Lee Cluderay une collagiste photographe et cinéaste surréaliste peu connue, amie de Breton ( avec qui elle a d’ailleurs eu une liaison). Elle participera à Exposition internationale du surréalisme de 1936 à Londres . Elle reste peu connue du fait de son décès précoce , tuée dans un incendie criminelle déclenché par sa » rivale » Tiva Miller ( Lee était la maitresse de son mari) . Ce drame, non comptant d’ emporter la vie de Lee, a également emporté la plus grande totalité de son travail collages, photos et films…
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Marcel Mariën ( 1920-1993)
Posté Par le décembre 5, 2012
« Les conséquences de ce qu’on ne fait pas sont les plus graves. »MM
Marcel Mariën provocateur, libre, libertin, poétique , aimant les aphorismes à en crever, ne se revendiquant de rien sinon d’une désobéissance viscérale, et se présentant comme le père fondateur de la « Théorie de l’emmerdement maximal » ( abosulemnt fabuleux, n’est-il pas !!!) . Le faussaire surréaliste belge Marcel Mariën. Ecrivain, poète, essayiste, éditeur, photographe, cinéaste, historien du surréalisme, créateur de collages et d’objets insolites, est né à Anvers. il est La figure du Surréalisme Belge. Je ne vous refais pas sa biographie ni ne vous fais un copier coller de sa Bio sur wilkipedia, car l’article est très complet et je n’en sais pas plus ce l’auteur
Je me concentre aujourd’hui plutôt sur les photographies qu’il a réalisées dans les années 8à, mais vous présentent quelques collages et extraits de correspondance qui font l’objet d’un autre article. [ correspondances part I correspondance ici. ]
Pour ce qu’il en est de L’Imitation du cinéma [un des seuls films qui puisse être qualifié de surréaliste après Le Chien andalou et L’Age d’or, qualifié de « film ignoble et infâme « , par La centrale catholique, 1960 à sa sortie] vous trouverez de très bons sites en cherchant sur le net. aujourd’hui ce n’était pas notre propos mais je vous conseille celui- ci et je vous conseille le livre L’Imitation du cinéma Histoire d’un film ignoble ,Éd. La Maison d’à côté et vous pouvez le télecharger gratuitement sur les plateformes de télechargements ici par exemple ( c’est pas bien légal… mais)
Ceux qui devraient se regarder un peu le sexe dans un miroir pour voir si Freud mon compagnon de travail leur dit quelque chose… « Oh Miroir mon beau miroir quelle identité ai-je donc? qui suis-je? Est-ce mon sexe et donc mon narcissisme qui est bien le centre du monde? Pourquoi donc tant d’engouement soudain pour des figures dont on avait évoqué l’existence jusqu’à ces derniers jours? pourquoi , oui pourquoi? on reste dans le ton de ce maître-farceur de premier calibre qu’était Marcel Marïen
******************************* Les collages *******************************

Marcel Marien – collage accompagnant une lettre à Jacqueline La collection Jacqueline Nonkels, 30 Janvier 1938 plus sur cette correspondance ici

Marcel Marien – collage adressé à Jacqueline , 1938 plus sur cette correspondance ici

Marcel Mariën- Les touches du silence, poème sans paroles, 1937, collage, ( pour Jacqueline Nonkels his lover)La collection Jacqueline Nonkelsplus sur cette correspondance ici

Marcel Marien – deux collages adressés à Jacqueline , 1938La collection Jacqueline Nonkels plus sur cette correspondance ici

Marcel Marien – Le parallelogrammes des forces, Décembre 1937La collection Jacqueline Nonkels plus sur cette correspondance ici
Marcel Mariën’s reading of Breton’s famous book has resulted in a fascinating livre détourné. For the collages Mariën has used, among others, newspaper clippings and cut-up illustrations, a pebble, a dried flower and beads under cellophane, a vintage photograph of himself buried in the sand up to his head. Some pages bear traces of burning, two sheets are sewn with red thread, and ‘the reader’ has added several autograph texts and some small drawings. And two tipped-in envelopes, sort of prequels to the ‘mail-art’ of the 1970s. The first letter addressed to « Mr. André Breton / passant / Boulevard Bonne-Nouvelle / à Paris », annotated « déjà passé » and of course returned to sender by the postal service (on June 8, 1938), contains a typed letter of 2 pages in-8 with a schematic drawing, the letter relating in nearly-scientific detail a meeting that has not taken place between writer and addressee, although both were walking on the same side walk in opposite directions. The second letter was addressed to « Mademoiselle Nadja / au Sphinx-Hotel / Boulevard Magenta / Paris » and also returned (on May 2, 1938), Mrs. Nadja being unknown at the hotel. To this date, the second envelope still is unopened, and the mystery complete. But Mariën’s Nadja is a work of art with an open ending, as he has barred the printing information at the end except for the first word, changing it into ‘inachevé’. .(Source)

