Man Ray- Denise Tual Paris, 1935

Man Ray- Denise Tual (Titus) 1935 Epreuve gélatino-argentique ( productrice de cinéma, monteuse et réalisatrice française Paris) , 1935 (c) Man Ray Trust 4

Man Ray- Denise Tual (Titus) 1935 Epreuve gélatino-argentique ( productrice de cinéma, monteuse et réalisatrice française Paris) , 1935 (c) Man Ray Trust

 

Denise Tual ( 1906- 2000) , petite, élégante, et spirituelle, était bien connue par les excentriques de son époque. Elle  épousa en première noce Pierre Batcheff, l’acteur principal du Chien Andalou. Elle côtoie bien entendue bon nombre des grands noms du surréalisme Français et international,( c’est pourquoi elle se retrouvera sous l’objectif de Man Ray par exemple)  mais également les grands noms de l’époque. et ce tant lors de son premier mariage que durant son second  Roland Tual , ancien membre de la scène surréaliste parisien , qu’elle épousera près la mort de Batcheff.

Depuis les années 30 elle était dejà est une productrice de cinéma, monteuse et réalisatrice française, et elle collaborera dès lors en tant que  productrutrice en compagnie de son nouveau mari. Le couple possédait une petite maison de campagne à Orsay, où ils aimaient à se divertir en compagnie de Christian Dior, le nouveau talent de la mode, le designer Christian Bérard, Marcel Achard, ou encore Jacques Henri Lartigue  qui étaient des réguliers chez eux.

Elle aida Louis Buñuel à s’enfuir au mexique à la fin de la seconde guerre d’espagne, où il jurait de ne jamais retourner , afin qu’il puisse retrouver sa famille  ( cf/ l’ouvrage Dictionnaire Amoureux du Mexique / Chapitre Louis Bunuel/ par Jean -Claude Carrière.)

Vous pouvait retrouver ici sa filmographie et ses fonctions dans la realisation des films .    ou bien encore ici sous le nom de Denise Batcheff  ainsi qu’ici, Réalisation d’une interview d’André Masson   « L’Imagination surréaliste, André Masson »  ou ici sur la page du Festival de Cannes où l’une de ses collaboration avec  Michel Fano a été projetée au festival en 1973

elle écrira Le Temps dévoré, Paris, Fayard, 1980  et Au cœur du temps, Paris, Carrère, 1987

Conseil de lecture  Denise Tual, Au cœur du temps. Cocteau – Malraux – Stravinski – Nouveev – Prévert – Jean Renoir – Buñuel – Messiaen – Colette, préface de Jean-Claude Carrière, Paris, éd. Carrère, 1987

Man Ray- Denise Tual (Titus) 1935 Epreuve gélatino-argentique( productrice de cinéma, monteuse et réalisatrice française Paris) , 1935 (c) Man Ray Trust

Man Ray- Denise Tual (Titus) 1935 Epreuve gélatino-argentique( productrice de cinéma, monteuse et réalisatrice française Paris) , 1935 (c) Man Ray Trust

 

Man Ray- Denise Tual (Titus) 1935 Epreuve gélatino-argentique ( productrice de cinéma, monteuse et réalisatrice française Paris) , 1935 (c) Man Ray Trust 2

Man Ray- Denise Tual (Titus) 1935 Epreuve gélatino-argentique ( productrice de cinéma, monteuse et réalisatrice française Paris) , 1935 (c) Man Ray Trust

Man Ray- Denise Tual (Titus) 1935 Epreuve gélatino-argentique ( productrice de cinéma, monteuse et réalisatrice française Paris) , 1935 (c) Man Ray Trust 1

Man Ray- Denise Tual (Titus) 1935 Epreuve gélatino-argentique ( productrice de cinéma, monteuse et réalisatrice française Paris) , 1935 (c) Man Ray Trust 1

Man Ray- Denise Tual ( productrice de cinéma, monteuse et réalisatrice française Paris) , 1935 (c) Man Ray Trust

 

Man Ray- Denise Tual ( productrice de cinéma, monteuse et réalisatrice française Paris) , 1935 (c) Man Ray Trust

Man Ray- Denise Tual ( productrice de cinéma, monteuse et réalisatrice française Paris) , 1935 (c) Man Ray Trust

