Max Ernst – Une semaine de bonté

« Dans cette ultime partie, des femmes en transe quittent leurs lits et leurs chambres à coucher pour s’envoler. Toute pesanteur, caractéristique de la réalité, est abolie. A travers ces figures cambrées, Max Ernst illustre la fascination surréaliste pour l’hystérie, maladie libératrice et inspiratrice : « Gloire […] à l’hystérie et à son cortège de femmes jeunes et nues glissant le long des toits. Le problème de la femme est, au monde, tout ce qu’il y a de merveilleux et de trouble »

André Breton, Manifestes du surréalisme, Paris, Jean-Jacques Pauvert, 1962.

Pendant plusieurs semaines, l’été 1933, le peintre allemand séjourne à Vigoleno, dans le nord de l’Italie, invité , tout comme l’artiste surréaliste Valentine Hugo ou bien encore le poète et agitateur Gabriele D’Annunzio, le pianiste Arthur Rubinstein,  l’actrice Mary Pickford et même l’acteur Douglas Fairbanks  par Maria Ruspoli, Duchesse de Gramont.

Il puise dans sa foisonnante bibliothèque où sont réunis des romans à quatre sous et il y découpe quantité d’images qui le font rêver ou sourire( (des illustrations découpées de Gustave Doré du Paradis perdu de Milton ou des gravures tirées de magazines  passés de mode , des illustrations de romans populaires du 19e siècle comme Les damnés de Paris de Jules Mary, de manuels scientifiques….)  .

Pour quoi faire ? Pour confectionner son troisième ensemble de collages. Une Semaine de Bonté ( le troisième roman-collage de Max Ernst, apres  « La Femme 100 têtes » de 1929 et « Rêve d’une petite fille qui voulut entrer au Carmel  » de1930. Ces planches furent éditées par Jeanne Bucher l’année suivante en 1934 donc, en un coffret de cinq cahiers, à 800 exemplaires, comportant 184 Collages ( que je vous présente , mais que je ne possède pas (malheureusement), mais il existe aujourd’hui deux très bons livres Ici qui vous présentent toutes les Oeuvres  de ce romans collage, que vous pouvez acquérir pour quelques euros, (optez pour celui de Werner Spies qui respecte les originaux, (teintes par exemple…etc) mais qui est plus cher. L’autre vous trouvez ttes les copies sur le net)

Max Ernst « avait à l’origine prévu de le publier en sept cahiers afin d’associer à chaque cahier un jour de la semaine. Le choix du titre renvoie d’ailleurs au sept jours de la Genèse. Mais c’est également une allusion à l’association d’entraide « La semaine de la bonté » fondée en 1927 pour promouvoir l’action sociale. Paris avait été envahi d’affiches de l’organisation sollicitant le concours de chacun. Le titre, comme les éléments constitutifs des collages sont autant d' »emprunts » de Max Ernst. »@Musée d’Orsay

Ces collages furent exposés deux fois dans leur intégralité (moins cinq planches, censurées car jugées trop blasphématoires) , en 1936 ,au Museo Nacional de Arte Moderno de Madrid,), par l’entremise de Paul Eluard  et plus de 70 ans après  au Musée d’Orsay à Paris en 2009 en çà totalité cette fois.

Dans cette œuvre Max Ernst nous propose une histoire entre le conte merveilleux et le roman «noir»  qui est une suite de plusieurs collages sans note ni légende.( Seul dans le dernier cahier, il accompagne les jours par des citations choisies de Marcel Schwob, Jean Hans Arp, André Breton, Paul Eluard et d’autres.)

Il comporte sept séries d’images qui représentent chacune une journée de la semaine (mythe moderne de la création). La notion d’«éléments capitaux» est substituée par Max Ernst à celle des sept «péchés capitaux». À chaque journée est associé un élément et un exemple. Une semaine de bonté  porte un sous-titre,  «Les sept éléments capitaux»,  affirmant ainsi la volonté délibérément blasphématoire de l’artiste

Le dimanche a pour élément la boue et pour exemple le lion de Belfort (l’orgueil);

le lundi, élément : l’eau, exemple : l’eau (la paresse);

le mardi, élément : le feu, exemple : la cour du dragon (la luxure);

le mercredi, élément : le sang, exemple : Œdipe (la colère );

le jeudi, élément : le noir, deux exemples : le rire du coq, l’île de Pâques (l’envie, qui a deux aspects selon la théologie);

le vendredi, élément : la vue, exemple : l’intérieur de la vue (l’avarice);

le samedi, élément : inconnu, exemple : la clé des chants (la gourmandise).

Au final, chaque collage forme un engrenage donnant naissance à des êtres extraordinaires évoluant dans des décors fascinants, des mondes visionnaires défiant l’entendement et le sens de la réalité. La caractéristiques de tous ces collages est que les thèmes sont abordés par l’isotopie (homme/animal) Les personnages affublés de têtes d’oiseaux, munis d’ailes dans le dos, dotés de membres imprévus,. Avec une maîtrise diabolique ‘une part,  par le fait qu’Ernst unifie l’espace en prenant  plusieurs éléments découpés d’un même espace en y ajoutant un nouvel élément  et dans des décors fantastiques à trois dimensions  y place ses personnages .

Comme ses compagnons surréalistes, Max Ernst est revenu traumatisé de la Première Guerre mondiale. Comment reprendre place, comme si de rien n’était, dans une société qui met tout en œuvre pour oublier ou nier les horreurs et les destructions ? En faisant preuve de dérision, en construisant un univers Onirique, Allégorique et poétique, qu’il pourrait apparaitre presque « délicieux » au sein  d’une fin du 19ieme romantique feutrée  et de n’y évoquer que  la terreur ,  l’effroi,  la cruauté, les tortures, la douleur, La nature de l’homme, la sexualité, la brutalité, qui sont si lissement niées dans les salons confinés, mais qui se révêlent bien existantes derières les murs et portes.  En cela les tableaux et événements qui se déroulent au fil des pages d’une semaine de Bonté forment un contraste éclatant avec le titre et sont l’incarnation de sa volonté de réduire en miettes les bien pensants.  La semaine commence un dimanche, ,  les salons cossus hébergent un peuple qui grouille : mais ils sont  limaces,  queues de diable,  reptiles/ le message est assez clair et éloquant !

