Archives de Catégorie: Photographe
Elio Luxardo

Moda, Roma, ca. 1930/’40, Vintage gelatin silver print, on card mount. Courtesy Galleria Luxardo, Roma

Moda, Roma, ca. 1930/’40, Vintage gelatin silver print, on card mount. Signed in the image. PROVENIENZA: Galleria Luxardo, Roma

Description: Still Life, 1938, Gelatin silver print, printed 1960. Courtesy Galleria Luxardo, Roma
Anonyme – Étude de nu, 1930.
Nini & Carry Hess

Nini & Carry Hess – Mary Wigman in Dance of Our Lives from the cycle The Seven Dances of Life, Gelatin silver print 1922

Nini & Carry Hess – Mary Wigman in Dance of Our Lives from the cycle The Seven Dances of Life, Gelatin silver print 1922

Nini & Carry Hess – Die Hände von Niddy Impekoven, (in einem ihrer Tänze zu Kompositionen von Bach).1926

Nini & Carry Hess -Leontine Sagan – Director, Actress, – as ‘Guelnare’ in the play ‘Der Traum ein Leben’ by Franz Grillparzer, 1925

Nini & Carry Hess – Gerda Mueller – Actress, as ‘Queen Tamara’ in the play with the same name by Knut Hamsun,1923
Charles J Cook
random dance

MADAME D’ORA DORA KALLMUS (1881–1963) ARTHUR BENDA (1885–1969) Bodenwieser-Schule, Vienna 1925 Vintage silver print

Arthur Benda, Der Tanz mit den goldenen Scheiben (The Dance with the Golden Disks), 1931 courtesy of the Museo d’Arte Moderna di Bologna

Byron Company – Two of Marion Morgan’s dancers with flowing scarf, posing on rocks at the beach Rye, New York. 1920
E.O. Hoppé- Anna May Wong’s hands , 1925-26
E.O. Hoppé- Anna May Wong, 1925 © E.O. Hoppé Corbis
je l’ai ai achetées donc je les marque puisque personne n’est capable , sauf les bons !!! de citer ses sources; je découvre des sites comme je ne le citerai pas, ( pas de pub pour lui) où mon blog en entier y est!!! Des magazines comme juxtapoz sinon, et ne parlons de the redlist là c’est le bouquet !!!!!
Cela en est assez des personnes qui se servent, qui ne se demandent pas si l’on paie pour avoir ces photos, si on achète des livres, si on redimensionne les photographies, si on les nettoie.
Le self service gratuit. Je dis Non.
Ida Rubinstein
La belle Ida Rubinstein des Ballets Russes, est née en Russie en 1885, elle n’était pas seulement une grande figure à l’intérieur de Ballet Russes, mais une icône de la Belle Époque.
Avec peu de formation officielle, elle est passée de figurante dans son premier rôle dans «Salomé», de Diaghilev ( dirigeant les Ballets Russes ) à Vedette grâce à ce dernier, qui lui offrit le premier rôle dans Cléopâtre. en effet, aidée par Mikhail Fokine, elle fait ses débuts en 1908, lors d’ un spectacle privé de Salomé d’Oscar Wilde, dans lequel elle s’est dénudée au cours de la Danse des sept voiles.
Sergei Diaghilev l’engage dans les Ballets Russes et elle a dansé le rôle-titre de Cléopâtre dans la saison de Paris de 1909, et Zobéide en Scherezade en 1910. Scherezade était admiré à l’époque pour sa sensualité racée et somptueuse mise en scène, mais de nos jours il est rarement effectué; au goût du jour, il est considéré comme trop d’une pantomime et son orientalisme alors à la mode semble daté.
Rubinstein fût beaucoup célébrée dans l’art, elle est devenue une véritable Muse, et a été peinte, sculptée, par de nombreux artistes , Valentin Serov, Demetre Chiparus , Antonio de La Gandara notamment,Mais surtout par sa compagne La peintre Romaine Brooks , avec laquelle elle eu une liaison durant trois années
Après avoir quitté les Ballets Russes, Rubinstein forme sa propre compagnie de danse, et chorégraphie plusieurs productions somptueuses. En 1911, elle a joué dans Le Martyre de Saint Sébastien. C’était à la fois un triomphe pour son modernisme stylisé et un scandale, l’archevêque de Paris interdit aux catholiques d’y assister en invoquant le fait Saint-Sébastien était joué par une femme et un Juif.
Après la Première Guerre mondiale, Rubinstein est apparu dans un certain nombre de pièces de théâtre, et dans le Istar de Staat à l’Opéra de Paris en 1924. Entre 1928 et 1929, elle a dirigé sa propre entreprise à Paris avec Nijinska en tant que chorégraphe. Elle a commandé et joué dans Boléro de Maurice Ravel en 1928. Elle a fermé l’entreprise en 1935, et a donné sa dernière performance dans le jeu Jeanne d’Arc au bûcher à Paris, 1939 et elle par ailleurs joué dans des films muets.