 

Georges Hugnet- « La Septième face du dé » , recueil de 20 poèmes-découpages publiés en 1936 par Jeanne Bucher

Georges Hugnet (1906 – 1974) Ses études, parues dès 1924 dans des revues telles que Cahiers d`Art et Minotaure, ont retenu l’attention d’André Breton. Devenu proche de ce dernier et d’Eluard, sa rencontre avec le groupe surréaliste date de 1926, mais ce n’est qu’en 1932 qu’il devient officiellement membre, lorsque Tristan Tzara le présente à André Breton. Multipliant les écrits, notamment avec de nombreux articles sur Max Ernst, Miro, Dominguez, Tanguy, Magritte.

il réalise également une étude sur le dadaïsme,et devient alors est le premier historien du mouvement Dada. L’esprit Dada dans la peinture,

Avant d’intégrer le groupe surréaliste, il tourne en 1929 un film, La Perle dans la tradition onirique du cinéma surréaliste, participe activement aux expositions internationales du Surréalisme de 1938 à Paris et à Amsterdam, et publie de nombreux ouvrages, recueils de poèmes, pièces de théâtre, livre-objets et photo-montages.

Passée cette expérience collective, Georges Hugnet continue sa recherche de l’absolu poétique et de la beauté graphique par les décalcomanies automatiques à l’encre noire, technique mise au point avec son ami Oscar Dominguez, les photo-montages et collages photographiques, les découpages de journaux et l’assemblage de matériaux divers : objets trouvés, bois flottés, cailloux, algues marines, papiers déchirés, etc. Les œuvres qui en résultent deviennent autant de bestiaires, autant d’herbiers, autant d’univers oniriques considérés comme autant d`expérimentations poétiques graphiques.

Georges Hugnet fut aussi épisodiquement relieur et conçut quelques reliures uniques, qu’il intitule « Livre-Objet » et qui sont devenus des raretés bibliographiques. L’œuvre picturale de Georges Hugnet, largement présente dans les plus grands musées du monde et collections ou fondations privées, est néanmoins seconde par rapport à son œuvre poétique intrinsèque.

L’occupation allemande interrompra ses activités d`éditeur, Les Éditions de la Montagne, pour cause de rationnement du papier ; de même sera interrompue la revue littéraire qu`il dirigeait, L’Usage de la Parole. Georges Hugnet arrête toutes activités artistiques de premier plan pour lutter contre l’occupant et le régime de Vichy. Il devient ainsi un poète « casqué » , selon l’expression chère à Pierre Seghers. Durant cette période, Georges Hugnet, membre du groupe La Main à plume, participe à l’élaboration de nombreux tracts contre les occupants et fabriqua de faux laissez-passer dans son atelier de reliure pour permettre à ceux qui étaient recherchés par la Gestapo de passer en zone libre puis à l’étranger.

C’est aussi à cette époque, qu’il co-fonde une maison d’édition clandestine, dont le premier ouvrage publié est Le Silence de la mer de Vercors. Cette maison devint à la libération les Éditions de Minuit.

Depuis les années trente jusqu’à la fin de sa vie en 1974, Georges Hugnet n’a pas cessé de créer des collages, des poèmes-collages et des photo-montages sur fond de décalcomanie. A travers la diversité de son œuvre, le collage constitue donc une passion ancienne et durable, qui le place comme l’un des meneurs de l’innovation collagiste.  Sa plus grande réalisation est un recueil de 20 poèmes-découpages publiés en 1936 par Jeanne Bucher :La Septième face du dé, qui compte parmi les publications les plus étonnantes de cette période. Mais il faut également mentionner Huit jours à Trébaumec ( lire l’aricle ici ) et 1961.

c’est l’oeuvre que je vous présente aujourd’hui ,  chef-d’œuvre de collage surréaliste dans le texte et l’image.

Dans ce travail, composé de vingt Poèmes – découpages, des membres tronqués se multiplient – les jambes des femmes détaché, traversé, bras et jambes écartés, jambes juxtaposés avec des gros seins ou des coquillages ou des jambes multiples formant une forme rosace.

