« Blanc et Demilly », est une signature à jamais indissociable de l’histoire de la photographie. Leur association a pour origine leur union réciproque, chacun à une fille d’Edouard Bron (1860-1939), lui même photographe de renom à Lyon, qui en avait deux. Le premier, Théo, avait épousé Marcelle, le second, Tony, Adrienne. Edouard Bron. Ils succèdent à leur beau-père en 1924 à la tête du studio situé 31, rue Grenette, à Lyon. Le Studio Blanc et Demilly devient le lieu à la mode où se précipite la bourgeoisie lyonnaise pour se faire « portraiturer ».
Une parfaite complémentarité entre Blanc – qui maîtrise la technique – et Demilly – amateur de poésie doué d’un grand sens artistique – donne à leurs portraits un modelé et une modernité incomparable. Curieux, cultivés, conviviaux, ils se montrent à l’écoute des goûts de la clientèle et font preuve d’un dynamisme exceptionnel. Toujours au fait des dernières nouveautés, ils furent les pionniers du 24/36 et les premiers à utiliser des petits appareils, comme le Leica et le Rolleifex. En 1935, ils ouvrent un magasin-galerie, pour exposer et vendre des tirages. Véritable lieu de discussion pour les amateurs de photographie, auxquels Blanc et Demilly prodiguent critiques et conseils, la galerie édite aussi un Bulletin d’informations photographiques mensuel (1938-1939), organise des sorties photo à thème et des concours jusqu’à sa fermeture en 1951. Amis de nombreux notables et artistes, Blanc et Demilly réalisent leurs portraits – Auguste Lumière, Édouard Herriot, Maurice Utrillo, Pablo Picasso… – et livrent régulièrement des chroniques sur la vie culturelle lyonnaise, couvrant les représentations théâtrales de Roger Planchon, les prix littéraires, et jusqu’aux fêtes religieuses… En parallèle de ces portraits « alimentaires », Blanc Demilly devient très vite une signature estimée dans le domaine de la photo d’art. Spécialisés dans le genre du paysage, spécialement du paysage lyonnais, les deux beaux-frères étendirent au nu, à la nature morte et à la photo de reportage leurs compétences.Archives de Tag: 1930s
Heinz Von Perckhammer -The Bridal Night ,1927
Roger Schall for Diana Slip
Roger Schall was one of the most renowned photographers of the 1930s and 1940s. He worked in all photographic disciplines, including fashion, portraits, nudes, still lifes and photo journalism.Schall began working with his father, a portrait photographer, in 1918. Ten years later he would be one of the first reporters to work with a small hand-held Leica or Rolleiflex.
By 1939, he closed the studio-agency he had opened with his brother. From June 1940 to August 1944 he photographed German-occupied Paris, hiding his negatives so they would not be seen and confiscated by the censors. When the occupation was over his brother, Raymond Schall, published a book: A Paris sous la Botte des Nazis (Paris under the Heel of the Nazis) that was illustrated with photographs by his brother, Roger Parry, Robert Doisneau, the Seeberger brothers and many others.
Roger Schall then continued working in fashion, focusing on commercial and publicity work instead of reportage. From 1970 until his death in 1995, he would manage his archive of some 80,000 images.