Eugène Druet- Ida Rubinstein in the role of Salome, 1908 (French Photographer)© Bridgeman Art Library – Private Collection [ Translated into Russian from the verse drama by Oscar Wilde Music by Alexander Gazunov, Director of the St. Petersburg Conservatory Choreography by Mikhail Fokine Costumes and Production designed by Léon Baskt]

Eugène Druet- Ida Rubinstein in the role of Salome, 1908 (French Photographer)© Bridgeman Art Library – Private Collection [ Translated into Russian from the verse drama by Oscar Wilde Music by Alexander Gazunov, Director of the St. Petersburg Conservatory Choreography by Mikhail Fokine Costumes and Production designed by Léon Baskt]

Ida Rubinstein- CleopatrE, 1909 [Music by Arensky, Glazunov, Glinka, and Mussorgsky Music for Cléopâtre’s disrobing scene: Mlada by Rimsky-Korsakov Choreography by Mikhail Fokine Costumes and Decor by Léon Baskt Produced by Serge Diaghilev, Serge Lifar, Gabrielle Astruc (and others)]

Ida Rubinstein as zobeida in Schéhérazade, 1910, [Written by Alexandre Benois. Music by Rimsky-Korsakov. Choreography by Mikhail Fokine. Costumes and set design by Léon Bakst. Produced by Serge Diaghilev.]
Ida Bubinstein, by Romaine Brooks
Byron Company – Marion Morgan’s dancers

Athur Vitols for Byron Company – Marion Morgan’s dancers posing on rocks at the beach Rye, New York, 1920

Byron Company – One of Marion Morgan’s dancers with a long, diaphanous scarf flowing in the sea breeze, posing on rock at the beach Rye, New York. 1920

Byron Company – Two of Marion Morgan’s dancers with flowing scarf, posing on rocks at the beach Rye, New York. 1920

Athur Vitols for Byron Company -One of Marion Morgan’s dancers posing on rocks at the beach Rye, New York, 1920

Athur Vitols for Byron Company – Byron Company – Marion Morgan’s Dancers, Three Girls and Reflections in Water. Photographs, Prints & Drawings 1917
some others photographs of The Marion Morgan dancers by Genthle Here
Maurice Beck (1886- 1960)
Maurice Beck (1886- 1960). l était un photographe et designer. Pendant les années 1920, il fût le photographe en chef du Vogue britannique et a créé un certain nombre de couvertures de magazines photographiques.Il a ensuite collaboré avec Helen MacGregor et ont travaillé ensemble dans un studio à Marylebone où ils étaient les principaux photographes deVanity Fair dans le milieu des années 20.Ils avaient une manière toute particulière de « placer » leurs lumières( effet aléatoire d’ombre par exemple)
En 1933, il a conçu une grande affiche de photomontage pour l’Empire Marketing Board.Et dans le milieu des années 30 il conçut plusieurs affiches pour le métro à Londres (1930-1934) [ voir ici] et a continué son travail de photographe en solo. il a à cette période produit de somptueux nus.

Maurice Beck & Helen Macgregor – Miss Laurie Divine In ” Dance , Little Lady ” . Mask by Oliver Messel, 1928