«  Dans ce roman visuel, sans parole, le spectateur reste dépendant de sa seule interprétation. C’est à lui de reconstruire un événement, d’identifier une histoire ou de tenter de donner un sens, jusqu’à en perdre haleine. »@Musée d’Orsa


Premier cahier Dimanche /

Max Ernst- Une semaine de bonté premier Cahier dimanche le lion de Belfort, 1934

Max Ernst- Une semaine de bonté premier Cahier dimanche le lion de Belfort, 1934 . © ADAGP

Max Ernst- Une semaine de bonté premier Cahier dimanche le lion de Belfort, 1934 . © ADAGP

Max Ernst- Une semaine de bonté premier Cahier dimanche le lion de Belfort, 1934 . © ADAGP

Max Ernst- Une semaine de bonté premier Cahier dimanche le lion de Belfort, 1934 . © ADAGP

Max Ernst- Une semaine de bonté premier Cahier dimanche le lion de Belfort, 1934 . © ADAGP

Ernst se détache de la chronologie de la Genèse en faisant débuter sa semaine par le dimanche, qu’il fait sombrer dans une orgie de violence, de blasphème et de mort. De même, l’élément associé « La boue » – la boue primitive, der Urschlam – est un contraste absolu avec le jour de repos du Créateur.

Il met en scène la domination constante des faibles, des (belles) femmes en particulier. La bête humaine triomphante à tête féline enchaîne, menace, effraie, torture, tue. Ernst l’a muni de toutes sortes d’armes et a placé ça et là des serpents, crânes et autres éléments symboliques.

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 12, ( Dimanche: la boue et le Lion de Belfort) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 14,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 14,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 22, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 22, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort ,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort ,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 4,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 4,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 5,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 5,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 21,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 21,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 24, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 24, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 28, (Encourager l’interdit d’interprétation) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 34,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le lion de Belfort 34,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Deuxième cahier // Lundi

Le deuxième jour a pour élément et exemple l’eau. Ce Lundi n’en est pas moins chargé de violence, de peur et de mort : il envoie des flots jusqu’en haut des monuments parisiens, aux pieds des lits ou se trouvent de belles prisonnières, parfois endormies.
Ici aussi Ernst joue avec les corps et leurs positions, insère l’ambigüité et l’érotisme.

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, L'eau 4, (Une personnalité du choix)1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, L’eau 4, (Une personnalité du choix)1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst Collage tiré de Une semaine de bonté, l’eau,6 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst Collage tiré de Une semaine de bonté, l’eau,6 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, L’eau 4, « Ecriture automatique « ( 21) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst Collage tiré de Une semaine de bonté, L’eau 4 (Lundi: l’eau, 24) , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Troisième cahier // Mardi

Max Ernst- Une semaine de bonté troisème cahier Mardi, La cour du DragonCahier 1934

Max Ernst- Une semaine de bonté troisème cahier Mardi, La cour du Dragon Cahier 1934. © ADAGP

Max Ernst- Une semaine de bonté troisème cahier Mardi, La cour du DragonCahier 1934 2

Max Ernst- Une semaine de bonté troisème cahier Mardi, La cour du Dragon Cahier 1934 . © ADAGP

Max Ernst- Une semaine de bonté troisème cahier Mardi, La cour du DragonCahier 1934 1

Max Ernst- Une semaine de bonté troisème cahier Mardi, La cour du Dragon Cahier 1934 . © ADAGP

Mardi et sa Cour du Dragon, où, alors que dans l’ombre un reptile est toujours prêt à se déployer, la bourgeoisie est montrée dans soute son hypocrisie, son désordre intérieur et ses luttes. « L’histoire commence dans « La cour du dragon » à Paris, et se poursuit dans la grande bourgeoisie. Les dragons et serpents côtoient les êtres humains, eux-mêmes pourvus d’ailes de dragon ou de chauve-souris, voire aussi d’ailes d’ange.
Le feu des passions, élément à l’opposé de la force naturelle de l’eau, conduit à des tragédies symbolisées par les attributs ou animaux plongés dans cet enfer bourgeois. Les motifs surréels qui apparaissent sur les murs et les panneaux de porte expriment les rêves, les peurs et les désirs cachés de la bourgeoisie. » Musée d’Orsay

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 4, ( Mardi: le feu et la cour du dragon) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 11 (Décoller du réel), 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 22 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 10 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 24 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La cour du dragon 24 , 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Quatrième cahier //Mercredi

Max Ernst- Une semaine de bonté quatrieme cahier Mercredi OedipeCahier 1934

Max Ernst- Une semaine de bonté quatrieme cahier Mercredi OedipeCahier 1934 . © ADAGP

Max Ernst- Une semaine de bonté quatrieme cahier Mercredi OedipeCahier 1934

Max Ernst- Une semaine de bonté quatrieme cahier Mercredi OedipeCahier 1934 . © ADAGP

Max Ernst- Une semaine de bonté quatrieme cahier Mercredi Oedipe Cahier ,1934

Max Ernst- Une semaine de bonté quatrieme cahier Mercredi Oedipe Cahier ,1934 . © ADAGP

Mercredi raconte le mythe d’Oedipe « Le personnage mythique d’Oedipe est ici représenté avec une tête d’oiseau. Les collages narrent son histoire, notamment l’assassinat du père et l’énigme du sphinx. Le plus célèbre d’entre eux est dédié à la blessure aux pieds que lui avait infligée ses parents pour être sûrs de ne pas le voir revenir après qu’il eut été abandonné. Recueilli et adopté par Polybe, le roi de Corinthe, le jeune enfant reçoit le nom d’Oedipous signifiant « pied enflé » en grec ancien.
Chez Ernst, la scène de la blessure, fruit d’une transposition surréaliste, représente l’homme-oiseau transperçant le pied d’une femme nue avec un poignard. »Musée d’Orsay

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 1, ( Anatomies) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 3, ( Oeil) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 7, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 7, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 21, (Inquiétante étrangeté) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Oedipe 25, (Un peu de matière désorganisée) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Dernier cahier// Jeudi

Max Ernst- Une semaine de bonté Jeudi Vendredi Samedi Cahier , 1934

Max Ernst- Une semaine de bonté Jeudi Vendredi Samedi Cahier , 1934. © ADAGP

Jeudi place les menaces dans le signe du coq gaulois – l’Etat français.

