Graphiste de formation, Pierre Boucher s’est formé à l’Ecole d’arts appliqués à l’Industrie, dans l’atelier de publicité, et a été influencé par les arts décoratifs, l’architecture de Le Corbusier et par l’art moderne.Sa curiosité pour ces différents domaines conduit le photographe à s’appuyer sur des recherches personnelles pour répondre à des commandes. Il utilise des techniques mécaniques d’imagerie à des fins détournées. Il se libère en partie de la chambre noire. Le photomontage le conduit à créer un univers singulier et original, comme dans Electra, pour laquelle il utilise un nu hiératique dont il remplace la tête par un élément issu d’un reportage industriel pour une compagnie d’électricité. D’ailleurs la quatrième de couverture de Pierre Boucher Photomonteur paru en 2003 le décrit très bien….. Acteur majeur de la Nouvelle Vision, Pierre Boucher expérimente toutes les techniques de photographie avant-gardiste et
» (Son oeuvre) est protéiforme, comme la plupart de la production photographique de ses contemporains. Il colle à tous les registres de cette photographie moderne comme l’expérimentation avec les photogrammes, photocollages, solarisations et surimpressions. Esprit curieux, cultivé et sportif, Pierre Boucher produit aussi bien des nus surréalistes que des publicités recherchées et bien construites, mais il documente aussi la nouvelle société du temps libre et des loisirs qui s’annonce dès 1936 avec les congés payés accordés par le Front populaire. Que ce soit dans le document ou dans la photographie industrielle, Pierre Boucher déclenche avec ses images chez le spectateur une grande proximité et une empathie avec le sujet représenté. Refusant toute spécialisation que lui permettait encore son époque, Pierre Boucher a photographié toute sa vie ce qu’il aimait « . Editions Marval. 2003. 4eme de couverture
Un autre aspect essentiel de son oeuvre réside dans le nu, ( sujet de prédilection sur ce blog) ,qu’il expérimente d’abord dans le style de la Nouvelle Objectivité ( sous des angles inédits de corps fragmentés aux courbes dynamiques) . Il pratique ensuite le nu surréaliste ( la surimpression de formes, la solarisation et le photomontage) et le nu néo-classique( l’harmonie et la beauté dans la célébration du corps sur le modèle grec.)Contrairement à ses photographies surréalistes ou publicitaires, ses nus se révèlent dans leur authenticité, sous des angles singuliers. Ils reflètent aussi l’époque des années 1930, avec la libération et la sublimation du corps en harmonie avec la nature.
Parmi ses autres thèmes de prédilection : le sport. Le mouvement, la vitesse, le rythme, le dynamisme, l’élan, le corps en plein effort sont autant de caractéristiques de ses photographies dans ce domaine, il aime aussi les vues urbaines et d’architecture. Ses clichés constituent des témoignages de la société de l’époque.
Enfin, il rapporte également de nombreuses photographies et dessins de ses fréquents voyages ( Maroc Espagne Egypte). Une dimension graphique, issue de son regard formé par ses premières années d’études, se retrouve dans l’ensemble de son travail. Par exemple au milieu des années 30, au Maroc, Pierre Boucher a surtout travaillé dans l’ethnographie des Berbères de l’Atlas. il s’est servi de photos prises dans l’Atlas et à Volubilis pour ses photomontages
Je choisie de vous proposer les photomontages de la série « Fantasmagorie du nu », les surimpressions et double exposition ainsi que les nus, mais son oeuvre ne s’arrête pas là, vous trouverez son travail sur le sport, l’archicture et la publicité sur le net.
Les Fantasmagories du Nu

Pierre Boucher -Les Fantasmagories du Nu #002., 1937, ( print Original vintage photogravure. c1949.)

Pierre-Boucher-Antique nude, Volubilis ruins in Morocco,1936 from Les Fantasmagories du Nu# 6 , 1937

Pierre Boucher- Collage, Les ruines romaines de Volubilis du Maroc , 1936 from les fantasmagories du nu. #10 1937
source Pierre Boucher Photomonteur Edition Marval 2003
Arnet, Rmn, Mutual art, Gazette Drout.
Rolf Tietgens qui est né en Allemagne, s’est installé es États-Unis en 1939 pour fuir le regime Nazie et a y a très vite trouvé une reconnaissance en étant publié dans de grend magazine.Il partagé un studio à New York avec Ruth Bernhardet c’est par son intermédiare qu’il rencontre il rencontre l’écrivaine Patricia Highsmith , avec qui il aura une relation impossible et complexe jusqu’en 1970 car ce dernier était homosexuel . (Elle a consacré à son livre de 1964, Les Deux Visages de Janvier à cette relation). il réalisera plusieurs nus d’elle, elle a ecrit dans son journal qu’elle espérait ainsi trouver une » entrée », pour une relation avec lui.
Il a aussi réalisé des études plus experimentales » surréalistes » et des photographies documentaires qui ont été publiées dans « photograpy » par exemple.
Il a renoncé à la photographie vers la fin des années 1960 pour des raison de santé et il s’est tourné alors vers la peinture mais il ne rncontrera pas beaucoup de succès dans cette voie.