Maurice Beck. Plongeon-(photogravure). 1933. reprend une partie de la photo de 1925 réalisé avec helen Mac Gregor ci dessus.
N. Taylor.Todd
Joan Vilatobà (Sabadell, 1878-1954)
La vie, l’érotisme et la mort
Issu d’une famille aisée à Sabadell, John Vilatobà est arrivé dans l’histoire comme l’un des principaux précurseurs du pictorialisme photographique en Catalogne et dans toute l’Espagne. Tout dans le travail de Vilatobà est pictural. Ses images sont comme des dessins au fusain qui cachent des natures mortes et des portraits de vanité , de paysages, et clair-obscur, aussi vifs que la peinture. Avec un esprit progressiste et créatif, Vilatobà commença à fréquenter les cercles artistiques et républicains de Sabadell dès son jeune âge, temps où il a également commencé à se consacrer à la peinture et il a d’ailleurs débuté sa carrière en tant que peintre.
En 1898,il est convoqué pour son service militaire, et décide de fuir le pays. Déserter l’armée a changé sa vie pour toujours, et d’une manière insoupçonnée. l’Espagne était dans une guerre au Maroc, mais guidé sur ses convictions fermes républicaines et pacifistes, Vilatobà a pris de partir fuir et de se refuger à Toulouse. il traversera la France jusqu’à Paris, qui lui ouvre les portes de la scène culturelle européenne de l’époque, en le mettant en contact avec des courants picturaux comme l’impressionnisme et ce qui est plus important avec l’art encore jeune de la photographie pictorialiste, Il va se mettre a en utiliser les techniques (bromure , dichromate de gomme et de charbon ).
C’est à Londres qu’ en 1901, il ouvre un studio . Ainsi, en plus des portraits et documentaires, on trouve aussi de lui à cette époque la photo en plein air, qui sont les paysages dont émanent une sorte d’aura et desérénité bucolique des peintres comme Millet, Pisarro ou Urgel.
Ses photographies avec des figures humaines comme protagonistes,elles étaient réalisées dans son studio montrant souvent des portraits féminins avec un style chargé de sensualité et d’érotisme ou compositions de deux ou de plus de personnages,(de jeunes femmes, vieillards, garçons …) disposées dans les compositions qui ne sont pas sans nous rappeler aux compositions de la peinture de l’époque, et c’est plutôt cet aspect de son travail que je vous propose aujourd’hui.

Joan Vilatoba – naked veiled and skull (vanity) , 1904-05 © herederos ( descendants) de Joan Vilatoba.

Joan Vilatobà. En quin punt del cel et trobaré (a quel moment vais-je trouver le ciel ) , circa 1903-1904©herederos ( descendants) de Joan Vilatoba. Corto
C’est cette époque, que son travail le plus créateur a commencé à être connu et comparé à des artistes qui lui étaient contemporains. Tout au long de la première décennie du siècle il est gagné de nombreux prix comme celui octroyé par la publication dans « l’Ilustració Catalana », la médaille d’honneur de l’Exposition Nationale de Photographie de Madrid (en 1905) ou la médaille d’or de Grenade (à l’année suivante). Vilatobà n’a donc pas tardé à devenir l’un des représentants principaux de la photographie pictorialiste, courant qui cherchait à revendiquer à travers la photographie comme un art, et une opposition à la photographie la plus conventionnelle (qui commençait à se populariser dans ces années grâce à la commercialisation de modèles distincts de chambres accessibles pour une bonne partie de public.)

Joan Vilatobà. Sin título, ca. 1903-1905. ©Herederos ( descendants) de Joan Vilatobà. Cortesía Galería A34

Joan Vilatoba – Study of nude , 1904-10 © herederos ( descendants) de Joan Vilatoba. Cortosia Galery A34

Joan Vilatobà, Sin título, ca. 1903-1905. ©Herederos ( descendants) de Joan Vilatobà. Cortesía Galería A34

Joan Vilatoba – Sense títol, circa 1903-1905, carbó © herederos ( descendants)de Joan Vilatobà . Cortosia Galery A34
Curieusement, et malgré son grand succès, Vilatobà décidera d’abandonner la photographie en 1931, en se consacrant dès lors et ce jusqu’à sa mort en 1954 à l’enseignement, comme professeur.
La majeure partie de son travail se trouvent dans des musées comme le Musée d’art de Sabadell ( où il fût professeur de beaux-arts à l’Escola Industria) et le MNAC.

Joan Vilatoba – Autoportrait, 1904-05 © herederos ( descendants) de Joan Vilatoba. Cortosia Galery A34

Joan Vilatoba – The first workshop of John Vilatobà photographed by himself. Sabadell, ca. 1903-1906, carbó © herederos ( descendants de Joan Vilatobà . Cortosia Gale
Merci à la© Ville de Sabadell, au © musée de Catalogne, à la Galerie A 34 et © herederos (descendants de Joan Vilatobà )
Marguerite Acarin dite Akarova (1904-1999)

La Danseuse Marguerite Acarin, dite Akarova dans Mazurka ( Chopin) en 1924 Costume crée par Marcel-Louis Baugniet et réalisé par Akarova (Musée de la Photographie, Charleroi)

Robert de Smet – Akarova, nd
Née Marguerite Acarin à Saint-Josse en 1904, ayant épousé le peintre Marcel Louis Baugniet en 1923, elle s’ést associée très rapidement au mouvement avant-gardiste qui secouait, au début des années 30, les arts plastiques, la musique, le théâtre, et la littérature.
Audacieuse et indépendante, elle allait appliquer à la danse les principes du constructivisme russe et du futurisme italien. Pour elle, le spectacle était un tout et elle en réalisait chaque élément: chorégraphie, décor, costume, musique, éclairage,… Elle allait ainsi permettre un renouvellement de la danse belge alors embourbée dans un certain conservatisme. donnant à ses chorégraphies une dimension tant géométrique et plastique qu’émotionnelle.

