Ruth Harriet Louise- Marion Davies, from Lights of Old Broadway, 1925

Ruth Harriet Louise- Marion Davies, from Lights of Old Broadway, 1925

Ruth Harriet Louise- Marion Davies, from Lights of Old Broadway, 1925

Claude Cahun- auto portrait de la série Keepsake

Claude Cahun- quatre auto- portraits de la série Keepsake, 1925-27

 

 Claude Cahun- 'Keepsake' Discovered stored in an envelope marked 'Jersey 1932

Claude Cahun- ‘Keepsake’ Discovered stored in an envelope marked ‘Jersey 1932

Claude Cahun (Lucy Schwob) untitled . autoportrait, 1925

Claude Cahun (Lucy Schwob) untitled . autoportrait, 1925

Claude Cahun (Lucy Schwob) untitled . autoportrait, 1925

Claude Cahun (Lucy Schwob) untitled . autoportrait, 1925

John de Mirjian- Louise Brooks

John de Mirjian- Louise Brooks in Negative, 1925

John de Mirjian- Louise Brooks in Negative, 1925

John de Mirjian- Louise Brooks nude Positive, 1925 ( by me)

John de Mirjian- Louise Brooks nude Positive, 1925 ( by me)

John de Mijian - Louise Brook from series of draped nude, photographs of louise, 1925,

John de Mijian – Louise Brook from series of draped nude, photographs of louise, 1925

John de Mijian - Louise Brook from series of draped nude, photographs of louise, 1925

John de Mijian – Louise Brook from series of draped nude, photographs of louise, 1925

Frank Brangwyn (1867-1956)- Study for “British Empire Panels”, The Guildhall, Swamsea, 1925

Frank Brangwyn (1867-1956)- Study for British Empire Panels , The Guildhall, Swamsea, 1925

Frank Brangwyn -Study for The British Empire Panels, 1925, silver gelatin print

Frank Brangwyn -Vineyard Worker Resting (back view) Study for Horton House Murals, 1916, warm-toned silver gelatin print

Antonin Artaud, le Pèse-Nerfs / 1925

« Toute l’écriture est de la cochonnerie.
Les gens qui sortent du vague pour essayer de préciser quoi que ce soit de ce qui se passe dans leur pensée, sont des cochons.
Toute la gent littéraire est cochonne, et spécialement celle de ce temps-ci.
Tous ceux qui ont des points de repères dans l’esprit, je veux dire d’un certain côté de la tête, sur des emplacements bien localisés de leur cerveau, tous ceux qui sont maîtres de leur langue, tous ceux pour qui les mots ont un sens, tous ceux pour qui il existe des altitudes dans l’âme, et des courants dans la pensée, ceux qui sont esprits de l’époque, et qui ont nommé ces courants de pensée, je pense à leurs besognes précises, et à ce grincement d’automate que rend à tous vents leur esprit,
– sont des cochons.
Ceux pour qui certains mots ont un sens, et certaines manières d’être, ceux qui font si bien des façons, ceux pour qui les sentiments ont des classes et qui discutent sur un degré quelconque de leurs hilarantes classifications, ceux qui croient encore à des « termes », ceux qui remuent des idéologies ayant pris rang dans l’époque, ceux dont les femmes parlent si bien et ces femmes aussi qui parlent si bien et qui parlent des courants de l’époque, ceux qui croient encore à une orientation de l’esprit, ceux qui suivent des voies, qui agitent des noms, qui font crier les pages des livres, – ceux-là sont les pires cochons. Vous êtes bien gratuit, jeune homme !
Non, je pense à des critiques barbus.
Et je vous l’ai dit : pas d’oeuvre, pas de langue, pas de parole, pas d’esprit, rien.
Rien, sinon un beau Pèse-Nerfs.
Et n’espérez pas que je vous nomme ce tout, en combien de parties il se divise, que je vous dise son poids, que je marche, que je me mette à discuter sur ce tout, et que, discutant, je me perde et que je me mette ainsi sans le savoir à PENSER, – et qu’il s’éclaire, qu’il vive, qu’il se pare d’une multitude de mots, tous bien frottés de sens, tous divers, et capables de bien mettre au jour toutes les altitudes, toutes les nuances d’une très sensible et pénétrante pensée.
Ah ces états qu’on ne nomme jamais, ces situations éminentes d’âme, ah ces intervalles d’esprit, ah ces minuscules ratées qui sont le pain quotidien de mes heures, ah ce peuple fourmillant de données, – ce sont toujours les mêmes mots qui me servent et vraiment je n’ai pas l’air de beaucoup bouger dans ma pensée, mais j’y bouge plus que vous en réalité, barbes d’ânes, cochons pertinents, maîtres du faux verbe, trousseurs de portraits, feuilletonistes, rez-de-chaussée, herbagistes, entomologistes, plaie de ma langue.
Je vous l’ai dit, que je n’ai plus ma langue, ce n’est pas une raison pour que vous persistiez, pour que vous vous obstiniez dans la langue.
Allons, je serai compris dans dix ans par les gens qui feront aujourd’hui ce que vous faites. Alors on connaîtra mes geysers, on verra mes glaces, on aura appris à dénaturer mes poisons, on décèlera mes jeux d’âme.
Alors tous mes cheveux seront coulés dans de la chaux, toutes mes veines mentales, alors on percevra mon bestiaire, et ma mystique sera devenue un chapeau. Alors on verra fumer les jointures des pierres, et d’arborescents bouquets d’yeux mentaux se cristalliseront en glossaires, alors on verra choir des aérolithes de pierre, alors on verra des cordes, alors on comprendra la géométrie sans espaces, et on apprendra ce que c’est que la configuration de l’esprit, et on comprendra comment j’ai perdu l’esprit.
Alors on comprendra pourquoi mon esprit n’est pas là, alors on verra toutes les langues tarir, tous les esprits se dessécher, toutes les langues se racornir, les figures humaines s’aplatiront, se dégonfleront, comme aspirées par des ventouses desséchantes, et cette lubrifiante membrane continuera à flotter dans l’air, cette membrane lubrifiante et caustique, cette membrane à deux épaisseurs, à multiples degrés, à un infini de lézardes, cette mélancolique et vitreuse membrane, mais si sensible, si pertinente elle aussi, si capable de se multiplier, de se dédoubler, de se retourner avec son miroitement de lézardes, de sens, de stupéfiants, d’irrigations pénétrantes et vireuses, alors tout ceci sera trouvé bien, et je n’aurai plus besoin de parler. »
Antonin Artaud, le Pèse-Nerfs / 1925

