Man Ray -O gué l’an neuf ! Inside page of Vu, Issue No. 355 (2 January 1935) détail

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Man Ray -O gué l'an neuf ! Inside page of Vu, Issue No. 355 (2 January 1935) detail

Man Ray -O gué l’an neuf ! Inside page of Vu, Issue No. 355 (2 January 1935) detail ( photo cropped from this one)

Pierre Boucher (1908-2000)

Graphiste de formation, Pierre Boucher s’est formé à l’Ecole d’arts appliqués à l’Industrie, dans l’atelier de publicité, et a été influencé par les arts décoratifs, l’architecture de Le Corbusier et par l’art moderne.Sa curiosité pour ces différents domaines conduit le photographe à s’appuyer sur des recherches personnelles pour répondre à des commandes. Il utilise des techniques mécaniques d’imagerie à des fins détournées. Il se libère en partie de la chambre noire. Le photomontage le conduit à créer un univers singulier et original, comme dans Electra, pour laquelle il utilise un nu hiératique dont il remplace la tête par un élément issu d’un reportage industriel pour une compagnie d’électricité. D’ailleurs la quatrième de couverture de Pierre Boucher Photomonteur paru en 2003 le décrit très bien….. Acteur majeur de la Nouvelle Vision, Pierre Boucher expérimente toutes les techniques de photographie avant-gardiste et

 » (Son oeuvre)  est protéiforme, comme la plupart de la production photographique de ses contemporains. Il colle à tous les registres de cette photographie moderne comme l’expérimentation avec les photogrammes, photocollages, solarisations et surimpressions. Esprit curieux, cultivé et sportif, Pierre Boucher produit aussi bien des nus surréalistes que des publicités recherchées et bien construites, mais il documente aussi la nouvelle société du temps libre et des loisirs qui s’annonce dès 1936 avec les congés payés accordés par le Front populaire. Que ce soit dans le document ou dans la photographie industrielle, Pierre Boucher déclenche avec ses images chez le spectateur une grande proximité et une empathie avec le sujet représenté. Refusant toute spécialisation que lui permettait encore son époque, Pierre Boucher a photographié toute sa vie ce qu’il aimait  « . Editions Marval. 2003. 4eme de couverture
Un autre aspect essentiel de son oeuvre réside dans le nu, ( sujet de prédilection sur ce blog) ,qu’il expérimente d’abord dans le style de la Nouvelle Objectivité ( sous des angles inédits de corps fragmentés aux courbes dynamiques) . Il pratique ensuite le nu surréaliste ( la surimpression de formes, la solarisation et le photomontage) et le nu néo-classique( l’harmonie et la beauté dans la célébration du corps sur le modèle grec.)Contrairement à ses photographies surréalistes ou publicitaires, ses nus se révèlent dans leur authenticité, sous des angles singuliers. Ils reflètent aussi l’époque des années 1930, avec la libération et la sublimation du corps en harmonie avec la nature.

Parmi ses autres thèmes de prédilection : le sport. Le mouvement, la vitesse, le rythme, le dynamisme, l’élan, le corps en plein effort sont autant de caractéristiques de ses photographies dans ce domaine, il aime aussi les vues urbaines et d’architecture. Ses clichés constituent des témoignages de la société de l’époque.

Enfin, il rapporte également de nombreuses photographies et dessins de ses fréquents voyages ( Maroc Espagne Egypte). Une dimension graphique, issue de son regard formé par ses premières années d’études, se retrouve dans l’ensemble de son travail. Par exemple au milieu des années 30, au Maroc, Pierre Boucher a surtout travaillé dans l’ethnographie des Berbères de l’Atlas. il s’est servi de photos prises dans l’Atlas et à Volubilis pour ses photomontages

Je choisie de vous proposer les photomontages de la série « Fantasmagorie du nu », les surimpressions et double exposition ainsi que les nus, mais son oeuvre ne s’arrête pas là, vous trouverez son travail sur le sport, l’archicture et la publicité sur le net.

Les Fantasmagories du Nu

Pierre Boucher- Les Fantasmagories du Nu #1, 1937

Pierre Boucher- Les Fantasmagories du Nu #1, 1937

Pierre Boucher -Les Fantasmagories du Nu #002., 1937, Original vintage photogravure. c1949.

Pierre Boucher -Les Fantasmagories du Nu #002., 1937,  ( print Original vintage photogravure. c1949.)

Pierre Boucher- nu solarisé (Femme Fleur) Les Fantasmagories du Nu, N° 5, 1935

Pierre Boucher- nu solarisé (Femme Fleur) Les Fantasmagories du Nu, N° 5, 1935

Pierre-Boucher-Antique nude, Volubilis ruins in Morocco,1936 from Les Fantasmagories du Nu# 6 , 1937

Pierre-Boucher-Antique nude, Volubilis ruins in Morocco,1936 from Les Fantasmagories du Nu# 6 , 1937

Pierre boucher Nu - Ruines de Volubilis,1937 from Les Fantasmagories du Nu # 7

Pierre boucher Nu – Ruines de Volubilis,1937 from Les Fantasmagories du Nu # 7

Pierre boucher Nu - Ruines de Volubilis, #8 1937 from Les Fantasmagories du Nu series 1 - Copie

Pierre boucher Nu – Ruines de Volubilis, #8 1937 from Les Fantasmagories du Nu series

Pierre boucher Nu - Ruines de Volubilis,1937 , Les Fantasmagories du Nu 9

Pierre boucher Nu – Ruines de Volubilis,1937 , Les Fantasmagories du Nu# 9

Pierre Boucher- Collage, Les ruines romaines de Volubilis du Maroc , 1936 from les fantasmagories du nu. #10 1937

Pierre Boucher- Collage, Les ruines romaines de Volubilis du Maroc , 1936 from les fantasmagories du nu. #10 1937

Pierre Boucher, Nu à Télouet, Maroc,1936 #11 1937 from Les Fantasmagories du Nu

Pierre Boucher, Nu à Télouet, Maroc,1936 #11 1937 from Les Fantasmagories du Nu

Pierre-Boucher-Les Fantasmagories du Nu # 12,1937

Pierre-Boucher-Les Fantasmagories du Nu # 12,1937

Pierre Boucher- photomontage les fantasmagories du nu.#13, 1937

Pierre Boucher- photomontage les fantasmagories du nu.#13, 1937

Pierre Boucher - Les Fantasmagories du Nu #15A, 1936.

Pierre Boucher – Les Fantasmagories du Nu #15A, 1936.

Pierre Boucher -Les Fantasmagories du Nu #14, 1937

Pierre Boucher -Les Fantasmagories du Nu #14, 1937

Pierre Boucher, Le nu à la plume,1932

Pierre Boucher- Le nu à la plume,1932 surimpression

Pierre-Boucher-les trois grâces,1949

Pierre-Boucher-Les trois grâces,1949 surimpression

Pierre Boucher, Nu à la chevelure, 1943 photomontage,

Pierre Boucher, Nu à la chevelure, 1943 photomontage,

Pierre Boucher - Bras sur le Guadalquivir, 1934

Pierre Boucher – Bras sur le Guadalquivir, 1934

Pierre Boucher - Jeanine Prévert à la loupe, 1938

Pierre Boucher – Jeanine Prévert à la loupe, 1938

Pierre Boucher, Electra ,1961

Pierre Boucher- Electra ,1961

Pierre-Boucher-Photomontage La revolte, 1936

Pierre-Boucher-Photomontage La revolte, 1936

Pierre Boucher- La chute des corps, 1936

Pierre Boucher- La chute des corps, 1936

Pierre Boucher - La chute d’un corps, Photocollage, 1936.

Pierre Boucher – La chute d’un corps, Photocollage, 1936.

Pierre Boucher- Ondine, 1937 photomontge

Pierre Boucher- Ondine, 1937 photomontge

 Pierre Boucher -Nu féminin, 1936

Pierre Boucher -Nu féminin, 1936

Pierre Boucher - Nu avec Résilles de Lumière , 1936

Pierre Boucher – Nu avec Résilles de Lumière , 1936

Pierre Boucher - Nu avec Résilles de Lumière, 1936

Pierre Boucher – Nu avec Résilles de Lumière, 1936

Pierre Boucher - Nude, 1936

Pierre Boucher – Nude, 1936

Pierre Boucher-Nu à tête romaine, 1936

Pierre Boucher-Nu à tête romaine, 1936

Pierre Boucher - Nu ensablé, 1930

Pierre Boucher – Nu ensablé, 1930

Pierre boucher-Femme nue, 1937

Pierre boucher-Femme nue, 1937

Pierre Boucher- Ombre portée, 1938

Pierre Boucher- Ombre portée, 1938

Pierre Boucher - Nu rayé, 1935

Pierre Boucher – Nu rayé, 1935

Pierre Boucher - Nu, 1937

Pierre Boucher – Nu, 1937

Pierre Boucher - Nu surimpression, 1934

Pierre Boucher – Nu surimpression, 1934

Pierre Boucher - Nu , Surimpression, 1935

Pierre Boucher – Nu , Surimpression, 1935

Pierre Boucher, Female Nude, 1935

Pierre Boucher, Female Nude, 1935

Pierre Boucher - Nu au violon, 1938

Pierre Boucher – Nu au violon, 1938

Pierre Boucher-Surimpression II.photogravure. c1933

Pierre Boucher-Surimpression II.photogravure. c1933

Pierre Boucher -Nu dans la mer, Surimpression, 1932

Pierre Boucher -Nu dans la mer, Surimpression, 1932

Pierre Boucher-portrait à la vague,1936-1938, surimpression

Pierre Boucher-portrait à la vague,1936-1938, surimpression

Pierre Boucher-Etude de Nu , 1933

Pierre Boucher-Etude de Nu , 1933

Pierre Boucher La Sirene, 1936

Pierre Boucher La Sirene, 1936

Pierre Boucher - Untitled, Nu, 1935.

Pierre Boucher – Untitled, Nu, 1935

Pierre Boucher- Nu en extérieur, 1935

Pierre Boucher- Nu en extérieur, 1935

Pierre Boucher- Deux penseurs, 1935

Pierre Boucher- Deux penseurs, 1935

Pierre Boucher- Nu #06, 1933

Pierre Boucher- Nu #06, 1933

Pierre Boucher- Nu #19, .1936

Pierre Boucher- Nu #19, .1936

Pierre Boucher - Nu couché 1935

Pierre Boucher – Nu couché 1935

Pierre Boucher - L’eau, 1935

Pierre Boucher – L’eau, 1935

Pierre Boucher- Solarized Arm and Hand, 1933

Pierre Boucher- Solarized Arm and Hand, 1933

Pierre Boucher. Portrait tramé, 1939-46

Pierre Boucher. Portrait tramé, 1939-46

Pierre Boucher - Regard de Janine ( prévert) , 1938

Pierre Boucher – Regard de Janine ( prévert) , 1938

Pierre Boucher - Nu au chandelier, 1948

Pierre Boucher – Nu au chandelier, 1948

Pierre Boucher- Portrait (enfant endormi), 1935

Pierre Boucher- Portrait (enfant endormi), 1935

Pierre Boucher Etude de nu. Rayogramme. 1930.

Pierre Boucher Etude de nu. Rayogramme. 1930.

source Pierre Boucher Photomonteur Edition Marval 2003

Arnet, Rmn, Mutual art, Gazette Drout.

Stan VanDerBeek (1927–1984)

« VanDerBeek studied art and architecture first at Cooper Union College in New York and then at Black Mountain College in North Carolina, where he met architect Buckminster Fuller, composer John Cage, and choreographer Merce Cunningham. VanDerBeek began his career in the 1950s making independent art film while learning animation techniques and working painting scenery and set designs for the American TV show, Winky Dink and You. His earliest films, made between 1955 and 1965 mostly consist of animated paintings and collage films, combined in a form of organic development.

VanDerBeek’s ironic compositions were created very much in the spirit of the surreal and dadaist collages on Max Ernst, but with a wild, rough informality more akin to the expressionism of the Beat Generation. In the 1960s, VanDerBeek began working with the likes of Claes Oldenburg and Allan Kaprow, as well as representatives of modern dance, such as Merce Cunningham and Yvonne Rainer. Building his Movie Drome theater at Stony Point, New York, at just about the same time, he designed shows using multiple projectors. These presentations contained a very great number of random image sequences and continuities, with the result that none of the performances were alike.

His desire for the utopian led him to work with Ken Knowlton in a co-operation at Bell Labs, where dozens of computer animated films and holographic experiments were created by the end of the 1960s. Between 1964 and 1967 Vanderbeek created Poem Field, a series of 8 computer-generated animations with Ken Knowlton.

During the same period, he taught at many universities, reserarching new methods of representation, from the steam projections at the Guggenheim Museum to the interactive television transmissions of his Violence Sonata broadcast on several channels in 1970. He ran the University of Maryland, Baltimore County visual arts program until his death.

His daughter is artist Sara VanDerBeek. » Wilkipedia

Stan VanDerBeek- nd

Stan VanDerBeek- nd

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

Stan VanDerBeek- A La Mode ,1958

 film : A rapidly edited, surreal collage animation: “A montage of women and appearances, a fantasy about beauty and the female, a fomage, a mirage. An attire satire.” Stan VanDerBeek

Stan VanDerBeek- What, Who, How 1960

Stan VanDerBeek- What, Who, How 1960

Stan VanDerBeek- Collage from Breathdeath , 1957

Stan VanDerBeek- Collage from Breathdeath , 1957

Stan VanDerBeek- Collage from Breathdeath , 1957

Stan VanDerBeek- Collage from Breathdeath , 1957

Stan VanDerBeek- Collage from Breathdeath , 1957

Stan VanDerBeek- Collage from Breathdeath , 1957

Film , Here

Stan VanDerBeek- (death), photo painting 1964-67

Stan VanDerBeek- (death), photo painting 1964-67

Stan VanDerBeek- nd

Stan VanDerBeek- nd

Stan VanDerBeek- Collage from  See saw , 1969

Stan VanDerBeek- Collage from See saw , 1969

Stan VanDerBeek- Collage from  See saw , 1965

Stan VanDerBeek- Collage from See saw , 1965

Stan VanDerBeek- Collage from  See saw , 1965

Stan VanDerBeek- Collage from See saw , 1965

Stan VanDerBeek- The humain face is a monument, 1964

Stan VanDerBeek- The humain face is a monument, 1964

Stan VanDerBeek- Movies disposable art synthetic media and intelligence , 1964 crop

Stan VanDerBeek- Movies disposable art synthetic media and intelligence , 1964 crop

Stan VanDerBeek- Tomorrow, 1956

Stan VanDerBeek- Tomorrow, 1956

Stan VanDerBeek in front of Movie Mural. Installation view, Institute of Contemporary Art, Boston,  1968

Stan VanDerBeek in front of Movie Mural. Installation view, Institute of Contemporary Art, Boston, 1968 more about his installation HERE  and HERE

 

Joseph Mills

joseph mills-The Callous Woman,  2011

joseph mills-The Callous Woman, 2011

joseph mills-The Easter Bonnet , 2011

joseph mills-The Easter Bonnet , 2011

joseph mills-The battle for the bulge, 2012

joseph mills-The battle for the bulge, 2012

joseph mills- The Externalization of Guilt  2012

joseph mills- The Externalization of Guilt 2012

joseph mills-the act of Weeping, 2012

joseph mills-the act of Weeping, 2012

joseph mills-the Bone Heads, 2012

joseph mills-the Bone Heads, 2012

joseph mills- The Externalization of Guilt  2012

joseph mills- The Externalization of Guilt 2012

joseph mills-The Raw Deal, 2012

joseph mills-The Raw Deal, 2012

cover image by Joseph Mills for EYEMAZING current summer issue 2012, Out Now!