Robert de Smet – Akarova in 1923, costume and backdrop designs by Marcel- louis Baugniet, corpyright Sabam Brussels
C’est à cette époque qu’elle allait devenir «Akarova» pour exprimer son appartenance aux grands mouvements révolutionnaires dans l’art.Pour elle, le spectacle était un tout et elle en réalisait chaque élément: chorégraphie, décor, costume, musique, éclairage,… Elle allait ainsi permettre un renouvellement de la danse belge alors embourbée dans un certain conservatisme.

Unknown photographer- Akarova in la danse d’Amour de Falia, 1929, in costume of her own design, corpyright Sabam Brussels

Unknown photographer- Akarova in la danse d’Amour de Falia, 1929, in costume of her own design, corpyright Sabam Brussels
En 1926, Akarova arrête de pratiquer le chant afin de se consacrer pleinement à la danse qu’elle sortira des ornières du ballet classique. Figure de proue du modernisme de l’entre-deux-guerres, elle compose de nombreuses œuvres chorégraphiques dans la mouvance des Ballets russes, qu’elle danse sur les musiques de ses contemporains, entre autres Claude Debussy, Paul Dukas, Maurice Ravel, Darius Milhaud et Igor Stravinski. Sa danse se veut tantôt vigoureuse, tantôt hiératique, où les décors et les costumes, dont ses costumes constructivistes — qu’elle réalise elle-même — utilisent des lignes brisées ou ondulées, des motifs asymétriques, des polychromies discordantes. Préférant Bruxelles à une carrière internationale, Akarova donne de nombreux récitals de chant et de danse dans différents théâtres ou dans des demeures privées. Akarova installe en 1934 un studio réservé à ses élèves au 45 rue Jean d’Ardenne à Ixelles. Elle y donna également des représentations.

Akarova interprétant le Boléro de Ravel en 1930. Costume créé et réalisé par la danseuse

Robert de Smet – Akarova In Sicilienne, 1932 , in costume of her own design in 1924, corpyright Sabam Brussels

Robert de Smet – Akarova In Sicilienne, 1932 , in costume of her own design in 1924, corpyright Sabam Brussels

Portrait de la Danseuse Marguerite Acarin, dite Akarova, (1904 -1999) Couverture de la Revue AZ, Bruxelles 1933

Robert de Smet – Akarova In Berceuse, 1934 , in costume of her own design , corpyright Sabam Brussels

Robert de Smet – Akarova in Allegro Barbaro, 1929, in costume of her own design, corpyright Sabam Brussels

Akarova in Allegro Barbaro, 1929, in costume of her own design, corpyright Sabam Brussels

Marcel G. Lefrancq – Portrait d’Akarova, 1938 Photomontage Akarova et le masque du diable dans l’histoire du soldat (Stravinsky) 1935
Dans son souci de contrôler totalement ses scénographies, Akarova demande à l’architecte Jean-Jules Eggericx de construire pour elle une salle de spectacle au 72 de l’avenue de l’Hippodrome à Ixelles, inaugurée le 30 janvier 1937, et où se déroula la partie la plus importante de sa carrière, salle qui fermera ses portes en 1957 suite aux réclamations du voisinage. La salle, de style Art déco, est aujourd’hui sauvegardée.
Akarova a fait don de ses costumes et décors de scène au Musée des Archives d’architecture moderne, marquant par là sa volonté d’inscrire son œuvre dans le contexte plus large de l’architecture, entendue comme une synthèse des arts.
Livre: Akarova: Spectacles et Avants-Gardes, AAM Editions
Henri Cartier-Bresson- Three Poems from Les Fleurs du Mal The Flowers of Evil by Henri Cartier-Bresson , in 1997)
Hymne
À la très chère, à la très belle
Qui remplit mon coeur de clarté,
À l’ange, À l’idole immortelle,
Salut en l’immortalité!
Elle se répand dans ma vie
Comme un air imprégné de sel,
Et dans mon âme inassouvie
Verse le goût de l’éternel.
Sachet toujours frais qui parfume
L’atmosphère d’un cher réduit,
Encensoir oublié qui fume
En secret à travers la nuit,
Comment, amour incorruptible,
T’exprimer avec vérité?
Grain de musc qui gis, invisible,
Au fond de mon éternité!
À la très bonne, à la très belle
Qui fait ma joie et ma santé,
À l’ange, à l’idole immortelle,
Salut en l’immortalité!
— Charles Baudelaire
Hymn
To the dearest, fairest woman
Who sets my heart ablaze with light,
To the angel, the immortal idol,
Greetings in immortality!
She permeates my life
Like air impregnated with salt
And into my unsated soul
Pours the taste for the eternal.
Sachet, ever fresh, that perfumes
The atmosphere of a dear nook,
Forgotten censer smoldering
Secretly through the night,
Everlasting love, how can I
Describe you truthfully?
Grain of musk that lies unseen
In the depths of my eternity!
To the dearest, fairest woman
Who is my health and my delight
To the angel, the immortal idol,
Greetings in immortality!
— Charles Baudelaire