Marcel Duchamp réalise la couverture, associant une photo d’un de ses ready-made – Why not sneeze Rose Sélavy ? (1921) – et un titre composé en lettres fantaisie romantiques, dont les empattements portent les noms des grandes figures chères aux surréalistes. Il définit le titre en lettres contenant les noms de tout un panthéon surréaliste, y compris Sade, Freud, Rimbaud, Paracelse, Swift, Héraclite, Roussel, Chaplin, Jarry, Uccello, et Saint-Just, et aussi Man Ray composée de 152 cubes de marbre de la taille des morceaux de sucre, d’un thermomètre et un os de seiche dans une petite cage. Il est à noter que Marcel Duchamp s’est approprié l’« alphabet lapidaire monstre » dessiné par Jean Midolle, que celui-ci avait publié dans son Spécimen des écritures modernes (1834-1835), en substituant aux noms des écrivains et des musiciens que Midolle avait inscrits dans les empattements ceux des surréalistes et autres cités précèdement.

Les « Poèmes-découpages » selon ses termes , confrontent dans chaque double une page typographiée, composée par lui-même, dans une vaste palette de caractères, et une page de collages (extraits de presse et photos).  Hugnet et Duchamp réalisent pour vingt des 270 exemplaires du tirage une reliure dite « cigarette ».

Georges Hugnet – La Septième face du dé, 1936

Cover by Marcel Duchamp pour La septième face du dé, 20 poèmes-découpages de Georges Hugnet publié en 1936 par la galerie Jeanne Bucher.

George Hugnet – La Querelle tout en elle… (Planche refuse for La Septieme face du dé), 1936

C’est le soleil , La septième face du dé, 20 poèmes-découpages de Georges Hugnet publié en 1936 par la galerie Jeanne Bucher

 

George Hugnet- Collage A Red Pennant , 1936

Georges Hugne- LA SEPTIÈME FACE DU DÉ. J’AI MAQUILLÉ LE CHEVAL, JE L’AI TEINT. COLLAGE ORIGINAL [1936]

Georges Hugnet – C’est le soleil La Septième face du dé, 1936

La septième face du dé, 20 poèmes-découpages de Georges Hugnet publié en 1936 par la galerie Jeanne Bucher.

La septième face du dé, 20 poèmes-découpages de Georges Hugnet publié en 1936 par la galerie Jeanne Bucher.

La septième face du dé, 20 poèmes-découpages de Georges Hugnet publié en 1936 par la galerie Jeanne Bucher.

George Hugnet – Collage A Little of Everything, La septième face du dé, 20 poèmes-découpages de Georges Hugnet publié en 1936 par la galerie Jeanne Bucher.

La septième face du dé, 20 poèmes-découpages de Georges Hugnet publié en 1936 par la galerie Jeanne Bucher.

La septième face du dé, 20 poèmes-découpages de Georges Hugnet publié en 1936 par la galerie Jeanne Bucher.

La septième face du dé, 20 poèmes-découpages de Georges Hugnet publié en 1936 par la galerie Jeanne Bucher

La septième face du dé, 20 poèmes-découpages de Georges Hugnet publié en 1936 par la galerie Jeanne Bucher

George Hugnet – DESTIN SUR QUI GISENT EPARS DES VETEMENTS HATIFS ,1936

« Qui inventa », La septième face du dé, 20 poèmes-découpages de Georges Hugnet publié en 1936 par la galerie Jeanne Bucher

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Georges Hugnet Huit jours à Trebaumec édité en 1969 Journal de vacances, de 1947

Georges Hugnet Nous embarquâmes joyeusement dans le train de Paris, où une voiture nous était réservée, et où aucune femme furetée ne furetait.

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Lorsqu’il est jeune, Georges Hugnet adore découper des journaux et réarranger les en-têtes, les articles et les images pour en faire son propre ‘journal’. De cette façon, il crée des collages pleins de fantaisie et d’humour, ce qu’il continue à faire ultérieurement aussi bien dans ses pièces de théâtre que dans sa poésie et son travail cinématographique. Hugnet considère que le cadre rectangulaire d’un tableau est trop restreint. Grâce à l’allogamie de différentes disciplines, son travail connaît une grande diversité. C’est précisément cette richesse d’imagination qu’il a toujours défendue, en tant que dadaïste/surréaliste.