Rolf Tietgens – Nocturne in New Hampshire, 1939

Rolf Tietgens –Nocturne , 1946
Grete Stern est une photographe allemande s’inscrivant dans le courant avant-gardiste allemand de l’esthétique Bauhaus. Elle est née à Wuppertal-Elberfeld, en Allemagne, en 1904. Entre 1923 et 1925, il a étudié les arts graphiques (dessin et de la typographie) à la Kunstgewerbeschule à Stuttgart. Une fois ses etudes terminées, elle retourne à Wuppertal, En 1926, elle travaille comme graphiste freelance dans la conception de publicité .
Après avoir vu une exposition de photographies d’Edward Weston et Paul Outerbridge elle a été inspiré à étudier la photographie. En 1927, Stern s’installe à Berlin pour vivre avec son frère Walter, qui travaillait comme monteur. Grace à lui elle fait la rencontre du photographe Umbo (Otto Umbehr) qui à son tour l’incite à prendre des leçons privées avec Walter Peterhans . le premier professeur de photographie à l’école du Bauhaus. En 1928 Peterhans également accepté Ellen (Rosenberg) Auerbach. Stern et Auerbach deviennent rapidement très proches et leur amitié durera tout au long de leurs vies. Elles créent ensemble un studio de dessin et de photographie, baptisé à partir de leurs surnoms d’enfants ce qui donne « ringl + pit ». Ce studio débute au milieu d’une période passionnante de libération sociale, de l’expansion des médias, des bouleversements économiques et des changements politiques. Ensemble, elles ont cherché à remettre en question les attentes de leur classe, la culture et le sexe, le climat politique fragile de la République de Weimar. « Ringl + pit » ont remporté des prix internationaux, pour le travail de renversement de l’image des femmes dans la publicité traditionnelle.
Ringl+Pit (Grete Stern Ellen Auerbach)

Ringl+Pit Stella Steyn, 1934 Ringl+Pit Bertold Brecht, 1935 Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit (Grete Stern and Ellen Auerbach) Portrait of Johannes Itten , ca 1930 Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl + Pit’s – Pit with Veil (Ellen Auerbach), by Grete Stern , 1931 Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit – Ringl with glasses (Grete Stern), by Ellen Auerbach, 1929 Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl + Pit’s -Walter Auerbach Photoby Grete Stern, 1930 Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

ringl+pit (Grete Stern and Ellen Auerbach) Ellen & Walter Auerbach,1930 Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit- Komol (Advertisement for a Hair Lotion), Berlin 1932 Tous droits réservés par ringlandpit
En 1932 Walter Peterhans incite Grete à le suivre à l’école de Bauhaus , elle y prendra des courts et sera fortement influencée par cet avant-gardisme Allemand. elle y rencontrera son futur Mari Horacio Coppola . Malheureusement L’ecole ferme ( en 1933) avec l’arrivée d’hilter au pouvoir et le couple décide de fuir d’abord en Angleterre puis de retourner en Argentine pays d’origine d’ Horacio. En 1935 ils exposent tous les deux à Buenos Aires, et remportent un fort succès. Pour ce qui est de Grete, l’exposition comprenait le travail réalisé en Allemagne et à Londres entre 1929 et 1935: des portraits, des compositions, des photographies publicitaires et des paysages. Son travail a montré une approche non conventionnelle de la photographie: collages et des études de publicité avec des cristaux, des objets et des natures mortes. Même les sujets les plus reconnus de l’époque, tels que les portraits et les paysages, ont été effectuées de façon non conventionnelle: définition parfaite, large spectre chromatique, l’éclairage plat, poses simples et négatifs intacts. L’année suivante ils s’y installent donc définitivement , elle y mourra d’ailleurs en 1999.
Entre 1935 et 1981, elle a poursuivi ce travail en Argentine, en ajoutant une importante série de photomontages,( voir paragraphe ci dessous) des reproductions d’oeuvres d’art et des portraits.Grete a apporté avec elle de l’Allemagne une sensibilité moderne, développé en bohème et à la légendaire école du Bauhaus, qui a secoué l’approche guindé à la photographie en Argentine à l’époque et elle a établi comme l’un des fondateurs de la photographie moderne argentin.
En 1948, Gino Germani, ( sociologue et rédacteur du magazine Idylle et qui a fini professeur à Harvard) , lui propose une idée . Il interpréterai un rêve décrit par l’un des lecteurs d’Idylle et Grete serait illustrer photographique de ses interprétations . Elle accepte . Ainsi sont donc nés les fameux photomontages Sueños ( Rêves).
Durant Trois années de 1948 à 1951, paraitra de façon hebdomadaire, une page intulée «Psychanalyse vous aide, ». Les photomontages de Grete Stern découlent de l’analyse des rêves que les lecteurs ont envoyé ( que Gino Germani écrivaient en réalité ) Environ 150 articles ont été publiés. Les protagonistes des photos étaient ses amis, sa famille et ses voisins, et les images (paysage, objets, personnages secondaires ) ont été prises par Stern elle même. Malgré la parution hebdomadaire duant trois années les photomontages De Grete ont été complètement ignorés et ce en grande partie car la revue avait un étiquetage d’ « intellectuelle ». La série a d’abord été présenté à la Faculté de psychologie de l’Université de La Plata, au milieu des années 50., Mais il a fallu attendre 1982, après une exposition « FotoFest »,à Houston , pour qu’enfin ces photomontages trouvent une reconnaissance internationale et méritée. Après avoir parlé des rêves,( On retrouve d’abord Sueño en Idilio [ ceux realisés pour le Magazine idylle et Sueño tout court , ceux qu’elle réalise à tritre personnel) Grete continue a réaliser des photomontages sur des thématiques différentes. Il ont été publiés sous divers titres comme »Niño flor », « Artículos eléctricos para el hogar », « Fracturas », « El ojo eterno ».
Certains scans ne sont pas tous de bonnes qualités mais vous verrez une planche entière du livre ( que j’ai mis justement pour que vous le voyez) et les reproductions sont celles d’une qualité journal, donc je ne peux pas faire mieux, ni de miracle pour certaines plaches. Par ailleurs, les rêves ne sont pas numérotés vous le verrez sur la planches scannées du catalogue, et la numérotation est plutôt anarchique quant à la cohérence No/année de publication. je n’ai pas d’explication, il n ‘y en a pas non plus dans le catalogue que je possède.

