superviseur andré Breton 1957, Paris, Jean-Jacques Pauvert ed

Pierre Molinier- Portrait de Joyce Monsour illustration pour Le Surréalisme, Même n°1, superviseur andré Breton 1957, Paris, Jean-Jacques Pauvert ed

 

Pierre Molinier- le surréalisme, même 2, printemps 1957. Cover by Pierre Molinier.

Cover by Pierre Molinier- Le Surréalisme Même N°2, printemps 1957. Superviseur André Breton , Paris, Jean-Jacques Pauvert ed°

Convié par Breton, il exposera une toile à la 8e Exposition internationale du Surréalisme dédiée à Eros, en 1969.

 

À partir des années 1960, c’est Le grand tournant, il se consacre  totalement à son œuvre photographique et picturale, abandonnant son métier de peintre en bâtiment. Molinier se met en scène en se travestissant ou en faisant poser ses amis. Il fait ses premiers essais photographiques de photomontages dans lesquels il réunit, à partir de photographies d’éléments travestis et découpés de son propre corps, les genres masculin et féminin. Montages qu’il re photographie pour parvenir à des tirages les plus propres possibles. Il participe aux manifestations du groupe surréaliste, participe au journal.  Dès lors, l’important, sera  sa collaboration aux publications surréalistes avec ses photomontages qui le font connaître dans le monde entier, mais il continue bien sur à peindre et ses tableaux deviennent fortement érotiques : pour ses glacis, symboliquement, il mélange même son propre sperme aux pigments de couleur.

Mais les 10 années d’amitié avec André Breton qui décrit sa peinture comme  » magique  »  achoppent sur le titre d’un tableau blasphématoire : « Oh !…Marie, Mère de Dieu », réalisé en 1965 (où deux femmes pratiquent une fellation et une sodomie sur un Christ crucifié). En effet ce tableau  parvient même à dissuader André Breton de l’intégrer à l’Exposition Internationale du Surréalisme.

Puisque vous pouvez retrouver la Peinture sur le site je vous propose plutôt deux auto-portraits l’un durant la réalisation de la toile et l’autre une fois achevée. Toujours avec une mise en scène bien léchée…

Pierre Molinier- Molinier autoportrait devant sa toile en cours « Oh !...Marie, Mère de Dieu », 1965, tirage argentique

Pierre Molinier- Molinier autoportrait devant sa toile en cours « Oh !…Marie, Mère de Dieu », 1965, tirage argentique

Pierre Molinier- Molinier autoportrait devant sa toile « Oh !...Marie, Mère de Dieu »finie, 1965, tirage argentique

Pierre Molinier- Molinier autoportrait devant sa toile « Oh !…Marie, Mère de Dieu »finie, 1965, tirage argentique

De cette époque là date aussi sa  » carte de visite  » le représentant en auto-fellation dont il dira qu’il a mis deux ans à y arriver grâce à un joug en fer, pour faire comme les yogis, et qu’il est resté « 18 jours sans rien bouffer d’autre que son sperme ».

Pierre Molinier-Autofellation, ca. 1955-1960

Pierre Molinier-Autofellation, ca. 1955-1960

 

 

En 1962 Raymond Borde lui consacre un film, projeté à Bordeaux en privé en 1964 et projection publique de la version censurée en 1966.  Borde publiera « Pierre Molinier », Un film de Raymond Borde. Texte et commentaire d’ André Breton [reprend l’essentiel de la préface rédigée pour l’exposition à L’Étoile scellée] ,Paris,  Le Terrain Vague ,1964, où les images du film sont reproduites et accompagnées des mots de Breton.  Molinier lui-même tournera en 1965 une sorte d’auto-portrait de 10 minutes sur ses  » Jambes  »

 

Pierre Molinier. Un film de Raymond Borde. Texte de André Breton. (Paris), Le Terrain Vague (1964).

Pierre Molinier. Un film de Raymond Borde. Texte de André Breton. ,Paris, Le Terrain Vague 1964.