Photomontage : (procédé qui) relève de la même technique que le collage (mais s’en distingue par les éléments qui le composent,) photographies originales ou d’images de magazines permettant une plus grande liberté d’expression (et) un développement plastique plus orientable et plus spectaculaire. […] Apport des dadaïstes berlinois qui constituait leur moyen d’expression le plus scandaleux et le plus violent […] le photomontage n’introduisait pas seulement en art un matériau nouveau, mais il créait aussi un moyen de choc. De l’aveu même d’Hausmann, son pouvoir de susciter l’insolite se double d’une puissance publicitaire et d’une combativité politique. […] Il est indéniable que le photomontage eut l’influence la plus marquante sur la publicité moderne.

Georges Hugnet In Dictionnaire du dadaïsme paru en 1976

Symbolisme sexuel

Néanmoins, même si le cadre de ses photos est généralement encore plus restreint, il a le don de faire valoir sa créativité. Celle-ci atteint sa pleine maturité dans Huit jours à Trébaumec, qui représente un journal de vacances de Hugnet pour lequel il a pris 82 photos. Hugnet compose ces photo-collages à un âge plus avancé et il s’avère être un ‘peintre de collages’ talentueux. Les photos d’origine ont été prises durant un voyage que Hugnet a fait sur les côtes de Bretagne en 1947.
Grâce aux collages de Hugnet, Huit jours à Trébaumec est devenu un journal de vacances insolite. C’est un récit de voyage grotesque et humoristique, pourvu d’illustrations osées, qui se situe sur les côtes de Bretagne. Deux filles en petite tenue se précipitent sur les marches d’un grand escalier somptueux, deux autres, toutes nues, les dévalent, et sur la fesse d’une dame courbée en deux, on voit un écureuil.
La poésie de Hugnet est considérée comme truffée de symbolique sexuelle et par conséquence, elle se prête à de multiples interprétations. On peut dire la même chose pour Huit jours à Trébaumec; l’histoire et les photo-collages sont plutôt suggestives. Les poses généralement osées de ces dames, souvent très légèrement vêtues, ne laissent rien à deviner.

Guide Rose Micheline

George Hugnet – cover Guide Michicheline O 1969. l’imitation du guide Michelin L’ouvrage était prêt en 1947 publié avant 1969.

L’étonnement suscité par la lecture de ce texte original et la vue de ces collages étranges font de Huit jours à Trébaumec un parfait exemple de la tradition surréaliste et dadaïste. Même sans avoir ouvert le livre, on est surpris par le Huit jours à Trébaumec, format atypique de cette édition (hauteur 40cm, largeur 19cm). Sa réalisation est de la main de l’édition Mercher et le livre paraît comme ‘Guide Rose Micheline’, une forme de parodie du Guide Michelin Rouge. Ce n’est pas le petit bonhomme Michelin (Bibendum), mais la petite Micheline qui, en tant que guide, indique le chemin.
Lorsque le livre est ouvert, on voit chaque fois sur la page de droite deux photo-collages accompagnés sur la page de gauche par deux textes. L’écriture personnelle de Hugnet est ici reproduite par phototypie. Des photos de vacances de sites touristiques, tout à fait ordinaires, ont été remaniées par Hugnet à l’aide de coupures de magazines, principalement de mannequins de vitrines, de femmes, de modèles de mode, mais aussi de champignons énormes.

Huit jours a trébaumec de Georges Hugnet June 5, 1969

Trébaumec, paradis retrouvé

Et qui va chercher le lieu de Trébaumec sur une carte géographique, ne le trouvera pas. ‘Trébaumec’ qui probablement fait référence à l’expression courante en français pour ‘un très joli garçon’ (très beau mec), est un produit de l’imagination de Hugnet. Il l’appelle ‘la petite cité perdue en Bretagne, paradis retrouvé’.