Grete Stern de Derision & Raison Sueño nº 42, Sin título, 1949. Idilio Los sueños de peligro . Sueño nº 31 Made in England, ca. 1950.
Grete trouvera ensuite un point d’encrage dans l’enseignement. En 1956 Stern créera et dirigera un atelier de photographie au Musée national des Beaux-Arts (Museo Nacional de Bellas Artes) où elle a travaillera jusqu’à sa retraite en 1970. Elle y rencontrera de nombreux artistes dont elle fera le portrait. Elle travaillera aussi à l’Université du Nord-Est, à Resistencia, où elle tiendra des seminaires sur la photographie. En 1964, elle obtient une bourse de la Fondo Nacional de las Artes et a voyage à travers le nord-est de l’Argentine, ce qui l’amènera à produire plus de huit cents de photos dépeignant la vie des autochtones de la région. Ce fond constitue aujourd’hui les archives les plus importantes sur ce sujet en Argentine. Ses activités d’enseignement continueront jusqu’en 1985. Grete a poursuivi son travail en studio et à faire des portraits et des paysages jusqu’en 1980,mais elle a du cesser son activité pour des problèmes de vue « défaillante ». Elle est morte à Buenos Aires le 24 Décembre 1999, à l’âge de quatre-vingt-cinq ans.
« La Photographie m’a donné beaucoup de bonheur. J’ai beaucoup appris et j’ai pu dire les choses que je voulais dire et montrer «
G. Stern, 1992
Bibliographie: Musée de la Photographie à Charleroi. Dérision & Raison. Musée de la Photographie. Charleroi (Bélgica), 1998. & Monzo, J.V. Sueños. Grete Stern. IVAM Centre Julio Gonzalez, Valence. Valence, 1995 , Catalogue de l’exposition au Centre IVAM Julio Gonzalez Octobre 26 1995, une Janvier 30 1996.
John Everard est un photographe anglais autodidacte de renommée internationale notamment pour son travail sur les formes féminines dans le style dit « art déco ». Sa carrière s’est déroulée entre la fin des années 20 et les début des années 60. Il a partagé à Londres un studio à Londres avec deux autres photographes renommés : Walter Bird ( Voir l’article Ici) et Horace Roye (voir l’article Ici). Il a été acclamé et publié très tôt dans sa carrière. Tout comme ses acolytes, il a produit de nombreux ouvrages tels que » Portrait of a Model » Londres George Routledge & Sons Ltd. 1939 ( Ltd étant la maison d’édition crée par roye Bird et lui même), « Judgement of Paris, French nudes », ed° George Routledge, London, 1941, « Life line » Ltd., London, 1936, « Oriental Model » Published by Robert Hale Ltd., London 1955, » Adams Fifth Rib » ,Ltd., London 1936 , pour ne citer qu’eux, puisque ceux sont ces derniers que je vous présente aujourd’hui. J’ai scanné des livres, mais peu de planches car au vu de l’utilisation et du respect qu’il existe sur le net, je ne fais plus don de photos provenant de livre à 1000 euros… ainsi que celles qu’on ne trouve pas sur le net.. le reste se trouve, sans être bien sur attribué au bon livre et souvent avec des dates et titres erronés même pour les galeries et sites de ventes aux enchères, comme Walter Bird d’ailleurs et de surcroit toute avec un tirage de négatifs rayés.
La trilogie des ces merveilleux anglais que j’affectionne particulièrement se termine donc . Ils sont à mes yeux ce que František Drtikol est à la photographie Tchèque, ce que József Pécsi est à la photographie Hongroise, des grands maîtres de la lumière de la mise en scène, et des formidables amoureux de la femme, proposant des photographies d’elles sans aucune vulgarité, avec une délicatesse infinie.
John Everard Portrait of a Model Londres George Routledge & Sons Ltd. 1939
John Everard. Suty of nude from John Everard 1936( 48 photogravures) Ed° Chapman & Hall

John Everard. Suty of nude from John Everard 1936( 48 photogravures) Ed° Chapman & Hall ( scan perso)

John Everard. Suty of nude from John Everard 1936( 48 photogravures) Ed° Chapman & Hall ( scan perso)

John Everard. Suty of nude from John Everard 1936( 48 photogravures) Ed° Chapman & Hall ( scan peros)

John Everard. Suty of nude from John Everard 1936( 48 photogravures) Ed° Chapman & Hall ( scan perso)

John Everard. Suty of nude from John Everard 1936( 48 photogravures) Ed° Chapman & Hall ( scan perso)

John Everard. Suty of nude from John Everard 1936( 48 photogravures) Ed° Chapman & Hall ( scan perso)
Judgement of Paris, French nudes, ed° George Routledge, London, 1941

John Everard. Nude No. 24. ( photoetching. 1941 from Judgement of ParisJohn Everard- Study of nude from Judgement of Paris, French nudes, ed° George Routledge, London, 1941

John Everard. Nude No. 1. ( photoetching. 1941 from Judgement of ParisJohn Everard- Study of nude from Judgement of Paris, French nudes, ed° George Routledge, London, 1941

John Everard. Nude No. 24. ( photoetching. 1941 from Judgement of ParisJohn Everard- Study of nude from Judgement of Paris, French nudes, ed° George Routledge, London, 1941

John Everard. Nude No. 24. ( photoetching. 1941 from Judgement of ParisJohn Everard- Study of nude from Judgement of Paris, French nudes, ed° George Routledge, London, 1941

John Everard- Study of nudes from Judgement of Paris, French nudes, ed° George Routledge, London, 1941