 

Pierre Molinier. Un film de Raymond Borde. Texte de André Breton. (Paris), Le Terrain Vague (1964).

Pierre Molinier. Un film de Raymond Borde. Texte de André Breton. Paris, Le Terrain Vague ,1964.

Pierre Molinier. Un film de Raymond Borde. Texte de André Breton. (Paris), Le Terrain Vague (1964).

Pierre Molinier. Un film de Raymond Borde. Texte de André Breton. Paris, Le Terrain Vague, 1964.

 Le Temps de la mort est peint la même année qu’a lieu le tournage du film de Raymond Borde consacré à l’œuvre de Pierre Molinier (le premier d’une importante filmographie). Les papiers réunis par Jean-Luc Mercié permettent de suivre la genèse du documentaire (21 min.) et de constater l’incidence des prises de vue sur l’évolution des peintures. D’abord écarté, Le Temps de la mort est finalement intégré au film dans des plans additionnels par rapport au script original. Molinier insiste sur l’importance du travail de Raymond Borde et reconnaît sa dette envers le film qui l’a incité à retravailler certains tableaux.  À propos du tableau Le Temps de la mort, Molinier déclare : « Pour moi ce tableau est un acte de foi […], puisque la gastronomie et autre buvaillerie sont célébrées, pourquoi pas un culte de la volupté. La volupté qui se rapproche si bien de la béatitude de la mort. » Il est reproduit pour la première fois  en mars 1963 dans le quatrième numéro de la revue La Brèche.( voir le site Melusine surréalisme qui a mis en ligne ces précieux documents et qui nous le font partager. Merci à Eux. ( vous n’y verrez que les texte, mais néanmois il est bien notifié dans le N°4 que Molinier est un des illustrateur.

Pierre Molinier-Le Temps de la mort n° 1, 1962 Huile sur isorel in Pierre Molinier, Paris, Les Presses du réel Kamel Mennour, 2010

Pierre Molinier-Le Temps de la mort n° 1, 1962 Huile sur isorel in Pierre Molinier, Paris, Les Presses du réel Kamel Mennour, 2010

Dans les années 1966-1967, Molinier prépare un ouvrage sur ses peintures (publié chez Pauvert en 1969)  et il  va multiplier les rencontres avec des peintres surréalistes et commence à réunir ses photomontages dans la perspective d’en éditer un  recueil  VOIR ICI  http://www.geocities.jp/belial1313xx/m_selfportrait.html « Le Chaman et ses Créatures » dans lequel apparaissent les visages de deux de ses inspiratrices Emmanuelle Arsan ( avec qui il a pris contact et avec laquelle ils ont entretenu une forte relation epistolaire. et Hanel Koeck,  , «Déesse de l’érotisme» .

Le « Chaman et ses Créatures »est une  réalisation qui lui prendra pas moins de 5 années et bien que le projet  prenne forme,  de nombreux éditeurs renonceront à publier l’album. En effet, ses photographies illustrent ses préférences sexuelles et certaines tendances  (masturbation, éjaculation précoce, sodomie avec godemichés, auto-fellation, masochisme, transvestisme et fétichisme), ce qui n’est pas du goût de tout le monde, Mais Il cessera jamais de modifier la maquette du recueil qui ne sera finalement pas publié de son vivant. Il  sera finalement édité en 1995,  par William Blake & Co.Edit.

Le Chaman et ses créatures est articulé autour de deux figures tutélaires, Emmanuelle et Hanel Koeck, dont l’évolution des relations sentimentales influe sur la distribution des images, leur rythme et leur ordre. Il se documente et exploite abondamment le livre de Mircea Eliade sur le chamanisme : « Le chamanisme est une des techniques archaïques de l’extase, à la fois mystique, magie et “religion” dans le sens large du terme » (préface, Payot, 1950). Les répétitions de bras et de jambes ainsi que la symétrie qui caractérisent les photomontages trouvent leur source autant dans les représentations de Shiva ou dans le tantrisme1 que dans une publicité de machine à laver découpée et conservée par Molinier. Sur le pavois, la planche 26 du Chaman, est citée par l’écrivaine, journaliste et éditrice féministe Xavière Gaut hier dans son étude Surréalisme et sexualité (Gallimard, 1971) qui dresse un bilan sévère du rapport des surréalistes au corps et à l’amour.