Marcel Marien – Collage et poème adressé à Jacqueline , 1938 plus sur cette correspondance ici

Marcel Marien – lettre à Jacqueline , 27 Fevrier 1938 plus sur cette correspondance ici

Carte Postale adressé à André Breton , evoquant l’expostion surréaliste à Bruxelles Bruxelles, 15 février 1946

Marcel Mariën- Le rubis de l’espérance, 1972 ( pour l’exposition les 4 verités du surréalisme, 1972) gazette drout

Le Vent se lève. Brux., Tom Gutt, 31 mai 1963, 2 ff. 8° de 8 pp. Tract cosigné par Yves Bossut, Freddy De Vree, Marcel Mariën, Philippe Soupault et bien d’autres.
en ce moment une Exposition à Bruxelles ( dont sont issues les deux dernières photographies que j’ai rahouté à l’article et une Galerie 100 Titres partenaire Ici

Marcel Mariën -J’ai rêvé d’une gomme…, 1955 Collage

Marcel Mariën L’esprit de l’escalier,. 1953.
Quelque aphorismes extraits de « Mettez un Kleist dans votre étang. A l’ombre de la proie, 1968″
Optimiste par désespoir.
Les grands malheurs font les beaux souvenirs.
La vie est interminablement brève.
Il manque au monde le commencement et la fin. Nous vivons dans le reste.
Il n’y a point de mensonge puisqu’il n’y a pas de vérité.
Je ne crois pas un traître mot de ce que je pense.
Réponses à une enquête niaise
pour d’autres oeuvres que je n’ai pas proposées dans cette article voir Drouot par exemple…. et Drouot encore André Breton.com
Ici Jacques Chancel dans Radioscopie interviewe Marcel M Lors de la sortie de son premier livre édité en France « Figures de Poupe »
Francesca Woodman-Blueprint for a Temple, New York, 1980 (with all the serie Caryatid)
Francesca Woodman-UNTITLED (CARYATID FIGURE FROM THE TEMPLE PROJECT), 1980
Wallace Berman ( 1926-1976)
Wallace Berman est né en 1926 à New York et s’installe avec sa famille à Los Angeles, Californie, en 1930. Il a été expulsé de l’école secondaire pour les jeux, et s’il est impliqué dans le monde du jazz.Il s’est inscrit et a participé à la Jepson école d’art et Chouinard mais n’a pas terminé les études il y a. Au lieu de la poursuite d’un art officiel « carrière » il a travaillé dans une usine de finition des meubles. Ce travail lui a donné l’occasion de sauver rejeter les documents et de rebuts qui lui permet de rendre ses sculptures.
Wallace Berman appartient à cette frange d’artistes de la côte Ouest américaine qui, dans l’ombre des années cinquante et soixante forgent une culture ‘beat’ dont la littérature reste l’aspect le plus connu, mais qui s’élabora aussi dans le cinéma, la peinture, la photographie, les collages et les assemblages.Dans les années 1950, Berman est devenu profondément immergé dans le jazz et le blues, il a même écrit une chanson pour Jimmy Witherspoon et realisé la conception de plusieurs pochettes de disques.
En 1957, la Ferus Gallery de Los Angeles lui consacre sa première « et quasiment dernière » exposition personnelle. Les douze « Dessins parchemins » présents renouent avec ses origines juives : sur du papier teinté au brou de noix s’inscrit au hasard cet alphabet hébraïque qui, selon la Kabbale, constitue l’instrument privilégié de la mise en ordre et de l’interprétation du monde. De grands assemblages – à présent disparus – conjuguent par ailleurs constructions en bois, écriture, évocations religieuses et images érotiques qui provoquent la fermeture de l’exposition par les autorités.