 

Grete Stern ( 1904-1999)

Grete Stern  est une photographe allemande  s’inscrivant dans le courant avant-gardiste allemand de l’esthétique Bauhaus. Elle est née à Wuppertal-Elberfeld, en Allemagne, en 1904. Entre 1923 et 1925, il a étudié les arts graphiques (dessin et de la typographie)  à la Kunstgewerbeschule à Stuttgart. Une fois ses etudes terminées, elle retourne à Wuppertal, En 1926, elle  travaille comme graphiste freelance dans la conception de publicité .

Après avoir vu une exposition de photographies d’Edward Weston et Paul Outerbridge elle a été inspiré à étudier la photographie. En 1927, Stern s’installe à Berlin pour vivre avec son frère Walter, qui travaillait comme monteur. Grace à lui elle fait la rencontre du photographe Umbo (Otto Umbehr) qui à son tour l’incite  à prendre des leçons privées avec Walter Peterhans . le premier professeur de photographie à l’école du Bauhaus. En 1928 Peterhans également accepté Ellen (Rosenberg) Auerbach.  Stern et Auerbach deviennent rapidement très proches et leur amitié  durera tout au long de leurs vies. Elles créent ensemble  un studio de dessin et de photographie, baptisé à partir de leurs surnoms d’enfants ce qui donne « ringl + pit ».  Ce studio débute au milieu d’une période passionnante de libération sociale, de l’expansion des médias, des bouleversements économiques et des changements politiques. Ensemble, elles ont cherché à remettre en question les attentes de leur classe, la culture et le sexe, le climat politique fragile de la République de Weimar. « Ringl + pit » ont remporté des prix internationaux, pour le travail de renversement de l’image des femmes dans la publicité traditionnelle.

Ringl+Pit  (Grete Stern Ellen Auerbach)

Ringl+Pit  Stella Steyn, 1934

Ringl+Pit Stella Steyn, 1934 Ringl+Pit  Bertold Brecht, 1935    Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

 ringl+pit (Grete Stern and Ellen Auerbach) Portrait of Johannes Itten , ca 1930

Ringl+Pit (Grete Stern and Ellen Auerbach) Portrait of Johannes Itten , ca 1930 Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl + Pit (Ellen Auerbach & Grete Stern) Combination, 1930

Ringl + Pit (Ellen Auerbach & Grete Stern) Combination, 1930 Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit Selbstauslöser (Retardateur), 1930Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit Selbstauslöser (Retardateur), 1930Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit Bertold Brecht, 1935 Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit Bertold Brecht, 1935 Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl + Pit's - Pit with Veil (Ellen Auerbach), by Grete Stern , 1931

Ringl + Pit’s – Pit with Veil (Ellen Auerbach), by Grete Stern , 1931 Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit -Ringl (grete stern) in tub, 1931

Ringl+Pit -Ringl (grete stern) in tub, 1931 Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

 ringl+pit - Ringl with glasses (Grete Stern), by Ellen Auerbach,  1929

Ringl+Pit – Ringl with glasses (Grete Stern), by Ellen Auerbach, 1929 Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl + Pit's-  Walter Auerbach Photo ellen-auerbach , 1930

Ringl + Pit’s- Walter Auerbach Photo ellen-auerbach , 1930 Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl + Pit's -Walter Auerbach  Photoby Grete Stern, 1930

Ringl + Pit’s -Walter Auerbach Photoby Grete Stern, 1930 Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

ringl+pit (Grete Stern and Ellen Auerbach) Ellen & Walter Auerbach, c.1930

ringl+pit (Grete Stern and Ellen Auerbach) Ellen & Walter Auerbach,1930 Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit  Soapsuds, 1931 Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit Soapsuds, 1931 Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

ringl+pit Komol (Advertisement for a Hair Lotion), Berlin 1932

Ringl+Pit- Komol (Advertisement for a Hair Lotion), Berlin 1932 Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit Fragment of a bride, 1930  Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit – Fragment of a bride, 1930 Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl + Pit Pétrole Hahn, 1931.

Ringl + Pit – Pétrole Hahn, 1931.Tous droits réservés par ringlandpit

ringl + pit Hat and Gloves, Berlin 1930

ringl + pit Hat and Gloves, Berlin 1930 Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit Soapsuds, 1931 Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit Soapsuds, 1931 Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit  Lotti, 1931 Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit Lotti, 1931 Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit  Klärchen, 1931(Retardateur), photo Ellen 1930Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl+Pit Klärchen, 1931 photo Ellen 1930Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

Ringl + Pit’s The Corset , 1929 photo ellen

Ringl + Pit  The Corset , 1929 photo ellen Copyright Tous droits réservés par ringlandpit

Nils Fonstad, Ellen Auerbach and Grete Stern in New York, 1992

Nils Fonstad, Ellen Auerbach and Grete Stern in New York, 1992

 

Ringl+Pit

En 1932 Walter Peterhans incite Grete à le suivre à l’école de Bauhaus , elle y prendra des courts et sera fortement influencée par cet avant-gardisme Allemand. elle y rencontrera son futur Mari Horacio Coppola  . Malheureusement L’ecole ferme ( en 1933) avec l’arrivée d’hilter au pouvoir et le couple décide de fuir d’abord en Angleterre puis de retourner en Argentine pays d’origine d’ Horacio. En 1935 ils exposent tous les deux à Buenos Aires, et remportent un fort succès.  Pour ce qui est de Grete, l’exposition comprenait le travail réalisé en Allemagne et à Londres entre 1929 et 1935: des portraits, des compositions, des photographies publicitaires et des paysages. Son travail a montré une approche non conventionnelle de la photographie: collages et des études de publicité avec des cristaux, des objets et des natures mortes. Même les sujets les plus reconnus de l’époque, tels que les portraits et les paysages, ont été effectuées de façon non conventionnelle: définition parfaite, large spectre chromatique, l’éclairage plat, poses simples et négatifs intacts. L’année suivante ils s’y installent donc définitivement , elle y mourra d’ailleurs en 1999.

Entre 1935 et 1981, elle a poursuivi ce travail en Argentine, en ajoutant une importante série de photomontages,( voir paragraphe ci dessous)  des reproductions d’oeuvres d’art et des portraits.Grete a apporté avec elle de l’Allemagne une sensibilité moderne, développé en bohème  et à la légendaire école du Bauhaus, qui a secoué l’approche guindé à la photographie en Argentine à l’époque et elle a établi comme l’un des fondateurs de la photographie moderne argentin.

En 1948, Gino Germani,  ( sociologue et rédacteur du magazine Idylle et qui a fini professeur à Harvard) , lui propose une idée .  Il interpréterai un rêve décrit par l’un des lecteurs d’Idylle  et Grete serait illustrer photographique de ses interprétations . Elle accepte . Ainsi sont donc nés  les fameux photomontages  Sueños ( Rêves).

Durant Trois années de 1948 à 1951, paraitra de façon hebdomadaire, une page intulée  «Psychanalyse vous aide, ». Les photomontages de Grete Stern découlent de l’analyse des rêves que les lecteurs ont envoyé ( que  Gino Germani  écrivaient en réalité ) Environ 150 articles ont été publiés. Les protagonistes des photos étaient ses amis, sa famille et ses voisins, et les images (paysage,  objets, personnages secondaires ) ont été prises par Stern elle même.  Malgré la parution hebdomadaire duant trois années  les photomontages De Grete  ont été complètement ignorés et ce en grande partie car la revue avait un étiquetage d’ « intellectuelle ».  La série a d’abord été présenté à la Faculté de psychologie de l’Université de La Plata, au milieu des années 50., Mais il a fallu attendre 1982, après une exposition « FotoFest »,à  Houston , pour qu’enfin ces photomontages trouvent une reconnaissance internationale et méritée.
Après avoir parlé des rêves,( On retrouve d’abord Sueño en Idilio [ ceux realisés pour le Magazine idylle  et  Sueño tout court , ceux qu’elle réalise à tritre personnel) Grete continue a réaliser  des photomontages sur des thématiques différentes. Il ont été publiés sous divers titres comme »Niño flor », « Artículos eléctricos para el hogar », « Fracturas », « El ojo eterno ».

Certains scans ne sont pas tous de bonnes qualités mais vous verrez une planche entière du livre ( que j’ai mis justement pour que vous le voyez) et les reproductions sont celles d’une qualité journal, donc je ne peux pas faire mieux, ni de miracle pour certaines plaches.  Par ailleurs, les rêves ne sont pas numérotés vous le verrez sur la planches scannées du catalogue, et la numérotation est plutôt anarchique quant à la cohérence No/année de publication. je n’ai pas d’explication, il n ‘y en a pas non plus dans le catalogue que je possède.

 

Cover Idilio Magazine

Cover Idilio Magazine

Cover Idilio Magazine

Cover Idilio Magazine

 

 

GreteStern-Sueños No 1 Electrical Appliances for the Home, 1950

GreteStern-Sueños No 1 Electrical Appliances for the Home, 1950

Grete Stern-Sueños no.3, 1949

Grete Stern-Sueños no.3, 1949

 

Grete Stern, Dream No. 4, Freshwater mermaid

Grete Stern, Dream No. 4, Freshwater mermaid

Grete Stern - Los Sueños  Nº 5 Bottle cast into the sea , 1949.1

Grete Stern – Los Sueños Nº 5 Bottle cast into the sea , 1949.

 

Grete Stern- sin titulo,  Sueños Nº 6 ,1948

Grete Stern- sin titulo, Sueños Nº 6 ,1948

 

Grete Stern- SueñoNº. 16,  Sirena de Mar (Dream No. 16,  Mermaid),  1950

Grete Stern- SueñoNº. 16, Sirena de Mar (Dream No. 16, Mermaid), 1950

 

 

Grete Stern. Niño flor. El niño de los sueños. Idilio número 10. 1948

Grete Stern. Niño flor. El niño de los sueños. Idilio número 10. 1948

Grete Stern-Sueños  Nº12, Untitled, 1948

Grete Stern-Sueños Nº12, Untitled, 1948

 

Grete Stern-Consentimiento,Sueño Nº. 13 1949

Grete Stern-Consentimiento,Sueño Nº. 13 1949

Grete Stern-Sueño Nº 15 ,1949

Grete Stern-Sueño Nº 15 ,1949

Grete Stern- Sueños  Nº 18, Café Concert  1948

Grete Stern- Sueños Nº 18, Café Concert 1948

Grete Stern- Sueños  Nº 20 Perspectiva, for Idilio Magazine, 1949 (2)

Grete Stern- Sueños Nº 20 Perspectiva, for Idilio Magazine, 1949

Grete Stern- Los  Sueños  N°22 Last Kiss, 1949

Grete Stern- Los Sueños N°22 Last Kiss, 1949

 

 

Grete Stern- Sueños  25, Barquinho de papel, Souenos com barcos Idílio no. 44, 1949

Grete Stern- Sueños 25, Barquinho de papel, Souenos com barcos Idílio no. 44, 1949

Grete Stern- Amor si ilusion,SueñoNº. 28  1951.

Grete Stern- Amor si ilusion,SueñoNº. 28 1951.

 

Grete Stern -Sueños  nº 29 Sin título, 1949. Idilio Los sueños de vegetales

Grete Stern -Sueños nº 29 Sin título, 1949. Idilio Los sueños de vegetales

Grete Stern- Sueños  Nº.31, Made in england  1949

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Grete Stern -Sueños  Nº 39, Os sonhos com obstáculos

Grete Stern -Sueños Nº 39, Os sonhos com obstáculos

 

Grete Stern-Los sueños cósmicos  com desastres cósmicos . 1949

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Grete Stern, Sin-titulo, 1948

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Grete Stern- Amor si ilusion,SueñoNº. 28  1951.

Grete Stern- Amor si ilusion,SueñoNº. 28 1951.

 

Grete Stern- Los sueños de individuación en  Idilio N º 23, 26 de abril, 1949

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Grete Stern- Sueños  Nº35, 1949.

Grete Stern- Sueños Nº35, 1949.

Grete Stern- Sueños Nº35, 1949. (2)

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Grete Stern- Fracturas,  SueñosNº 36, 1945

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Grete Stern- Los sueños de elementos dinámicos en Idilio Nº 37, 19 de julio, 1949

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Grete Stern- Los sueños de muñecos en Idilio Nº 39, 16 de agosto, 1949

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Grete Stern- Sueños Nº 41, The Phone Call, 1951

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Grete Stern de Derision & RaisonSueños nº 42,  Sonhos sobre perigo Idílio no. 12, 1949

Grete Stern de Derision & RaisonSueños nº 42, Sonhos sobre perigo Idílio no. 12, 1949

Grete Stern de Derision & Raison Sueño nº 42,  Sin título, 1949. Idilio Los sueños de peligro . Sueño nº 31 Made in England, ca. 1950.