Pierre Molinier-  Le chaman et ses créatures , William Blake & Co.Edit. 1995

Pierre Molinier, Chaman I, 1968

Pierre Molinier, Chaman I, 1968

Pierre Molinier Le Chaman, à Toute Marge, planche 1 " Chaman et ses créatures”, 1965

Pierre Molinier Le Chaman, à Toute Marge, planche 1  » Chaman et ses créatures”, 1965

Pierre Molinier- Le Chaman, variante de la planche qui ouvre Chaman et ses créatures.1965-1968

Pierre Molinier- Le Chaman, variante de la planche qui ouvre Chaman et ses créatures.1965-1968

© Pierre Molinier- Introit-Collage préparatoire inédit (n°1) pour le photomontage Introït, planche 2 de l'album Le Chaman et ses créatures

© Pierre Molinier- Introit-Collage préparatoire inédit (n°1) pour le photomontage Introït, planche 2 de l’album Le Chaman et ses créatures

Pierre Molinier - Collage préparatoire inédit (n°2) pour Introït, planche 2 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier – Collage préparatoire inédit (n°2) pour Introït, planche 2 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Collage préparatoire inédit (n°3), avant dernier état pour Introït, planche 2 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Collage préparatoire inédit (n°3), avant dernier état pour Introït, planche 2 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Introit planche 02 du "Chaman et ses créatures”, 1966

Pierre Molinier- Introit planche 02 du « Chaman et ses créatures”, 1966

Pierre Molinier-Effigie, planche 03, 1961 pour le chaman et ses créatures

Pierre Molinier-Effigie, planche 03, 1961 pour le chaman et ses créatures

Pierre Molinier- Rêve, ou Les pieds amoureux, photomontage, planche 7 du Chaman et ses créatures, 1968

Pierre Molinier- Rêve, ou Les pieds amoureux, photomontage, planche 7 du Chaman et ses créatures, 1968

Pierre Molinier- Les bottes , planche 13, pour le chaman et ses créatures 1966-68

Pierre Molinier- Les bottes , planche 13, pour le chaman et ses créatures 1966-68

Pierre Molinier- Collage inédit (réutilisant deux images du Stylite), planche 14 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Collage inédit (réutilisant deux images du Stylite), planche 14 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier, L’éperon d’amour, Planche 15,du Chaman et ses créatures, 1966-68

Pierre Molinier, L’éperon d’amour, Planche 15,du Chaman et ses créatures, 1966-68

Pierre Molinier- Pantomine céleste ,Collage, planche 19 , Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Pantomine céleste ,Collage, planche 19 , Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- La rose noire , planche 23, 1965 pour le chaman et ses créatures (2)

Pierre Molinier- La rose noire , planche 23, 1965 pour le chaman et ses créatures (2)

Pierre Molinier-La Victoire , planche 24 Photomontage pour le chaman et ses créatures 1966-68

Pierre Molinier-La Victoire , planche 24 Photomontage pour le chaman et ses créatures 1966-68

Pierre Molinier -Photomontage Portrait d'Hanel planche 30 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier -Photomontage Portrait d’Hanel planche 30 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Féminin pluriel est triste, planche 32, 1967, Le Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Féminin pluriel est triste, planche 32, 1967, Le Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Ossipago-Collage planche 35 du Chaman et ses créatures , 1967

Pierre Molinier- Ossipago-Collage planche 35 du Chaman et ses créatures , 1967

Pierre Molinier -Le Podex d’amour, planche 39 pour le chaman et ses créatures 1966-68

Pierre Molinier -Le Podex d’amour, planche 39 pour le chaman et ses créatures 1966-68