Wallace Berman Ferus Gallery Exhibition, 1957 seule planche contact et race qu’il reste de cette exposition
De dépit, W. Berman quitte cette « cité d’anges dégénérés » pour s’établir à San Francisco où la culture ‘beat’ est mieux implantée. Il se repliera désormais sur ce milieu, se refusant à toute vie publique. Il se voue alors à une œuvre plus intime, souple dans sa conception, dans sa manipulation et sa diffusion, la revue « Semina » (1955-1964), dont il imprime les neuf numéros sur une petite presse rudimentaire. Sorte de « méta-collage », « Semina » résume à elle seule tant un certain milieu artistique que la démarche globale de W. Berman. Des pochettes réunissent sur des feuillets libres poèmes, photographies ou collages de W. Berman lui-même comme de ses amis ou des auteurs du passé qu’il admire (Philip Lamantia, Michael McClure, William Burroughs, Hermann Hesse, Antonin Artaud). L’artiste y décline les thèmes en germe dans ses travaux précédents : la drogue, la folie, la violence, la sexualité et l’art rédempteurs, une mystique du quotidien. Grand joueur lui-même, W. Berman propose ici des cartes que chacun peut disposer et ordonner à son gré, recréant indéfiniment l’œuvre.
De retour à Los Angeles en 1961, W. Berman se consacre principalement aux « Verifax Collages » (1961-1976), réalisés à l’aide d’une antique photocopieuse dont la neutralité mécanique va pondérer le contenu iconographique. Les visages effacés des premiers « Verifax » constituent autant une critique de la dépersonnalisation qu’un dispositif où chacun peut se projeter. Puis les images se précisent (clichés d’actualité ou historiques, figures de l’’underground’ ou des minorités, images sexuelles et sensuelles, armes menaçantes, symboles religieux, etc.), mais leur accumulation reste souvent hermétique, laissant volontairement libre cours à l’interprétation. Si les premiers « Verifax » rappellent fortement les « Parchemins », leur forme se structure ensuite pour proposer un véritable écran à nos projections individuelles : une main, démiurgique mais anonyme, manipule une radio dont le haut-parleur est remplacé par une image. Les « Verifax » zappent en silence sur les ondes de l’image. La répétitivité quasi incantatoire des derniers collages rythme un monde fragmenté et bégayant, suggère une distribution inépuisable mais aussi le flux de la pellicule filmique. il Collabore aussi à cette époque étroitement avec Robert Heinecken ( Article Ici et Ici) et Jay DeFeo avec qui il crée des oeuvres à deux mains.
Avant Fluxus et le mail-art, l’art de W. Berman se veut avant tout un mode de communication « naturel » et banal. « Art is Love is God » : comme le résume la devise de ce personnage déjà mythique de son vivant, l’art est une plaque sensible, un exercice spirituel de réception et de transmission du monde, un exercice d’inversion des valeurs visant à banaliser le sacré et à sacraliser le quotidien.
Il a fait son premier et seul film, Aleph, à partir de 1956-1966. Berman ne donne pas le film un titre, Se référant à elle comme « mon film » ou « mon film » et n’a jamais montré à un grand public, préférant à l’écran sur son studio mur sur la base d’un pour un. Le titre « Aleph » a été donnée au travail par Berman, le fils Tosh, après la mort de l’artiste. ( Tosh Berman écrit sur son père des dizaines d’articles ici, notamment sur sa passion pour le jazz mais aussi sur l’ensemble de son oeuvre)
Il a été tué dans un accident automobile par un conducteur en état d’ébriété en Topanga Canyon en 1976.
Mail Art

Wallace Berman-collage from 1963, bearing a note to curator Walter Hopps at the Pasadena Art Museumabout some Edward Weston prints

Wallace Berman- mail art for Wallace Berman holiday card to Jay DeFeo, 1970 Dec. 22.,Card features a black and white photo of rocks with white lettering in Hebrew Archives of American Art,

Wallace Berman Mail Art to Robert Duncan and Jess Circa 1962 (Collection Philip Aarons and Shelly Fox Aarons) Courtesy of the Crocker Art Museum
La revue « Semina » (1955-1964)

Wallace Berman with a copy of Semina no. 1 in the Stone Brothers Printing display window, 1957 -© J. Paul Getty Trust. Photo by Charles Brittin

Wallace Berman Semina 1,.jpgSemina cover with photograph of Cameron, 1955, Wallace Berman. Semina journal, no. 1 (1955)

Wallace Berman Semina two, ca. 1956 l’integralité du no Ici

Wallace Berman- Semina cover with Wife (photograph of Shirley Berman), 1959, Wallace Berman. Semina journal, no. 4 (1959)

Wallace Berman- Semina 8, 1963 voir l(integralité du no Ici
Verifax Collages

Wallace Berman, “Untitled” (two-ton rock, above and below), Verifax positive, with Polaroid transfer on magazine map.
Autres travaux photographies Collages, installations, poèmes

Wallace Berman, Papa’s Got a Brand New Bag, 1964. Mixed-media collage Collection of David Yorkin and Alix Madigan, Los Angeles. Courtesy the estate of Wallace Berman and Michael Kohn Gallery, Los Angeles.

Wallace Berman, Letter to David Meltzer (football players), 1962. Typed letter with photographic collage,

Wallace BermanUntitled (Art is Love is God), 1955, Robert Alexander. Wooden box, photograph, bullet, and paper ourtesy of Galerie Frank Elbaz and Michael Kohn Gallery.
Son Film
Václav Chochola (1923- 2005)
Václav Chochola est un photographe indépendant tchèque et enseignant à l’École des arts graphiques. Il a collaboré avec le Théâtre National un certain nombre d’autres troupes. il utilisait des techniques non traditionnelles, photogrammes , photomontages par exemple . au delà de ses photographies de nus, il a réalisé le portrait de nombreuses célébrités (notamment son célèbre portrait de Dali ) et s’est intéressé à la photographie du sport. Il est à souligné , qu’il a laissé derrière lui un témoignage documentaire photographique sur l’Insurrection de Prague en mai 1945, qui est inestimable . et soulignons également qu’une fois encore un artiste fût arrêté, ainsi en 1970 , il a fait quelques de mois de détention pour avoir été photographier la tombe de Jan Palach ( un étudiant en l’histoire et économie politique , qui a sacrifié sa vie pour protester contre la suppression des libertés après l’occupation Tchécoslovaquie par les armées du Pacte de Varsovie et qui est mort en 1966).
Je ne vous présente qu’un bref aperçu de son travail, ceci n’est qu’une infime partie…
Son site et sa biographie bien plus complète Ici