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Grete Stern-  Sueños 43. Los Sueños de espejo, 1949.  Idilio 17. &

Grete Stern- Sueños 43. Los Sueños de espejo, 1949. Idilio 17. &

Grete Stern-Los sueños de rechazo en Idilio Nº 42, 06 -09, 1949

Grete Stern-Los sueños de rechazo en Idilio Nº 42, 06 -09, 1949

 

Grete Stern-Los sueños cósmicos Sueños 43 Idilio 18.  , 1949

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Grete Stern-Sueño No. 44 La acusada  , 1949

Grete Stern-Sueño No. 44 La acusada , 1949

 

Grete Stern, Sueño Nº 45, Untitled, 1949 1

Grete Stern, Sueño Nº 45, Untitled, 1949

 

Grete Stern-Sueno-no.46-Extraniamiento-1948-

Grete Stern-Sueno-no.46-Extraniamiento-1948

 

Grete Stern-Sueños , Sin titulo,  Idilio,  1949 (2)

Grete Stern-Sueños , Sin titulo, Idilio, 1949 (2)

 

Grete Stern-Sueños de muerte y salvación en Idilio Nº48, 27-09, 1949

Grete Stern-Sueños de muerte y salvación en Idilio Nº48, 27-09, 1949

Grete Stern-Los sueños de relojes idilo n° 54, 29-11-1949

Grete Stern-Los sueños de relojes idilo n° 54, 29-11-1949

 

Grete Stern -Sueños  Nº 67 Idilio Los sueños de enmudecimiento, 1950

Grete Stern -Sueños Nº 67 Idilio Los sueños de enmudecimiento, 1950

 

Grete Stern-Los sueños de perfección  en Idilio Nº 75, 25 de abril, 1950

Grete Stern-Los sueños de perfección en Idilio Nº 75, 25 de abril, 1950

Grete Stern - Los sueños de ideales frustrados en Idilio N º 76, 2 de mayo, 1950

Grete Stern – Los sueños de ideales frustrados en Idilio N º 76, 2 de mayo, 1950

Grete Stern - Los sueños de inexperiencia en Idilio N º 77, 9 de mayo, 1950

Grete Stern – Los sueños de inexperiencia en Idilio N º 77, 9 de mayo, 1950

 

 

Grete Stern-Los sueños de admoniciones en Idilio N º 78, 16-05, 1950

Grete Stern-Los sueños de admoniciones en Idilio N º 78, 16-05, 1950

 

Grete Stern, Los sueños de proyección”. Idilio Nº 81 6-6-1950

Grete Stern, Los sueños de proyección”. Idilio Nº 81 6-6-1950

Grete Stern - Los sueños de ambición en Idilio Nº 85, 4 de julio, 1950

Grete Stern – Los sueños de ambición en Idilio Nº 85, 4 de julio, 1950

 

Grete Stern-Sueño Nº 89 , 1950

Grete Stern-Sueño Nº 89 , 1950

Grete Stern-Los sueños de anhelos desmesurados en Idilio Nº 90, 08-08, 1950

Grete Stern-Los sueños de anhelos desmesurados en Idilio Nº 90, 08-08, 1950

 

Grete Stern-. El ojo eterno, 1950

Grete Stern-. El ojo eterno, 1950

Grete Stern-Obras modificadas,  Sueños 104 Cuerpos celestes  Idilio 18 ,1949

Grete Stern-Obras modificadas, Sueños 104 Cuerpos celestes Idilio 18 ,1949

 

Grete Stern-En el andén Sueños 105, Idilio 40. Obras modificadas, 1949

Grete Stern-En el andén Sueños 105, Idilio 40. Obras modificadas, 1949

 

Grete Stern-Los sueños con actores en Idilio N º 117, 13 de febrero, 1951

Grete Stern-Los sueños con actores en Idilio N º 117, 13 de febrero, 1951

Grete Stern - Sueños de frutos en Idilio Nº 122, 20 de marzo, 1951

Grete Stern – Sueños de frutos en Idilio Nº 122, 20 de marzo, 1951

 

Grete Stern -Sueños  de adornos en Idilio Nº128, 01-05, 1951

Grete Stern -Sueños de adornos en Idilio Nº128, 01-05, 1951

 

 

Grete trouvera ensuite un point d’encrage dans l’enseignement. En 1956 Stern créera et dirigera un atelier de photographie au Musée national des Beaux-Arts (Museo Nacional de Bellas Artes)  où elle a travaillera  jusqu’à sa retraite en 1970. Elle y rencontrera de nombreux artistes dont elle fera  le portrait. Elle travaillera aussi à l’Université du Nord-Est, à Resistencia, où elle tiendra des seminaires sur la photographie.  En 1964, elle obtient une bourse de la Fondo Nacional de las Artes et a voyage à travers le nord-est de l’Argentine, ce qui l’amènera à  produire  plus de huit cents de photos dépeignant la vie des autochtones de la région. Ce fond constitue aujourd’hui les archives les plus importantes sur ce sujet en Argentine. Ses activités d’enseignement  continueront  jusqu’en 1985.    Grete a poursuivi son travail en studio et à faire  des portraits et des paysages jusqu’en 1980,mais elle a du cesser son activité pour des problèmes de vue « défaillante ». Elle est morte à Buenos Aires le 24 Décembre 1999, à l’âge de quatre-vingt-cinq ans.

Plus sur wilkipedia

« La Photographie m’a donné beaucoup de bonheur.  J’ai beaucoup appris et j’ai pu dire les choses que je voulais dire et montrer « 

G. Stern, 1992

Grete Stern-Self -portrait, 1935

Grete Stern-Self -portrait, 1935

Grete Stern, Selbstportrait, 1935

Grete Stern, Selbstportrait, 1935

Grete Stern -Portrait of Ellen Auerbach,  1930

Grete Stern -Portrait of Ellen Auerbach, 1930

 

Grete Stern, Portrait Horacio Coppola, London 1934, Neuabzug vor 1976

Grete Stern, Portrait Horacio Coppola, London 1934, Neuabzug vor 1976

Grete Stern, Self-Portrait with flower 1935 &

Grete Stern, Self-Portrait with flower 1935

 

Grete Stern- Composition, self-portrait , 1943

Grete Stern- Composition, self-portrait , 1943

Grete Stern self portrait  1980s

Grete Stern self portrait 1980s

 

Grete Stern, Desnudo III, 1946

Grete Stern, Desnudo III, 1946

 

 

 Bibliographie:  Musée de la Photographie à Charleroi. Dérision & Raison. Musée de la Photographie. Charleroi (Bélgica), 1998. & Monzo, J.V. Sueños. Grete Stern. IVAM Centre Julio Gonzalez, Valence. Valence, 1995 , Catalogue de l’exposition au Centre IVAM Julio Gonzalez Octobre 26 1995, une Janvier 30 1996.

André Breton & Pierre Molinier – Catalogue de l’exposition à L’Etoile Scellée, Paris, du 27 janvier au 17 février 1956.

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André Breton ( texte) , Pierre Molinier (images), catalogue de l’exposition à L’Etoile Scellée, Paris, du 27 janvier au 17 février 1956.

Lee Cluderay (1900-1937)

Lee Cluderay une collagiste  photographe et cinéaste surréaliste peu connue, amie de Breton ( avec qui elle a d’ailleurs eu une liaison). Elle participera à Exposition internationale du surréalisme de 1936 à Londres . Elle reste peu connue du fait de son décès précoce , tuée dans un incendie criminelle déclenché par  sa  » rivale » Tiva Miller ( Lee était la maitresse de son mari) . Ce drame,  non comptant d’ emporter la vie de Lee,  a également emporté la plus grande totalité de son travail collages, photos et films…

Lee Cluderay- A Scottish Memory, collage,  1929

Lee Cluderay- A Scottish Memory, collage, 1929

Lee Cluderay-This may not be for you, 1929,

Lee Cluderay-This may not be for you, 1929

Lee Cluderay- untiltled, 1930

Lee Cluderay- untiltled, 1930

Lee Cluderay- untiltled, 1931

Lee Cluderay- untiltled, 1931

Lee-Cluderay-Alternatives, nd, 1930s

Lee-Cluderay-Alternatives, nd, 1930s

Lee-CluderayThat-Afternoon-1931-collage

Lee-CluderayThat-Afternoon-1931-collage

Source ICI

Francesco Vezzoli Olga Forever ! (Olga Picasso), 2012

Dans ses films, spectacles et  œuvres à l’aiguille, Francesco Vezzoli explore le pouvoir de la culture médiatique contemporaine et l’ambiguïté et l’instabilité de ce qui constitue la vérité. Son travail comprend  une campagne de publicité pour un parfum fictif par exemple , ou dans une série de 2010, Vezzoli retravaille des images du 15 et 16ème siècle de la Madonne et de peintures d’enfants. l’apposition de grosses larmes, maquillant et  tatouant ​​ les visages en utilisant sa technique à l’aiguille et une de ses signatures les plus connue. En 2012, il réalise une série ( une des plus belles qu’il ait faites à mes yeux) que je vous propose aujourd’hui : Olga Forever !  qui n’est autre qu’une reprise des photographies d’ Olga Khokhlova ( la danseuse des Ballets Russes devenue épouse de Picasso qu’il rencontra au début des années 1917 , lorsqu’en compagnie de Jean Cocteau , il est allé à Rome qui lui présente l’imprésario russe Sergeï Diaghilev  des Ballets Russes ) qu’il a ornée de ses fameuses larmes. Ici les larmes ajoutées ( parfois broderies parfois collages font constamment référence au monde de Picasso et des Ballets Russes, on y retrouve aussi  des fragments de tableaux de Picasso, et des références à Jean Cocteau et à célèbres danseuses de l’époque. ( Pour la petite histoire, Olaga elle même aimait également faire de la broderie…  un élément très important pour Francesco Vezzoli bien sur, puisqu’il s’est attaché depuis des débuts à mettre en valeur des icônes féminines par la pratique de la broderie en leur ajoutant de façon obsessionnelle des larmes.)

Francesco Vezzoli  Olga Forever (Olga Khokhlova en nymphe dans le ballet L’Après-midi d’un faune, 1916), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

Francesco Vezzoli Olga Forever (Olga Khokhlova en nymphe dans le ballet L’Après-midi d’un faune, 1916), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

Francesco Vezzoli  Olga Forever (Olga Picasso, bal des Beaumont, 1924), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

Francesco Vezzoli Olga Forever (Olga Picasso, bal des Beaumont, 1924), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

FrancescoVezzoli Olga Forever (Olga Picasso, Paris, ca. 1922), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

FrancescoVezzoli Olga Forever (Olga Picasso, Paris, ca. 1922), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

 

Francesco Vezzoli- from Olga Forever (Olga Picasso, London, ca. 1919), 2012Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

Francesco Vezzoli- from Olga Forever (Olga Picasso, London, ca. 1919), 2012Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

Francesco Vezzoli Olga Forever (Olga Picasso, Villa Belle Rose, Juan les Pins, 1925)2 Courtesy of the artist and Artsy

Francesco Vezzoli Olga Forever (Olga Picasso, Villa Belle Rose, Juan les Pins, 1925)2 Courtesy of the artist and Artsy

Francesco Vezzoli Olga Forever (Olga Picasso en mariée, Boisgeloup), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

Francesco Vezzoli Olga Forever (Olga Picasso en mariée, Boisgeloup), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

Francesco Vezzoli Olga Forever (Olga Picasso, ca. 1930), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

Francesco Vezzoli Olga Forever (Olga Picasso, ca. 1930), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

FrancescoVezzoli Olga Forever (Olga Picasso, Paris, ca. 1922), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

FrancescoVezzoli Olga Forever (Olga Picasso, Paris, ca. 1922), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

 

Francesco Vezzoli –from Olga Forever (Olga Picasso, 1950s I), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

Francesco Vezzoli –from Olga Forever (Olga Picasso, 1950s I), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

Francesco Vezzoli –from Olga Forever (Olga Picasso, 1940s), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

Francesco Vezzoli –from Olga Forever (Olga Picasso, 1940s), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

Francesco Vezzoli- from Olga Forever (Olga Picasso, ca. 1930), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

Francesco Vezzoli- from Olga Forever (Olga Picasso, ca. 1930), 2012 Courtesy of the artist and Almine Rech Gallery

Source 1  et Source 2

Marcel Mariën – Poèmes et lettres à Jacqueline Nonkels from De Marcel à Jacqueline

Jacqueline Nonkels rencontre Marcel Mariën chez Georgette et René Magritte avec qui elle sera amie tout au long de sa vie. Mariën quant à lui sera tout autant proche de Magrite, et ce n’est que tout logiquement ils font connaissance grâce au couple.La séduction exercée par la jeune fille sur le Benjamin du groupe surréaliste (il a 17 ans et elle en a 4 de plus), se traduisit aussitôt par une intense correspondance, où la délicatesse du soupirant le dispute à sa ferveur. Si la passion n’est pas réciproque, elle est féconde. Entre décembre 1937 et août 1938, le jeune prétendant adressa à la jeune femme trente-cinq lettres et cartes postales accompagnées de collages et poèmes. Ils comptent parmi les premiers d’une longue production d’oeuvres érotiques, pimentées d’humour, dont cet amour de jeunesse constitue en quelque sorte le creuset. La destinataire en était consciente, c’est pourquoi elle souhaita voir ces lettres publiées après sa mort, comme un hommage posthume à celui dont elle avait été la première muse (Marc Quaghebeur, Véronique Jago-Antoine, Les lettres du désir, AML, 2012.)

Certaine de ces planches sont conservée au Musée du parimoine Belge et elle son publiée dans  Jacqueline Nonkels « Magritte, Mariën, mes complicités » ed° La Fondation Roi Baudouin ,2008. Le souhait ultime de Jacqueline était « l’édition d’un recueil publiant la correspondance et les collages de Marcel Mariën ». Ces 35 lettres, collages et cartes postales lui ont été adressées par Marcel Mariën entre décembre 1937 et août 1938. Ils forment un témoignage inattendu et révélateur des débuts de l’un des artistes qui aura marqué le Surréalisme Belge.