Georges Hugnet -Huit jours à Trébaumec, 1947

 

Georges Hugnet – Colofron, Huit jours à Trébaumec, 1947

Georges Hugnet -Huit jours à Trébaumec, 1947Photo-collages par Georges Hugnet (droite) avec commentaires (gauche) [p. 26-27]

Georges Hugnet -Huit jours à Trébaumec, 1947.Photo-collages par Georges Hugnet (droite) avec commentaires (gauche) [p. 22-23]

Georges Hugnet Cinq minutes plus, tard, le bateau dans bateau From Huit Jours à Trébaumec p. 7 upper, #13 1969

Georges Hugnet (De Fausses Fontaines Lumineuses From Huit Jours à Trébaumec . 1947

Georges Hugnet- Huit jours à Trebaumec ,Autour de 1947représentant une femme entrant par la fenetre suivi de deux chevres,. Reproduit dans

Georges Hugnet- Huit jours à Trebaumec ,Autour de 1947représentant une femme allongée sur sa plage sans tête de dos

 

Georges Hugnet- Huit jours à Trebaumec ,Autour de 1947représentant Max Linder et des sprinters au jardin du Luxembourg.

Georges Hugnet- 1935 . Reproduit dans l’ouvrage Huit jours à Trebaumec édité en 1969.

Georges Hugnet- Huit jours à Trebaumec Sans tenir compte des prévisions, ,Autour de 1947, Reproduit dans l’ouvrage Huit jours à Trebaumec édité en 1969.

Georges Hugnet – Guide Rose, Huit jours à Trébaumec, 1969-70

Georges Hugnet En cours de route… From Huit Jours à Trébaumec , p. 14 lower, #28 1969

Georges Hugnet- Huit jours à Trebaumec ,Autour de 1947représentant une femme dont la robe semble soulevée par un pingouin.

Georges Hugnet- La première inspection du Château(The First Inspection of the Castle), 1947, from une semaine à Tébaunec

Georges Hugnet- Une fête à bureau fermé 1947

Georges Hugnet -From Huit jours à Trébaumec, 1969 (Atelier Mercher, Services du Guide rose Micheline,) journal de vacances de Georges Hugnet

Georges Hugnet -Huit jours à Trébaumec, 1947.Photo-collage par Georges Hugnet à la page [103]

Georges Hugnet Nous embarquâmes joyeusement dans le train de Paris, où une voiture nous était réservée, et où aucune femme furetée ne furetait.

Georges Hugnet – Huit jours à Trébaumec, La Promenade du soir, 1947

Georges Hugnet- Huit jours à Trebaumec ,Autour de 1947 Reproduit dans l’ouvrage Huit jours à Trebaumec édité en 1969.

Georges Hugnet Durant notre vagabondage à travers champs… From Huit Jours à Trébaumec p. 16 lower, #32 ca. 1947

 

René Magritte

René Magritte, La femme cachée, huile sur toile, 1929.( Ancienne collection André Breton, Paris)

« Magritte est venu s’installer à Paris en 1927 où, d’après divers témoignages, il participait aux réunions de la rue Fontaine ou des cafés élus par les surréalistes. Il a été accepté dans le groupe surréaliste entre avril 1928 et février 1929. Le séjour parisien de Magritte, même s’il ne dure que trois ans, correspond à une période de production intense. » (d’après José Vovelle, Le surréalisme en Belgique, Bruxelles, André de Rache, 1972, pp. 69-71)

Pour la parution de l’« Enquête sur l’amour » dans le n° 12 de La révolution surréaliste Magritte imagina un montage où autour de son tableau, La femme cachée, sont réunis les portraits de seize surréalistes les yeux clos, à savoir de gauche à droite et de haut en bas : Alexandre, Aragon, Breton, Bunuel, Caupenne, Dalí, Eluard, Ernst, Fourrier, Goemans, Magritte, Nougé, Sadoul, Tanguy, Thirion, Valentin.
Cette enquête concernait « l’idée d’amour, seule capable de réconcilier tout homme, momentanément ou non, avec l’idée de vie ». « Ce mot : amour, auquel les mauvais plaisants se sont ingéniés à faire subir toutes les généralisations, toutes les corruptions possibles (amour filial, amour divin, amour de patrie, etc.), inutile de dire que nous le restituons ici à son sens strict et menaçant d’attachement total à un être humain. »