Václav Chochola-Crazy Horse Saloon, Paris ,1968

Václav Chochola Mädchenakt seitlich im Gegenlicht Nu feminin de côté à contre jour 1960-65 ( j’ai fais au mieux pour la nettoyer … voyez ici , il n’y a que du bruit…)
Jiři Kolář. Václav Chochola -Roláž ( collage)

Jiři Kolář. Václav Chochola -Roláž ( collage), 1960 ( réalisé par Jiři Kolář à partir d’une photographie de Václav Chochola ci dessous)

Jiři Kolář. Václav Chochola -Roláž ( collage), 1960 ( réalisé par Jiři Kolář à partir d’une photographie de Václav Chocholaci dessous)

Jiři Kolář. Václav Chochola -Roláž ( collage), 1960 ( réalisé par Jiři Kolář à partir de deux photographies de Václav Chochola dont celle ci dessus))

Jiři Kolář. Václav Chochola -Roláž ( collage), 1960 ( réalisé par Jiři Kolář à partir d’une photographie de Václav Chocholaci dessous)

Jiři Kolář Václav Chochola -Roláž ( collage), 1963 ( réalisé par Jiři Kolář à partir d’une photographie de Václav Chochola)

Václav Chochola-Vésak Coat, lamp, reflections,,1944
Je vous mets le lien google image pour Jiři Kolář, si vous voulez voir plus de son travail….. je ne ferais pas d’article sur lui, je n’apprécie pas vraimant le reste de son travail, il n’en reste pas moins un très grand collagiste, ceci dit , les goûts et les couleurs…
Libor Fára
Libor Fára (1925-1988) was Painter, graphic artist, typographer and set designer.His graduated from the Academy of Applied Arts in Prague in the studio of Emil Filla in the second half of the 1940s, developing his artistic opinion in the circle of the Prague Surrealists. Fára’s oeuvre is characteristic of a clearly defined polarity between improvisation and order, while inclining to magical Abstraction with a strong touch of aesthetics. The main fields of Fára’s interest were collages, assemblages and objects as well as photography. During the 1950s, Fára participated at various activities of artists, writers and theoreticians from the circle of Karel Teige. Even though his works, based on poetic construction were not created spontaneously, they recollect the production of the Fluxus movement. During the 1960s, Fára collaborated with the Prague theater Na Zábradlí for which he created many timeless stage designs and posters. Later he, however, withdrew from public life and ceased exhibiting; he rather focused on collages and large-dimensional assemblages composed of corroded metal sheets. Member of the group Máj (May; since the year 1957). Over the years 1963 – 1979 created twenty film posters. He focused on stage production after his studies, and he distinguished in it. He cooperated with E.F. Burian theatre from 1953, between 1962 and 68 with theatre Na Zabradli, from 1969 mostly with Cinoherni klub. First painting inspiration of surrealism (Deux visages, 1945) Fara slowly transfered to poetic absurdity, which he realised by collage technique or assemblage. He belongs to founder of Czech action stage design. He is well know because of designs for Jarry´s King Ubu (1964), Waiting for Godot (1965), Cechov´s The Kirschgarten and Hrabal´s Gentle Barbar (1981). He designed the cover and graphic for magazine Theatre between 1958–1970, he participate on graphic layouts of almost all important publications about theatre.
Nusch Eluard- Collages Collection of Timothy Baum, New York.
« C’est l’expert américain du surréalisme Timothy Baum qui a découvert la supercherie : 6 collages référencés par les ayants droits du poète Paul Eluard avaient été attribués au poète. Or Timothy Baum dans les années 70 achète dans une vente aux enchères trois de ces collages. Et là, après les avoir examinés à la loupe, il découvre la signature de Nusch. Il prévient aussitôt les éditions Gallimard et tous les experts du surréalisme pour signaler sa découverte. Obsédé par sa découverte géniale, il met la main sur 3 autres collages signés Nusch. Ainsi met-il à jour la petite oeuvre d’une artiste éphémère, Nusch Eluard.
Les Collages de Nusch Eluard datent de 1937. ( mais sont souvent datés des années précédentes car tout d’abord attribués à Paul Eluard , variant de 1930 à 1936). Nusch est alors dépressive. Eluard s’en inquiète auprès des amis. Nusch sollicite l’aide d’un médecin qui lui conseille d’écrire… Impossible, lui dit-elle, son mari est poète. C’est à lui que revient le talent de l’écriture. Elle n’avoue sans doute pas que l’écriture n’est pas pour elle un exercice facile. Elle commet de nombreuses fautes d’orthographe. Nusch est d’origine allemande et n’a guère fréquenté l’école. C’est Picasso, son confident qui va la guider vers le collage. Le collage est une technique artistique très appréciée par les Surréalistes et Eluard adore çà. Il en achète et il en produit lui-même. Avec Georges Hugnet, maitre incontesté du collage surréaliste, et ami intime du couple, Nusch est à « bonne école ».
Les Collages de Nusch constituent une oeuvre, composée en quelques jours, achevée, mais jamais poursuivie par l’artiste comme si la création des 5 collages avait fait oeuvre de thérapie, ce que recherchait la jolie Nusch. » C. Vieuille Pour Ed° Arte Littera.
[ Rappel pour voir les photos en taille optimale les ouvrir dans un autre onglet ou page, sinon elles restent formatée à 549 pixels…]