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le rire du coq,12,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Le rire du coq,12,1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Vendredi et Samedi sont eux beaucoup plus symboliques et même proprement surréalistes avec L’intérieur de la vue et La clé des chants ( où les femmes, enfin libérées, s’envolent vers les cieux, au bord de l’extase, portées par l’étoffe, les nuages et le vent.

« Ceux d’entre eux qui sont gais tournent parfois leur derrière vers le ciel et jettent leurs excréments à la figure des autres hommes ; puis ils se frappent légèrement le ventre. » Marcel Schwob (L’Anarchie).

« Le rire est probablement destiné à disparaître. » Marcel Schwob (Le Rire).

L’île de Pâques « Les pierres sont remplies d’entrailles. Bravo. Bravo. » Arp

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, L’île de Pâques 2 ( Metaphore), 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP,

Vendredi // Elément : La vue

Max Ernst- Une semaine de bonté Jeudi Vendredi Samedi Cahier , 1934 2

Max Ernst- Une semaine de bonté Jeudi Vendredi Samedi Cahier , 1934 . © ADAGP

Trois poèmes visibles
« Si trois est plus grand que 6, faites un cercle autour de la croix, et si l’eau éteint le feu, tracez une ligne du sceau à la bougie, en passant au-dessus du couteau, puis faites une croix sur l’échelle. » Prof. O. Decroly et R. Buyse (Les tests mentaux).

Aux scènes mouvementées des suites précédentes succèdent ici des images pour la plupart emblématiques. Pour certaines planches, Ernst revient à une manière de procéder qu’il a surtout utilisée au début de sa carrière : le « collage synthétique ». Ces compositions sont faites d’éléments hétérogènes placés sur une feuille blanche. Pour les relier entre eux, l’artiste complète les espaces intermédiaires à l’encre ou au crayon, créant en règle générale une scène qui évoque un large paysage.

Premier poème visible
« Et j’oppose à l’amour
Des images de toutes faites
Au lieu d’images à faire. »
Paul Eluard (Comme deux gouttes d’eau)

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté,Premier poème visible 4, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP, Paris 2009

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté,Premier poème visible 4, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Deuxième poème visible
« Un homme et une femme absolument blancs. » André Breton (Le revolver aux cheveux blancs)

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Deuxième poème visible 1, ( Vendredi: l’intérieur de la vue) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Troisième poème visible 1, 1933 © Isidore Ducasse

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Troisième poème visible 1, 1933 © Isidore Ducasse

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Deuxième poème visible 3, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, Troisième poème visible 3, 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Samedi //L’élément : Inconnu

Max Ernst, Collage tiré de Une semaine de bonté, La clé des chants 1, ( Samedi: clé des chants et Inconnu) 1933 © Isidore Ducasse Fine Arts. Photo Peter Ertl. © ADAGP

Vous pouvez trouvez bons nombres des collages dans ce pdf, mais aucun credits n’y est. Vous trouvez noyament les planches du rire du coq // +// + ( là vous avez les crédits si vous voulez en poster) que je n’ai pas mises.

La présentation de l’expostion au Musée d’Orsay avec quelques collages, mais un très bon texte que j’ai d’ailleurs cité ici.

Jindřich Štyrský – collages Part III

Jindřich Štyrský, Stěhovaci kabinet, 1934. Collage, 41 x 32 cm. Galerie Maldoror, Prague. (Source Argo.)

Jindřich Štyrský- Stěhovací kabinet, 1934

Jindřich Štyrský- Stěhovací kabinet, 1934

Jindřich Štyrský- Untitled, c. 1931. Collage, 15.5 x 11.5 cm. Ubu Gallery NY and Galerie Berinson, Berlin

Jindřich Štyrský- Untitled, c. 1931. Collage, 15.5 x 11.5 cm. Ubu Gallery NY and Galerie Berinson, Berlin

indřich Štyrský- Untitled, c. 1932. Collage, 15.5 x 11.5 cm. Ubu Gallery NY and Galerie Berinson, Berlin

indřich Štyrský- Untitled, c. 1932. Collage, 15.5 x 11.5 cm. Ubu Gallery NY and Galerie Berinson, Berlin

Jindřich Štyrský, Untitled, 1931. Collage, 23.5 x 15 cm. Ubu Gallery NY and Galerie Berinson, Berlin.

Jindřich Štyrský, Untitled, 1931. Collage, 23.5 x 15 cm. Ubu Gallery NY and Galerie Berinson, Berlin.

Jindřich Štyrský, Vilém Tell, 1931. Collage, paper, 28.5 x 39.5 cm. (Ubu Gallery NY and Galerie Berinson, Berlin)

Jindřich Štyrský, Vilém Tell, 1931. Collage, paper, 28.5 x 39.5 cm. (Ubu Gallery NY and Galerie Berinson, Berlin)

Jindřich Štyrský, Statue of Liberty, 1934 (collec Sny)

Jindřich Štyrský, Statue of Liberty, 1934 (collec Sny)

 

Karel Teige : Devětsil & ReD ( 1927-31)

Né à Prague en Décembre 1900, Karel Teige était un éditeur et graphiste ainsi que la figure majeure du mouvement d’avant-garde tchèque « Devětsil ». Fondée en 1920, la Devětsil  s’inspire du  surréalisme et  du cubisme,  populaires en Europe occidentale à l’époque, mais aussi du mouvement  Russe « Proletkult » (Пролеткульт – [modifier radicalement les formes artistiques existantes avec une nouvelle approche révolutionnaire esthétique de classe ouvrière ]. Teige et ses accolites avant gardistes  portent et déplacent les principes du poétisme et du constructivisme à travers les différentes disciplines artistiques. Dans ses compositions typographiques et collages se lisent les liens entre surréalisme et fonctionnalisme.
Teige est devenu le porte-parole de Devětsil en 1921, élaborant le principe que «Tout art nouveau,  est nécessairement une réaction contre le précédent ».

Cette nouvelle orientation a été renforcée par ses visites à Paris en 1922 et ses interactions avec les artistes là-bas, y compris Constantin Brancusi, Pierres Albert-Birot et Man Ray avec qui il gardera des liens étroits. Il a lu avec voracité et élargi ses voyages au début des années 1920 afin obtenir une connaissance de première main du cubisme , du surréalisme et des mouvements de constructivisme russe. il a visité toutes les grandes villes Russes et Européens dans le but de deployer et construire des relations personnelles et étroites avec les artistes  d’avant-garde.
Teige a été publié dans la revue expressionniste allemande « Die Aktion » ,  a collaboré étroitement au sujet de l’architecture avec Le Corbusier et Walter Gropius et a donné des conférences au Bauhaus, tandis que son influence dans son propre pays a été considérable, Teige était vraiment un pilier du mouvement moderniste international.