Enquête sur l'amour, La Révolution surréaliste, n°12, 15 décembre 1929

Enquête sur l’amour, La Révolution surréaliste, n°12, 15 décembre 1929

je ne vois pas La Femme Cachée dans la foret. 1929

je ne vois pas La Femme Cachée dans la foret. 1929

Les réponses étaient attendues de la part « de ceux qui ont véritablement conscience du drame de l’amour (non au sens puérilement douloureux mais au sens pathétique du mot) »
Parmi les réponses à l’enquête, celle de Breton, concernant le passage de l’idée d’amour au fait d’aimer est étroitement liée à la signification du tableau de Magritte : « Il s’agit de découvrir un objet, le seul que je juge indispensable. Cet objet est dissimulé : on fait comme les enfants, on commence par être « dans l’eau », on « brûle ». Il y a un grand mystère dans le fait que l’on trouve. » (« Enquête sur l’amour », in : La révolution surréaliste, n° 12 – cinquième année, 15 décembre 1929, pp. 65-76)

Du « sens profond de tableau de Magritte nanti de son étrange inscription – qui joue, bien entendu, sur l’assertion bien connue concernant « l’arbre qui cache la forêt », étendue ici à « l’éternel féminin » dissimulé derrière chaque femme prise individuellement » Ferdinand Alquié nous en propose une séduisante explication dans Philosophie du surréalisme (Flammarion, Paris, 1955, p. 207) : « Car tout objet, même évident, paraît d’abord nous cacher sa vraie réalité : elle ne se révèle qu’à notre inquiète attention. C’est ce que traduit la composition de Magritte imposant à nos yeux une femme nue trop visible, et l’entourant des mots : « Je ne vois pas la… cachée dans la forêt ». José Pierre (présentation et commentaires de, précédés d’un texte d’André Breton, Tracts surréalistes et déclarations collectives 1922-1939, Tome I, 1922-1939, Paris, Eric Losfeld Éditeur, 1980, pp.425-426)

Quant à l’état de la peinture, d’après David Sylvester « si (la peinture) est disparue c’est parce que son état s’est gravement détérioré. Elle a considérablement noirci au fil des ans. Breton a voulu la nettoyer et une bonne partie de la couche de peinture s’est désagrégée. Plus tard, un restaurateur a stoppé la dégradation et laissé le tableau dans l’état où nous le voyons à présent. (Mais) à propos de ce que j’ai appelé une grave détérioration, il serait beaucoup plus juste de parler d’une transfiguration miraculeuse. L’accident arrivé à La femme cachée est peut-être le plus gratifiant qui ait jamais frappé une œuvre d’art moderne depuis la cassure du Grand Verre de Duchamp. Là où le corps s’est décomposé en un réseau de craquelures, une lueur dorée émane des interstices. Ces zones brisées et lumineuses de la peinture font un peu le même effet que la surface écaillée d’une icône délabrée. »
« Friction et désaccords ont jalonné les relations de Breton et de Magritte sans briser, toutefois, le lien d’estime qui les unit en profondeur. » Patrick Waldberg (René Magritte, Bruxelles, André de Rache, 1965, p. 223)»  source

 

Dessins, estampes et de conception de couverture pour « Le Surréalisme même », no. 1er », octobre 1956 par Marcel Duchamp,

Dessins, estampes et de conception de couverture pour « Le Surréalisme même », no. 1er », octobre 1956 par Marcel Duchamp, américain (né en France), reproduction ‘Female Fig Leaf’ Sheet © Artists Rights Society (ARS), New York / ADAGP, Paris / Marcel Duchamp

 

voir  Female Leaf et toutes les vue travaillée avec photoshop Ici

Hans Bellmer,

Hans Bellmer- Les jeux de la poupée 5, 1938-49

 

Hans Bellmer Plate from La Poupée 1936

Hans Bellmer, Untitled, from La Poupée (The Doll), 1936

Hans Bellmer, Untitled, from La Poupée (The Doll), 1936

Hans Bellmer, Untitled, from La Poupée (The Doll), 1936

Dora Maar

 © ADAGP et  ayant droit

Dora Maar, Nusch Eluard, c. 1935

Dora Maar, Nusch Eluard, c. 1935

Dora Maar- Nush Eluard couchée a plat ventre sur la plage - 1936 -37

Dora Maar- Nush Eluard couchée a plat ventre sur la plage – 1936 -37

Dora Maar- Nush Eluard couchée a plat ventre sur la plage - 1936 -37

Dora Maar- Nush Eluard couchée a plat ventre sur la plage – 1936 -37

Dora Maar  Nusch Eluard,1937

Dora Maar Nusch Eluard,1937

Dora Maar Paul and Nusch Éluard, Mougins 1937

Dora Maar Paul and Nusch Éluard, Mougins 1937

Eileen Agar- Dora Maar, Nusch Eluard, Pablo Picasso, Paul Eluard, Juan Les Pins, 1937 - Copie