John Everard- Study of nude 2 from Judgement of Paris, French nudes, ed° George Routledge, London, 1941

John Everard- Study of nude 17 from Judgement of Paris, French nudes, ed° George Routledge, London, 1941

John Everard- Study of nude , 15 from Judgement of Paris, French nudes, ed° George Routledge, London, 1941

John Everard- Study of nude 31 from Judgement of Paris, French nudes, ed° George Routledge, London, 1941
John Everard. « Artit’s Model » Ed° The Bodley Head, 1951

John Everard- From Artit’s Model, Ed° The Bodley Head, 1951John Everard- Nude Plate 23 From Artit’s Model, Ed° The Bodley Head, 1951
John Everard. »Oriental Model » Published by Robert Hale Ltd., London 1955

John Everard- Asian Female semi Nude photogravure 1950Oriental Model Published by Robert Hale Ltd., London in 1955.

John Everard- Malay woman semi nude ,photogravure 1950 Oriental Model Published by Robert Hale Ltd., London in 1955.

John Everard. Indian Hindu dancer nude photogravure 1950 Oriental Model Published by Robert Hale Ltd., London in 1955.

John Everard- kneeling Asian Filipino nude photogravure 1950Oriental Model Published by Robert Hale Ltd., London in 1955.

John Everard. Japanese kneeling Nude, 1950Oriental Model Published by Robert Hale Ltd., London in 1955.

John Everard.photomontage Japanese Nude, photogravure 1950Oriental Model Published by Robert Hale Ltd., London in 1955.

John Everard. Japanese kneeling Nude, photogravure 1950Oriental Model Published by Robert Hale Ltd., London in 1955.

John Everard. two kneeling Japaneses Nude photogravure 1950Oriental Model Published by Robert Hale Ltd., London in 1955.

John Everard Japanese Nude photogravure 1950Oriental Model Published by Robert Hale Ltd., London in 1955.

John Everard- Japanese Nude photogravure 1950Oriental Model Published by Robert Hale Ltd., London in 1955.
John Everard – My Hundred Best Studies, Ed Bodley Head, 1954
John Everard – From Adams Fifth Rib , 1936
Nudes stydy outdoors , ed° Ltd, London, 1940
Posté Par le décembre 5, 2012
« Les conséquences de ce qu’on ne fait pas sont les plus graves. »MM
Marcel Mariën provocateur, libre, libertin, poétique , aimant les aphorismes à en crever, ne se revendiquant de rien sinon d’une désobéissance viscérale, et se présentant comme le père fondateur de la « Théorie de l’emmerdement maximal » ( abosulemnt fabuleux, n’est-il pas !!!) . Le faussaire surréaliste belge Marcel Mariën. Ecrivain, poète, essayiste, éditeur, photographe, cinéaste, historien du surréalisme, créateur de collages et d’objets insolites, est né à Anvers. il est La figure du Surréalisme Belge. Je ne vous refais pas sa biographie ni ne vous fais un copier coller de sa Bio sur wilkipedia, car l’article est très complet et je n’en sais pas plus ce l’auteur
Je me concentre aujourd’hui plutôt sur les photographies qu’il a réalisées dans les années 8à, mais vous présentent quelques collages et extraits de correspondance qui font l’objet d’un autre article. [ correspondances part I correspondance ici. ]
Pour ce qu’il en est de L’Imitation du cinéma [un des seuls films qui puisse être qualifié de surréaliste après Le Chien andalou et L’Age d’or, qualifié de « film ignoble et infâme « , par La centrale catholique, 1960 à sa sortie] vous trouverez de très bons sites en cherchant sur le net. aujourd’hui ce n’était pas notre propos mais je vous conseille celui- ci et je vous conseille le livre L’Imitation du cinéma Histoire d’un film ignoble ,Éd. La Maison d’à côté et vous pouvez le télecharger gratuitement sur les plateformes de télechargements ici par exemple ( c’est pas bien légal… mais)
Ceux qui devraient se regarder un peu le sexe dans un miroir pour voir si Freud mon compagnon de travail leur dit quelque chose… « Oh Miroir mon beau miroir quelle identité ai-je donc? qui suis-je? Est-ce mon sexe et donc mon narcissisme qui est bien le centre du monde? Pourquoi donc tant d’engouement soudain pour des figures dont on avait évoqué l’existence jusqu’à ces derniers jours? pourquoi , oui pourquoi? on reste dans le ton de ce maître-farceur de premier calibre qu’était Marcel Marïen
******************************* Les collages *******************************

Marcel Marien – collage accompagnant une lettre à Jacqueline La collection Jacqueline Nonkels, 30 Janvier 1938 plus sur cette correspondance ici

Marcel Marien – collage adressé à Jacqueline , 1938 plus sur cette correspondance ici

Marcel Mariën- Les touches du silence, poème sans paroles, 1937, collage, ( pour Jacqueline Nonkels his lover)La collection Jacqueline Nonkelsplus sur cette correspondance ici

Marcel Marien – deux collages adressés à Jacqueline , 1938La collection Jacqueline Nonkels plus sur cette correspondance ici