Edwin F. Townsend -Marta Nova, 1925s

Edwin F. Townsend -Marta Nova, 1925s

Arthur F. Kales- Nude

Arthur F. Kales– Nude in Wood, 1925.

 

Arthur F. Kales - Hamadryad, from Photograms of the Year, 1932

Arthur F. Kales – Hamadryad, from Photograms of the Year, 1932

Arthur F. Kales - Canyon, from Photograms of the Year, 1930

Arthur F. Kales – Canyon, from Photograms of the Year, 1930

 

Silent film actress Jetta Goudal in The Coming of Amos, 1925

Jetta Goudal The Coming of Amos, 1925

Jetta Goudal The Coming of Amos, 1925

Georg Wilhelm Pabst – Die freudlose Gasse, 1925

Georg Wilhelm Pabst - Die freudlose Gasse, 1925

Georg Wilhelm Pabst – Die freudlose Gasse, 1925


Claude Cahun – Henri Michaux ( Le chat-serpent Surnom donné par Cahun à Michaux) photographies et correspondance

Henri Michaux,et Claude Cahun entretiendront une correspondance de trente ans.L’un et l’autre ,partageant un goût pour l’étrange et un rapport très particulier au corps, ces deux individus inclassables sont également proches par leurs préoccupations esthétiques. Claude Cahun sut d’ailleurs bien mettre en valeur la singularité de son ami dans plusieurs de ses clichés photographiques présentés ci- dessous

*************

la première lettre que Michaux adressa à Claude Cahun

« Mademoiselle,

J’ai lu chez mon ami Viot de vos pages qui sont extrêmement indépendantes.

Si vos rêves sont à l’avenant et que vous les mettiez sur le papier, je serais glorieux de les publier.