Nusch Eluard- Bois des Iles, Precious woods, Photo-collage c. 1937 Collection of Timothy Baum, New York.

Support pour collage Nusch Éluard – Unknown- Theatical outdoor nude, pose, 1925s, Germany
Vous pouvez vous les procurer Ici sous format Pdf, ou dans un livre avec d’autres collages de surréalistes de grand nom
Max Ernst – Une semaine de bonté
« Dans cette ultime partie, des femmes en transe quittent leurs lits et leurs chambres à coucher pour s’envoler. Toute pesanteur, caractéristique de la réalité, est abolie. A travers ces figures cambrées, Max Ernst illustre la fascination surréaliste pour l’hystérie, maladie libératrice et inspiratrice : « Gloire […] à l’hystérie et à son cortège de femmes jeunes et nues glissant le long des toits. Le problème de la femme est, au monde, tout ce qu’il y a de merveilleux et de trouble »
André Breton, Manifestes du surréalisme, Paris, Jean-Jacques Pauvert, 1962.
Pendant plusieurs semaines, l’été 1933, le peintre allemand séjourne à Vigoleno, dans le nord de l’Italie, invité , tout comme l’artiste surréaliste Valentine Hugo ou bien encore le poète et agitateur Gabriele D’Annunzio, le pianiste Arthur Rubinstein, l’actrice Mary Pickford et même l’acteur Douglas Fairbanks par Maria Ruspoli, Duchesse de Gramont.
Il puise dans sa foisonnante bibliothèque où sont réunis des romans à quatre sous et il y découpe quantité d’images qui le font rêver ou sourire( (des illustrations découpées de Gustave Doré du Paradis perdu de Milton ou des gravures tirées de magazines passés de mode , des illustrations de romans populaires du 19e siècle comme Les damnés de Paris de Jules Mary, de manuels scientifiques….) .
Pour quoi faire ? Pour confectionner son troisième ensemble de collages. Une Semaine de Bonté ( le troisième roman-collage de Max Ernst, apres « La Femme 100 têtes » de 1929 et « Rêve d’une petite fille qui voulut entrer au Carmel » de1930. Ces planches furent éditées par Jeanne Bucher l’année suivante en 1934 donc, en un coffret de cinq cahiers, à 800 exemplaires, comportant 184 Collages ( que je vous présente , mais que je ne possède pas (malheureusement), mais il existe aujourd’hui deux très bons livres Ici qui vous présentent toutes les Oeuvres de ce romans collage, que vous pouvez acquérir pour quelques euros, (optez pour celui de Werner Spies qui respecte les originaux, (teintes par exemple…etc) mais qui est plus cher. L’autre vous trouvez ttes les copies sur le net)
Max Ernst « avait à l’origine prévu de le publier en sept cahiers afin d’associer à chaque cahier un jour de la semaine. Le choix du titre renvoie d’ailleurs au sept jours de la Genèse. Mais c’est également une allusion à l’association d’entraide « La semaine de la bonté » fondée en 1927 pour promouvoir l’action sociale. Paris avait été envahi d’affiches de l’organisation sollicitant le concours de chacun. Le titre, comme les éléments constitutifs des collages sont autant d' »emprunts » de Max Ernst. »@Musée d’Orsay
Ces collages furent exposés deux fois dans leur intégralité (moins cinq planches, censurées car jugées trop blasphématoires) , en 1936 ,au Museo Nacional de Arte Moderno de Madrid,), par l’entremise de Paul Eluard et plus de 70 ans après au Musée d’Orsay à Paris en 2009 en çà totalité cette fois.
Dans cette œuvre Max Ernst nous propose une histoire entre le conte merveilleux et le roman «noir» qui est une suite de plusieurs collages sans note ni légende.( Seul dans le dernier cahier, il accompagne les jours par des citations choisies de Marcel Schwob, Jean Hans Arp, André Breton, Paul Eluard et d’autres.)
Il comporte sept séries d’images qui représentent chacune une journée de la semaine (mythe moderne de la création). La notion d’«éléments capitaux» est substituée par Max Ernst à celle des sept «péchés capitaux». À chaque journée est associé un élément et un exemple. Une semaine de bonté porte un sous-titre, «Les sept éléments capitaux», affirmant ainsi la volonté délibérément blasphématoire de l’artiste
Le dimanche a pour élément la boue et pour exemple le lion de Belfort (l’orgueil);