Autre article sur Marcel Mariën Ici

René Magritte, Marcel Mariën, Jacqueline Nonkels , 1937-39

René et Georgette Magritte, Marcel Mariën, Jacqueline Nonkels , 1937-39 collection Jacqueline Nonkels Musée du parimoine Belge

Dans le repos fascinateur qui s’instaure dans le cercle grave des
vagues démises, dépliées, reléguées aux vieux et théâtraux accessoires de
bruiteurs, les bouches closes se rencontrent aux embouchures du sourire.
Mille lèvres folles, mille lèvres éprises, mille lèvres voilées, sur l’étagère
des baisers, font l’offrande de leur chair pure et polie, dans une prairie
pas toujours verte si l’on ferme les yeux, dans une nuit pas toujours sans
étoiles, si l’on en distille les fissures. L’alphabet de l’Amour, enseigné avec
les larmes, celles-ci vite effacées, vite taries dans le creux d’un cœur déteint,
puis les murmures d’orgueil sillonnent le désert des corps obscurs, où les
plis font volte-face à toute lumière, où les chevelures chaudes aplanissent
les remous, puis les mains à
à Jacqueline avec toutes mes pensées, les désirs de tendresse
M.
Marcel Mariën- Les touches du silence, poème sans paroles, 1937, collage, ( pour Jacqueline Nonkels his lover)Épilogue inachevable .
Trop de grappes rieuses pendent encore à la treille des visages,
trop de cieux, écarlates sans raison ; mais avant que s’illuminent de
paupières éteintes les torches du silence, avant que des lagunes d’air jouent
parmi les tulles et les soies, avant que les miracles encore à accomplir se
réalisent, les dernière épaves d’yeux enflammeront de toutes parts les
ténèbres, fenêtres mobiles d’un désert sans désirs, satellites inhabités de
leurs compagnes jumelles, les lèvres, qui à tout passant

Marcel Marien - Le parallelogrammes des forces, Décembre 1937A
P
R
L
Le Parallélogramme des Forces.
:- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :
Quittant leur port d’attache P (Poésie) les droites A et L (Amour-
Liberté) divergent dans des directions inconnues d’elles-mêmes. C’est
leur pré-destin. Mais par la providence de l’unité, il les mène à épouser
leur ombre jumelle. Implicitement, la menace d’un coin n’obtempère
pas avec une telle désinvolture à la submersion des déserts. Il serait
cependant erroné de supposer un quelconque espace entre ces quatre
lignes murales- de pure et froide apparence – où nous avons incarcéré
l’infini. L’espace illimité est en dehors, maîtrisant sans efforts pénibles les
horizons déplaçables. C’est donc dans le centre mitoyen R, dans le Rêve ,
que s’installera la solution de l’impossible. Le parallélogramme des forces
devient de ce fait le parallélogramme des vies, le parallélogramme de la vie,
NOTRE VIE.
Marcel Mariën.
4 décembre 1937

Sans titre3

Ma chère Jacqueline,
Je m’en voudrais de voler ton cœur par effraction. Dans l’espace
passager qui nous désunit, il y a le relief de nos lèvres nues qui cherchent
leur emprise, cette éternité ; il y a les anfractuosités de ciel qui regrettent à
plein poumons la démence des miroirs profonds. Il y a également ce trépied
de feu où l’orage pose ses doigts séniles pour fourvoyer ses partenaires
absents. Ton œil adorable sous l’âme de laquelle j’évolue en losange, dirige
la feuille moite qui se déploie entre tes mains, dans le sens de l’horizon.
Ton œil n’échappe pas à l’infinité martyre et même pour escorter un rêve
ne la perd pas d’une semelle. La nuit traîne son remords de Barbarie sous
les toits du désert. Un œil par doigt et c’est à présent toute une perspective
de sourires aux becs de nuit explorant la voix des déroutes, leur domaine.
Vu de mes propres lèvres, ce qu’on appelle voir ; dans la rue, soudain prise
par les glaces de la peur. Je cherche une sérénité assez durable et forte pour
effacer le sommeil. L’encre ne coule plus à flots, des larmes sympathiques ;
il y a le dégel des plumes qui remue terre et ciel pour retrouver l’artère du
pavé. La larme, au bord du précipice du mouchoir, seule, à l’abandon,
rougit de se trouver nue sous le soleil braqué. Il reste encore de la place
pour toi et moi dans le compartiment des caresses aux portières de légèreté.
Le courroux s’appesantit vite dans les mares de relais. Ma mémoire, d’un
côté, transpercée de part en part de souvenirs cherche en tout endroit,
l’oubli salutaire du mensonge, le fertile diadème des rapprochements, toi,
de l’autre, dans le mystère qui te pare des rayons de la naufrageuse, tu
sers de pâture à l’épidémie d’aurores. Et la pluie de limbes qui perd ses
abris, découvre la foudre indispensable pour la récolte des rossignols et
l’interminable baiser qui attend au port le signal du définitif départ. Les
chercheurs de cœurs emportent dans leur voyage téméraire des sacs de
préoccupations et des provisions de déboires. Peu réussiront . En serai-je ?
Marcel Mariën
21 décembre 1937

Sans titre 1

1937
Chère Jacqueline,
Le monde s’amenuise à mesure qu’on en prend connaissance. La réalité est
tantôt noire tantôt blanche, tantôt les deux ensemble. Certains se complaisent dans des
domaines arides, où la privation tient lieu de bien-être. D’autres préfèrent – comme a dit
Nietzsche – « souffrir et mourir de soif dans le désert plutôt que de boire à la citerne en
compagnie des chameliers malpropres ». La morale – la seule – est conditionnée par une
désobéissance totale à toute loi établie. Mais cette désobéissance ne peut qu’aller de pair
avec une assez grande misère matérielle,une persécution interminable. La foi dans un
ordre nouveau corrobore cependant toute infériorité. J’espère avoir à l’avenir l’opportunité
de pénétrer à même vos pensées pour en épanouir les graines encore latentes. Je ne
sais de vos occupations, de vos préoccupations surtout, que peu de choses. Mais, peut-être
ne doit-il pas être si insurmontable, l’obstacle qui sépare deux êtres, à la recherche
d’une même lumière. Je n’ai vécu, jusqu’à ce jour et d’autres jours, que sous le faix d’une
constante oppression. Vous-même qui n’êtes sans doute pas à l’abri de toute restriction
de liberté, n’attendez qu’un signal, qu’un écho voisins ,mais assez clair pour reconnaître
dans cet écho, ce signal la précursion d’un bonheur accessible. Plus vous lirez, plus vous
vous frayerez un passage à travers un monde inconnu évoluant autour de l’esprit, plus
vous souffrirez de toute parcelle ravie à votre liberté, mais d’autant plus tenaces seront
vos désirs d’évasion, d’autant plus merveilleux le bris de la dernière entrave. Il ne m’est
pas permis, sans me précipiter dans des situations pires, d’agir selon mes voeux. Nos
efforts conjugués doivent réussir. J’ai tant de choses à vous dire, qu’un long silence n’a pu
être qu’un long aveu. Vous m’apparaissez de jour en jour sous la forme d’une nécessité
ineffaçable qui dans mes pas de ténèbres ne peut être que.la flamme du plus pur espoir.
J’ai besoin de souvent vous voir, mais comme hélas cela ne me sera matériellement très
malaisé, je vous demande de bien vouloir accepter par écrit ce contact. Trop rare.
Marcel Marïen
P.S. Pour dimanche prochain je viendrai à Bruxelles et espère vous trouver
au même endroit que précédemment vers 3 h.- 3 h.15. Si cela contrariait vos projets, en
vous servant de la carte-postale ci-incluse, vous serez assez gentille pour m’avertir de vos
dispositions.
Vous pouvez m’atteindre à la Poste Restante également, d’Anvers en spécifiant :
Place Verte.
Mes très sincères affections, en souhaitant la joie de vous rencontrer le plus
souvent possible.
M. M.

Sans titre 4

Chère Jacqueline,

Je ne sais comment m’adresser de la manière la plus
proportionnée à votre grâce évidente. Mon bonheur serait d’être très près
de vous en ce moment, de rendre nos pas inséparables, de conjuguer
nos mains. Qui que vous soyez vous êtes sur la terre, vous ne pouvez
donc totalement différer d’une certaine orientation vers le mystère, d’une
certaine recherche vers le sublime. Vos fréquentations surréalistes si elles
vous ont en partie conduit vers un point de vue d’où la liberté semble
vouloir apparaître, laissez moi tout de même vous aider à percevoir tout le
gigantesque panorama. A ce propos, pour autant que dans un avenir où
j’aurais la joie de plus fructueusement vous rencontrer, où je m’immiscerai
mieux dans le cercle de votre « moi », je tiens ici à mettre en avant quelques
points de repères modestes où abreuver votre pensée.
Le surréalisme – comme vous le savez – n’est pas comparable
à une activité littéraire, artistique quelconque. La volonté initiale, de
« transformer le monde » (Marx) de « changer la vie » (Rimbaud) qui
est la raison d’être prépondérante du surréalisme, a pour canalisation
d’autres voies qu’un jeu domestiqué, qu’un engouement passager ; il se
doit qu’en découle de fortes bases morales, à l’origine même du conflit
qui sépare le monde intérieur individuel (du moi) et le monde extérieur
collectif (du soi), qui oppose la vie et la mort, la veille et le rêve, l’action
et la passivité, la sensation et le sentiment. C’est par le retournement du
concept philosophique idéaliste par lequel la pensée conditionnait l’être ou
la matière, que l’on obtient dans le matérialisme moderne dialectique, la
matière, l’être social et ses dérivés économiques qui déterminent la pensée
et toutes ses formes de représentations, l’art, la philosophie, l’histoire, la
littérature, la poésie.
Le surréalisme qui cherche le mur mitoyen, la conciliation entre les
antagonismes précités,prend note de cette valeur nouvelle aux incalculables
conséquences, qu’instaure le matérialisme marxiste sous l’égide de Karl
Marx et son camarade Frédéric Engels, édifiant leur doctrine d’après les
méthodes préexistantes de Ludwig Feuerbach et avec plus de modifications,
celles de Hegel, tous philosophes allemands du XIXème siècle. L’étude de
Marx et Engels sur l’interprétation du monde se rapporte principalement
à l’évolution de celui-ci selon des lois économiques liées aux conditions
d’existence de l’homme, à ses besoins affectifs ( plus tard au XXème
siècle développés et considérés comme capitaux par Freud, créateur de
la psychanalyse), à la situation géographique de l’homme et aux moyens
auxquels il a recours pour vivre, pour produire ce qu’il nécessite; ainsi se

précise au cours des siècles, par le principe du mouvement, une série de
faits successifs, reliés entre eux sous le nom d’histoire et qui englobe toute
culture, toute civilisation, toute vie sociale, rigoureusement et a priori
déterminées. C’est également un principe certifié que toute rénovation
sociale ou culturelle apporte avec elle, en plus des progrès qu’elle
introduit, des chaînes qui deviendront de plus en plus lourdes, de plus
en plus intolérables et qui se briseront lorsque la révolution nouvelle sera
mûrie dans l’oppression antérieure elle-même. Il s’en suit une constante
fluctuation des lois qui régissent la collectivité; philosophiquement
aussi les idées du bien et du mal sont impérissables tant que le bien
ne sera pas admis comme synonyme de vrai. Le surréalisme, aidé de la
conception matérialiste du monde et situé au confluent du conscient et
de l’inconscient, continue dans l’empire de l’esprit ce que le marxisme a
édifié dans le monde historique et social, mais sans, loin de là, abandonner
l’idée de la transformation extérieure du monde. Or, c’est parce que cette
transformation ne peut s’effectuer sans un bouleversement primordial de
l’individu, c’est parce que les chaînes des classes sociales ne peuvent être
définitivement écartées sans que le soient d’abord les chaînes du monde
mental, discipliné par la raison, par la censure, mise en lumière par la
doctrine psychanalytique, sur laquelle suit ce exposé, que le surréalisme se
situent électivement à l’intersection de Marx et de Freud.
Il est un ensemble d’événements de notre vie qui peuvent
être vérifiés par la mémoire, nous pouvons plus ou moins aisément en
découvrir les causes, en supporter les suites, cette partie de notre activité,
nous l’appellerons, le monde conscient. Par contre un singulier nombre
de faits, échappe à notre raison directe, nous n’en découvrons point de
causalité logique, comment expliquer même que Baudelaire avant de
mourir disait « ouvrir » pour « entrer » et vice-versa, ou certains oublis,
toutes ces choses qu’on les appelle : erreurs, folies, manies, maladies, tics,
appartiennent à un monde encore à peine exploré, le monde inconscient.
Le lien intermédiaire entre ces deux oppositions, le passage de l’un à
l’autre, est généralement appelé : subconscient . La psychanalyse, en
temps que science n’est rien d’autre qu’un moyen, qu’une méthode, qu’un
système pour interpréter l’inconscient, l’analyser, le mettre à la lueur du
conscient. En temps que manifestation humaine, c’est évidemment passer
de l’inconscient au conscient qui en forme le principal mobile. L’inconscient
a pour principe fondamental que tout y est rigoureusement déterminé.
Toute vie est ainsi soumise à une succession de forces sur lesquelles elle
croit agir par ce qu’elle nomme sa volonté, mais qui n’est au fond qu’une
réalisation d’autres volontés indépendantes, liées à la matière et à ses
désirs. Or, il est des lois majeures, des principes indéniables qui font

agir cet inconscient d’une façon toujours assez répétée, identique. Par ex.
l’instinct de nutrition, apparenté à l’instinct sexuel. La nécessité naturelle
qui pousse l’homme à se nourrir pour apaiser sa faim, trouve une impulsion
analogue dans l’univers sexuel où faute de terme existant, la faim, le désir
sexuel a été appelé « libido ». Mais là où la faim de nutrition est impérieuse
et n’admets qu’un faible délai, aux dépens de la complexion physique
de l’homme, la libido, elle, au cours de la succession formidable des
siècles, par l’inassouvissement graduel de l’appétit sexuel, la continence,
l’ascétisme, a été peu a peu refoulée dans le monde inconscient, au point
qu’au lieu d’être directement satisfaits, nos désirs sont refoulés aux dépens,
non cette fois-ci de notre constitution (encore que toutes maladies relèvent
en grande partie de l’inconscient) mais de notre vie psychique, en un
seul mot de notre bonheur, ou avec moins d’optimisme, de nos chances
de bonheur. La psychanalyse s’ingénie donc à découvrir les traces de
désirs refoulés, à les dévoiler, les analyser, à guérir par leur mise à jour,
nombre de maladies de toutes espèces, mais trop confinée dans la science
particularisée, elle a négligé jusqu’à présent, l’ensemble social, concret de
l’humanité et l’incontestable valeur poétique et libératrice du rêve. C’est là,
qu’interviennent les surréalistes en préconisant, dans toutes leurs formes
bouleversantes de nudité, le déchaînement illimité des désirs, auquel ils
s’appliquent dans toues les branches de l’effort de connaissance humaine
à donner une réalité. La surréalité, c’est-à-dire la nouvelle réalité comprise
entre la réalité pure et le rêve, est donc le passage, non seulement, du rêve,
de l’inconscient à leur épanouissement réel, conscient, mais aussi celui
des choses réelles dans leur état irréel, surréel, auquel aident l’humour,
le hasard, la vie amoureuse, l’inspiration automatique, etc…Mais tout cela
s’enchevêtrent et se démêlent avec tant de consistance que j’ai grand peur
d’avoir omis tant de points capitaux. Il faut m’en excuser, j’espère d’ailleurs,
si cela vous convient, vous écrire d’autres précisions prochainement. Ne
veuillez pas, je vous prie, juger de ceci comme une ambition de professeur,
mais comme une légère lettre d’ami, qui veut vous permettre, dans la
mesure de ses moyens, de voir clair en vous-même et libérer votre vie, par
les voies les moins confuses et les plus aisées possibles.
Je m’arrête ici, et voue, – à celle dont j’ai déjà eu par une fois,
mais dans des circonstances assez floues, l’inexprimable joie que me valut
le contact de ses lèvres -, un baiser passionné et regrettablement distant,
d’une admiration trop pure pour l’effaroucher en quoi que ce soit.
Votre ami affectueux
Marcel Mariën
8-9/1/388