Croyez-moi par ailleurs attentif à tout ce que vous écrivez, et cordialement désireux de vous mieux connaître.

le 19 janvier 1925 « 

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“J’ai failli aller à Jersey, mais comme je ne plonge pas, comme je déteste l’eau, comme pourtant je sais nager, comme je me fais horreur en caleçon de bain, comme je ne parle pas anglais, comme d’autre part j’en sais assez pour souffrir du surplus que je n’entends pas, comme je ne voyage jamais au moment des vacances, comme je puis faire à Paris une vraie cure de silence et de solitude en ce mois unique où tout le monde est parti, comme dans une île je serais évidemment abominable et sans doute (plusieurs mots illisibles) de qiuelques milliers  d’autres considérations encore, j’ai renoncé à y aller maintenant / En hiver qui sait ?”

Henri Michaux – Lettre à Claude Cahun, été 1929

Claude Cahun - Henri Michaux, Paris , 1925

Claude Cahun – Henri Michaux, Paris , 1925

“Si vous entendez vers cette heure-là un bruit excessif et soudain dans l’escalier, allez ouvrir, c’est peut-être moi qui aurai eu une syncope. Je connais le truc maintenant. Depuis 6 jours, je le connais.”

Henri Michaux – Lettre à Claude Cahun annonçant sa visite pour le lendemain, 19 septembre 1931
Claude Cahun - Henri Michaux double exposition, Paris 1925

Claude Cahun – Henri Michaux double exposition, Paris 1925

“Vous attendez de moi, qui ne sait rien, des nouvelles de Paris. Ils glissent tous à droite, non plus exactement et c’est pire, vers l’autorité. Même les Marx Brothers en leur dernier film sont devenus, me dit-on, tristes comme la pluie. Il semble que vous ayez eu rudement du flair en quittant cette ville où l’on a le plexus solaire foutu.”

Henri Michaux – Lettre à Claude Cahun annonçant son arrivée à Jersey, novembre 1938.

Claude Cahun – Henri Michaux, Jersey, ca 1938 via Jersey Heritage

 

Henri Michaux avait une grande confiance en son amie, lui prêtant ses objets les plus intimes, et lui laissant ses « adresses secrètes » 

« Voici Milarepa, livre actuellement introuvable et auquel je tiens comme à la prunelle de mes yeux. Ne le prêtez à personne – je m’excuse d’insister : c’est mon livre de chevet. » (Michaux, Paris, 1934) ;

« Adresse archi secrète : Hôtel du Palais Bourbon / 49 rue de Bourgogne / Paris. Tel, Littré 83. 98. » (Michaux, Paris vers 1937).

Source et plus d’informations ici fabula.revue

Livre : Raymond Bellour et Ysé Tran  » Henri Michaux,  Œuvres Complètes I », Bibliothèque de la Pléiade, Chronologie.

Olive Ann Alcorn

The Actress, Olive Ann Alcorn, 1925

The Actress, Olive Ann Alcorn, 1925

The Actress, Olive Ann Alcorn, 1925

The Actress, Olive Ann Alcorn, 1925

The Actress, Olive Ann Alcorn, 1925

The Actress, Olive Ann Alcorn, 1925

The Actress, Olive Ann Alcorn, 1925

The Actress, Olive Ann Alcorn, 1925

The Actress, Olive Ann Alcorn, 1925

The Actress, Olive Ann Alcorn, 1925

Olive Ann Alcorn c. 1914

Olive Ann Alcorn c. 1914

 

Charlie Chaplin with Olive Ann Alcorn, Edna Purviance, Willie Mae Carson, & Helen Kohn as ‘The Nymphs’ in Sunnyside,1919

Charlie Chaplin with Olive Ann Alcorn, Edna Purviance, Willie Mae Carson, & Helen Kohn as ‘The Nymphs’ in Sunnyside,1919

Charlie Chaplin with Olive Ann Alcorn, Edna Purviance, Willie Mae Carson, & Helen Kohn as ‘The Nymphs’ in Sunnyside,1919

Charlie Chaplin with Olive Ann Alcorn, Edna Purviance, Willie Mae Carson, & Helen Kohn as ‘The Nymphs’ in Sunnyside,1919

Charlie Chaplin with Olive Ann Alcorn, Edna Purviance, Willie Mae Carson, & Helen Kohn as ‘The Nymphs’ in Sunnyside,1919

Charlie Chaplin with Olive Ann Alcorn, Edna Purviance, Willie Mae Carson, & Helen Kohn as ‘The Nymphs’ in Sunnyside,1919

 

 

 

More  Olive Ann Alcorn By Xan Stark for Alta Studio

 

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925. (7)

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925 (3)

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925

Albert Arthur Allen- Study from The Model- 1925