Pierre Molinier- Le triomphe des tribades ou Sur le pavois, 1967 pour le chaman et ses créatures

Pierre Molinier- Le triomphe des tribades ou Sur le pavois, 1967 pour le chaman et ses créatures

pierre molinier -Collage Festin de Manès, planche 40 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

pierre molinier -Collage Festin de Manès, planche 40 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Collage L'étoile de six, planche 43 Le Chaman et ses créatures 1965-1968

Pierre Molinier- Collage L’étoile de six, planche 43 Le Chaman et ses créatures 1965-1968

Pierre Molinier- collage d'Emmanuelle, planche 49 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- collage d’Emmanuelle, planche 49 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

 

Pierre Molinier- Hanel 1, Cliché 51, pour le chaman et ses créatures 1965

Pierre Molinier- Hanel 1, Cliché 51, pour le chaman et ses créatures 1965

Pierre Molinier- Collage Cravache, planche 53 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Pierre Molinier- Collage Cravache, planche 53 du Chaman et ses créatures, 1965-1968

Parallèlement à cela il travaille à la série « L’œuvre, le peintre et son fétiche » et vers 1968, il créé « La grande mêlée », apothéose de ses photomontages destinés au « Chaman et ses Créatures »

Pierre Molinier La grande mélée, 1969

Pierre Molinier La grande mélée, 1969

D’autre part il sera recherché tous les documents possibles sur les contacts avec les cinéastes Simsolo et Berlanga, sachant que la relation avec Luciano Castelli a fait l’objet d’un dossier complet par les bons soins de la Maison Européenne de la Photographie. Cette exposition fait suite à un ensemble de manifestations autour de Pierre Molinier, organisées par l’Enseigne des Oudin, à l’occasion de la publication d’un dossier par l’éditeur bordelais Jour de Lettre et d’un recueil de souvenirs, de poésies et de photos de Pierre Molinier et de Pierre Bourgeade en co-édition par Voix-Richard Meier et L’Enseigne des Oudin en 1996 et 97, dans lequel  Bourgeade écrira  « La liberté vécue entre ces quatre murs, le problème de l’humanité (qu’est-ce qu’être homme, et comment l’être ?) sans cesse posé dans sa tête, on comprend que Molinier n’ait cessé d’hésiter au bord de ce gouffre : être homme – et pourquoi n’être pas femme ? Le mot homme a deux sens et, comme dans ces illusions d’optique où sitôt que la conscience saisit un dessin c’est un autre dessin qui veut apparaître, en même temps qu’il était le plus homme de tous, Molinier, par la force des choses, l’était le moins. »recueil de souvenirs, de poésies et de photos de Pierre Molinier et de Pierre Bourgeade en co-édition par Voix-Richard Meier et L’Enseigne des Oudin en 1996 et 97. 

 

 

 

Pierre Molinier – Le Modele, 1970

 

 

 

Franz Fiedler (1885- 1956)

Né en Moravie, Franz Fiedler (1885- 1956) est l’élève du photographe allemand Hugo Erfurth. Ce passionné de photographie est considéré comme un excentrique durant son apprentissage alors qu’il travaille avec les plus grands d’Europe de 1905 à 1911 dont le photographe Rudolph Dührkoop. C’est en 1911 qu’il gagne le premier prix de photographie de l’exposition de Turin , il se fait un nom et expose à Prague en 1913. Il fait parti du cercle intellectuel de Jaroslav Hasek et Egon Erwin Kisch et installe son studio à Dresde en 1916. A Partir de 1919, il se lie d’une grande amitié avec Mme d’Ora (Dora Kallmus) et son mari , et il commence à travailler avec un appareil photo de pliage 9 × 12 , et en 1924 il est l’un des premiers photographes professionnels à utiliser un Leica.

Le studio de Fiedler a été détruit le 13 Février 1945 et tout ce qui restait était une boîte de photographies qui a été déposé avec sa famille en Moravie. Après 1945, il n’avait plus son propre studio et a gagné sa vie en RDA comme auteur de livres sur la photographie.