Sans titre 5Sans titre 6

Il y avait, celée dans les engrenages secrets d’une nuit régente
une forêt toute de paix et de silence, qui servait de refuge à des écureuils
d’eau claire, qu’une connaissance égarée des abîmes, jointe à l’incessante
sollicitude des orgueils manutentionnaires broutant l’herbe tendre du vent,
avait conduit à l’instauration de leur sobre plénitude dans cette forêt dont
je parle et dont je n’achèverai pas de si tôt le dénombrement de ses arbres
rompus par le vagabondage des confidences, si j’en augure à l’horloge des
heures torrentielles, où l’on ne peut – sans percevoir étouffé mais distinct, le
passé qui se ravise dans le gîte de l’âme – entendre gémir la minuit, parmi
le clapotis des larmes.
Cette résidence de désirs confus, cette forêt de forêts n’était ni
vaste ni petite, ni large ni exiguë, ni même moyenne quoique l’on puisse
dire. Elle détruisait ses proportions à mesure qu’on les établissait. Or, rien
n’est plus irréel qu’une forêt n’aurait-elle même pour toute enceinte que
les cloisons de cette feuille, alliée bien entendu aux champs fraîchement
labourés de mon cerveau, tout effort déduit. C’est la suprême excuse à
l’infraction des lois, que de considérer les lisières de la forêt, par excellence
celle qui nous préoccupe, forêt interdite entre toutes par raison qualitative,
où se constate l’indiscipline souterraine des racines du bois. De même il
n’est pas tellement abusif de prétendre que cette feuille, modestement
plantée en terre ferme, soit incapable de germer. On a bien vu des oiseaux
s’emparer grain après grain du ciel pour le déménager on ne sait où, sans
aviser quiconque de cette performance à imiter.
Pour la forêt cependant – il est difficile même en prenant la voie
des cieux, de se débarrasser aussi aisément d’une forêt – je sais encore
que tôt dans l’espace sans temps ; ce dernier avait depuis peu prononcé
formellement son abdication ; je sais encore, dis-je, qu’à travers les taches
de firmament qui maculaient la sérénité uniforme et noire comme le plus
pur charbon, de la voûte soutenue par l’amabilité des arbres, des étoiles
rôdaient, clignant parfois de l’œil ou sinon projetant des mots vifs de
leurs lèvres simiesques, qui tombaient alors sur la mousse épilée, qui les
renvoyait comme balle. Chose vraiment curieuse, au lieu de diminuer leur
force d’élasticité en répétant leurs bonds, ces mots, ces balles restaient se
mouvoir ainsi à une respectueuse distance de deux ou trois mètres entre
leur point de redescente et le sol. Depuis l’incommensurable héritage des
années, il va de soi que ces paroles croissantes en quantité, aux prises
avec l’exacte compréhension des phénomènes, ( le parler des étoiles étant
toutefois inné aux poètes) ne laissaient d’autres traces que la confusion
totale de milliers de bruits, faisant régner sur le silence des débuts, une
tutelle lourde et incurvée, le cœur restant de toute cette nuée de murmures,
le seul écouteur intelligent, la seule oreille précise, l’oreille même qui dirige

la caravane du sang.
L’œilse perdra dans les taillis ; les branches qui ne s’écarteront
pas assez vite le déchireront en lambeaux, en éclaboussant un peu partout
des parcelles du regard.
Les lèvres, à elles-deux s’accoupleront pour enfanter un baiser qui
sera mis au monde avec un tel soin de mystère que nul hasard ne le fera
découvrir.
Les seins perdront la tête comme toujours lorsque des mains s’en
approchent à courte distance. Elles garderont leurs, l’oppression délicieuse
de mes caresses. Il y a des outrages qu’il faut accomplir dans une impasse ;
là seul le manque bouleversant d’apprêts décidera de l’orientation
nécessaire que surveillera l’amour aux bracelets de titan.
Aussi, je puis déjà te dire, que tu seras aimée, tel sera le paysage
indicible de la surréalité que tu conquéras pour y mener boire l’arène de
tes joues et de tes jours, tel sera de tout ton corps en feu inconsummable,
l’inexprimable joie, l’inexprimable tiédeur de ta joie, l’Amour.
Marcel Mariën
30 janvier 1938

Sans titre 7

Sans titre8

Sans titre9

Le 8 février 1938
Ma très chère Jacqueline,
Vous me permettrez, si cela ne vous lasse pas trop, de reprendre
ici quelques paragraphes consacrés à l’acheminement du surréalisme, sur
lequel je vous ai déjà offert un préambule assez éprouvé et dont j’espère
croire qu’il ne vous aura pas tellement déplu. Vous excuserez d’éventuelles
répétitions, je n’ai pas en effet garder un très précis souvenir de cette
lettre à laquelle je me rapporte, mais je pense vous avoir seulement
entretenu « grosso modo » des parallèles entre le surréalisme et le
matérialisme marxiste, ainsi que quelques élémentaires considérations
sur la psychanalyse. Je tâcherai de me rendre aussi compréhensif
que possible dans l’exposé qui va suivre et dans lequel j’engloberai
le surréalisme proprement dit. Le mot lui-même « surréalisme » a été
emprunté à Guillaume Apollinaire, mort pendant la guerre, qui l’avait
utilisé comme qualification d’une de ses pièces, notamment « Les
mamelles de Tirésias » ; ce mot n’avait cependant dans les intentions
d’Apollinaire qu’un très fuyant rapport avec celui qu’André Breton et
Philippe Soupault firent valoir comme la désignation d’un moyen suprême
d’inspiration dirigée, expérimenté dans ce sens pour la toute première
fois par eux, dans un recueil intitulé « Les champs magnétiques » et paru
en 1921. Ce n’était pas toutefois, la seule exploration vers cette muraille
de brouillard qui s’interpose entre la pensée et l’expression de celle-ci,
puisque de rares mais suffisants devanciers l’illuminaient de leur nom,
pour la plupart, enfouis dans les ténèbres de l’histoire, les uns méconnus,
les autres calomniés, quand ils n’étaient pas avilis d’éloges, faits dans
l’espoir sournois de les détruire. Parmi eux, Gérard de Nerval, écrivait
aux alentours de la première moitié du XIXè siècle ces phrases , dans
lesquelles se prévoit toute l’essence future du surréalisme : « C’est ainsi
que je m’encourageais à une audacieuse tentative. Je résolus de fixer le
rêve et d’en connaître le secret.
– Pourquoi, me dis-je, ne point enfin forcer ces portes mystiques,
armé de toute ma volonté, et dominer mes sensations au lieu de les
subir ? N’est-il pas possible de dompter cette chimère attrayante et
redoutable, d’imposer une règle à ces esprits des nuits qui se jouent de
notre raison ? Le sommeil occupe le tiers de notre vie. Il est la consolation
des peines de nos journées ou la peine de leurs plaisirs ; mais je n’ai
jamais éprouvé que le mien fut un repos. Après un engourdissement de
quelques minutes, une vie nouvelle commence, affranchie des conditions
du temps et de l’espace et pareille sans doute à celle qui nous attend

après la mort. Qui sait s’il n’existe pas un lien entre ces deux existences et
s’il n’est pas possible à l’âme de le nouer dès à présent ?
Dès ce moment, je m’appliquai à chercher le sens de mes rêves,
et cette inquiétude influa sur mes réflexions de l’état de veille. Je crus
comprendre qu’il existait entre le monde externe et le monde interne
un lien ; que l’inattention ou le désordre d’esprit poussaient seuls les
rapports apparents, – et qu’ainsi s’expliquait la bizarrerie de certains
tableaux, semblables à ces reflets grimaçants d’objets réels qui s’agitent
sur l’eau troublée » Ce lien qui n’est autre que la surréalité omniexistante,
pousse plus de cent années après Nerval, Breton à écrire, ces paroles
si fréquemment citées : « Tout porte à croire qu’il existe un certain point
de l’esprit d’où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le
futur, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas cessent
d’être perçus contradictoirement. Or, c’est en vain qu’on chercherait à
l’activité surréaliste un autre mobile que l’espoir de détermination de ce
point. On voit assez par là combien il serait absurde de lui prêter un sens
uniquement destructeur, ou constructeur : le point dont il est question est
‘ a fortiori’ celui ou la construction et la destruction cessent de pouvoir
être Grandie, l’une contre l’autre… »
Et plus haut, Nerval en traitant de ce lien « merveilleux » ne
nous mène-t-il pas déjà très clairement au cœur du dépaysement ? De ce
dépaysement, cette volonté de dépaysement comme il a été dit, qui anime
l’œuvresurréaliste de tous ces temps est par excellence celle dont nous
sommes les contemporains, ce dépaysement qui est le seul effort valable
et qui se manifeste tant par des actes que des poèmes, tant par des
paroles que par des tableaux, tant par des gestes que par des silences,
tant par des sourires que par des larmes. En un mot par la Poésie ,
résidence de notre vie.
III
Je continuerai ailleurs la suite sans fin
…………………………………………..
Je vous remets ci-joint un petit livre sur Picasso et la nouvelle
que je viendrai samedi soir chez Magritte où j’espère ardemment vous
rencontrer.
Pour vous, le meilleur de mes pensées.
Marcel Mariën

Sans titre 10Des yeux purs dans un bois
Cherchent en pleurant la tête habitable
(René Char)
De toutes les fontaines sinueuses qui s’ouvrent nuit comme jour
sous le printemps inaperçu, l’eau chevrotante flâne seule dans les soifs
tortueuses. L’éclair noir trace des chenilles muettes dans l’horizon des
fenêtres. Les accomplissements de joie sont proches. Les rires gambadent
dans le gris, teinté d’émotion. On amène l’étoile en liberté de descente.
C’est la pluie moissonneuse qui sépare en portions de soins la route
indigente des exils de pierre. Les pleurs ferment l’astre des chevelures,
tapi dans l’ombre de l’ombre. Les pas retrouvent la main du maître qui les
caresse, souples, sous l’étoffe de l’abandon, jaillissant sans fin des baisers
d’apprêt, des fruits éprouvés, des terres émaciées par les oiseaux du zénith.
On écoute alors le beau silence en délire qui plie les rumeurs
entre ses doigts de plume. Flocons de gratitude qui descellez les bouquets
de ruelles entre les misères aux fanes perpétuelles, couvrez les moisissures
de vos tristesses confiantes, secouez nettement jusqu’à faire naître dans
les soucis de bouleaux la rade geôlière, les épis lourds du vent, malheur
confidentiel.
J’hésite à tremper le sol d’accrocs dans la mer verbeuse. Qu’au
moins une paupière souffreteuse tache de ses réserves la page mille fois
offerte à la saison compatible.
Charmante main, ne détournez point le regard aigu du nuage
versant d’aplomb ses attirances de douceur sur une table coquettement
mise pour recevoir affamés les tremblements du feu. Charmantes lèvres,
il y a dans un pays vaste comme une douleur, des compagnes solitaires
qui cherchent à contagier leur folie dans la foudre prête à tout, qui
brandissant ses évasions fugaces, vient de trouver sans mon coeur un
palais , aux mille colonnes de flammes, où se réfugient depuis votre venue,
l’incommensurable ciel forestier et la hache des équinoxes.

Sans titre– A quoi penses-tu ?
– A rien.
(Breton-Eluard, L’Immaculée Conception)
A Jacqueline,
Rétrospective
Le cercle des adieux se resserre. Le ciel n’est plus autre chose
qu’un cil qui veille sur tes yeux clos, qui maîtrisent le secret.
Nous marchons… nous marchons jusqu’à nous évanouir et
chacun de nos pas ébranle à l’infini le vieux trésor des pirates et les pépites
gisant en cale humide, tandis qu’aux antipodes un explorateur égaré, à
l’affût d’enfances décrues, relève nos empreintes mouvantes sur un étoc
en diffraction. Mais la vie franchit peu à peu la frontière des étoiles. L’azur
échoue dans tes paumes pour désaltérer la peine, à sa mort culminante.
A fleur d’eau, la caresse vogue périlleuse, émiettant sens et
soupirs ; un parchemin vétuste au fond d’un cœur creux qui flotte sur
l’océan, relate encore leurs destinées sauvages.
C’est le vent qui maintenant prend le haut commandement
des naufrages et contre ses parois essoufflées qui sont geôlières de nos
cheveux, l’indicible est placardé en lettres bleues d’un pied et demi. Tes
veines gracieuses teintent les joues du phare qui tourne, tourne et tourne
à l’aveuglette, sans perdre pied, faisant de la tempête une cible circulaire,
de plus en plus immense à mesure que le phare grandit et que nous
approchons et que l’éclair charpente les aîtres de son corps géant, où
les habitants sont inhumés parmi d’étranges romans de chevalerie dont
chaque folio est un pavé qui dérobe l’océan à l’abîme, la souffrance au
fléau.
L’âme revient au calme plat. Le soleil éteint lentement les
paupières aphones, les paupières se font vivantes à travers nuit, la nuit
repart sur son palanquin effronté et la mer n’est plus blessée que par les
nues dont le reflet écorche sa surface, et elle n’a plus d’autres épaves que
les larmes qu’elle a ravi aux yeux et elle a ouvert ses chagrins à l’aube qui
prend eau toute part.
L’espace déborde.
M.M.
27.2.38

Marcel Marien - deux collages adressés à Jacqueline , 1938

« Le ciel tâte le front du voyageur.
Puis, dans le vent, arrachant les trous par la racine, la
pierre dévale la pente noire du soleil pour s’écraser
dans la vallée qui n’en a jamais vu d’autres.
mes yeux langoureux
sont si bleus
qu’ils sont amoureux
à deux de tes yeux
heureux celui qui peut
de tes yeux de feu
détacher le bleu
de mes yeux
amour à deux
amour de mes yeux
licencieux
comme la flamme du feu bleu
Posant le petit doigt sur la pointe de ton sein,
mon annulaire atteignait la cime de l’arbre et je suivais
avec le majeur le vol de l’aigle à son point culminant,
mon index perforait le soleil tandis qu’à la base des
océans, faisant de sa corpulence un trône, mon pouce
servait de pâture aux poissons des grandes profondeurs »