Marcel Marien – Le parallelogrammes des forces, Décembre 1937La collection Jacqueline Nonkels plus sur cette correspondance ici
Marcel Mariën’s reading of Breton’s famous book has resulted in a fascinating livre détourné. For the collages Mariën has used, among others, newspaper clippings and cut-up illustrations, a pebble, a dried flower and beads under cellophane, a vintage photograph of himself buried in the sand up to his head. Some pages bear traces of burning, two sheets are sewn with red thread, and ‘the reader’ has added several autograph texts and some small drawings. And two tipped-in envelopes, sort of prequels to the ‘mail-art’ of the 1970s. The first letter addressed to « Mr. André Breton / passant / Boulevard Bonne-Nouvelle / à Paris », annotated « déjà passé » and of course returned to sender by the postal service (on June 8, 1938), contains a typed letter of 2 pages in-8 with a schematic drawing, the letter relating in nearly-scientific detail a meeting that has not taken place between writer and addressee, although both were walking on the same side walk in opposite directions. The second letter was addressed to « Mademoiselle Nadja / au Sphinx-Hotel / Boulevard Magenta / Paris » and also returned (on May 2, 1938), Mrs. Nadja being unknown at the hotel. To this date, the second envelope still is unopened, and the mystery complete. But Mariën’s Nadja is a work of art with an open ending, as he has barred the printing information at the end except for the first word, changing it into ‘inachevé’. .(Source)

Marcel Marien – Collage et poème adressé à Jacqueline , 1938 plus sur cette correspondance ici

Marcel Marien – lettre à Jacqueline , 27 Fevrier 1938 plus sur cette correspondance ici

Carte Postale adressé à André Breton , evoquant l’expostion surréaliste à Bruxelles Bruxelles, 15 février 1946

Marcel Mariën- Le rubis de l’espérance, 1972 ( pour l’exposition les 4 verités du surréalisme, 1972) gazette drout

Le Vent se lève. Brux., Tom Gutt, 31 mai 1963, 2 ff. 8° de 8 pp. Tract cosigné par Yves Bossut, Freddy De Vree, Marcel Mariën, Philippe Soupault et bien d’autres.
en ce moment une Exposition à Bruxelles ( dont sont issues les deux dernières photographies que j’ai rahouté à l’article et une Galerie 100 Titres partenaire Ici

Marcel Mariën -J’ai rêvé d’une gomme…, 1955 Collage

Marcel Mariën L’esprit de l’escalier,. 1953.
Quelque aphorismes extraits de « Mettez un Kleist dans votre étang. A l’ombre de la proie, 1968″
Optimiste par désespoir.
Les grands malheurs font les beaux souvenirs.
La vie est interminablement brève.
Il manque au monde le commencement et la fin. Nous vivons dans le reste.
Il n’y a point de mensonge puisqu’il n’y a pas de vérité.
Je ne crois pas un traître mot de ce que je pense.
Réponses à une enquête niaise
pour d’autres oeuvres que je n’ai pas proposées dans cette article voir Drouot par exemple…. et Drouot encore André Breton.com
Ici Jacques Chancel dans Radioscopie interviewe Marcel M Lors de la sortie de son premier livre édité en France « Figures de Poupe »
Francesca Woodman-UNTITLED (CARYATID FIGURE FROM THE TEMPLE PROJECT), 1980
Libor Fára (1925-1988) was Painter, graphic artist, typographer and set designer.His graduated from the Academy of Applied Arts in Prague in the studio of Emil Filla in the second half of the 1940s, developing his artistic opinion in the circle of the Prague Surrealists. Fára’s oeuvre is characteristic of a clearly defined polarity between improvisation and order, while inclining to magical Abstraction with a strong touch of aesthetics. The main fields of Fára’s interest were collages, assemblages and objects as well as photography. During the 1950s, Fára participated at various activities of artists, writers and theoreticians from the circle of Karel Teige. Even though his works, based on poetic construction were not created spontaneously, they recollect the production of the Fluxus movement. During the 1960s, Fára collaborated with the Prague theater Na Zábradlí for which he created many timeless stage designs and posters. Later he, however, withdrew from public life and ceased exhibiting; he rather focused on collages and large-dimensional assemblages composed of corroded metal sheets. Member of the group Máj (May; since the year 1957). Over the years 1963 – 1979 created twenty film posters. He focused on stage production after his studies, and he distinguished in it. He cooperated with E.F. Burian theatre from 1953, between 1962 and 68 with theatre Na Zabradli, from 1969 mostly with Cinoherni klub. First painting inspiration of surrealism (Deux visages, 1945) Fara slowly transfered to poetic absurdity, which he realised by collage technique or assemblage. He belongs to founder of Czech action stage design. He is well know because of designs for Jarry´s King Ubu (1964), Waiting for Godot (1965), Cechov´s The Kirschgarten and Hrabal´s Gentle Barbar (1981). He designed the cover and graphic for magazine Theatre between 1958–1970, he participate on graphic layouts of almost all important publications about theatre.
« C’est l’expert américain du surréalisme Timothy Baum qui a découvert la supercherie : 6 collages référencés par les ayants droits du poète Paul Eluard avaient été attribués au poète. Or Timothy Baum dans les années 70 achète dans une vente aux enchères trois de ces collages. Et là, après les avoir examinés à la loupe, il découvre la signature de Nusch. Il prévient aussitôt les éditions Gallimard et tous les experts du surréalisme pour signaler sa découverte. Obsédé par sa découverte géniale, il met la main sur 3 autres collages signés Nusch. Ainsi met-il à jour la petite oeuvre d’une artiste éphémère, Nusch Eluard.
Les Collages de Nusch Eluard datent de 1937. ( mais sont souvent datés des années précédentes car tout d’abord attribués à Paul Eluard , variant de 1930 à 1936). Nusch est alors dépressive. Eluard s’en inquiète auprès des amis. Nusch sollicite l’aide d’un médecin qui lui conseille d’écrire… Impossible, lui dit-elle, son mari est poète. C’est à lui que revient le talent de l’écriture. Elle n’avoue sans doute pas que l’écriture n’est pas pour elle un exercice facile. Elle commet de nombreuses fautes d’orthographe. Nusch est d’origine allemande et n’a guère fréquenté l’école. C’est Picasso, son confident qui va la guider vers le collage. Le collage est une technique artistique très appréciée par les Surréalistes et Eluard adore çà. Il en achète et il en produit lui-même. Avec Georges Hugnet, maitre incontesté du collage surréaliste, et ami intime du couple, Nusch est à « bonne école ».
Les Collages de Nusch constituent une oeuvre, composée en quelques jours, achevée, mais jamais poursuivie par l’artiste comme si la création des 5 collages avait fait oeuvre de thérapie, ce que recherchait la jolie Nusch. » C. Vieuille Pour Ed° Arte Littera.
[ Rappel pour voir les photos en taille optimale les ouvrir dans un autre onglet ou page, sinon elles restent formatée à 549 pixels…]

Nusch Eluard- Bois des Iles, Precious woods, Photo-collage c. 1937 Collection of Timothy Baum, New York.