Others articles about Franz Fiedler (1885- 1956)

Franz Fiedler-Nu assis sous une lanterne-1930

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Franz Fiedler – Self-portrait of F.Fiedler in the cup1950–1959

Franz Fiedler- nude 1910–1929

Franz Fiedler- nude 1930-39

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Franz Fiedler- Sans titre, 1929

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Franz Fiedler- Stehender Akt (Standing up nude), 1905

Franz Fiedler- Stehender Akt (Standing up nude), 1905

Franz Fiedler- Nu de dos sur la pointe des pieds, 1930

Franz Fiedler- Nu de dos sur la pointe des pieds, 1930

Franz Fiedler -Nu dans la forêt, 1930

Franz Fiedler -Nu dans la forêt, 1930

 

Franz Fiedler- Nu dansant, 1930

Franz Fiedler- Nu dansant, 1930

Franz Fiedler- Nu portant une coupe de fruits , 1930

Franz Fiedler- Nu portant une coupe de fruits , 1930

 

Franz Fiedler – Nu théatral, 1930

Franz Fiedler – Nu théatral, 1930

 

Franz Fiedler -Etude Numero Six ( femme assise) , 1933

Franz Fiedler -Etude Numero Six ( femme assise) , 1933

 

Franz Fiedler - Sur la Riviere, 1933.

Franz Fiedler – Sur la Riviere, 1933.

Franz Fiedler – nude 1935

Franz Fiedler- nude 1930-49

Franz Fiedler nude 1930-39

Franz Fiedler -nude 1935

Franz Fiedler -Portrait of a woman1935

Franz Fiedler Untitled (Female Backlight). 1925.

Franz Fiedler -Künstlerische Aktaufnahmen.1925

Franz Fiedler nude 1935

Franz Fiedler Dancer Renita Kramer 1930–1949

Franz Fiedler Dancer Renita Kramer 1930–1949 1

Franz Fiedler Eyes behind the veil ,1935

Franz Fiedler – Untitled 1935

Franz Fiedler Untitled . 1925.

Franz Fiedler-Dancer,Photoengraving, 1938

Franz Fiedler- the dancer sarah jankelow jumping in front of clouds, 1926

Franz Fiedler- the dancer sarah jankelow jumping in front of clouds, 1926

Franz Fiedler- Tanecnice, 1940

Franz Fiedler- Tanecnice, 1940

Franz Fiedler – Gret Palucca,Sprungmoment (Sudden Moment), 1926

Franz Fiedler – Gret Palucca,Sprungmoment (Sudden Moment), 1926

Franz Fiedler – Sans Titre, 1934

Franz Fiedler – nude from Künstlerische Aktaufnahmen. 1925.

Franz Fiedler – nude from Künstlerische Aktaufnahmen. 1925. 2

Franz Fiedler – Lady au décolleté de fourrure 1930′s

Franz Fiedler – Lady au décolleté de fourrure 1930′s

Franz Fiedler- Painter with model Dresden, 1920s(bromoil)

Franz Fiedler- Painter with model Dresden, 1920s(bromoil)

 

 

Franz Fiedler Self portrait with model, Dresden , 1925.

Franz Fiedler Self portrait with model, Dresden , 1925.

 

Franz Fiedler -Selportrait with a Model, 1930

Franz Fiedler -Selportrait with a Model, 1915-20

 

 

 

 

 

Francesca Woodman -Untitled, Rome, Italy, 1977-1978

Francesca Woodman   -Untitled, Rome, Italie, 1977-1978 (I.154) © Courtoisie George et Betty Woodman -Untitled, Rome, Italy, 1977-1978 (I.154) © Courtesy George and Betty Woodman

 