Henri Cartier-Bresson- Pause entre deux poses, 1989,avec Hymne ( and published In Three Poems from Les Fleurs du Mal The Flowers of Evil by Henri Cartier-Bresson , in 1997 with Hymne)
Les Promesses d’un visage
J’aime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés,
D’où semblent couler des ténèbres;
Tes yeux, quoique très-noirs, m’inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres.
Tes yeux, qui sont d’accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux, languissamment, me disent: «Si tu veux,
Amant de la muse plastique,
Suivre l’espoir qu’en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité
Depuis le nombril jusqu’aux fesses;
Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d’un bonze,
Une riche toison qui, vraiment, est la soeur
De cette énorme chevelure,
Souple et frisée, et qui t’égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure!»
— Charles Baudelaire
The Promises of a Face
I love your elliptical eyebrows, my pale beauty,
From which darkness seems to flow;
Although so black, your eyes suggest to me
Thoughts in no way funereal.
Your eyes, in harmony with your black hair,
With your buoyant mane,
Your swooning eyes now tell me: « If you wish,
O lover of the plastic muse,
To follow the hope we have excited in you,
And all the fancies you profess,
You will be able to prove our truthfulness
From the navel to the buttocks;
You will find at the tips of two heavy breasts
Two slack bronze medallions,
And under a smooth belly, soft as velvet,
Swarthy as the skin of a Buddhist,
A rich fleece, which truly is the sister
Of this huge head of hair,
Compliant and curly, its thickness equals
Black night, night without stars! »
— Charles Baudelaire

Henri Cartier Bresson, Mexico, 1963 ( and published In Three Poems from Les Fleurs du Mal The Flowers of Evil by Henri Cartier-Bresson , in 1997 with Les Promesses d’un visage)
La Géante
Du temps que la Nature en sa verve puissante
Concevait chaque jour des enfants monstrueux,
J’eusse aimé vivre auprès d’une jeune géante,
Comme aux pieds d’une reine un chat voluptueux.
J’eusse aimé voir son corps fleurir avec son âme
Et grandir librement dans ses terribles jeux;
Deviner si son coeur couve une sombre flamme
Aux humides brouillards qui nagent dans ses yeux;
Parcourir à loisir ses magnifiques formes;
Ramper sur le versant de ses genoux énormes,
Et parfois en été, quand les soleils malsains,
Lasse, la font s’étendre à travers la campagne,
Dormir nonchalamment à l’ombre de ses seins,
Comme un hameau paisible au pied d’une montagne.
— Charles Baudelaire
The Giantess
At the time when Nature with a lusty spirit
Was conceiving monstrous children each day,
I should have liked to live near a young giantess,
Like a voluptuous cat at the feet of a queen.
I should have liked to see her soul and body thrive
And grow without restraint in her terrible games;
To divine by the mist swimming within her eyes
If her heart harbored a smoldering flame;
To explore leisurely her magnificent form;
To crawl upon the slopes of her enormous knees,
And sometimes in summer, when the unhealthy sun
Makes her stretch out, weary, across the countryside,
To sleep nonchalantly in the shade of her breasts,
Like a peaceful hamlet below a mountainside.
— Charles Baudelaire