Diana Slip was a 1930s French lingerie company created by Leo Vidal. In the 1930s, he created a publishing company called Les Éditions Gauloise, which in 1936 became Les Librairies Nouvelles, which was a network bookstores, boutiques, newspaper groups, documents and studios–all grouped into one company. It was a company that manufactured and sold fetish clothes, condoms, erotic books and photography. Diana Slip was one of those parts and was able to bring large resources to the Librairies Nouvelles due to its marketing/distribution and reputation, thanks largely to the production of a series of illustrated catalogs/magazines (including « Lingerie Libertines » and « Le Magazine Paris ») with great art made by such photographers as Brassaï, Jean Moral and Roger Schall–all of whom needed the work during the Depression. Diana Slip went into a final decline during World War II and disappeared at the end of the war.
Roger Schall for Diana Slip Co Lingerie , 1930s
Diana Slip, une entreprise de lingerie française des années 1930 appartenant à Léon Vidal. Dire que Diana slip n’était qu’une société de lingerie serait un véritable raccourci. En effet, Vidal avait étendu son activité dans domaine parallèle celui des dessous et vêtements fétichistes pour les adeptes du Bdsm ( bottes, fouet, combinaison de cuir, corset, ce qui étaient nécessaire aux poneys girls/boys, par exemple, mais je ne rentre pas plus dans les détails de ces pratiques bien spécifiques…)
Les filles des maisons closes sont d’ailleurs les premières clientes de ces nouveaux dessous coquins, devenus plus souples et légers ( auparavant les tenues fétichistes étaient en matériaux tels que le fer, ( on trouve beaucoup de photographies bdsm des années 1900s avec des corsets en fer, des chaines très lourdes) .
Vidal ne s’est pas arrêté à la confection de vetements et lingeries, sa société vendait également des préservatifs, et surtout des livres et de la photographie érotiques. Pour se faire La société travaillait avec Ostra Studio ( crée par le très celèbre Jacques Charles Biederer, voir article ici) et Le Studio 35 par ne citer qu’eux. Ainsi sans le savoir les amateurs de ces photos érotiques de domination, lesbiens, de bdsm, on sous leurs nez la lingerie Diana Slip, vous le verrez dans l’article. On pouvait acquérir à la librairie de la Lune et par correspondance toutes ses productions.
Diana Slip and Co est également très connu pour la production d’ une série de catalogues illustrés dans les debuts des années 30 ( conçu comme des magazines) et Le Magazine Paris avec la participation de photographes de renom tels que Brassaï, Jean Moral et Roger Schall. Aujourd’hui ces catalogues sont très difficiles à trouver et se vendent à prix d’or .
Brassaï entre autre connu pour ses photographies des maisons closes de la rue quimquanpoix ( voir articles ici) pour sa serie Chez Suzy fût le témoin de l’usage des ses dessous dans la réalité. Une fois encore sans le savoir vous regardez des dessous de cette compagnie de lingerie Diana Slip, destinée à mœurs plutôt libertins et fétichistes
je vous proposes aujourd’hui à la fois des travaux réalisés avec les Studio Ostra, et Biederer, Le Studio 35, qui étaient édités en format carte postale, et ceux des catalogues, qui sont là d’un autre genre, puisqu’il s’agissait de mettre en valeur la lingerie, contrairement aux précédents qui se concentraient surtout sur les jeux érotiques.
**********************