Support pour collage Nusch Éluard – Unknown- Theatical outdoor nude, pose, 1925s, Germany
Vous pouvez vous les procurer Ici sous format Pdf, ou dans un livre avec d’autres collages de surréalistes de grand nom
« Dans cette ultime partie, des femmes en transe quittent leurs lits et leurs chambres à coucher pour s’envoler. Toute pesanteur, caractéristique de la réalité, est abolie. A travers ces figures cambrées, Max Ernst illustre la fascination surréaliste pour l’hystérie, maladie libératrice et inspiratrice : « Gloire […] à l’hystérie et à son cortège de femmes jeunes et nues glissant le long des toits. Le problème de la femme est, au monde, tout ce qu’il y a de merveilleux et de trouble »
André Breton, Manifestes du surréalisme, Paris, Jean-Jacques Pauvert, 1962.
Pendant plusieurs semaines, l’été 1933, le peintre allemand séjourne à Vigoleno, dans le nord de l’Italie, invité , tout comme l’artiste surréaliste Valentine Hugo ou bien encore le poète et agitateur Gabriele D’Annunzio, le pianiste Arthur Rubinstein, l’actrice Mary Pickford et même l’acteur Douglas Fairbanks par Maria Ruspoli, Duchesse de Gramont.
Il puise dans sa foisonnante bibliothèque où sont réunis des romans à quatre sous et il y découpe quantité d’images qui le font rêver ou sourire( (des illustrations découpées de Gustave Doré du Paradis perdu de Milton ou des gravures tirées de magazines passés de mode , des illustrations de romans populaires du 19e siècle comme Les damnés de Paris de Jules Mary, de manuels scientifiques….) .
Pour quoi faire ? Pour confectionner son troisième ensemble de collages. Une Semaine de Bonté ( le troisième roman-collage de Max Ernst, apres « La Femme 100 têtes » de 1929 et « Rêve d’une petite fille qui voulut entrer au Carmel » de1930. Ces planches furent éditées par Jeanne Bucher l’année suivante en 1934 donc, en un coffret de cinq cahiers, à 800 exemplaires, comportant 184 Collages ( que je vous présente , mais que je ne possède pas (malheureusement), mais il existe aujourd’hui deux très bons livres Ici qui vous présentent toutes les Oeuvres de ce romans collage, que vous pouvez acquérir pour quelques euros, (optez pour celui de Werner Spies qui respecte les originaux, (teintes par exemple…etc) mais qui est plus cher. L’autre vous trouvez ttes les copies sur le net)
Max Ernst « avait à l’origine prévu de le publier en sept cahiers afin d’associer à chaque cahier un jour de la semaine. Le choix du titre renvoie d’ailleurs au sept jours de la Genèse. Mais c’est également une allusion à l’association d’entraide « La semaine de la bonté » fondée en 1927 pour promouvoir l’action sociale. Paris avait été envahi d’affiches de l’organisation sollicitant le concours de chacun. Le titre, comme les éléments constitutifs des collages sont autant d' »emprunts » de Max Ernst. »@Musée d’Orsay
Ces collages furent exposés deux fois dans leur intégralité (moins cinq planches, censurées car jugées trop blasphématoires) , en 1936 ,au Museo Nacional de Arte Moderno de Madrid,), par l’entremise de Paul Eluard et plus de 70 ans après au Musée d’Orsay à Paris en 2009 en çà totalité cette fois.
Dans cette œuvre Max Ernst nous propose une histoire entre le conte merveilleux et le roman «noir» qui est une suite de plusieurs collages sans note ni légende.( Seul dans le dernier cahier, il accompagne les jours par des citations choisies de Marcel Schwob, Jean Hans Arp, André Breton, Paul Eluard et d’autres.)
Il comporte sept séries d’images qui représentent chacune une journée de la semaine (mythe moderne de la création). La notion d’«éléments capitaux» est substituée par Max Ernst à celle des sept «péchés capitaux». À chaque journée est associé un élément et un exemple. Une semaine de bonté porte un sous-titre, «Les sept éléments capitaux», affirmant ainsi la volonté délibérément blasphématoire de l’artiste
Le dimanche a pour élément la boue et pour exemple le lion de Belfort (l’orgueil);
le lundi, élément : l’eau, exemple : l’eau (la paresse);
le mardi, élément : le feu, exemple : la cour du dragon (la luxure);
le mercredi, élément : le sang, exemple : Œdipe (la colère );
le jeudi, élément : le noir, deux exemples : le rire du coq, l’île de Pâques (l’envie, qui a deux aspects selon la théologie);
le vendredi, élément : la vue, exemple : l’intérieur de la vue (l’avarice);
le samedi, élément : inconnu, exemple : la clé des chants (la gourmandise).
Au final, chaque collage forme un engrenage donnant naissance à des êtres extraordinaires évoluant dans des décors fascinants, des mondes visionnaires défiant l’entendement et le sens de la réalité. La caractéristiques de tous ces collages est que les thèmes sont abordés par l’isotopie (homme/animal) Les personnages affublés de têtes d’oiseaux, munis d’ailes dans le dos, dotés de membres imprévus,. Avec une maîtrise diabolique ‘une part, par le fait qu’Ernst unifie l’espace en prenant plusieurs éléments découpés d’un même espace en y ajoutant un nouvel élément et dans des décors fantastiques à trois dimensions y place ses personnages .
Comme ses compagnons surréalistes, Max Ernst est revenu traumatisé de la Première Guerre mondiale. Comment reprendre place, comme si de rien n’était, dans une société qui met tout en œuvre pour oublier ou nier les horreurs et les destructions ? En faisant preuve de dérision, en construisant un univers Onirique, Allégorique et poétique, qu’il pourrait apparaitre presque « délicieux » au sein d’une fin du 19ieme romantique feutrée et de n’y évoquer que la terreur , l’effroi, la cruauté, les tortures, la douleur, La nature de l’homme, la sexualité, la brutalité, qui sont si lissement niées dans les salons confinés, mais qui se révêlent bien existantes derières les murs et portes. En cela les tableaux et événements qui se déroulent au fil des pages d’une semaine de Bonté forment un contraste éclatant avec le titre et sont l’incarnation de sa volonté de réduire en miettes les bien pensants. La semaine commence un dimanche, , les salons cossus hébergent un peuple qui grouille : mais ils sont limaces, queues de diable, reptiles/ le message est assez clair et éloquant !
« Dans ce roman visuel, sans parole, le spectateur reste dépendant de sa seule interprétation. C’est à lui de reconstruire un événement, d’identifier une histoire ou de tenter de donner un sens, jusqu’à en perdre haleine. »@Musée d’Orsa
Premier cahier Dimanche /
Ernst se détache de la chronologie de la Genèse en faisant débuter sa semaine par le dimanche, qu’il fait sombrer dans une orgie de violence, de blasphème et de mort. De même, l’élément associé « La boue » – la boue primitive, der Urschlam – est un contraste absolu avec le jour de repos du Créateur.
Il met en scène la domination constante des faibles, des (belles) femmes en particulier. La bête humaine triomphante à tête féline enchaîne, menace, effraie, torture, tue. Ernst l’a muni de toutes sortes d’armes et a placé ça et là des serpents, crânes et autres éléments symboliques.