Trude Fleischmann – Portraits

Trude Fleischmann (1895-1990) est l’une des grandes photographes du 20e Siècle. Elle était une de ces jeunes photographes juives confiantes, qui ont fait une carrière traditionnelle dans une profession masculine. Elle a photographié les étoiles du théâtre, des danseurs et des intellectuels. Trude a développé une passion pour la photographie dès son enfance, et est rapidement devenue l’un des plus grands photographes de portrait de Vienne peu après l’ouverture de son propre studio à l’âge de vingt-cinq ans. Même si elle est largement méconnue aujourd’hui, ses portraits d’intellectuels et d’artistes, y compris Karl Kraus (1874-1936), Peter Altenberg (1859-1919), Adolf Loos (1870-1933), Alfred Polgar (1873-1955), Stefan Zweig (1881-1942), Alban Berg (1885-1935), Bruno Walter (1876-1962), Max Reinhardt (1873-1943), Paula Wessely (1907-2000) et Grete Wiesenthal (1885-1970), reste un témoignage important de la culture européenne du XXe siècle

Issue d’une famille aisée, elle peut recevoir le soutien financier nécessaire dans son début de carrière. Sa formation comprend un semestre à étudier l’histoire de l’art à Paris et trois ans au « Lehr-und Versuchsanstalt für Photographie und Reproduktionsverfahren, » où les femmes avaient été autorisés à étudier la photographie depuis 1908. Après avoir terminé ses études en Juillet 1916, elle est devenue apprentie photo-finition dans l’atelier de la portraitiste bien connue madame d’ora (Dora Kallmus et son mari…. ), dont le travail qu’elle admirait. Parce que d’Ora se plaint de sa lenteur, Trude quitte sa place après seulement deux semaines !!!! . Mais elle rebondie très vite car peu de temps après, Trude trouve une place auprès du photographe Hermann Schieberth, dont les clients de la scène culturelle et intellectuelle viennoise étaient très friands. En 1919, elle devient membre de la Société Photographique de Vienne. ( Les plus célèbres d’entre eux comprennent – aux côtés de Trude Fleischmann – Edith Barakovich, Grete Kolliner, Marianne Bergler, Pepa Feldscharek, Hella Katz, Steffi Brandl, Kitty Hoffman, Edith Glogau, Trude Geiringer et Dora Horowitz).

Après trois ans, et avec l’encouragement de sa mère et le soutien financier de sa famille, elle a fondé son propre studio en 1920. Elle a pu poursuivre une carrière réussie entre les deux guerres car elle réalises des photos de mariages ou de baptêmes, et qu’elle reste sous contrat avec des magazines. Le « boom » de la photographie à cette période , lié à la croissance des magazines féminins ou non d’ailleurs , a également contribué à sa carrière.( par exemple Die Bühne, Moderne Welt, und Mode Welt et Uhu, en autriche, mais elle contribue aussi à la presse internationale) Elle réalise des portraits artistiques des célébrité du monde des arts ( l’opéra (chefs d’orchestre et chanteurs) , la musique, la danse et de théâtre) mais également des portrait de grands scientifiques, de politiciens et de professionnels de la photographie . Ainsi, elle devient rapidement indispensable à la presse autrichienne et internationale.

Comme son cercle d’amis dans le monde de l’art a grandi, le studio de Fleischmann est devenu un lieu de rassemblement pour l’élite culturelle de Vienne. Son manque d’assignations fixes et les clients lui a permis plus de liberté dans ses choix de thématiques et son style. Elle a une façon bien particulière de fixer l’expression des visages, et un regard érotiques sur les corps de ses sujets qui lui ai propre. L’esthétique de Fleischmann a ouvert une nouvelle ère: Elle a appelé à la présentation d’une « nudité naturelle », et elle s’efforçait de ne pas « ajouter » des effets de pose, sous couvert d’un travail artistique pour montrer ces corps nus.