Marcel Marien - Collage et poème adressé à Jacqueline , 1938J’ai quelques moments à vous dédier, ma chère Jacqueline et je
m’empresse de vous adresser ces quelques mots. Vous pourriez me rendre
tellement heureux si des occasions mieux disposées nous réunissaient
plus fréquemment. Ici, je suis abandonné au rythme hostile des déboires.
Je sais que vous songez de temps à autre à mon existence mécanisée et
prisonnière et c’est déjà un tel réconfort. Chaque fois que je vous ai vu, je
n’ai guère manifesté l’intérêt que je conçois à votre égard, cependant mes
yeux erraient…Ils viendront, ces jours merveilleux qui nous rapprocherons
de nous-mêmes. Vous restez, vous croissez plus belle, malgré tout. Inutile,
n’est-ce pas, de crier, d’étaler vos charmes si jeunes, auxquels j’aurai tantôt,
si vous exaucez mon attente, la grâce de goûter, de m’en rassasier à pleines
lèvres, vous Jacqueline, si nue dans une robe que vous croyez porter et que
les mains de l’amour défont avec une si vive prestesse, si jolie derrière un
abri de tendresse muette, si inconnue malgré les heures partagées, si loin
moi de toi. Nos corps sont encore entre nous, pour paralyser le plein va-et vient
des âmes portées vers l’élan de l’unisson entière ; toute pleine dans
le creux de ma main, tu ne tiens qu’à la vie pour me la donner, cette vie
menue, captive, si irrégulière qu’elle n’a que les courbes imparfaites de la
mienne pour en réfléchir le tracé. Et cette heure dont nous approchons, ma
toute jolie, ne me la retardez pas.
Très doux baisers
Marcel

Marcel Mariën ( 1920-1993)

Posté Par Kate

« Les conséquences de ce qu’on ne fait pas sont les plus graves. »MM

 Marcel Mariën provocateur, libre, libertin, poétique , aimant les aphorismes à en crever,  ne se revendiquant de rien sinon d’une désobéissance viscérale, et se présentant  comme le père fondateur de la « Théorie de l’emmerdement maximal » ( abosulemnt fabuleux, n’est-il pas !!!) . Le faussaire surréaliste belge Marcel Mariën. Ecrivain, poète, essayiste, éditeur, photographe, cinéaste, historien du surréalisme, créateur de collages et d’objets insolites, est né à Anvers. il est La figure du Surréalisme Belge. Je ne vous refais pas sa biographie ni ne vous fais un copier coller de  sa Bio sur wilkipedia, car l’article est très complet et je n’en sais pas plus ce l’auteur

Je me concentre aujourd’hui plutôt sur les photographies qu’il a réalisées dans les années 8à, mais vous présentent quelques collages et extraits de correspondance qui font l’objet d’un autre article. [ correspondances part I correspondance ici. ]

Pour ce qu’il en est de L’Imitation du cinéma [un des seuls films qui puisse être qualifié de surréaliste après Le Chien andalou et L’Age d’or, qualifié de «  film ignoble et infâme « , par La centrale catholique, 1960 à sa sortie] vous trouverez de très bons sites en cherchant sur le net. aujourd’hui ce n’était pas notre propos mais je vous conseille celui- ci  et  je vous conseille le livre L’Imitation du cinéma Histoire d’un film ignoble ,Éd. La Maison d’à côté et vous pouvez le télecharger gratuitement sur les plateformes de télechargements ici par exemple ( c’est pas bien légal… mais)

Ceux qui devraient se regarder un peu le sexe dans un miroir pour voir si Freud mon compagnon de travail leur dit quelque chose… « Oh Miroir mon beau miroir quelle identité ai-je donc? qui suis-je? Est-ce mon sexe et donc mon narcissisme qui est bien le centre du monde? Pourquoi donc tant d’engouement soudain pour des figures dont on avait évoqué l’existence jusqu’à ces derniers jours? pourquoi , oui pourquoi? on reste dans le ton de ce  maître-farceur de premier calibre qu’était Marcel Marïen

Marcel Marien - Le grillon du foyer, 1986

Marcel Marien – Le grillon du foyer, 1986

Marcel Marien - The Renaissance, 1980s

Marcel Marien – The Renaissance, 1980s

Marcel Mariën - La Cathédrale, 1980

Marcel Mariën – La Cathédrale, 1980

Marcel Mariën- La cathedrale, 1983

Marcel Mariën- La cathedrale, 1983

Marcel Mariën-la cathedrale 1983

Marcel Mariën-la cathedrale 1983

Marcel Mariën-La pudeur, 1984

Marcel Mariën-La pudeur, 1984

Marcel Mariën -L'invitation au langage 1991

Marcel Mariën -L’invitation au langage 1991

Marcel Marien - Mirror, Lips and Female Nude,1983

Marcel Marien – Mirror, Lips and Female Nude,1983

Marcel Marien, Le miroir savant,1980

Marcel Marien, Le miroir savant,1980

Marcel Marien -Projet de Crime Plus ou Moins Sadique (More or Less Sadistic Crime Project),1992

Marcel Marien -Projet de Crime Plus ou Moins Sadique (More or Less Sadistic Crime Project),1992

Marcel Marien -Le Rendez-vous (The Appointment) ,1986

Marcel Marien -Le Rendez-vous (The Appointment) ,1986

Marcel Marien -Le fil de la vierge, 1985

Marcel Marien -Le fil de la vierge, 1985

Marcel Marien -Le chant du désert, 1985

Marcel Marien -Le chant du désert, 1985

Marcel Marien - The Self Taught, 1980s

Marcel Marien – The Self Taught, 1980s

Marcel Marien -Les passagères (miroir charme) ,1987

Marcel Marien -Les passagères (miroir charme) ,1987

Marcel Mariën - Le Ressentiment, 1986

Marcel Mariën – Le Ressentiment, 1986

Marcel Mariën -La séparation 1986

Marcel Mariën -La séparation 1986

Marcel Marien -Le tribut ,1985

Marcel Marien -Le tribut ,1985

Marcel Marien - La Madone de Milo 1983

Marcel Marien – La Madone de Milo 1983

Marcel Marien -Le modèle rougissant, 1987

Marcel Marien -Le modèle rougissant, 1987

Marcel Mariën - Le double usage, 1992

Marcel Mariën – Le double usage, 1992

Marcel Marien - Le commencement de la suite, 1991

Marcel Marien – Le commencement de la suite, 1991

Marcel Marien - Hands, 1980s

Marcel Marien – Hands, 1980s

Marcel Marien - Entrer chair et terre 1991

Marcel Marien – Entrer chair et terre 1991

Marcel Marien - Double Underwear 1980s

Marcel Marien – Double Underwear 1980s

Marcel Marien - Underwear on Head 1980s

Marcel Marien – Underwear on Head 1980s

Marcel Marien - The Coarse Tongue, 1983

Marcel Marien – The Coarse Tongue, 1983

Marcel Mariën - La lecture défendue, 1983

Marcel Mariën – La lecture défendue, 1983

Marcel Marien - Alice Devenue Grande (Alice Becomes Large), 1983

Marcel Marien – Alice Devenue Grande (Alice Becomes Large), 1983

Marcel Marien - Haircut, 1980s

Marcel Marien – Haircut, 1980s

Marcel Marien - The Friendly Wood, Female Nude (Double-Exposure), 1980s

Marcel Marien – The Friendly Wood, Female Nude (Double-Exposure), 1980s

Marcel Marien - Charme des malentendu, 1991

Marcel Marien – Charme des malentendu, 1991

Marcel Marien - Untitled (Nude and Mesh)1985

Marcel Marien – Untitled (Nude and Mesh)1985

Marcel Mariën -L'absence de sens 1985

Marcel Mariën -L’absence de sens 1985

Marcel Mariën’-De Sade à Lénine, 1945

Marcel Mariën’-De Sade à Lénine, 1945

Marcel Mariën - La répétition ca. 1937

Marcel Mariën – La répétition ca. 1937

Marcel Marïen - l'eveil ,. 1950s via la FIAC

Marcel Marïen – l’eveil ,. 1950s

Marcel Mariën -Derriere le rideau fin de soleil. 1955.

Marcel Mariën - Les Mots Croises (The Words Cross) 1985

Marcel Mariën – Les Mots Croises (The Words Cross) 1985

Marcel Mariën - Le trait d' union 1986

Marcel Mariën – Le trait d’ union 1986

Marcel Marien -Mademoi (Female Nude on Bicycle),1980s

Marcel Marien -Mademoi (Female Nude on Bicycle),1980s

Marcel Marien - Anch'io son E.L.T. Mesens , 1985

Marcel Marien – Anch’io son E.L.T. Mesens , 1985

Marcel Marien - Muette et aveugle, 1945

Marcel Marien – Muette et aveugle, 1945

Marcel Mariën -L' établi du rêve 1983

Marcel Mariën -L’ établi du rêve 1983

Marcel Marien -Objet bouleversant 1985

Marcel Marien -Objet bouleversant 1985

Marcel Mariën -from Erik Kessels - Paul Kooiker Terribly awesome photo books marecl marien

Marcel Mariën -from Erik Kessels – Paul Kooiker Terribly awesome photo books marecl marien

Marcel Marien -Marcel Marien - L'emmuree,1985

Marcel Marien -Marcel Marien – L’emmuree,1985

Marcel Marien -Mannequin (Multiple exposure),1980

Marcel Marien -Mannequin (Multiple exposure),1980

Marcel Marien -”La Star” Étonnante photo de montage d’une perruque sur un sein., 1985

Marcel Marien -”La Star” Étonnante photo de montage d’une perruque sur un sein., 1985

Marcel Marien - Les proies 1985

Marcel Marien – Les proies 1985

Marcel Mariën -L'Empire d'Othello (The Empire of Othello) 1983

Marcel Mariën -L’Empire d’Othello (The Empire of Othello) 1983

Marcel Mariën -Waste Land 1980s

Marcel Mariën -Waste Land 1980s

Marcel Mariën -The Giantess 1980s

Marcel Mariën -The Giantess 1980s

Marcel Mariën - Le Jeu de l'Amour et du Hasard (The Game of Love and Chance) 1984

Marcel Mariën – Le Jeu de l’Amour et du Hasard (The Game of Love and Chance) 1984

Marcel Mariën -Porte et fracas 1990

Marcel Mariën -Porte et fracas 1990

Marcel Mariën - La Goule 1991

Marcel Mariën – La Goule 1991

Marcel Mariën - The Celestial Works (La mécanique céleste) 1983

Marcel Mariën – The Celestial Works (La mécanique céleste) 1983

Marcel Marien - Le Fruit Defendu (The Forbidden Fruit), 1992

Marcel Marien – Le Fruit Defendu (The Forbidden Fruit), 1992

Marcel Marien -Le monument au fossoyeur inconnu, 1992

Marcel Marien -Le monument au fossoyeur inconnu, 1992

******************************* Les collages *******************************

Marcel Marien - collage accompagnant une lettre à Jacqueline , 30 Janvier 1938

Marcel Marien – collage accompagnant une lettre à Jacqueline La collection Jacqueline Nonkels, 30 Janvier 1938 plus sur cette correspondance ici

Marcel Marien - collage adressé à Jacqueline , 1938

Marcel Marien – collage adressé à Jacqueline , 1938  plus sur cette correspondance ici

Marcel Mariën- Les touches du silence, poème sans paroles, 1937, collage, ( pour Jacqueline Nonkels his lover)

Marcel Mariën- Les touches du silence, poème sans paroles, 1937, collage, ( pour Jacqueline Nonkels his lover)La collection Jacqueline Nonkelsplus sur cette correspondance ici

Marcel Marien - deux collages adressés à Jacqueline , 1938

Marcel Marien – deux collages adressés à Jacqueline , 1938La collection Jacqueline Nonkels plus sur cette correspondance ici

Marcel Marien - Le parallelogrammes des forces, Décembre 1937

Marcel Marien – Le parallelogrammes des forces, Décembre 1937La collection Jacqueline Nonkels plus sur cette correspondance ici

Marcel Marien -42 collages on a copy of André Breton’s Nadja,1938

Marcel Marien -42 collages on a copy of André Breton’s Nadja,1938

Marcel Mariën’s reading of Breton’s famous book has resulted in a fascinating livre détourné. For the collages Mariën has used, among others, newspaper clippings and cut-up illustrations, a pebble, a dried flower and beads under cellophane, a vintage photograph of himself buried in the sand up to his head. Some pages bear traces of burning, two sheets are sewn with red thread, and ‘the reader’ has added several autograph texts and some small drawings. And two tipped-in envelopes, sort of prequels to the ‘mail-art’ of the 1970s. The first letter addressed to « Mr. André Breton / passant / Boulevard Bonne-Nouvelle / à Paris », annotated « déjà passé » and of course returned to sender by the postal service (on June 8, 1938), contains a typed letter of 2 pages in-8 with a schematic drawing, the letter relating in nearly-scientific detail a meeting that has not taken place between writer and addressee, although both were walking on the same side walk in opposite directions. The second letter was addressed to « Mademoiselle Nadja / au Sphinx-Hotel / Boulevard Magenta / Paris » and also returned (on May 2, 1938), Mrs. Nadja being unknown at the hotel. To this date, the second envelope still is unopened, and the mystery complete. But Mariën’s Nadja is a work of art with an open ending, as he has barred the printing information at the end except for the first word, changing it into ‘inachevé’.  .(Source)

Marcel Mariën-Léda , 1958

Marcel Mariën-Léda , 1958

Marcel Marïen - Untitled, Gloire à la chimie du renard pour Léo Dohmen M.M, 3.4.84 , 1984

Marcel Marïen – Untitled, Gloire à la chimie du renard pour Léo Dohmen M.M, 3.4.84 , 1984

Marcel Marien -La Restauratrice , 1987

Marcel Marien -La Restauratrice , 1987

Marcel Marien -La contournée, 1987

Marcel Marien -La contournée, 1987

Marcel Mariën- Connaissance par les trous, 1987

Marcel Mariën- Connaissance par les trous, 1987

Marcel Marien -La Putain r… ,1966

Marcel Marien -La Putain r… ,1966

Marcel Marien - Collage et poème adressé à Jacqueline , 1938 1

Marcel Marien – Collage et poème adressé à Jacqueline , 1938

Marcel Marien - Collage et poème adressé à Jacqueline , 1938

Marcel Marien – Collage et poème adressé à Jacqueline , 1938 plus sur cette correspondance ici