En 1924, Teige ayant embrassé le constructivisme Russe , le  » tableau poème » ou « Poème Pictural », nait avec Jaroslav Seifert.  Teige et Seifert étaient convaincus que ce nouveau système de signe non verbal serait réveiller les sens, de sorte que dans la future société socialiste on pourrait profiter pleinement de tous les effets sensoriels. Leur vision  de la société idéale, était d’abolir la division du travail et de l’art, ainsi , l’art comprendrait toutes les activités humaines, même les sports, le jardinage ou la cuisine.On comprend donc que Teige est impliqué politiquement à travers ses actes créatifs. Il crée à la fois pour la Nation, le peuple et l’art , ces trois niveaux étant indissociables. et je vous conseille également ici sur wordpress toujours en anglais Excerpts from Karel Teige’s “Poetism Manifesto” (1928)
Translated by Gerald Turner. From Between Two Worlds: A Sourcebook of Central European Avant-Gardes, 1910-1930. (The MIT Press. Cambridge, MA: 2002) [Originally published as “Manifest poetismu,” in ReD Vol. 1, No. 9 (1928)]

Cette forme d’expression  est devenu rapidement  très populaire parmi les artistes du Devětsil et « poésie optique » devient une nouvelle « norme » lexicale. Des Poèmes d’image associant la disposition typographique et  des poèmes combinés avec le collage et le photomontage, et ont été  produits en masse à cette époque. Très vite, Karel Teige a affirmé la perte de « l’autonomie de la peinture », la  remplaçant par l’Affiche et le Poème Image. A cette époque  il a commencé à écrire des scénarios de films et utilisant la technique de dissolution comme un moyen de mise en forme poétique des objets dans d’autres objets.
 Au printemps 1927  Teige est désavoué par le presse Tchèque . Une vague critique assez virulente pointe en effet ce dernier et le mouvement Devětsil comme obsolète et épuisée. Pourtant en Octobre 1927 un Magazine mensuel voit le jour  » ReD » éditer sous la houlette de  Devětsil .  Publié entre 1927-1931, ( Bien que Devětsil déclinera jusqu’à cesser toute activité en 1930). Le contenu de la revue a été principalement déterminé par Teige, il a  en effet édité et conçu les trois volumes.
Il présente des thématiques très diversifiées, embrassant la poèsie,  l’architecture, la peinture, la photographie, la sculpture,  , la politique,le théâtre, la danse, et témoigne très largement du mouvement Surréaliste Français ( en autre et particulièrement quand même) , et International. Tous les avant- guardistes Russes et Européens de l’époque y sont publiés. ReD est un véritable miroir de la Culture Surréaliste. Teige ayant été forcé de se retirer de son engagement public,  continuera à maintenir son travail de  poème d’image et son travail d’éditeur- concepteur, avec la parution du magazine jusqu’en 1931

En 1951, il meurt d’une crise cardiaque. Il est dit qu’elle ne fût que la résultante d’une campagne de presse soviétique féroce contre lui. En definitive ,c‘est l’histoire d’un homme qui a essayé de changer le monde en renversant les valeurs morales et artistiques vers la cause de ce qu’il espérait être une société meilleure et qui a fini par être écrasé par ceux qui (à première vue  ) apparaissaient  également  travailler pour une société meilleure. Telle était la différence entre Teige et les communistes qui, à sa mort en 1951qui  ont confisqué tous les manuscrits et écrits qu’ils pouvaient trouver dans l’appartement de Teige.

Je vous présente aujourd’hui simplement quelques planches de ce magazine, témoignant, du champ culturel que Red balayait.

La majeure parie des ReD Ici ansi que les autres travaux d’éditeur et de typographe de Karel Teige  ( très complet)

Article très complet en Anglais sur Karel Teige  Ici  ( lien en traduction française, c’est approximatif mais on le comprend très bien. Vous pouvez le désactiver si vous le souhaitez)

et sur son travail de typographe editeur  Ici

Yves Tangy - From ReD published by Karel Teige), 197-28

Yves Tangy – From ReD ( Directed ans published by Karel Teige), 197-28

Salvator dali et Louis Bunel , Le chien andalou From ReD published by Karel Teige ReD 3, 1929-31

Salvator Dali et Louis Bunel , Le chien andalou From ReD ( Directed ans published by Karel Teige) ReD 3, 1929-31

Toyen- Fata-moragana & Štyrský Krajina v oblacích. (1927-1931) From ReD published by Karel Teige), 1927-28

Toyen- Fata-moragana & Štyrský Krajina v oblacích. (1927-1931) From ReD ( Directed ans published by Karel Teige), 1927-28

the Dancer Milca Mayerová- uncredited, published In ReD( Dirrected ans published by Karel Teige), issue # 1, 1927-28

the Dancer Milca Mayerová- uncredited, published In ReD( Directed ans published by Karel Teige), issue # 1, 1927-28

René Clair & Francis Picabia Entr'acte; Man Ray Etoile de Mer. From ReD published by Karel Teige), 1927-28 From ReD published by Karel Teige), 1927-28

René Clair & Francis Picabia Entr’acte; Man Ray Etoile de Mer. From ReD ( Directed ans published by Karel Teige), 1927-28 From ReD published by Karel Teige), 1927-28 ( articles sur Man Ray)

Vítězslav Nezval & Karel Teige (1924)6 Tabeau Poème, L'Embarquement pour Cythère published In ReD( Dirrected ans published by Karel Teige), issue # 2, 1928-29

Vítězslav Nezval & Karel Teige (1924)6 Tabeau Poème, L’Embarquement pour Cythère published In ReD( Directed ans published by Karel Teige), issue # 2, 1928-29

Constantin Brancusi (1925) Pták = L'oiseau From ReD published by Karel Teige),Red 2 , 1928-1929

Constantin Brancusi (1925) Pták = L’oiseau From ReD ( Directed ans published by Karel Teige),Red 2 , 1928-1929