le lundi, élément : l’eau, exemple : l’eau (la paresse);
le mardi, élément : le feu, exemple : la cour du dragon (la luxure);
le mercredi, élément : le sang, exemple : Œdipe (la colère );
le jeudi, élément : le noir, deux exemples : le rire du coq, l’île de Pâques (l’envie, qui a deux aspects selon la théologie);
le vendredi, élément : la vue, exemple : l’intérieur de la vue (l’avarice);
le samedi, élément : inconnu, exemple : la clé des chants (la gourmandise).
Au final, chaque collage forme un engrenage donnant naissance à des êtres extraordinaires évoluant dans des décors fascinants, des mondes visionnaires défiant l’entendement et le sens de la réalité. La caractéristiques de tous ces collages est que les thèmes sont abordés par l’isotopie (homme/animal) Les personnages affublés de têtes d’oiseaux, munis d’ailes dans le dos, dotés de membres imprévus,. Avec une maîtrise diabolique ‘une part, par le fait qu’Ernst unifie l’espace en prenant plusieurs éléments découpés d’un même espace en y ajoutant un nouvel élément et dans des décors fantastiques à trois dimensions y place ses personnages .
Comme ses compagnons surréalistes, Max Ernst est revenu traumatisé de la Première Guerre mondiale. Comment reprendre place, comme si de rien n’était, dans une société qui met tout en œuvre pour oublier ou nier les horreurs et les destructions ? En faisant preuve de dérision, en construisant un univers Onirique, Allégorique et poétique, qu’il pourrait apparaitre presque « délicieux » au sein d’une fin du 19ieme romantique feutrée et de n’y évoquer que la terreur , l’effroi, la cruauté, les tortures, la douleur, La nature de l’homme, la sexualité, la brutalité, qui sont si lissement niées dans les salons confinés, mais qui se révêlent bien existantes derières les murs et portes. En cela les tableaux et événements qui se déroulent au fil des pages d’une semaine de Bonté forment un contraste éclatant avec le titre et sont l’incarnation de sa volonté de réduire en miettes les bien pensants. La semaine commence un dimanche, , les salons cossus hébergent un peuple qui grouille : mais ils sont limaces, queues de diable, reptiles/ le message est assez clair et éloquant !
« Dans ce roman visuel, sans parole, le spectateur reste dépendant de sa seule interprétation. C’est à lui de reconstruire un événement, d’identifier une histoire ou de tenter de donner un sens, jusqu’à en perdre haleine. »@Musée d’Orsa
Premier cahier Dimanche /
Ernst se détache de la chronologie de la Genèse en faisant débuter sa semaine par le dimanche, qu’il fait sombrer dans une orgie de violence, de blasphème et de mort. De même, l’élément associé « La boue » – la boue primitive, der Urschlam – est un contraste absolu avec le jour de repos du Créateur.
Il met en scène la domination constante des faibles, des (belles) femmes en particulier. La bête humaine triomphante à tête féline enchaîne, menace, effraie, torture, tue. Ernst l’a muni de toutes sortes d’armes et a placé ça et là des serpents, crânes et autres éléments symboliques.

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 12, ( Dimanche: la boue et le Lion de Belfort) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 14,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 22, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort ,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 4,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 5,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 21,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 24, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 28, (Encourager l’interdit d’interprétation) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 34,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP
Deuxième cahier // Lundi
Le deuxième jour a pour élément et exemple l’eau. Ce Lundi n’en est pas moins chargé de violence, de peur et de mort : il envoie des flots jusqu’en haut des monuments parisiens, aux pieds des lits ou se trouvent de belles prisonnières, parfois endormies.
Ici aussi Ernst joue avec les corps et leurs positions, insère l’ambigüité et l’érotisme.