Eileen Agar- Dora Maar, Nusch Eluard, Pablo Picasso, Paul Eluard, Juan Les Pins, 1937 – Copie

Dora Maar- travail en studio pour la mode, BAIGNEUSE en maillot de bain avec surimpression de l’eau de la piscine – ca 1935 Paris ( photomontge)

Dora Maar- travail en studio pour la mode, BAIGNEUSE en maillot de bain avec surimpression de l’eau de la piscine – ca 1935 Paris ( photomontge)

Dora Maar- Portrait de Jacqueline Lamba nue, Antibes, 1939

Dora Maar- Portrait de Jacqueline Lamba nue, Antibes, 1939

Dora Maar- Nu de Jacqueline Lamba assise au pied du lit, Antibes, ( aussi située à Mougins où st tropez,) 1939

Dora Maar- Nu de Jacqueline Lamba assise au pied du lit, Antibes, ( aussi située à Mougins où st tropez,) 1939

Dora Maar   Autoportrait avec Jacqueline Lamba, (collection André Breton)vers 1938

Dora Maar Autoportrait avec Jacqueline Lamba, (collection André Breton)vers 1938

Dora Maar - Jacqueline Lamba accoudée à la fenêtre, 1935

Dora Maar – Jacqueline Lamba accoudée à la fenêtre, 1935

Dora Maar – { Profile Portrait with Glasses and Hat}, 1935

Dora Maar – { Profile Portrait with Glasses and Hat}, 1935

Dora Maar, Double portrait with hat, 1930s

Dora Maar, Double portrait with hat, 1930s

Dora Maar - Double Self Portrait, 1930s

Dora Maar – Double Self Portrait, 1930s

Dora Maar   Nude #57 . photogravure. c1935.

Dora Maar Nude #57 . photogravure. c1935.

Dora Maar -Assia, 1934

Dora Maar -Assia, 1934

Dora Maar- Assia (Masked) , 1934

Dora Maar- Assia (Masked) , 1934

Dora Maar- Portrait of Assia, cover of Hella magazine, 1935

Dora Maar- Portrait of Assia, cover of Hella magazine, 1935

Dora Maar - Untitled,  1930

Dora Maar – Untitled, 1930

ANONYME Dora Maar et les squelettes, vers 1927  from “Les vies de Dora Maar - Bataille, Picasso et les surréalistes, 2000

ANONYME Dora Maar et les squelettes, vers 1927 from “Les vies de Dora Maar – Bataille, Picasso et les surréalistes, 2000

ANONYME Dora Maar et les squelettes, vers 1927 ( source piasa auction) vente Dora Maar, Paris, Piasa, 20 nov1998

ANONYME Dora Maar et les squelettes, vers 1927 ( source piasa auction) vente Dora Maar, Paris, Piasa, 20 nov1998

Dora Maar – Leonor Fini, Paris, 1936

Dora Maar - Leonor Fini, Paris, 1936

Dora Maar – Leonor Fini, Paris, 1936

Dora Maar - Leonor Fini,  1936

Dora Maar – Leonor Fini, 1936

Dora Maar -Portrait of Georges Hugnet, 1934

Dora Maar -Portrait of Georges Hugnet, 1934

Dora Maar - Silence, 1936

Dora Maar – Silence, 1936

Dora Maar - untitled, 1930

Dora Maar – untitled, 1930

Dora Maar-Candelabra, c1935

Dora Maar-Candelabra, c1935

Dora Maar - Dora Maar - Leonor Fini, Paris, 1936

Dora Maar – Dora Maar – Leonor Fini, Paris, 1936

Dora Maar, Portrait d’une femme, Paris, c. 1935

Dora Maar, Portrait d’une femme, Paris, c. 1935

Dora Maar-  Portrait de Picasso, Paris Dora Maar - Untitled (Lee Miller ???  ), ca 1933

Dora Maar – Untitled , ca 1933

Dora Maar- Portrait of Nadia Sibiskaïa, 1930

Dora Maar- Portrait of Nadia Sibiskaïa, 1930

Dora Maar-  Portrait de Picasso, Paris Studio du 29 rue d’Astorg, hiver 1935-36

Dora Maar- Portrait de Picasso, Paris Studio du 29 rue d’Astorg, hiver 1935-36

Dora Maar   Portrait de Picasso, Paris, Studio du 29 rue d’Astorg c1935.