Moholy-Nagy- Plakát (L'Affiche Reklameplakat ,Photoplastik) & Olly Dolly sister, From ReD published by Karel Teige) Octobre 1927

László Moholy-Nagy- Plakát (L’Affiche Reklameplakat ,Photoplastik) & Olly Dolly sister, From ReD ( Directed ans published by Karel Teige)Octobre 1927 (voir les articles sur László Moholy-Nagy)

Man Rayn - Kiki & l'étoile de mer From ReD published by Karel Teige), 1928

Man Ray- Kiki & l’étoile de mer From ReD ( Directed ans published by Karel Teige), 1928 ( articles sur Man Ray)

Guillaume Apollinaire & eige & Mrkvička From ReD published by Karel Teige), 1927-28

Guillaume Apollinaire , Teige & Mrkvička From ( Directed ans published by Karel Teige), 1927-28 voir ici la version originale

Jindřich Štyrský ( Noční rychlík Express de nuit, The wedding Trip, & Jaroslav Seifert. published In ReD( Dirrected ans published by Karel Teige), issue # 2, 1928-29

Jindřich Štyrský ( Noční rychlík Express de nuit, The wedding Trip, & Jaroslav Seifert. published In ReD( Directed ans published by Karel Teige), issue # 2, 1928-29

Jarmila Horáková, 20.1.1928 from ReD published by Karel Teige), issue6 , 1929

Jarmila Horáková, 20.1.1928 from ReD ( Directed ans published by Karel Teige), issue6 , 1929

Man Ray &Tristan Tzara - From ReD published by Karel Teige), 1927-28

Man Ray &Tristan Tzara – From ReD ( Directed ans published by Karel Teige), 1927-28 ( articles sur Man Ray)

Man Ray From ReD published by Karel Teige), 1928-29

Man Ray From ReD ( Directed ans published by Karel Teige), 1928-29 ( articles sur Man Ray)

Marc Chagall From ReD published by Karel Teige), 1927-28

Marc Chagall From ReD ( Directed ans published by Karel Teige), 1927-28

Picasso- Zátiší ( Nature morte ) & Le Corbusier, Pierre Jeanneret & Charlotte Perriand , Kovové lehátko (Chaise longue ) From ReD published by Karel Teige), Octobre 1927

Picasso- Zátiší ( Nature morte ) & Le Corbusier, Pierre Jeanneret & Charlotte Perriand , Kovové lehátko (Chaise longue ) From ReD ( Directed ans published by Karel Teige), Octobre 1927

Paul Outerbridge 1924 From ReD published by Karel Teige), ReD 2, 1928-29

László Moholy-Nagy From ReD ( Directed ans published by Karel Teige), ReD 2, 1928-29 (voir les articles sur László Moholy-Nagy)

Paul Outerbridge 1924 From ReD published by Karel Teige), ReD 2, 1928-29

Paul Outerbridge 1924 From ReD ( Directed ans published by Karel Teige), ReD 2, 1928-29

Max Ernst- Puška ( Le fusil Gewehr Les malheurs des immortels) & Max Ernst- Přírodopis ( L'histoire naturelle Naturgeschichte.) From ReD published by Karel Teige), 1927-1928

Max Ernst- Puška ( Le fusil Gewehr Les malheurs des immortels) & Max Ernst- Přírodopis ( L’histoire naturelle Naturgeschichte.) From ReD ( Directed ans published by Karel Teige), 1927-1928 voir article sur  Max Ernst )

Marc Chagall From ReD published by Karel Teige), 1927-28

Marc Chagall From ReD( Directed ans published by Karel Teige) 1927-28

From ReD published by Karel Teige), 1927-28

From ReD ( Directed ans published by Karel Teige)), 1927-28

E. O Hoppé- Alla Nazimova published In ReD( Dirrected ans published by Karel Teige), issue # 1, 1927-28

E. O Hoppé- Alla Nazimova( Actrice Russe), published In ReD( Directed ans published by Karel Teige), issue # 1, 1927-28 ( voir Ici ce portrait et plus sur Alla Nazimova)

Arthur Harfaux (1929) From ReD published by Karel Teige), issue # 3, 1929-31

Arthur Harfaux (1929) From ReD ,( Directed ans published by Karel Teige) issue # 3, 1929-31

František Vobecký (1902 – 1991)

« A strong wave of Surrealism hit Czechoslovakia in the 1930’s, and Frantisek Vobecky (1902-1991), a painter who used photography to document his images, got caught up in it. He began to explore photomontage in 1935. His early assemblages were of items with logical connections, like the pins, cloth and string in  »Composition » (1935). But logic was soon supplanted by fantasy. Light, shadows (particularly those cast by items outside of the picture) and disparate objects were juxtaposed in dreamy arrangements that often had an erotic component.

A striking one is  »A Melancholic Day » (1936), in which a morose looking part of a face (the brow, eye and nose) shares a cloudy ground with a silver spoon, a large floating drape of black cloth, the carefully coiffed back of a woman’s head, a small nosegay and a tiny round table. A perhaps more celebratory arrangement is  »The Errant Equestrian » (1936), in which a cutout image of a ballet dancer, tutu flaring, is poised on the back of a horse, against a background of grassy rocks. A nearby candlestick sprouts a phallic flower.

Of more interest though are works by Vobecky’s Surrealist contemporaries Jindrich Styrsky (1899-1942) and Jindrich Heisler (1914-1953), which appear in a companion show,  »Czech Avant-Garde. » Unlike Vobecky’s, Styrsky’s images were taken directly from life, but he managed to find the offbeat and quixotic at every turn. A dead-white Japanese mask hanging near a ceiling and a beatific-looking nude mannequin without arms are two that stand out.

Heisler, who hid from the Nazis in Prague for five years, somehow managed — with little in the way of photographic materials — to turn out searing  »photographiques. » On light-sensitive glass plates, he poured rubber cement, then manipulated it into shapes. The plates were exposed to light to make  »camera-less » images. One, from a 1944 cycle titled  »De la Meme Farine » (roughly,  »cut from the same cloth »), shows three groping humanoid figures in a devastated landscape. It is an affecting image.  » by  Grace Glueck the New-York Time

 

František Vobecký (1902 - 1991) Flood, 1936

František Vobecký Flood, 1936

František Vobecký- Tanec, (Dance) 1932

František Vobecký- Tanec, (Dance) 1932

František Vobecký- Untitled,

František Vobecký- Untitled,

František Vobecký- melancholický den (Melancholy Day) 1936

František Vobecký- melancholický den (Melancholy Day) 1936

František Vobecký - untitled, 1936.