En toute logique, si l’on puis dire, qui Fleischmann a été parmi les premiers à photographier les nouveaux styles de danse à Vienne se voit proposer en 1925 de faire une exposition de ses photographies mettant en vedette la danseuse Claire Bauroff nue. Claire Bauroff dont le corps avait été très huilé, donnait ainsi aux cliché une luminosité et contrastes forts pris devant un noir. Quelques années auparavant, une telle mise en scène du corps nu aurait été impensable et en outre, la production de photos de nus pendant une longue période a été réservée aux hommes, en cela Trude Fleischmann était une pionnière, et à gagné ses galons ainsi. Cette exposition fît scandale et a fût interdite et les planches confisquées par un procureur de district de Berlin pour indécence.. une fois de plus , on note combien proposer du nu artistique est difficile et encore une fois, un des photographes dont nous parlons a été victime de censure

En raison de son origine juive Fleischmann a été obligé de chercher du travail ailleurs après 1938. Laissant derrière elle la plupart de ses négatifs, elle émigre à Paris, Londres et finalement à New York avec l’aide de son élève et ancienne amante Helen Post (1907-1979 une photographe indépendante qui a photographié les tribus indiennes dans tout l’Ouest et du Sud-Ouest de 1936 à 1941 ). [Fleischmann, qui ne s’est jamais mariée, était une lesbienne et a eu un certain nombre de relations avec des femmes connues].

Là bas, Fleischmann poursuit une brillante carrière dans la photographie, d’abord avec The Post et, après 1940, dans son propre studio, qu’elle a dirigé jusqu’en 1969 avec Frank Elmer, un autre émigré viennois.

Contrairement à son travail de jeunesse, beaucoup de ses photographies ultérieures sont des paysages urbains de New York, ainsi que des modèles de mode qu’ elle a souvent photographié pour Vogue. Ses clients, sont aussi les émigrants de la scène culturelle européenne, comme Elisabeth Berger, Oskar Kokoschka, Lotte Lehmann, Otto von Habsburg , le comte Richard Coudenhove-Kalergi et Arturo Toscanini.

En 1969, Fleischmann a pris sa retraite en Suisse, affirmant qu’elle ne voulait pas retourner à Vienne en raison du comportement de la population pendant la guerre. Après un accident en 1987 qui l’a rendue handicapée, elle est retournée aux États-Unis pour vivre avec son neveu, le pianiste Stefan Carell, à Brewster, New York jusqu’à sa mort en 1990.

Voir aussi les autres article sur Trude Fleischmann Ici

Les Actrices

Trude Fleischmann-Sibylle Binder, Schauspielerin, Wien um 1935

Trude Fleischmann-Sibylle Binder, Schauspielerin, Wien um 1935

Trude Fleischman- The Actress Ida Roland , 1928 ( from issuu)

Trude Fleischman- The Actress Ida Roland , 1928

Trude Fleischmann – The actress Ida Roland , vers 1920 – 1929, gelatin silver print

Trude Fleischmann – Sybille Binder as Mary Dugan, ca. 1930, silver gelatin print

Trude Fleischmann- L’actrice autrichienne Sibylle Binder, vers 1926

Trude Fleischmann- L’actrice autrichienne Sibylle Binder, vers 1926

 

Trude Fleischmann- Portrait of the Actress Hilde ,1920s

Trude Fleischmann- Portrait of the Actress Hilde ,1920s

Trude Fleischmann- Portrait of actress Maria Schanda 1933

Trude Fleischmann- Portrait of actress Maria Schanda 1933

Trude Fleischmann – Grete Wiesenthal, tanzerin, Wien, , silver gelatin print

Trude Fleischmann – The actress Sybille Binder , around 1928_

Trude Fleischmann- Portrait of Maria Wölfl - Die Schauspielerin Marie Matzner

Trude Fleischmann- Die Schauspielerin Marie Matzner

Trude Fleischmann –Tilly Losch 1932 Vintage silver print,

 