Marcel Marien - lettre à Jacqueline , 27 Fevrier 1938

Marcel Marien – lettre à Jacqueline , 27 Fevrier 1938 plus sur cette correspondance ici

CARTE POSTALE AUTOGRAPHE SIGNÉE ÀANDRÉ BRETON. Bruxelles, 15 février 1946

Carte Postale adressé à André Breton , evoquant l’expostion surréaliste à Bruxelles Bruxelles, 15 février 1946

MARIEN Marcel LES POIDS ET LES MESURES. Bruxelles, Les Auteurs Associés, 1943

MARIEN Marcel LES POIDS ET LES MESURES. Bruxelles, Les Auteurs Associés, 1943

Marcel Marïen -Porno douce, accouplement. collage sur papier peint. 19-11-84

Marcel Marïen -Porno douce, accouplement. collage sur papier peint. 19-11-84

Marcel Mariën -Parlez de soie, 1975

Marcel Mariën -Parlez de soie, 1975

Marcel Mariën- Salon ,lettre collage

Marcel Mariën- Salon ,lettre collage

Marcel Mariën - L’Oubli d’être en Vie, 1967

Marcel Mariën – L’Oubli d’être en Vie, 1967

Marcel Marien -Le mari de la veuve Joyeuse, 1970

Marcel Marien -Le mari de la veuve Joyeuse, 1970

Marcel Mariën- La dynastie de l'homme seul ( in memoriam E.L.T) , 1986

Marcel Mariën- La dynastie de l’homme seul ( in memoriam E.L.T) , 1986

Marcel Mariën- Le rubis de l'espérance, 1972 ( pour l'exposition les 4 verités du surréalisme, 1972) gazette drout

Marcel Mariën- Le rubis de l’espérance, 1972 ( pour l’exposition les 4 verités du surréalisme, 1972) gazette drout

Marcel Mariën - Sculpture Friends 1974

Marcel Mariën – Sculpture Friends 1974

Marcel Mariën - Les Bons jours de Monsieur Courbet, Décembre 1970

Marcel Mariën – Les Bons jours de Monsieur Courbet, Décembre 1970

Marcel Mariën - Fidelité des images ,1980

Marcel Mariën – Fidelité des images ,1980

Marcel Mariën - Gros mot pour petite bouche, 1981

Marcel Mariën – Gros mot pour petite bouche, 1981

Le Vent se lève. Brux., Tom Gutt, 31 mai 1963, 2 ff. 8° de 8 pp. Tract cosigné par Yves Bossut, Freddy De Vree, Marcel Mariën, Philippe Soupault et bien d'autres.

Le Vent se lève. Brux., Tom Gutt, 31 mai 1963, 2 ff. 8° de 8 pp. Tract cosigné par Yves Bossut, Freddy De Vree, Marcel Mariën, Philippe Soupault et bien d’autres.

Marcel Marien -L’incognito - cover detail for Les lèvres nues, 1993

Marcel Marien -L’incognito – cover detail for Les lèvres nues, 1993

en ce moment une Exposition à Bruxelles ( dont sont issues les deux dernières photographies que j’ai rahouté à l’article et une Galerie 100 Titres partenaire Ici

Marcel Mariën -J’ai rêvé d’une gomme…, 1955 Collage

Marcel Mariën L’esprit de l’escalier,. 1953.

Quelque aphorismes  extraits de «  Mettez un Kleist dans votre étang. A l’ombre de la proie, 1968″

Optimiste par désespoir.
 
Les grands malheurs font les beaux souvenirs.
 
La vie est interminablement brève.
 
Il manque au monde le commencement et la fin. Nous vivons dans le reste.
 
Il n’y a point de mensonge puisqu’il n’y a pas de vérité.
 
Je ne crois pas un traître mot de ce que je pense.
 
Réponses à une enquête niaise

 

pour d’autres oeuvres que je n’ai pas proposées dans cette article voir Drouot par exemple…. et Drouot encore André Breton.com

Ici Jacques Chancel dans Radioscopie   interviewe Marcel M  Lors de la sortie de son premier livre édité en France « Figures de Poupe »

 

Wallace Berman ( 1926-1976)

Wallace Berman est né en 1926 à New York et s’installe avec sa famille à Los Angeles, Californie, en 1930. Il a été expulsé de l’école secondaire pour les jeux, et s’il est impliqué dans le monde du jazz.Il s’est inscrit et a participé à la Jepson école d’art et Chouinard mais n’a pas terminé les études il y a. Au lieu de la poursuite d’un art officiel « carrière » il a travaillé dans une usine de finition des meubles. Ce travail lui a donné l’occasion de sauver rejeter les documents et de rebuts qui lui permet de rendre ses sculptures.

Wallace Berman appartient à cette frange d’artistes de la côte Ouest américaine qui, dans l’ombre des années cinquante et soixante forgent une culture ‘beat’ dont la littérature reste l’aspect le plus connu, mais qui s’élabora aussi dans le cinéma, la peinture, la photographie, les collages et les assemblages.Dans les années 1950, Berman est devenu profondément immergé dans le jazz et le blues, il a même écrit une chanson pour Jimmy Witherspoon et realisé la conception de plusieurs  pochettes de disques.

En 1957, la Ferus Gallery de Los Angeles lui consacre sa première « et quasiment dernière » exposition personnelle. Les douze « Dessins parchemins » présents renouent avec ses origines juives : sur du papier teinté au brou de noix s’inscrit au hasard cet alphabet hébraïque qui, selon la Kabbale, constitue l’instrument privilégié de la mise en ordre et de l’interprétation du monde. De grands assemblages – à présent disparus – conjuguent par ailleurs constructions en bois, écriture, évocations religieuses et images érotiques qui provoquent la fermeture de l’exposition par les autorités.

Wallace Berman- affiche exposition Ferus Gallery

Wallace Berman- affiche exposition Ferus Gallery 1957

Wallace Berman Ferus Gallery Exhibition

Wallace Berman Ferus Gallery Exhibition, 1957 seule planche contact et race qu’il reste de cette exposition

De dépit, W. Berman quitte cette « cité d’anges dégénérés » pour s’établir à San Francisco où la culture ‘beat’ est mieux implantée. Il se repliera désormais sur ce milieu, se refusant à toute vie publique. Il se voue alors à une œuvre plus intime, souple dans sa conception, dans sa manipulation et sa diffusion, la revue « Semina » (1955-1964), dont il imprime les neuf numéros sur une petite presse rudimentaire. Sorte de « méta-collage », « Semina » résume à elle seule tant un certain milieu artistique que la démarche globale de W. Berman. Des pochettes réunissent sur des feuillets libres poèmes, photographies ou collages de W. Berman lui-même comme de ses amis ou des auteurs du passé qu’il admire (Philip Lamantia, Michael McClure, William Burroughs, Hermann Hesse, Antonin Artaud). L’artiste y décline les thèmes en germe dans ses travaux précédents : la drogue, la folie, la violence, la sexualité et l’art rédempteurs, une mystique du quotidien. Grand joueur lui-même, W. Berman propose ici des cartes que chacun peut disposer et ordonner à son gré, recréant indéfiniment l’œuvre.

De retour à Los Angeles en 1961, W. Berman se consacre principalement aux « Verifax Collages » (1961-1976), réalisés à l’aide d’une antique photocopieuse dont la neutralité mécanique va pondérer le contenu iconographique. Les visages effacés des premiers « Verifax » constituent autant une critique de la dépersonnalisation qu’un dispositif où chacun peut se projeter. Puis les images se précisent (clichés d’actualité ou historiques, figures de l’’underground’ ou des minorités, images sexuelles et sensuelles, armes menaçantes, symboles religieux, etc.), mais leur accumulation reste souvent hermétique, laissant volontairement libre cours à l’interprétation. Si les premiers « Verifax » rappellent fortement les « Parchemins », leur forme se structure ensuite pour proposer un véritable écran à nos projections individuelles : une main, démiurgique mais anonyme, manipule une radio dont le haut-parleur est remplacé par une image. Les « Verifax » zappent en silence sur les ondes de l’image. La répétitivité quasi incantatoire des derniers collages rythme un monde fragmenté et bégayant, suggère une distribution inépuisable mais aussi le flux de la pellicule filmique. il Collabore aussi à cette époque étroitement avec  Robert Heinecken  ( Article Ici et Ici) et Jay DeFeo avec qui il crée des oeuvres à deux mains.

Avant Fluxus et le mail-art, l’art de W. Berman se veut avant tout un mode de communication « naturel » et banal. « Art is Love is God » : comme le résume la devise de ce personnage déjà mythique de son vivant, l’art est une plaque sensible, un exercice spirituel de réception et de transmission du monde, un exercice d’inversion des valeurs visant à banaliser le sacré et à sacraliser le quotidien.

Il a fait son premier et seul film, Aleph, à partir de 1956-1966. Berman ne donne pas le film un titre, Se référant à elle comme « mon film » ou « mon film » et n’a jamais montré à un grand public, préférant à l’écran sur son studio mur sur la base d’un pour un. Le titre « Aleph » a été donnée au travail par Berman, le fils Tosh, après la mort de l’artiste. ( Tosh Berman écrit sur son père des dizaines d’articles ici, notamment sur sa passion pour le jazz mais aussi sur l’ensemble de son oeuvre)

Il a été tué dans un accident automobile par un conducteur en état d’ébriété en Topanga Canyon en 1976.

Mail Art

Wallace Berman-collage from 1963, bearing a note to curator Walter Hopps at the Pasadena Art Museumabout some Edward Weston prints

Wallace Berman-collage from 1963, bearing a note to curator Walter Hopps at the Pasadena Art Museumabout some Edward Weston prints

Wallace Berman -Mail Art, 1955

Wallace Berman -Mail Art, 1955

Wallace Berman mail art, 1962 Nov. 27. Robert Alexander

Wallace Berman mail art, 1962 Nov. 27. Robert Alexander

Wallace Berman - Card to Betty Asher, ca. 1965, Wallace Berman. Photomontage

Wallace Berman – Card to Betty Asher, ca. 1965, Wallace Berman. Photomontage

Wallace Berman Card to George Herms, 1967

Wallace Berman Card to George Herms, 1967

Wallace Berman Card to George Herms, 1970,

Wallace Berman Card to George Herms, 1970,

Wallace Berman- mail art for Wallace Berman holiday card to Jay DeFeo, 1970 Dec. 22.,Card features a black and white photo of rocks with white lettering in Hebrew Archives of American Art,

Wallace Berman- mail art for Wallace Berman holiday card to Jay DeFeo, 1970 Dec. 22.,Card features a black and white photo of rocks with white lettering in Hebrew Archives of American Art,

Wallace Berman Mail Art to Robert Duncan and Jess Circa 1962 (Collection Philip Aarons and Shelly Fox Aarons) Courtesy of the Crocker Art Museum

Wallace Berman Mail Art to Robert Duncan and Jess Circa 1962 (Collection Philip Aarons and Shelly Fox Aarons) Courtesy of the Crocker Art Museum

Wallace Berman postcard to Lawrence and Patricia Jordan, 1960.

Wallace Berman postcard to Lawrence and Patricia Jordan, 1960.

La revue « Semina » (1955-1964)

Wallace Berman with a copy of Semina no. 1 in the Stone Brothers Printing display window, 1957 -© J. Paul Getty Trust. Photo by Charles Brittin

Wallace Berman with a copy of Semina no. 1 in the Stone Brothers Printing display window, 1957 -© J. Paul Getty Trust. Photo by Charles Brittin

Wallace Berman Semina 1,.jpgSemina cover with photograph of Cameron, 1955, Wallace Berman. Semina journal, no. 1 (1955) -

Wallace Berman Semina 1,.jpgSemina cover with photograph of Cameron, 1955, Wallace Berman. Semina journal, no. 1 (1955)

Wallace Berman Semina two, ca. 1956

Wallace Berman Semina two, ca. 1956 l’integralité du no Ici

Wallace Berman- Semina 3,

Wallace Berman- Semina 3,

Wallace Berman- Semina cover with Wife (photograph of Shirley Berman), 1959, Wallace Berman. Semina journal, no. 4 (1959)

Wallace Berman- Semina cover with Wife (photograph of Shirley Berman), 1959, Wallace Berman. Semina journal, no. 4 (1959)

Wallace Berman- semina-journal-no-4? 1959

Wallace Berman- semina-journal-no-4, 1959

Wallace Berman- Semina 5, 196, Santa Cruz Museum of Art 2

Wallace Berman- Semina 5, 196, Santa Cruz Museum of Art

Wallace Berman- Semina 5, 196, Santa Cruz Museum of Art - Copie

Wallace Berman- Semina 5, 196, Santa Cruz Museum of Art

Wallace Berman- Semina 5, 196, Santa Cruz Museum of Art

Wallace Berman- Semina 5, 196, Santa Cruz Museum of Art

Wallace Berman- Semina 7, 1961, Santa Cruz Museum of Art0

Wallace Berman- Semina 7, 1961, Santa Cruz Museum of Art0

Wallace Berman- Semina 7, 1961, Santa Cruz Museum of Art

Wallace Berman- Semina 7, 1961, Santa Cruz Museum of Art

Wallace Berman- Semina 7, 1961, Santa Cruz Museum of Art 3

Wallace Berman- Semina 7, 1961, Santa Cruz Museum of Art

Wallace Berman- Semina 7, 1961, Santa Cruz Museum of Art 2

Wallace Berman- Semina 7, 1961, Santa Cruz Museum of Art

Wallace Berman- Semina 8, 1963

Wallace Berman- Semina 8, 1963 voir l(integralité du no Ici

Wallace Berman- Semina 8 , 1963

Wallace Berman- Semina 8 , 1963

Wallace Berman- Semina

Wallace Berman- Semina 8 , 1963

Verifax Collages

Wallace Berman - Untitled (R.E. Hand, Mexican Dictator), 1976 positive image verifax collage

Wallace Berman – Untitled (R.E. Hand, Mexican Dictator), 1976 positive image verifax collage

Wallace Berman- Untitled 40 , Wallace Berman , from Verifax Collages's series around 1964

Wallace Berman- Untitled 40 , Wallace Berman , from Verifax Collages’s series around 1964

Wallace Berman- Untitled 107, Wallace Berman , from Verifax Collages's series around 1964

Wallace Berman- Untitled 107, Wallace Berman , from Verifax Collages’s series around 1964

Wallace Berman - Untitled (Jack Ruby), c. 1964 positive verifax with poem

Wallace Berman – Untitled (Jack Ruby), c. 1964 positive verifax with poem

Wallace Berman - Scope, 1965 verifax collage on board

Wallace Berman – Scope, 1965 verifax collage on board

Wallace Berman Untitled (National Debt), c. 1964 verifax on book page with lettraset

Wallace Berman Untitled (National Debt), c. 1964 verifax on book page with lettraset

Wallace Berman She, c. 1964 verifax on book page with lettraset

Wallace Berman She, c. 1964 verifax on book page with lettraset

Wallace Berman, “Untitled” (two-ton rock, above and below), Verifax positive, with Polaroid transfer on magazine map.