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 12, ( Dimanche: la boue et le Lion de Belfort) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 14,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 22, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort ,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 4,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 5,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 21,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 24, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 28, (Encourager l’interdit d’interprétation) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 34,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP
Deuxième cahier // Lundi
Le deuxième jour a pour élément et exemple l’eau. Ce Lundi n’en est pas moins chargé de violence, de peur et de mort : il envoie des flots jusqu’en haut des monuments parisiens, aux pieds des lits ou se trouvent de belles prisonnières, parfois endormies.
Ici aussi Ernst joue avec les corps et leurs positions, insère l’ambigüité et l’érotisme.

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, L’eau 4, (Une personnalité du choix)1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst Collage tiré de Une semaine de bonté, l’eau,6 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, L’eau 4, « Ecriture automatique « ( 21) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst Collage tiré de Une semaine de bonté, L’eau 4 (Lundi: l’eau, 24) , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP
Troisième cahier // Mardi
Mardi et sa Cour du Dragon, où, alors que dans l’ombre un reptile est toujours prêt à se déployer, la bourgeoisie est montrée dans soute son hypocrisie, son désordre intérieur et ses luttes. « L’histoire commence dans « La cour du dragon » à Paris, et se poursuit dans la grande bourgeoisie. Les dragons et serpents côtoient les êtres humains, eux-mêmes pourvus d’ailes de dragon ou de chauve-souris, voire aussi d’ailes d’ange.
Le feu des passions, élément à l’opposé de la force naturelle de l’eau, conduit à des tragédies symbolisées par les attributs ou animaux plongés dans cet enfer bourgeois. Les motifs surréels qui apparaissent sur les murs et les panneaux de porte expriment les rêves, les peurs et les désirs cachés de la bourgeoisie. » Musée d’Orsay

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 4, ( Mardi: le feu et la cour du dragon) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 11 (Décoller du réel), 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 10 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 24 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP
Quatrième cahier //Mercredi
Mercredi raconte le mythe d’Oedipe « Le personnage mythique d’Oedipe est ici représenté avec une tête d’oiseau. Les collages narrent son histoire, notamment l’assassinat du père et l’énigme du sphinx. Le plus célèbre d’entre eux est dédié à la blessure aux pieds que lui avait infligée ses parents pour être sûrs de ne pas le voir revenir après qu’il eut été abandonné. Recueilli et adopté par Polybe, le roi de Corinthe, le jeune enfant reçoit le nom d’Oedipous signifiant « pied enflé » en grec ancien.
Chez Ernst, la scène de la blessure, fruit d’une transposition surréaliste, représente l’homme-oiseau transperçant le pied d’une femme nue avec un poignard. »Musée d’Orsay

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 1, ( Anatomies) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 3, ( Oeil) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 7, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 21, (Inquiétante étrangeté) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 25, (Un peu de matière désorganisée) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP
Dernier cahier// Jeudi
Jeudi place les menaces dans le signe du coq gaulois – l’Etat français.