František Vobecký- Untitled, 1936

František Vobecký -  Künstliches Paradies, 1936

František Vobecký – Künstliches Paradies, 1936

František Vobecký - Composition, 1936

František Vobecký – Composition, 1936

František Vobecký -  The Moment of Miracles (OKAMžIK ZÁZRAKŮ) 1936.

František Vobecký – The Moment of Miracles (OKAMžIK ZÁZRAKŮ) 1936.

František Vobecký - Notions collage, 1935-36

František Vobecký– Notions collage, 1935/36

František Vobecký - The Ernest Equestrienne , 1936-1937

František Vobecký – The Errant Equestrienne , 1936

František Vobecký- Girl in Flowers , 1936

František Vobecký- Girl in Flowers , 1936

František Vobecký -  A Melancholic Day, 1936 photomontage

František Vobecký – A Melancholic Day, 1936 photomontage

František Vobecký -  After the Low Tide, 1936 photomontage

František Vobecký-After the Low Tide, 1936 ( via Ubu Gallery)

František Vobecký - untitled,

František Vobecký – untitled,

František Vobecký-Flower with nude, 1970

František Vobecký-Flower with nude, 1970

 

 

Toshiko Okanoue ou Le surréalisme Japonais

Toshiko Okanoue ,岡上淑子  ( Kochi, en 1928) , est une Japonaise qui  a commencé à faire des photo-collages, alors qu’elle  était étudiante à l’ecole de mode Ogawa mode Insititute en 1949  où elle obtient un diplôme.  Elle intrègre en suite ledépartement de design de Bunka Gakuin College dont elle sera diplômé en 1952
Elle a commencé dès 1949 à explorer le monde de l’image à travers la photographie pour concevoir et mettre en œuvre ses propres idées. La mode la mène inévitablement  aux Magazines, elle y  puise son inspiration et sa matière pour ses découpages collages (Vogue et Life…)

En 1953 ,  après sa rencontre avec le critique d’art Shuzo Takiguchi, elle fût  invitée à exposer ses collages pour la première fois  à Takemiya Gallery à Tokyo ( puis en 1956) . Certaines de ses œuvres ont également été sélectionnés pour une exposition au Musée National d’Art Moderne de Tokyo en 1953. Puis il lui faudra attendre 2000 pour à nouveau être exposée et ce de manière collective à Tokyo.

Son travail est   présentée à l’époque par Shuzo Takiguchi comme une version contemporaine d’Alice au pays des merveilles. En effet il n’est pas peu dire ô combien ses collages représentent un rêve nébuleux,  surréaliste par excellence.

Ses œuvres sont aujourd’hui exposées  au National Museum of Modern Art,à  Tokyo; au Tokyo Metropolitan Museum of Photography;  au Tochigi Prefectural Museum of Fine Arts; au Museum of Art, Kochi,  au Museum of Fine Arts, Houston; au  Museum of Modern Arts, New York

Deux livres sont sortis chez édition Nazraeli « Drop of Dreams », en 2002, et « The Miracle of Silence » (12 images sélectionnées, représentent le meilleur de la production de Okanoue entre les années 1951 et 1956), suite au grand succès d’une exposition qui eu lieu suite à cette première publication au Musée des Beaux-Arts de Houston  On retrouve quelques planches identiques dans les deux livres.

Nazraeli Edition

Galerie

Foam Magazine

Toshiko Okanoue - The Miracle of the silence, 1952 From Drop of dreams (Works 1950-1956), Nazraeli Press 2002 (2)

Toshiko Okanoue – The Miracle of the silence, 1952 From Drop of dreams (Works 1950-1956), Nazraeli Press

Toshiko Okanoue -Dreams visite at the night, 1951 from Drop of dreams

Toshiko Okanoue -Dreams visite at the night, 1951 from Drop of dreams

Toshiko Okanoue- Falling Toshiko, 1956 Drop of Dreams Nazraeli Press 2002

Toshiko Okanoue- Falling Toshiko, 1956 Drop of Dreams Nazraeli Press 2002

Okanoue Toshiko -Supraspinatus Yoshiko & Twilight , 1956, Drop of Dreams Nazraeli Press 2002

Okanoue Toshiko -Supraspinatus Yoshiko & Twilight , 1956, Drop of Dreams Nazraeli Press 2002

Toshiko Okanoue- Eve et Maria, 1955

Toshiko Okanoue- Eve et Maria, 1955

Okanoue Toshiko - Arrested People, 1954, Drop of Dreams Nazraeli Press 2002

Okanoue Toshiko – Arrested People, 1954, Drop of Dreams Nazraeli Press 2002

Toshiko Okanoue- Harbor Flowers, 1952

Toshiko Okanoue- Harbor Flowers, 1952

Toshiko Okanoue- Incubation,1955

Toshiko Okanoue- Incubation,1955

Okanoue Toshiko - , 1954, Drop of Dreams Nazraeli Press 2002

Okanoue Toshiko – , 1954, Drop of Dreams Nazraeli Press 2002

Okanoue Toshiko - Drop of Dreams , 1954, Nazraeli Press 2002

Okanoue Toshiko – Drop of Dreams , 1954, Nazraeli Press 2002

Okanoue Toshiko-, Drop of Dreams , 1956? ,Nazraeli Press 2002 (5)

Okanoue Toshiko-, Drop of Dreams , 1956, ,Nazraeli Press 2002 (5)

Okanoue Toshiko - Respite, 1952. Drop of Dreams Nazraeli Press 2002

Okanoue Toshiko – Respite, 1952. Drop of Dreams Nazraeli Press 2002

Okanoue Toshioko-A Trait Angel , 1954, from Drop of Dreams (2)

Okanoue Toshioko-A Trait Angel , 1954, from Drop of Dreams

Toshiko Okanoue - From Drop of dreams (Works 1950-1956), Nazraeli Press 2002

Toshiko Okanoue – From Drop of dreams (Works 1950-1956), Nazraeli Press 2002

 

Okanoue Toshioko- 1954

Okanoue Toshioko- 1954

Toshiko Okanoue - Noblewoman, 1954, from The Miracle of Silence, Nazraeli Press, 2007