Dora Maar Portrait de Picasso, Paris, Studio du 29 rue d’Astorg c1935.

Dora Maar - picasso, 1938

Dora Maar – picasso, 1938

Dora Maar - Leonor Fini, 1936

Dora Maar – Leonor Fini, 1936

Dora Maar   Lise Deharme chez elle devant sa cage à oiseaux, 1936

Dora Maar Lise Deharme chez elle devant sa cage à oiseaux, 1936

Dora Maar- Arums, 1934-35

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Dora Maar- Vieille femme et enfant, 1935

Dora Maar- Vieille femme et enfant, 1935

Dora Maar-Danger, 1936

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Dora Maar (Henriette Markovitch, dit), Chaise miniature, circa 1934, © ADAGP, Paris, 2009

Dora Maar (Henriette Markovitch, dit), Chaise miniature, circa 1934, © ADAGP, Paris, 2009

Dora Maar Les Jeux, c.1932-1935

Dora Maar – from the series Les Yeux, c.1932-1935

Dora Maar -Les Yeux,  negatif, serie photomontage c.1932-1935

Dora Maar -Les Yeux, negatif, serie photomontage c.1932-1935

Dora Maar -Les Yeux,  negatif, serie photomontage c.1932-1935 5

Dora Maar -Les Yeux, negatif, serie photomontage c.1932-1935

Dora Maar -Les Yeux,  negatif, serie photomontage c.1932-1935 4

Dora Maar -Les Yeux, negatif, serie photomontage c.1932-1935

Dora Maar -Les Yeux,  negatif, serie photomontage c.1932-1935 2

Dora Maar -Les Yeux, negatif, serie photomontage c.1932-1935

Dora Maar -Les Yeux,  negatif, serie photomontage c.1932-1935 1

Dora Maar -Les Yeux, negatif, serie photomontage c.1932-1935

Dora Maar -Les Yeux, serie photomontage c.1932-1935

Dora Maar -Les Yeux, serie photomontage c.1932-1935

Dora Maar -Les Yeux,  negatif, serie photomontage c.1932-1935 3

Dora Maar -Les Yeux, negatif, serie photomontage c.1932-1935

Dora Maar - Jeux interdits, Photomontage , 1935

Dora Maar – Jeux interdits, Photomontage , 1935

Dora Maar Onirique, 1935 PHOTOMONTAGE

Dora Maar Onirique, 1935 PHOTOMONTAGE

Dora Maar   29, rue d’Astorg, 1936

Dora Maar 29, rue d’Astorg, 1936

Dora Maar    Arcades et morte vers 1936

Dora Maar Arcades et morte vers 1936

Dora Maar - Silence, 1936

Dora Maar – Silence, 1936

Dora Maar- Le Simulateur, 1936

Dora Maar- Le Simulateur, 1936

Dora Maar   Autoportrait avec Jacqueline Lamba, (collection André Breton)vers 1938

Dora Maar Autoportrait avec Jacqueline Lamba, (collection André Breton)vers 1938

Dora Maar -Monstre sur la plage 1935

Dora Maar -Monstre sur la plage 1935

Dora Maar  - Autoportrait dans l'atelier du 6, rue de Savoie avec Marie-Laure de Noailles, 1941

Dora Maar – Autoportrait dans l’atelier du 6, rue de Savoie avec Marie-Laure de Noailles, 1941

Dora Maar, Autoportrait au ventilateur, 1930s

Dora Maar, Autoportrait au ventilateur, 1930s

Dora Maar et Pierre Kefer   au Mont Saint Michel ,  mimant des photographes en position acrobatique (Autoportrait ? )  , 1931

Dora Maar et Pierre Kefer au Mont Saint Michel , mimant des photographes en position acrobatique (Autoportrait ? ) , 1931

Dora Maar, photgraphed by Rogi André, Paris, 1947.

Dora Maar, photgraphed by Rogi André, Paris, 1947.