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le rire du coq,12,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP
Vendredi et Samedi sont eux beaucoup plus symboliques et même proprement surréalistes avec L’intérieur de la vue et La clé des chants ( où les femmes, enfin libérées, s’envolent vers les cieux, au bord de l’extase, portées par l’étoffe, les nuages et le vent.
« Ceux d’entre eux qui sont gais tournent parfois leur derrière vers le ciel et jettent leurs excréments à la figure des autres hommes ; puis ils se frappent légèrement le ventre. » Marcel Schwob (L’Anarchie).
« Le rire est probablement destiné à disparaître. » Marcel Schwob (Le Rire).
L’île de Pâques « Les pierres sont remplies d’entrailles. Bravo. Bravo. » Arp

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, L’île de Pâques 2 ( Metaphore), 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP,
Vendredi // Elément : La vue
Trois poèmes visibles
« Si trois est plus grand que 6, faites un cercle autour de la croix, et si l’eau éteint le feu, tracez une ligne du sceau à la bougie, en passant au-dessus du couteau, puis faites une croix sur l’échelle. » Prof. O. Decroly et R. Buyse (Les tests mentaux).
Aux scènes mouvementées des suites précédentes succèdent ici des images pour la plupart emblématiques. Pour certaines planches, Ernst revient à une manière de procéder qu’il a surtout utilisée au début de sa carrière : le « collage synthétique ». Ces compositions sont faites d’éléments hétérogènes placés sur une feuille blanche. Pour les relier entre eux, l’artiste complète les espaces intermédiaires à l’encre ou au crayon, créant en règle générale une scène qui évoque un large paysage.
Premier poème visible
« Et j’oppose à l’amour
Des images de toutes faites
Au lieu d’images à faire. »
Paul Eluard (Comme deux gouttes d’eau)

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté,Premier poème visible 4, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP
Deuxième poème visible
« Un homme et une femme absolument blancs. » André Breton (Le revolver aux cheveux blancs)

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Deuxième poème visible 1, ( Vendredi: l’intérieur de la vue) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Troisième poème visible 3, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP
Samedi //L’élément : Inconnu

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La clé des chants 1, ( Samedi: clé des chants et Inconnu) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP
Vous pouvez trouvez bons nombres des collages dans ce pdf, mais aucun credits n’y est. Vous trouvez noyament les planches du rire du coq // +// + ( là vous avez les crédits si vous voulez en poster) que je n’ai pas mises.
La présentation de l’expostion au Musée d’Orsay avec quelques collages, mais un très bon texte que j’ai d’ailleurs cité ici.

Jindřich Štyrský, Stěhovaci kabinet, 1934. Collage, 41 x 32 cm. Galerie Maldoror, Prague. (Source Argo.)

Jindřich Štyrský- Untitled, c. 1931. Collage, 15.5 x 11.5 cm. Ubu Gallery NY and Galerie Berinson, Berlin

indřich Štyrský- Untitled, c. 1932. Collage, 15.5 x 11.5 cm. Ubu Gallery NY and Galerie Berinson, Berlin

Jindřich Štyrský, Untitled, 1931. Collage, 23.5 x 15 cm. Ubu Gallery NY and Galerie Berinson, Berlin.
« A strong wave of Surrealism hit Czechoslovakia in the 1930’s, and Frantisek Vobecky (1902-1991), a painter who used photography to document his images, got caught up in it. He began to explore photomontage in 1935. His early assemblages were of items with logical connections, like the pins, cloth and string in »Composition » (1935). But logic was soon supplanted by fantasy. Light, shadows (particularly those cast by items outside of the picture) and disparate objects were juxtaposed in dreamy arrangements that often had an erotic component.
A striking one is »A Melancholic Day » (1936), in which a morose looking part of a face (the brow, eye and nose) shares a cloudy ground with a silver spoon, a large floating drape of black cloth, the carefully coiffed back of a woman’s head, a small nosegay and a tiny round table. A perhaps more celebratory arrangement is »The Errant Equestrian » (1936), in which a cutout image of a ballet dancer, tutu flaring, is poised on the back of a horse, against a background of grassy rocks. A nearby candlestick sprouts a phallic flower.
Of more interest though are works by Vobecky’s Surrealist contemporaries Jindrich Styrsky (1899-1942) and Jindrich Heisler (1914-1953), which appear in a companion show, »Czech Avant-Garde. » Unlike Vobecky’s, Styrsky’s images were taken directly from life, but he managed to find the offbeat and quixotic at every turn. A dead-white Japanese mask hanging near a ceiling and a beatific-looking nude mannequin without arms are two that stand out.
Heisler, who hid from the Nazis in Prague for five years, somehow managed — with little in the way of photographic materials — to turn out searing »photographiques. » On light-sensitive glass plates, he poured rubber cement, then manipulated it into shapes. The plates were exposed to light to make »camera-less » images. One, from a 1944 cycle titled »De la Meme Farine » (roughly, »cut from the same cloth »), shows three groping humanoid figures in a devastated landscape. It is an affecting image. » by Grace Glueck the New-York Time

František Vobecký- Untitled, 1936

František Vobecký– Notions collage, 1935/36

František Vobecký-After the Low Tide, 1936 ( via Ubu Gallery)
Aenne Biermann est née Anna Sibilla Sternfeld en 1898 dans la province du Rhin de l’Allemagne. Après son mariage et la naissance de ses deux enfants, Biermann a commencé à s’impliquer dans le mouvement de la « Nouvelle Objectivité » des années 1920. Ce mouvement rejetait les principes expressionnistes et favorisait le travail avec des formes simples et un contenu social. Le mouvement a pris fin avec la chute de la République de Weimar et la montée de Hitler.
Son travail a été affiché à chaque exposition de photographies majeur en Allemagne dans les années 1920.
Le travail de Biermann propose des cadres serrés, et met l’accent sur les surfaces tactiles. Elle a expérimenté l’imagerie métaphorique des objets du quotidien, des minéraux et des plantes.
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