Roger Schall- Etude publicitaire pour de la lingerie Diana Slip (Lingerie advertisement for Diana Slip), 1933
Jindřich Štyrský
Man Ray – Lee Miller vers 1930
Brassaï- Danse

© Brassaï-Ludmilla Tchérina in the dress-room, 1945.

© Brassaï-
ombre chinoise réalisée par Brassaï à partir de l’une de ses photographies représentant un couple de danseurs. Limage a été découpée et collée partiellement
Marcel Bovis (1904 – 1997)
Marcel Bovis (1904-1997) fût Diplômé de l’École des Arts Décoratifs de Nice en 1922. Il était un photographe autodidacte , passion qu’il a découverte lors de son service militaire. Il a acquis ses compétences par le biais de lectures , en échangeant avec d’autres photographes et par la pratique bien évidement. À partir de 1927, Bovis photographie Paris la nuit. Il aimait l’architecture et la plupart de ses clichés sont des prises de vues d’élément architecturaux, de vues de villes ( qui ont étaient légués aux archives du patrimoine architectural) . Il consacrait donc une partie de son temps à la photographie de rue.
De 1933 à 47 il collabore à Arts et Métiers Graphiques, et parvient donc a gagner sa vie comme photographe. Il a travaillé sur de nombreuses commandes privées et publiques pour des clients tels que Leica et Lancôme le Commissariat général au tourisme .
Il est le cofondateur en 1946 du très célèbre « groupe des XV », ( Marcel Bovis, Yvonne Chevallier, Jean Dieuzaide, Robert Doisneau ,André Garban, Édith Gérin,, René-Jacques (René Giton), Pierre Jahan, Henri Lacheroy (cofondateur), Lucien Lorelle, Daniel Masclet, Philippe Pottier, Willy Ronis, Jean Séeberger, René Servant, Louis-Victor Emmanuel Sougez, François Tuefferd), dont le but était de promouvoir la photographie en tant qu’art et d’attirer l’attention sur la sauvegarde du patrimoine photographique français.
Bovis est l’auteur ou co-auteur de plusieurs autres livres. Il aimait les foires et les cirques, et a publié un livre à leur sujet en 1948, appelé Fêtes foraines, La Photographie de paysage et d’architecture . chez Prisma édition,1948, Du Quartier latin au Jardin des Plantes .- Paris, Éditions Arts et métiers graphiques, 1948, l’Algérie et les théâtres, les musées et l’architecture de Paris.
Sur la fin de sa vie, Marcel Bovis a expérimenté le collage, et a utilisé ses clichés afin de composer de nouvelles œuvres en particulier son travail photographique sur le nu est beaucoup connu, pourtant de grand qualité [CF Ce Livre/ Marcel Bovis, Éditions La Manufacture, Paris, 1992 ] , en le mélangeant avec ses photos de rues, de fêtes foraines.

Marcel Bovis- photomontage Femme au parapluie, nu masculin académique, stand de tir, silhouette féminine 1990

Marcel Bovis- photomontageNu féminin dissimulé en partie par un tronc d’arbre, façade de maison 1970s

Marcel Bovis- photomontage Nu féminin, panneau de photographe extrait de la série sur les Fêtes foraines en arrière-plan. , 1990

Marcel Bovis- photomontageNu féminin, Deux messieurs en costumes de ville, un nu féminin sans tête ni bras, une vespasienne… 1975-80
Man Ray
Willy Elenbaas (1912 – 2008)
Willy Elenbaas ne se destinait pas à un parcours dans l’art. Il a en effet débuté en 1928 comme comptable chez un négociant en céréales, c’est dire comme on est loin de ce que je vais vous présenter aujourd’hui. A cette époque, son salaire et temps libre , il le passe principalement dans la littérature et la lecture. Il aime André Gide, Kafka, et Karl Marx , Kurt Tucholsky.
Il perd son emploi au bout de 4 années et en temps que chômeur, il rejoint la Ligue de la jeunesse communiste et c’est ainsi, qu’il entre en contact avec le milieu artistique et intellectuel de l’époque et ce par le biais de Paul Schuitema et du collectif gauchiste des écrivains travailleurs » ‘Links Richten » , dont il deviendra un membre actif. Là il découvre les possibilités qu’offre la photographie comme « arme » dans la lutte de classe. Wally a donc commencé autour du documentaire social, relevant de ce qu’on appelle La nouvelle photographie. En 1937 Elenbaas représentée à l’exposition « photo 37 », l’une des principales manifestations photographiques d’avant-guerre. Mais c’est précisément à cette époque qu’ il se découvre de plus en plus comme un peintre.
Après la seconde guerre mondiale Elenbaas est reconnu pour ce qu’on nomme « art monumental » et ses applications graphiques sur les bâtiments. comme Ici , ou Ici , Ici, ici. Parfois ceux sont des peintures, parfois des mosaïques, il en réalisera tout au long de sa vie, sur des bâtiments publics, pour des particuliers, des hôtels….
Il poursuit parallèlement à cela son travail de photographe et ce notamment avec son épouse Esther Hartog. ils ont réalisé une série de photos de nus féminins , ce qui lui coûta son poste de professeur à l’académie. Depuis 1942 Les photos de Wally et Esther Elenbaas sont étroitement liées à leur vie personnelle.
Outre orientés mortes et portraits fixes légèrement surréaliste, le quartier était Katendrecht où il a vécu un sujet de prédilection.
*****Elenbaas-de Hartog Esther*****
****************************
Son site presentant ses multiples facettes
le musée où vous pouvez retrouver son travail
lecture Wally Elenbaas -De honderd gezichten van Esther Hartog, ed° DuoDuo 2002 ( mais c’est en néerlandais, ceci dit vous y trouvez bon nombre de travail photographique ainsi que celui de sa femme Esther)
Studio Wagram