Toshiko Okanoue – Noblewoman, 1954, from The Miracle of Silence, Nazraeli Press, 2007

Okanoue Toshiko- 1952 , Drop of Dreams Nazraeli Press 2002 (4) - Copie

Okanoue Toshiko- 1952 , Drop of Dreams Nazraeli Press 2002

Toshiko Okanoue - Fantasy, 1953, from Drop of Dreams

Toshiko Okanoue – Fantasy, 1953, from Drop of Dreams

Toshiko Okanoue -Noon Song, 1954 from Drop of Dreams Works 1950-1956), Nazraeli Press 2002

Toshiko Okanoue -Noon Song, 1954 from Drop of Dreams Works 1950-1956), Nazraeli Press 2002

Toshiko Okanoue -Leda in the Sea, 1952 from The Miracle of Silence, Nazraeli Press, 2007

Toshiko Okanoue -Leda in the Sea, 1952 from The Miracle of Silence, Nazraeli Press, 2007

Toshiko Okanoue - Ophelie, 1955,from The Miracle of Silence, Nazraeli Press, 2007

Toshiko Okanoue – Ophelie, 1955,from The Miracle of Silence, Nazraeli Press, 2007

Toshiko Okanoue- Drifting, 1950

Toshiko Okanoue- Drifting, 1950

Toshiko Okanoue-Premonition, 1954, from The Miracle of Silence, Nazraeli Press, 2007

Toshiko Okanoue-Premonition, 1954, from The Miracle of Silence, Nazraeli Press, 2007

Okanoue Toshiko- 2 planches , Drop of Dreams Nazraeli Press 2002 (4)

Okanoue Toshiko- 2 planches , Drop of Dreams Nazraeli Press 2002

Toshiko Okanoue -Nature, 1952 from The Miracle of Silence, Nazraeli Press, 2007

Toshiko Okanoue -Nature, 1952 from The Miracle of Silence, Nazraeli Press, 2007

Toshiko Okanoue - un lointain voyage, Far Journey' 1953

Toshiko Okanoue – un lointain voyage, (Far Journey) 1953 from The Miracle of Silence,  Nazraeli Press, 2007

Toshiko Okanoue - The Night of The Dance Party, 1954, from The Miracle of Silence, Nazraeli Press, 2007

Toshiko Okanoue – The Night of The Dance Party, 1954, from The Miracle of Silence, Nazraeli Press, 2007

Toshiko Okanoue - The Nest of Angels, 1952

Toshiko Okanoue – The Nest of Angels, 1952

Toshiko Okanoue -Kill, 1955, from Drop of Dreams

Toshiko Okanoue -Kill, 1955, from Drop of Dreams

Toshiko Okanoue -Autumn, 1954, from Drop of Dreams

Toshiko Okanoue The Birth 1956

Toshiko Okanoue The Birth 1956

Toshiko Okanoue - Wind-Pollinated Flower, 1955 drop of dream

Toshiko Okanoue – Wind-Pollinated Flower, 1955 drop of dream

Toshiko Okanoue - Love,1953 from drop of dream

Toshiko Okanoue – Love,1953 from drop of dream

Toshiko Okanoue- Streetlamp, 1951 from Drop of Dreams

Toshiko Okanoue- Streetlamp, 1951 from Drop of Dreams

Toshiko Okanoue -Rainy Day, 1951, from Drop of Dreams

Toshiko Okanoue -Rainy Day, 1951, from Drop of Dreams

Okanoue Toshiko- planche , Drop of Dreams Nazraeli Press 2002 (3) - Copie

Okanoue Toshiko- 1951, Drop of Dreams Nazraeli Press 2002

Okanoue Toshiko- Star, 1951 Works 1950-1956),from Drop of Dreams Nazraeli Press 2002

Okanoue Toshiko- Star, 1951 Works 1950-1956),from Drop of Dreams Nazraeli Press 2002

Toshiko Okanoue -Mask, 1952, from Drop of Dreams Works 1950-1956), Nazraeli Press 2002

Toshiko Okanoue -Mask, 1952, from Drop of Dreams Works 1950-1956), Nazraeli Press 2002

Toshiko Okanoue -Dance, 1951, from Drop of Dreams

Toshiko Okanoue -Dance, 1951, from Drop of Dreams

Toshiko Okanoue -Float, 1951, from Drop of Dreams

Toshiko Okanoue -Float, 1951, from Drop of Dreams

Toshiko Okanoue -Float, 1951, from Drop of Dreams

Collages Par André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard , 1931

André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled , 1931

André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled , 1931

André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

  1. André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 193

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    André Breton, Paul Éluard & Suzanne Muzard Untitled 1931

    Galerie Ubu
    Site André Breton
    Copyright succession André Breton

Martha Graham Photomontages

Martha Graham double exposure, ( photographer unnkwon, probably Barbara Morgan), date unknown, ( probably after 1945)
(Harvard University, Houghton Library)

 

Barbara Morgan - Martha - Anna Sokolow , from Slaughter of the Innocents; Photomontage Transparent Life, 1938-1946

Barbara Morgan – Martha – Anna Sokolow , from Slaughter of the Innocents; Photomontage Transparent Life, 1938-1946

Barbara Morgan - Brainwashed (Photomontage), 1966-1969

Barbara Morgan – Brainwashed (Photomontage), 1966-1969

 

Voir tous les posts concernant Matha Graham Ici

Crafty Dogma

Crafty Dogma-The departure,2012

Crafty Dogma

Crafty Dogma-Venus flytrap, 2012

Fragmented No. 2 companion piece , 2012

Crafty Dogma- Fragmented No. 2 , 2012

Crafty Dogma- Circular logic , 2012

Crafty Dogma- The Elegant Mrs Heron and Her Pet , 2012

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Yamamoto Kansuke

 

 

 

 

