
Hans Bellmer – Bicyclette , Illustration for Georges Bataille’s Histoire de l’oeil (Story of the Eye), 1940s

Hans Bellmer – Bicyclette , Illustration for Georges Bataille’s Histoire de l’oeil (Story of the Eye), 1940s
« Magritte est venu s’installer à Paris en 1927 où, d’après divers témoignages, il participait aux réunions de la rue Fontaine ou des cafés élus par les surréalistes. Il a été accepté dans le groupe surréaliste entre avril 1928 et février 1929. Le séjour parisien de Magritte, même s’il ne dure que trois ans, correspond à une période de production intense. » (d’après José Vovelle, Le surréalisme en Belgique, Bruxelles, André de Rache, 1972, pp. 69-71)
Pour la parution de l’« Enquête sur l’amour » dans le n° 12 de La révolution surréaliste Magritte imagina un montage où autour de son tableau, La femme cachée, sont réunis les portraits de seize surréalistes les yeux clos, à savoir de gauche à droite et de haut en bas : Alexandre, Aragon, Breton, Bunuel, Caupenne, Dalí, Eluard, Ernst, Fourrier, Goemans, Magritte, Nougé, Sadoul, Tanguy, Thirion, Valentin.
Cette enquête concernait « l’idée d’amour, seule capable de réconcilier tout homme, momentanément ou non, avec l’idée de vie ». « Ce mot : amour, auquel les mauvais plaisants se sont ingéniés à faire subir toutes les généralisations, toutes les corruptions possibles (amour filial, amour divin, amour de patrie, etc.), inutile de dire que nous le restituons ici à son sens strict et menaçant d’attachement total à un être humain. »
Les réponses étaient attendues de la part « de ceux qui ont véritablement conscience du drame de l’amour (non au sens puérilement douloureux mais au sens pathétique du mot) »
Parmi les réponses à l’enquête, celle de Breton, concernant le passage de l’idée d’amour au fait d’aimer est étroitement liée à la signification du tableau de Magritte : « Il s’agit de découvrir un objet, le seul que je juge indispensable. Cet objet est dissimulé : on fait comme les enfants, on commence par être « dans l’eau », on « brûle ». Il y a un grand mystère dans le fait que l’on trouve. » (« Enquête sur l’amour », in : La révolution surréaliste, n° 12 – cinquième année, 15 décembre 1929, pp. 65-76)
Du « sens profond de tableau de Magritte nanti de son étrange inscription – qui joue, bien entendu, sur l’assertion bien connue concernant « l’arbre qui cache la forêt », étendue ici à « l’éternel féminin » dissimulé derrière chaque femme prise individuellement » Ferdinand Alquié nous en propose une séduisante explication dans Philosophie du surréalisme (Flammarion, Paris, 1955, p. 207) : « Car tout objet, même évident, paraît d’abord nous cacher sa vraie réalité : elle ne se révèle qu’à notre inquiète attention. C’est ce que traduit la composition de Magritte imposant à nos yeux une femme nue trop visible, et l’entourant des mots : « Je ne vois pas la… cachée dans la forêt ». José Pierre (présentation et commentaires de, précédés d’un texte d’André Breton, Tracts surréalistes et déclarations collectives 1922-1939, Tome I, 1922-1939, Paris, Eric Losfeld Éditeur, 1980, pp.425-426)
Quant à l’état de la peinture, d’après David Sylvester « si (la peinture) est disparue c’est parce que son état s’est gravement détérioré. Elle a considérablement noirci au fil des ans. Breton a voulu la nettoyer et une bonne partie de la couche de peinture s’est désagrégée. Plus tard, un restaurateur a stoppé la dégradation et laissé le tableau dans l’état où nous le voyons à présent. (Mais) à propos de ce que j’ai appelé une grave détérioration, il serait beaucoup plus juste de parler d’une transfiguration miraculeuse. L’accident arrivé à La femme cachée est peut-être le plus gratifiant qui ait jamais frappé une œuvre d’art moderne depuis la cassure du Grand Verre de Duchamp. Là où le corps s’est décomposé en un réseau de craquelures, une lueur dorée émane des interstices. Ces zones brisées et lumineuses de la peinture font un peu le même effet que la surface écaillée d’une icône délabrée. »
« Friction et désaccords ont jalonné les relations de Breton et de Magritte sans briser, toutefois, le lien d’estime qui les unit en profondeur. » Patrick Waldberg (René Magritte, Bruxelles, André de Rache, 1965, p. 223)» source