Studio Wagram- Femme-pendule, années 1930
Domicelė Tarabildienė (1912–1985)
« Domicele Tarabildiene was a well known interwar artist whose spectrum of creative means and expression was wide – engraving, book illustration and applied graphics, painting, and sculpture. Her poetic and surreal photography, however, has only recently attracted public attention in Europe. This exhibition is the first time this work has been seen in Scotland – indeed the UK – and presents 34 signficant photographs from the early 30s, most using the photomontage technique. “What is fascinating is not just the artist’s courage in exploring experimental forms of expression, but also her decision to be her own model in the photographs. Her artistic exploration crossed the line of experimentation, and testifies to her interest in the avant-garde constructivist ideas of the time, as well as her exceptional ability to express herself creatively in various art forms. Tarabildiene is a symbol of human emancipation; although she was born in the countryside, she matured as an artist in the town, and used it as a source of creative inspiration.” Text By Ieva Mazuraite-Novickiene, National Gallery of Art of Lithuania.
************
Domitsele Tarabildené / Domicele Tarabildiené était une artiste Lituanienne ( qui a aujourd’hui son portrait qui orne les timbre) extrêmement polyvalente. Au cours de sa longue carrière professionnelle, elle a aussi expérimenté la peinture et la gravure et le dessin et la sculpture, mais elle a surtout gagné sa notoriété notamment grâce à ses illustrations de livres. La simplicité et l’harmonie de ces œuvres réalisées principalement pour des publications pour enfants, elle les a adoptées dans ses compositions photographiques, et ce au début des années 1930. Les photos de l’artiste lituanien, dont la plupart ont été faites en utilisant la technique du photomontage, sont romantiques et poétique. Neanmoins, on peu noter qu’il ya malgrès tout des références à l’avant-garde constructivistes et surréalistes. Elle apparaît la plupart du temps sur ses photographies sous la forme d’une jeune fille pensive, où avec des ailes de fée et les quelques rares nus qui existent sont toujours d’une grande délicatesse.
Domicelė Tarabildienė -Ni su gipso modeliu, 1931
Domicelė Tarabildienė –Laumžirgis, 1931
Domicėlė Tarabildaitė-Tarabildienė. Domicėlė prie savo skulptūros darbų Meno mokykloje. behind her to his sculpture works of art school Kaunas.1932–1933
Watch her drawings and painting Here
Paul (Pal Funk) Angelo ( 1894 – 1974)
Pal Funk Angelo appelé aussi Pàl Funk, Pinkàsz Funk ou Angelo P.F., Angelo est issu d’une longue lignée de sculpteurs, peintres et graphistes célèbres. Il est un photographe qui a réalisé divers travaux tout au long de sa vie, couturier, photographe et cinéaste. Il a dû fuir à Budapest en 1919 pour sauver sa vie en raison de la «terreur blanche» . il a été reconnu comme l’un des photographes de studio les plus en vue en Europe. Jusqu’en 1939, il aura trois studios respectivement à Budapest, à Paris et à Nice où il photographiera dit on plus de 450 000 personnes tout au long de sa vie ( connues ou pas Picasso, Bela Bartok, Charles Chaplin et Joséphine Baker , faisant partie dec cette longue liste). Peu de photographes de studio avaient vraiment compris que l’éclairage artificiel a pour but d’évoquer plutôt que d’exposer, mais Funk l’a fait, ce qui fera son succès.
C’est dès l’âge de 1à ans d’Angelo commence a photographié, ayant reçu un appareil en cadeau. En 1910, à Munich, il étudie à l’école de Carl Bauer la peinture tout en continuant à pratiquer la photographie. Plus tard, il approfondira ses techniques à Berlin auprès de Nicola Perscheid et Rudolph Dührkoop , à Paris chez Reutlinger, et à Londres, à Hoppé et Adams, et travaillera en tant que directeur de la photographie pour Michael Curtiz . En France, Il a surtout travaillé en tant que designer de mode à Paris. Parallèlement à la photographie, il a dirigé des spectacles vivants immobiles et même conçus les costumes. En 1916, il était directeur adjoint et cameraman auprès du célèbre Kertész Mihály (Michael Curtis). Sa carrière cinématographique a duré une décennie, chaque année, il a travaillé à la section européenne de la Corporation du film franco-britannique, et il a realisé des films pour la Metro-Goldwyn-Mayer en tant que co-realisateur de Rex Ingram, Erich Pommer, Fritz Lang, Alexander Wolkoff, Ernst Lubitsch et Harry Lachman ( c’est peu dire !!). En 1927, il a participé à la naissance des premiers films parlants hongrois « István » avec Eiben.
Dans Les années 30 ,les Journaux et magazines les plus en vogues à travers toutes l’europe et l’amérique, tels que » Vanity Fair », « Harper ‘s Bazaar », « Cinéma », » Die Dame », « Berliner Leben » , « Berliner Zeitung Illustrirte » publient ses œuvres.
Quand la guerre éclate, il retourne en Hongrie. Il a été profondément impliqué dans le développement et l’enseignement de la photographie en Hongrie en tant que fondateur de l’Académie hongroise de la photographie et de l’association des photographes tard. Peu de photographes de studio vraiment compris que l’éclairage artificiel a pour but d’évoquer plutôt que d’exposer. Funk a fait.
Ses photos nues sont très rares sous n’importe quelle forme (gélatine argentique ou photogravure), et sont esthétiquement influencé par le dadaïsme et l’ esthétique théâtrale employées par Horst début XXe siècle. Les photographies des femmes sont accompagnées de certains éléments liés au monde des rêves, et une nature sensuelle.
En 1951, son atelier a été nationalisée . Jusqu’à sa retraite en 1964, il a travaillé au sein du Collectif des photographes à Budapest. Dans le même temps, il a pris des photos de lui-même en fonction de ses ambitions artistiques.