Henri Cartier-Bresson- Martine’s Legs, 1968 ( and published In Three Poems from Les Fleurs du Mal The Flowers of Evil by Henri Cartier-Bresson , in 1997 with La Géante)
Fred Boissonnas – Magdeleine G hypnotisée dansant 1902-1904
Un des portfolios les plus « chers » à mon cœur et un des plus rares à mes yeux. D’une part car il traite de la thématique de la danse, mais d’autre part car il traite de la technique de l’hypnose. Performance des années 1900 de surcroit, d’une qualité rare et d’une splendeur sans égale.
On pourrait penser à une allégorie de l’enfantement, alors qu’elle danse la Chevauchée de la Walkyrie.
Je ne corrige et nettoie même pas les photographies , tant elles sont superbes avec leurs pixels manquants, leurs tâches, leurs rayures… parfois je nettoie, parfois pas.
pas besoin de grands blablablas, voici comment mr Emile Magnin a procédé, au bord du chemin… il a conduit jusqu’à l’état second Magdeleine G. qui en bonne « hystérique », est un sujet réceptif et entre dans la danse , c’est le cas de le dire et s’en donne et nous donne à cœur joie. Il semble qu’elle passe par des phases d’acendance, de plateau, de terreur, et de béatitude.[Ces photographies ne sont pas sans rappeler celles réalisées à l’hôpital Charcot pour les études sur l’hystérie. ]
Une petite pensée toute particulière pour La « Madame » de Laurent et Chamamland deux amoureuses de la danse

François Frédéric dit Fred Boissonnas -Photographies de l’album Boissonnas 1903-1904 Magdeleine G. hypnotisée par Emile Magnin, 1902-1904 Négatif au gelatino-bromure d’argent sur verre

François Frédéric dit Fred Boissonnas – Magdeleine G. dansant La Mort d’Iseult, hypnotisée par Emile Magnin, 1902-1904 Négatif au gelatino-bromure d’argent sur verre

François Frédéric dit Fred Boissonnas – Magdeleine G. dansant Chevauchée de la Walkyrie, hypnotisée par Emile Magnin, 1902-1904 Négatif au gelatino-bromure d’argent sur verre

François Frédéric dit Fred Boissonnas – Magdeleine G. dansant Chevauchée de la Walkyrie, hypnotisée par Emile Magnin, 1902-1904 Négatif au gelatino-bromure d’argent sur verre.

François Frédéric dit Fred Boissonnas – Magdeleine G. dansant Automne, hypnotisée par Emile Magnin, 1902-1904 Négatif au gelatino-bromure d’argent sur verre

François Frédéric dit Fred Boissonnas – Magdeleine G. dansant Ete, hypnotisée par Emile Magnin, 1902-1904 Négatif au gelatino-bromure d’argent sur verre

François Frédéric dit Fred Boissonnas – Magdeleine G. dansant misiere de T, hypnotisée par Emile Magnin, 1902-1904 Négatif au gelatino-bromure d’argent sur verre

François Frédéric dit Fred Boissonnas – Magdeleine G. dansant La Mort d’Iseult, hypnotisée par Emile Magnin, 1902-1904 Négatif au gelatino-bromure d’argent sur verre

François Frédéric dit Fred Boissonnas – Magdeleine G. dansant , hypnotisée par Emile Magnin, 1902-1904 Négatif au gelatino-bromure d’argent sur verre.

François Frédéric dit Fred Boissonnas – Magdeleine G. dansant , hypnotisée par Emile Magnin, 1902-1904 Négatif au gelatino-bromure d’argent sur verre

François Frédéric dit Fred Boissonnas – Magdeleine G. dansant sous hypnose, 1902-1904 Négatif au gelatino-bromure d’argent sur verre

François Frédéric dit Fred Boissonnas – Magdeleine G. dansant Chevauchée de la Walkyrie, hypnotisée par Emile Magnin, 1902-1904 Négatif au gelatino-bromure d’argent sur verre

François Frédéric dit Fred Boissonnas – Magdeleine G. dansant Automne, hypnotisée Le chien était blotti… (Verlaine), 1902-1904 Négatif au gelatino-bromure d’argent sur verre

François Frédéric dit Fred Boissonnas – Magdeleine G. dansant hypnotisée , 1902-1904 Négatif au gelatino-bromure d’argent sur verre

François Frédéric dit Fred Boissonnas – Magdeleine G. dansant , hypnotisée , 1902-1904 Négatif au gelatino-bromure d’argent sur verre

François Frédéric dit Fred Boissonnas – Magdeleine G. dansant , hypnotisée , 1902-1904 Négatif au gelatino-bromure d’argent sur verre


























































































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