Trude Fleischmann – Frl. A, Vienna , ca. 1927Vintage silver print

Trude Fleischmann – »Study ». Vintage. Gelatin silver print, nd

Trude Fleischmann-Hedy Lamarr. 1930

Trude Fleischmann-Hedy Lamarr. 1930

Trude Fleischmann - The actress Ida Roland, Vienna, 1920s

Trude Fleischmann – The actress Ida Roland, Vienna, 1920s

Trude Fleischmann- Eva Wagner, Wien, 1925

Trude Fleischmann- Eva Wagner, Vienna, 1925

Trude Fleischmann –Vera Singer und Freundin 1924

Trude Fleischmann- Gusti Shall, 1930

Trude Fleischmann- Gusti Shall, 1930

Trude Fleischmann- Dolly Haas, 1935

Trude Fleischmann- Dolly Haas, 1935

Trude Fleischmann - Dolly Haas, 1935 3

Trude Fleischmann – Dolly Haas, 1935

Trude Fleischmann - Dolly Haas, 1935

Trude Fleischmann – Dolly Haas, 1935

Trude Fleischmann -Dolly Haas als Scampolo, 1932

Trude Fleischmann -Dolly Haas als Scampolo, 1932

Trude Fleischmann- Luis Rainer as Faust, 1930

Trude Fleischmann- Luis Rainer as Faust, 1930

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Les personnalités célèbres

Trude Fleischmann Das Paar Wien 1935

Trude Fleischmann Das Paar Wien 1935

Trude Fleischmann An image of Einstein and Alice Lili Loewy in his garden on Mercer Street in Princeton, 1950s

Trude Fleischmann An image of Einstein and Alice Lili Loewy in his garden on Mercer Street in Princeton, 1951

Trude Fleischmann - Albert Einstein, New Jersey 1954.

Trude Fleischmann – Albert Einstein, New Jersey 1954.

Trude Fleischmann – The artist Beate Innaya , vers 1931, vintage silver print

Trude Fleischmann - Adolf Loos, Vienna, ca 1922

Trude Fleischmann – Adolf Loos, Vienna, ca 1922

Trude Fleischmann- The photograph Karl Kraus, 1928, WienMuseum

Trude Fleischmann- The photograph Karl Kraus, 1928, WienMuseum

Trude Fleischmann - Mannheim ( le compositeur et chef d'orchestre ), 1927

Trude Fleischmann – Mannheim ( le compositeur et chef d’orchestre ), 1927

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Quelques autres choses….

Trude Fleischmann - mit zigarette, 1930

Trude Fleischmann – mit zigarette, 1930 (Shooting Girls: Jewish Photographers of Vienna ,Jüdisches Museum Wien through March 13, 2013)

Trude Fleischmann - Study with glass sphere, Vienna, 1923

Trude Fleischmann – Study with glass sphere, Vienna, 1923

Trude Fleischmann im bad, nd (kleingallery)

Trude Fleischmann im bad, nd (kleingallery)

Trude Fleischmann - Danish nude woman, Vienna, 1926

Trude Fleischmann – Danish nude woman, Vienna, 1926

Trude Fleischmann -Suabian Woman (nude)Vintage Sheet-fed Sepia Gravure printed in 1926

Trude Fleischmann -American nude woman, Veinna, 1926

Trude Fleischmann -American nude woman, Veinna, 1926

Trude Fleischmann -Trude Fleischmann -American nude woman, , #1 vienna 1925

Trude Fleischmann -Trude Fleischmann -American nude woman, #1 vienna 1925

Trude Fleischmann – nude 1927 ,Vintage silver print

Trude Fleischmann - Nude, Wien, 1930

Trude Fleischmann – Nude, Wien, 1930

Trude Fleischmann Birksmeyer Ballet, 1932

Trude Fleischmann Birksmeyer Ballet, 1932

Trude Fleischmann im Atelier, Wien 1929 Annie Schulz © Courtesy Fritsch Antiquariat, Wien

Trude Fleischmann im Atelier, Wien 1929 Annie Schulz © Courtesy Fritsch Antiquariat, Wien

Conseil de lecture  Trude Fleischmann: Der selbstbewusste Blick by Anton Holzer & Frauke Kreutler , Catalogue Musée vienne, 2011 ou  Catalogue: « Trude Fleischmann – Le regard confiant. » Edité par Anton Holzer et Frauke Kreutler. Editeur: Hatje Cantz, 2011