Pal Funk Paul Angelo – Portrait of the actress Elisabeth Bergner (1897 – 1986) for ‘Fräulein Julie’. 1922

Paul (Pal Funk) Angelo – Métempsychose, Published in Paris Magazine, 1931 found the pic on carrefour étrange

Paul (Pal Funk) Angelo – Portait de la ballerine Françoise Bertin dans une danse des masques , Revue Des Monats, Mars 1927

Angelo (pal funk)- Portait de la ballerine Françoise Bertin publiée dans la revue Des Monats, Janvier, 1928

Angelo (pal funk)- Portait de la danseuse June Roper de la revue Haller publiée dans la revue Des Monats, Mars, 1928

Angelo (pal funk)- Portait de la danseuse Sucha Cha Staj publiée dans la revue Des Monats, Mars, 1928

Paul (Pal Funk) Angelo- May Morning, 1935 ( via Greisen Gallery)

Angelo Pal Funk –twins, 1930s (later)

Paul (Pal Funk) Angelo -Manzard ,1938 Koch Gallery
Max Pollack- Devi Dja( famous Balinese temple-dancer), 1930’s

Max Pollack- Devi Dja( famous Balinese temple-dancer), 1930’s
Edmund Kesting Portraits double exposition et photomontage

Edmund Kesting – A painter sees through the objective (Ein Maler sieht durch’s Objektiv), 1930 , it’s Book page from Edmund Kesting Ein Maler sieht durch’s Objektiv (Halle: Fotokino, 1958)




























































































































































































































Vous devez être connecté pour poster un commentaire.