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, L’eau 4, (Une personnalité du choix)1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst Collage tiré de Une semaine de bonté, l’eau,6 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, L’eau 4, « Ecriture automatique « ( 21) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst Collage tiré de Une semaine de bonté, L’eau 4 (Lundi: l’eau, 24) , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP
Troisième cahier // Mardi
Mardi et sa Cour du Dragon, où, alors que dans l’ombre un reptile est toujours prêt à se déployer, la bourgeoisie est montrée dans soute son hypocrisie, son désordre intérieur et ses luttes. « L’histoire commence dans « La cour du dragon » à Paris, et se poursuit dans la grande bourgeoisie. Les dragons et serpents côtoient les êtres humains, eux-mêmes pourvus d’ailes de dragon ou de chauve-souris, voire aussi d’ailes d’ange.
Le feu des passions, élément à l’opposé de la force naturelle de l’eau, conduit à des tragédies symbolisées par les attributs ou animaux plongés dans cet enfer bourgeois. Les motifs surréels qui apparaissent sur les murs et les panneaux de porte expriment les rêves, les peurs et les désirs cachés de la bourgeoisie. » Musée d’Orsay

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 4, ( Mardi: le feu et la cour du dragon) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 11 (Décoller du réel), 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 10 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 24 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP
Quatrième cahier //Mercredi
Mercredi raconte le mythe d’Oedipe « Le personnage mythique d’Oedipe est ici représenté avec une tête d’oiseau. Les collages narrent son histoire, notamment l’assassinat du père et l’énigme du sphinx. Le plus célèbre d’entre eux est dédié à la blessure aux pieds que lui avait infligée ses parents pour être sûrs de ne pas le voir revenir après qu’il eut été abandonné. Recueilli et adopté par Polybe, le roi de Corinthe, le jeune enfant reçoit le nom d’Oedipous signifiant « pied enflé » en grec ancien.
Chez Ernst, la scène de la blessure, fruit d’une transposition surréaliste, représente l’homme-oiseau transperçant le pied d’une femme nue avec un poignard. »Musée d’Orsay

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 1, ( Anatomies) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 3, ( Oeil) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 7, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 21, (Inquiétante étrangeté) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 25, (Un peu de matière désorganisée) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP
Dernier cahier// Jeudi
Jeudi place les menaces dans le signe du coq gaulois – l’Etat français.

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le rire du coq,12,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP
Vendredi et Samedi sont eux beaucoup plus symboliques et même proprement surréalistes avec L’intérieur de la vue et La clé des chants ( où les femmes, enfin libérées, s’envolent vers les cieux, au bord de l’extase, portées par l’étoffe, les nuages et le vent.
« Ceux d’entre eux qui sont gais tournent parfois leur derrière vers le ciel et jettent leurs excréments à la figure des autres hommes ; puis ils se frappent légèrement le ventre. » Marcel Schwob (L’Anarchie).
« Le rire est probablement destiné à disparaître. » Marcel Schwob (Le Rire).
L’île de Pâques « Les pierres sont remplies d’entrailles. Bravo. Bravo. » Arp

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, L’île de Pâques 2 ( Metaphore), 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP,
Vendredi // Elément : La vue
Trois poèmes visibles
« Si trois est plus grand que 6, faites un cercle autour de la croix, et si l’eau éteint le feu, tracez une ligne du sceau à la bougie, en passant au-dessus du couteau, puis faites une croix sur l’échelle. » Prof. O. Decroly et R. Buyse (Les tests mentaux).
Aux scènes mouvementées des suites précédentes succèdent ici des images pour la plupart emblématiques. Pour certaines planches, Ernst revient à une manière de procéder qu’il a surtout utilisée au début de sa carrière : le « collage synthétique ». Ces compositions sont faites d’éléments hétérogènes placés sur une feuille blanche. Pour les relier entre eux, l’artiste complète les espaces intermédiaires à l’encre ou au crayon, créant en règle générale une scène qui évoque un large paysage.
Premier poème visible
« Et j’oppose à l’amour
Des images de toutes faites
Au lieu d’images à faire. »
Paul Eluard (Comme deux gouttes d’eau)

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté,Premier poème visible 4, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP
Deuxième poème visible
« Un homme et une femme absolument blancs. » André Breton (Le revolver aux cheveux blancs)

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Deuxième poème visible 1, ( Vendredi: l’intérieur de la vue) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Troisième poème visible 3, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP
Samedi //L’élément : Inconnu