Yamamoto Kansuke - untilteld, ca. 1950

Yamamoto Kansuke – untilteld, ca. 1950

Yamamoto Kansuke- ca. 1950

Yamamoto Kansuke- ca. 1950

Yamamoto Kansuke –from Suddenly in the Morning, 1968

Yamamoto Kansuke –from Suddenly in the Morning, 1968

Kansuke Yamamoto, 1950

Kansuke Yamamoto, 1950

Yamamoto Kansuke -In the Mirror , 1956

Yamamoto Kansuke -In the Mirror , 1956

Yamamoto Kansuke -Gorgeous Deprature, 1950 from Map Of Labyrinth

Yamamoto Kansuke -Gorgeous Deprature, 1950 from Map Of Labyrinth

Yamamoto Kansuke- Icarus’s Episode 1949

Yamamoto Kansuke- Icarus’s Episode 1949

Yamamoto Kansuke Title Unknown 1938

Yamamoto Kansuke Title Unknown 1938

Yamamoto Kansuke- Coeur en mouvement, 1950,

Yamamoto Kansuke- Coeur en mouvement, 1950,

Kansuke Yamamoto Butterfly From The Magician’s Newspaper, 1970

Kansuke Yamamoto Butterfly From The Magician’s Newspaper, 1970

Yamamoto Kansuke - from map of Labyrinth 1949

Yamamoto Kansuke – from map of Labyrinth 1949

 

All Content Copyright ©Toshio Yamamoto. All rights

 

H. D. Kenneth Mapherson

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[Scrapbook containing photographs of H. D. Kenneth Mapherson, Bryher, and others with various clippings, Classical architecture, sculpture…] via

( Source Yale)

Thomas Spieler

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Thomas Spieler.

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Dr. Mehemed Fehmy Agha – Advertising Photo for Perfume (Woman with Rose in Glass Flask). 1940s

Dr. Mehemed Fehmy Agha – Advertising Photo for Perfume (Woman with Rose in Glass Flask). 1940s

James Porto -Ada and Zeus, 1998

James Porto -Ada and Zeus,  1998

Jindřich Štyrský – Collages part I

Jindřich Štyrský (Čermná, 1899 – Prague, 1942) était un peintre tchèque surréaliste, poète, rédacteur, photographe et collagiste.
Son œuvre exceptionnelle et variée inclue de nombreuses couvertures de livres et d’illustrations. Il a également rédigé des études à la fois sur Rimbaud et le Marquis de Sade. Il s’est formé à l’Académie des beaux-arts de Prague, chez J. Obrovský.

En 1922, au cours d’un voyage en Yougoslavie, il rencontre Toyen (Marie Čerminòvá), avec qui il s’associera. En 1923, il adhère au groupe d’avant-garde Jindřich Štyrsk (Čermná, 1899 – Prague, 1942) était un peintre tchèque surréaliste, poète, rédacteur, photographe et collagiste.
Son œuvre exceptionnelle et variée inclus de nombreuses couvertures de livres et d’illustrations. Il a également rédigé des études à la fois Rimbaud et Marquis de Sade. Il se forma à l’Académie des beaux-arts de Prague, chez J. Obrovský. En 1922, au cours d’un voyage en Yougoslavie, il rencontre Toyen (Marie Čerminòvá), avec qui il s’associera. En 1923, il adhère au groupe d’avant-garde Devětsil dont le programme  » poétiste « , défini par le critique d’art K. Teige, aura sur lui, comme sur Toyen, une influence féconde.Ses premières œuvres s’inspirent du Cubisme synthétique, mais perdent peu à peu leur caractère constructif pour tendre vers une peinture médiatrice de poésie pure.

En 1925, Štyrský et Toyen se rendent à Paris, où ils resteront jusqu’en 1929. Ils s’y font les promoteurs de  l’ «Artificialisme » , art qui veut matérialiser des images, des impressions et des sentiments liés au souvenir d’une réalité vécue ou rêvée.

Štyrský inaugure cette période par le Paysage-échiquier (1925, Paris, M. N. A. M.). Après une série de   «poèmes-tableaux  » fondés sur la méthode de l’association libre des images à la manière surréaliste, il exécute, en 1926 et 1927, des compositions non figuratives dont les signes deviennent, selon l’expression du peintre, des  «inducteurs directs d’émotions  » : les Antipodes (1926, Hluboká, Gal. Aleš), les Fleurs dans la neige (1927), Trouvé sur la plage , l’Inondation  ne sont pas sans rappeler l’art de Klee, avec lequel l’ « Artificialisme  » a de nombreux points communs.

Dans les années 1928-1930, Štyrský se consacre, dans le même esprit, au dessin, à la gravure et à l’aquarelle. Il découvre Lautréamont, qui contribuera fortement à l’orienter vers le Surréalisme. L’année 1931 voit apparaître des compositions inquiétantes, meublées de formes insolites et d’objets mystérieux (la Cigarette à côté de la morte, 1931, musée d’Ostrava).

En 1932, il participe à l’exposition Poésie 32 à Prague, où à côté des représentants de l’avant-garde tchèque figurent aussi Paul Klee et Giorgio De Chirico.

En 1934, Štyrský devient l’un des fondateurs du groupe des surréalistes de Tchécoslovaquie. Ses tableaux se peuplent de visions hallucinatoires et de figures fantomatiques, expressions sublimées de ses aspirations et de ses angoisses (la Pierre tombale, 1934, musée de Prague ; l’Homme emporté par le vent . ; Clairière dans la lumière de juin, 1937), et il réalise des collages où le fantastique « surréel  » jaillit de rencontres fortuites d’éléments objectifs.

Dans ses dernières œuvres, le rêve et la réalité, le conscient et l’inconscient se mêlent intimement (la Muse somnambule, 1937 ; le Paradis perdu, 1941).

En 1939, la censure lui interdit toute activité publique, il termine toutefois son livre des Rêves qui rassemble des dessins, des collages, des tableaux et des notations écrites de ses rêves pendant les années 1925-1940. 

Aujourd’hui je vous propose une première partie consacrée à ses collages, viendront, le livre des rêves, et d’autres œuvres par la suite, ainsi que ses travaux photographiques ( que vous retrouverez avec le lien ci dessous)

Henry Štyrský- amour-propre, 1934

Henry Štyrský- amour-propre, 1934

Henry Štyrský -Justice pour mineurs Nocturne 1931

Henry Štyrský -Justice pour mineurs Nocturne 1931

Henry Štyrský- Albâtre part, Albâtre petite main) 1940

Henry Štyrský- Albâtre part, Albâtre petite main) 1940

Henry Štyrský bilan Psychoanalyse 31 1934- 1936

Henry Štyrský bilan Psychoanalyse 31 1934- 1936

Henry Štyrský -Souvenir 1924

Henry Štyrský -Souvenir 1924