Wallace Berman, “Untitled” (two-ton rock, above and below), Verifax positive, with Polaroid transfer on magazine map.

Autres travaux photographies Collages, installations, poèmes

Wallace Berman. Untitled (Michael McClure Poem), 1964

Wallace Berman. Untitled (Michael McClure Poem), 1964

Wallace Berman. Untitled (Michael McClure Poem), 1964 1

Wallace Berman. Untitled (Michael McClure Poem), 1964

Wallace Berman Untitled (TV), 1964

Wallace Berman Untitled (TV), 1964

Wallace Berman Untitled (TV), 1964 1

Wallace Berman Untitled (TV), 1964

Wallace Berman, Papa’s Got a Brand New Bag, 1964. Mixed-media collage Collection of David Yorkin and Alix Madigan, Los Angeles. Courtesy the estate of Wallace Berman and Michael Kohn Gallery, Los Angeles.

Wallace Berman, Papa’s Got a Brand New Bag, 1964. Mixed-media collage Collection of David Yorkin and Alix Madigan, Los Angeles. Courtesy the estate of Wallace Berman and Michael Kohn Gallery, Los Angeles.

Wallace Berman Untitled (Faceless Faces), 1963 verifax collage

Wallace Berman Untitled (Faceless Faces), 1963 verifax collage

Wallace Berman, Letter to David Meltzer (football players), 1962. Typed letter with photographic collage,

Wallace Berman, Letter to David Meltzer (football players), 1962. Typed letter with photographic collage,

Wallace Berman- Endpiece , 1973

Wallace Berman- Endpiece , 1973

Wallace Berman - See you soon, 1975

Wallace Berman – See you soon, 1975

ay DeFeo &Wallace Berman -Untitled , 1959 (Whitney Museum of American)

Jay DeFeo &Wallace Berman -Untitled , 1959 (Whitney Museum of American)

ay DeFeo &Wallace Berman -Untitled , 1959 (Whitney Museum of American)

Jay DeFeo &Wallace Berman -Untitled , 1959 (Whitney Museum of American)

Wallace Berman- Untitled (Jay DeFeo in front of The Rose), nd

Wallace Berman- Untitled (Jay DeFeo in front of The Rose), nd

Wallace BermanUntitled (Art is Love is God), 1955, Robert Alexander. Wooden box, photograph, bullet, and paper ourtesy of Galerie Frank Elbaz and Michael Kohn Gallery.

Wallace BermanUntitled (Art is Love is God), 1955, Robert Alexander. Wooden box, photograph, bullet, and paper ourtesy of Galerie Frank Elbaz and Michael Kohn Gallery.

Wallace Berman Semina Case ( exposition, 1957)

Wallace Berman Semina Case ( exposition, 1957)

Wallace Berman Photographs Bob Brannaman, Big Sur, early 1960s

Wallace Berman Photographs Bob Brannaman, Big Sur, early 1960s

Son Film

Très bon article en anglais Ici

Václav Chochola (1923- 2005)

 Václav Chochola est un  photographe indépendant  tchèque et enseignant à l’École des arts graphiques. Il a collaboré avec le Théâtre National un certain nombre d’autres troupes. il utilisait des techniques non traditionnelles, photogrammes , photomontages par exemple . au delà de ses photographies de nus, il a réalisé le portrait  de nombreuses célébrités (notamment son célèbre portrait de Dali ) et s’est intéressé à la photographie du sport. Il est à souligné , qu’il a laissé derrière lui un témoignage documentaire photographique sur  l’Insurrection de Prague en mai 1945, qui est inestimable  . et soulignons également qu’une fois encore un artiste fût arrêté, ainsi en 1970 , il a fait quelques de mois de détention pour avoir été photographier la tombe de Jan Palach ( un étudiant en l’histoire et économie politique , qui a sacrifié sa vie pour protester contre la suppression des libertés après l’occupation Tchécoslovaquie par les armées du Pacte de Varsovie et qui est mort en 1966).

Je ne vous présente qu’un bref aperçu de son travail, ceci n’est qu’une infime partie…

 Son site et sa biographie  bien plus complète Ici

Václav Chochola- Crazy Horse Saloon, Paris ,1968

Václav Chochola-Crazy Horse Saloon, Paris ,1968

Václav Chochola - Crazy Horse Saloon, Paris, 1969

Václav Chochola – Crazy Horse Saloon, Paris, 1969

Václav Chochola -projection - Crazy Horse saloon, Paris, 1960-68

Václav Chochola -projection – Crazy Horse saloon, Paris, 1960-68

Václav Chochola Untitled (Nude at crazy horse),  1965

Václav Chochola Untitled (Nude at crazy horse), 1965

Václav Chochola -Nude, 1950

Václav Chochola -Nude, 1950

Václav Chochola -Nude, 1960

Václav Chochola -Nude, 1960

Václav Chochola -Nudes, 1966

Václav Chochola -Nudes, 1966

Václav Chochola Mädchenakt seitlich im Gegenlicht Nu feminin de côté à contre jour 1960-65

Václav Chochola Mädchenakt seitlich im Gegenlicht Nu feminin de côté à contre jour 1960-65  ( j’ai fais au mieux pour la nettoyer … voyez ici , il n’y a que du bruit…)

Václav Chochola -Nude, 1970

Václav Chochola -Nude, 1970

Jiři Kolář. Václav Chochola -Roláž ( collage)

Jiři Kolář. Václav Chochola -Roláž ( collage), 1960

Jiři Kolář. Václav Chochola -Roláž ( collage), 1960 ( réalisé par Jiři Kolář à partir d’une photographie de Václav Chochola ci dessous)

Jiři Kolář. Václav Chochola -Roláž ( collage), 1960

Jiři Kolář. Václav Chochola -Roláž ( collage), 1960 ( réalisé par Jiři Kolář à partir d’une photographie de Václav Chocholaci dessous)

Václav Chochola-Rücken, (de dos) , 1960

Václav Chochola-Rücken, (de dos) , 1960

Jiři Kolář. Václav Chochola -Roláž ( collage), 1960

Jiři Kolář. Václav Chochola -Roláž ( collage), 1960 ( réalisé par Jiři Kolář à partir de deux photographies de Václav Chochola dont celle ci dessus))

Jiři Kolář. Václav Chochola -Roláž ( collage), 1960

Jiři Kolář. Václav Chochola -Roláž ( collage), 1960 ( réalisé par Jiři Kolář à partir d’une photographie de Václav Chocholaci dessous)

Jiři Kolář. Václav Chochola -Roláž ( collage), 1963

Jiři Kolář  Václav Chochola -Roláž ( collage), 1963 ( réalisé par Jiři Kolář à partir d’une photographie de Václav Chochola)

Václav Chochola- portrait 1947

Václav Chochola- portrait masqué ( maska) 1947

Václav Chochola - Šlépěj, 1970

Václav Chochola – Šlépěj, 1970

Václav Chochola – Man Ray, Paris 1968

Václav Chochola – Man Ray, Paris 1968

Václav Chochola-Vésak (Coat, lamp, reflections),1944

Václav Chochola-Vésak  Coat, lamp, reflections,,1944

baruch foundation

Je vous mets le lien google image pour Jiři Kolář, si vous voulez voir plus de son travail….. je ne ferais pas d’article sur lui, je n’apprécie pas vraimant le reste de son travail, il n’en reste pas moins un très grand collagiste, ceci dit , les goûts et les couleurs…

Libor Fára

Libor Fára (1925-1988) was Painter, graphic artist, typographer and set designer.His  graduated from the Academy of Applied Arts in Prague in the studio of Emil Filla in the second half of the 1940s, developing his artistic opinion in the circle of the Prague Surrealists. Fára’s oeuvre is characteristic of a clearly defined polarity between improvisation and order, while inclining to magical Abstraction with a strong touch of aesthetics. The main fields of Fára’s interest were collages, assemblages and objects as well as photography. During the 1950s, Fára participated at various activities of artists, writers and theoreticians from the circle of Karel Teige. Even though his works, based on poetic construction were not created spontaneously, they recollect the production of the Fluxus movement. During the 1960s, Fára collaborated with the Prague theater Na Zábradlí for which he created many timeless stage designs and posters. Later he, however, withdrew from public life and ceased exhibiting; he rather focused on collages and large-dimensional assemblages composed of corroded metal sheets.  Member of the group Máj (May; since the year 1957). Over the years 1963 – 1979 created twenty film posters. He focused on stage production after his studies, and he distinguished in it. He cooperated with E.F. Burian theatre from 1953, between 1962 and 68 with theatre Na Zabradli, from 1969 mostly with Cinoherni klub. First painting inspiration of surrealism (Deux visages, 1945) Fara slowly transfered to poetic absurdity, which he realised by collage technique or assemblage. He belongs to founder of Czech action stage design. He is well know because of designs for Jarry´s King Ubu (1964), Waiting for Godot (1965), Cechov´s The Kirschgarten and Hrabal´s Gentle Barbar (1981). He designed the cover and graphic for magazine Theatre between 1958–1970, he participate on graphic layouts of almost all important publications about theatre.

Libor Fára- a Karel Teige, 1951( is the portrait of  K.Teige, on the left)

Libor Fára- a Karel Teige, 1951( is the portrait of K.Teige, on the left)

Libor Fára, Black Sunday 3-1-4, 1981

Libor Fára, Black Sunday 3-1-4, 1981

Libor Fára, Black Sunday 5., 1981

Libor Fára, Black Sunday 5., 1981

Libor Fára, Black Sunday 9.A, 1981

Libor Fára, Black Sunday 9.A, 1981

Libor Fára, Black Sunday 12., 1981

Libor Fára, Black Sunday 12., 1981

Libor Fára- Černá neděle, 1981

Libor Fára- Černá neděle, 1981

Libor Fára- Year of poster origin, 1972

Libor Fára- Year of poster origin, 1972

Libor Fára A chague épogue sa pose, ( french text) ,1949

Libor Fára A chague épogue sa pose, ( french text) ,1949

Libora Fáry cycle Breakfast at midnight (1951), dedicated to Zbyněk Havlíčkovi and used for the cover of  the Australian poet and fiction-writer Louis Armand

Libora Fáry cycle Breakfast at midnight (1951), dedicated to Zbyněk Havlíčkovi and used for the cover of the Australian poet and fiction-writer Louis Armand

Libor Fára -na snímku - Bez názvu, 1985

Libor Fára -na snímku – Bez názvu, 1985

Libor Fára-relax 1, 1983

Libor Fára-relax 1, 1983

Libor Fára -Relax 8, 1983

Libor Fára -Relax 8, 1983

Libor Fára-  Zasravte cas foto objecktu, 1946

Libor Fára- Zasravte cas foto objecktu, 1946

Libor Fára  Sasaek a lampar foto objecktu 1947

Libor Fára- Sasaek a lampar (foto objecktu),  1947

Libor Fára  domino  foto objecktu1945 1

Libor Fára- domino (foto objecktu), 1945

Libor Fára - Dotky (foto objecktu),  1947

Libor Fára – Dotky (foto objecktu), 1947

 More about his work here

Nusch Eluard- Collages Collection of Timothy Baum, New York.

« C’est l’expert américain du surréalisme Timothy Baum qui a découvert la supercherie : 6 collages référencés par les ayants droits du poète Paul Eluard avaient été attribués au poète. Or Timothy Baum dans les années 70 achète dans une vente aux enchères  trois de ces collages. Et là, après les avoir examinés à la loupe, il découvre la signature de Nusch. Il prévient aussitôt les éditions Gallimard et tous les experts du surréalisme pour signaler sa découverte. Obsédé par sa découverte géniale, il met la main sur 3 autres collages signés Nusch. Ainsi met-il à jour la petite oeuvre d’une artiste éphémère, Nusch Eluard.

Les Collages de Nusch Eluard datent de 1937. ( mais sont souvent datés des années précédentes car tout d’abord attribués à Paul Eluard , variant de 1930 à 1936). Nusch est alors dépressive. Eluard s’en inquiète auprès des amis. Nusch sollicite l’aide d’un médecin qui lui conseille d’écrire… Impossible, lui dit-elle, son mari est poète. C’est à lui que revient le talent de l’écriture. Elle n’avoue sans doute pas que l’écriture n’est pas pour elle un exercice facile. Elle commet de nombreuses fautes d’orthographe. Nusch est d’origine allemande et n’a guère fréquenté l’école. C’est Picasso, son confident qui va la guider vers le collage. Le collage est une technique artistique très appréciée par les Surréalistes et Eluard adore çà. Il en achète et il en produit lui-même. Avec Georges Hugnet, maitre incontesté du collage surréaliste, et ami intime du couple, Nusch est à « bonne école ».

Les Collages de Nusch constituent une oeuvre, composée en quelques jours, achevée, mais jamais poursuivie par l’artiste comme si la création des 5 collages avait fait oeuvre de thérapie, ce que recherchait la jolie Nusch. » C. Vieuille Pour Ed° Arte Littera.

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Nusch Éluard – Collage, ca. 1937 Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Éluard – Photo Collage, ca. 1937 Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Eluard- Bois des Iles, Precious woods, Photo-collage c. 1937 Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Eluard- Bois des Iles, Precious woods, Photo-collage c. 1937 Collection of Timothy Baum, New York.

 

Nusch Éluard – Collage, ca. 1936 Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Éluard – Collage, ca. 1936 Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Éluard – Photo-collage c. 1937.Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Éluard – Photo-collage c. 1937.Collection of Timothy Baum, New York.

 

Nusch Éluard – Collage, ca. 1937 Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Éluard – Collage, ca. 1937 Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Éluard – Photo-collage c. 1937.Collection of Timothy Baum, New York.

Nusch Éluard – Photo-collage c. 1937.Collection of Timothy Baum, New York.

 

Support pour collage Nusch Éluard – Collage, ca. 1936

Support pour collage Nusch Éluard – Unknown- Theatical outdoor nude, pose, 1925s, Germany

Vous pouvez vous les procurer Ici sous format Pdf, ou dans un livre avec d’autres collages de surréalistes de grand nom