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La clé des chants 1, ( Samedi: clé des chants et Inconnu) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP
Vous pouvez trouvez bons nombres des collages dans ce pdf, mais aucun credits n’y est. Vous trouvez noyament les planches du rire du coq // +// + ( là vous avez les crédits si vous voulez en poster) que je n’ai pas mises.
La présentation de l’expostion au Musée d’Orsay avec quelques collages, mais un très bon texte que j’ai d’ailleurs cité ici.
František Vobecký (1902 – 1991)
« A strong wave of Surrealism hit Czechoslovakia in the 1930’s, and Frantisek Vobecky (1902-1991), a painter who used photography to document his images, got caught up in it. He began to explore photomontage in 1935. His early assemblages were of items with logical connections, like the pins, cloth and string in »Composition » (1935). But logic was soon supplanted by fantasy. Light, shadows (particularly those cast by items outside of the picture) and disparate objects were juxtaposed in dreamy arrangements that often had an erotic component.
A striking one is »A Melancholic Day » (1936), in which a morose looking part of a face (the brow, eye and nose) shares a cloudy ground with a silver spoon, a large floating drape of black cloth, the carefully coiffed back of a woman’s head, a small nosegay and a tiny round table. A perhaps more celebratory arrangement is »The Errant Equestrian » (1936), in which a cutout image of a ballet dancer, tutu flaring, is poised on the back of a horse, against a background of grassy rocks. A nearby candlestick sprouts a phallic flower.
Of more interest though are works by Vobecky’s Surrealist contemporaries Jindrich Styrsky (1899-1942) and Jindrich Heisler (1914-1953), which appear in a companion show, »Czech Avant-Garde. » Unlike Vobecky’s, Styrsky’s images were taken directly from life, but he managed to find the offbeat and quixotic at every turn. A dead-white Japanese mask hanging near a ceiling and a beatific-looking nude mannequin without arms are two that stand out.
Heisler, who hid from the Nazis in Prague for five years, somehow managed — with little in the way of photographic materials — to turn out searing »photographiques. » On light-sensitive glass plates, he poured rubber cement, then manipulated it into shapes. The plates were exposed to light to make »camera-less » images. One, from a 1944 cycle titled »De la Meme Farine » (roughly, »cut from the same cloth »), shows three groping humanoid figures in a devastated landscape. It is an affecting image. » by Grace Glueck the New-York Time

František Vobecký- Untitled, 1936

František Vobecký– Notions collage, 1935/36

František Vobecký-After the Low Tide, 1936 ( via Ubu Gallery)
Toshiko Okanoue ou Le surréalisme Japonais
Toshiko Okanoue ,岡上淑子 ( Kochi, en 1928) , est une Japonaise qui a commencé à faire des photo-collages, alors qu’elle était étudiante à l’ecole de mode Ogawa mode Insititute en 1949 où elle obtient un diplôme. Elle intrègre en suite ledépartement de design de Bunka Gakuin College dont elle sera diplômé en 1952
Elle a commencé dès 1949 à explorer le monde de l’image à travers la photographie pour concevoir et mettre en œuvre ses propres idées. La mode la mène inévitablement aux Magazines, elle y puise son inspiration et sa matière pour ses découpages collages (Vogue et Life…)
En 1953 , après sa rencontre avec le critique d’art Shuzo Takiguchi, elle fût invitée à exposer ses collages pour la première fois à Takemiya Gallery à Tokyo ( puis en 1956) . Certaines de ses œuvres ont également été sélectionnés pour une exposition au Musée National d’Art Moderne de Tokyo en 1953. Puis il lui faudra attendre 2000 pour à nouveau être exposée et ce de manière collective à Tokyo.
Son travail est présentée à l’époque par Shuzo Takiguchi comme une version contemporaine d’Alice au pays des merveilles. En effet il n’est pas peu dire ô combien ses collages représentent un rêve nébuleux, surréaliste par excellence.
Ses œuvres sont aujourd’hui exposées au National Museum of Modern Art,à Tokyo; au Tokyo Metropolitan Museum of Photography; au Tochigi Prefectural Museum of Fine Arts; au Museum of Art, Kochi, au Museum of Fine Arts, Houston; au Museum of Modern Arts, New York
Deux livres sont sortis chez édition Nazraeli « Drop of Dreams », en 2002, et « The Miracle of Silence » (12 images sélectionnées, représentent le meilleur de la production de Okanoue entre les années 1951 et 1956), suite au grand succès d’une exposition qui eu lieu suite à cette première publication au Musée des Beaux-Arts de Houston On retrouve quelques planches identiques dans les deux livres.

Toshiko Okanoue – The Miracle of the silence, 1952 From Drop of dreams (Works 1950-1956), Nazraeli Press

Toshiko Okanoue – un lointain voyage, (Far Journey) 1953 from The Miracle of Silence, Nazraeli Press, 2007

Toshiko Okanoue – The Night of The Dance Party, 1954, from The Miracle of Silence, Nazraeli Press, 2007

Toshiko Okanoue -Float, 1951, from Drop of Dreams
Collages Par André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard , 1931
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Galerie Ubu
Site André Breton
Copyright succession André Breton
Crafty Dogma

Crafty Dogma-The departure,2012
Crafty Dogma

Crafty Dogma-Venus flytrap, 2012

Fragmented No. 2 companion piece , 2012

Crafty Dogma- Fragmented No. 2 , 2012

Crafty Dogma- Circular logic , 2012

Crafty Dogma- The Elegant Mrs Heron and Her Pet , 2012
Yamamoto Kansuke
H. D. Kenneth Mapherson
[Scrapbook containing photographs of H. D. Kenneth Mapherson, Bryher, and others with various clippings, Classical architecture, sculpture…] via
( Source Yale)

























































































































































































































































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