Brauner Victor- Photomontage illustrating one of Saşa Pană ‘s books Sadismul adevarului “The Sadism of Trut”), 1936 [Clockwise from left to right: René Grevel, Léo Malet, Victor Brauner, Georges Hugnet, Max Ernst, Salvador Dali, Paul Éluard, André Breton, Yves Tanguy, Benjamin Peret, Man Ray, Pablo Picasso, Marcel Jean, Oscar Dominguez, Maurice Henri, and Jack Herold] ( Source Vladimir Pană Collection)
Jorge Cáceres est une des figures marquantes de l’histoire culturelle du Chili . Poète , danseur et artiste précurseur, membre du groupe surréaliste Mandrake, qu’ il rejoint alors qu’il n’a pas encore quinze ans.
Il suivra Henry Gomez Correa, Arenas et Braulio Cid Teofilo ( Leaders du mouvement) , sans terminer ses études secondaires, mais s’inscrira à l’école de danse du Ballet Caceres Nacional du Chile, qui est conduit, à l’époque, par le chorégraphe Allemand, Ernst Uthoff. Le jeune danseur se détache du lot rapidement et devient le danseur principal du Ballet Joos à Santiago .
A la fin des années trente, Cáceres est fortement influencé parle grand poète Vicente Huidobro ( propagateur du surréalisme, que ce soit par la parole ou par le biais de documents d’avant-gardes qu’il a rapportés d’Europe, comme Le manifeste surréaliste par exemple. Jorge fût encouragé par tout ceci pour écrire ses premiers poèmes et faire des collages, des photomontages et calligrammes.
Cáceres est intervenu en 1941 et en 1943, deux expositions, avec Braulio Arenas, à Santiago, Chili. Plus tard, il exposera son travail individuel, dans la Galerie de Paris Bard en 1948. Ses poèmes sont publiés dans Tropiques par exemple. Il décède, précocement, à l’âge de 26 ans en Septembre 1949.

Jorge Caceres – Untitled, 1940-42 André Breton

Jorge Caceres – Maniquí poema, Exposición surrealista, 1948 , published in Leitmotiv (Edited by Braulio Arenas)
Sources
Parutions et Livres
Les plages sont gardées par des aveugles d’occasion
Le sens du tact dans l’œil des baigneurs
Et la courbe de la fièvre sur les grands rochers
Ils ont perdu leur temps au milieu de la côte
Sans un mot de récompense ils restent à leur poste
Sur la balance délicieuse du beau temps.
Para ser cómplice del paisaje que bate a todo vuelo
Como un fuego bien alimentado arriba las manos!
Los niños son culpables de sus ojos verdes sin fin
Ellos han disipado el cielo en pleno día
Con sonrisas encantadoras
Con juegos que no son más inocentes
Las nubes dentro de la bañera el respeto a los mayores
Y las grandes trampas de los cálculos precisos.
Las playas están guardadas por ciegos de ocasión
El sentido del tacto en el ojo de las bañistas
Y la curva de la fiebre sobre las grandes rocas
Ellos han perdido su tiempo en plena costa
Sin una palabra de recompensa permanecen en sus puestos
Sobre la balanza deliciosa del buen tiempo.
This is a crop from this one

Nush Eluard Portrait réalisé en 1935 lors du tournage du film de Man Ray « Essai de simulation du délire cinémathographique » dont le scénario fut écrit par André Breton et Paul Éluard.
( Nush Eluard Portrait done in 1935 during filming of Man Ray Essay simulation cinémathographique delirium, whose screenplay was written by André Breton and Paul Eluard.)

Man Ray –Buste de femme rétrospectif de Dali, vers 1933 tirage argentique, tiré vers 1935 via christies

Paul Eluard ( Poésie) & Karel Teige ( Photomontage) – La Rose publique , 1964 (traduit en tchèque par Veřejná růže)

Paul Eluard ( Poésie) & Karel Teige ( Photomontage) – La Rose publique , 1964 (traduit en tchèque par Veřejná růže)

Paul Eluard ( Poésie) & Karel Teige ( Photomontage) – La Rose publique , 1964 (traduit en tchèque par Veřejná růže)

Max Ernst (French, born Germany, 1891–1976). Midnight Passes above the Clouds. 1920 via MoMa
via MoMa
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