
Madame d’Ora- Rosella Hightower, 1955 { from the La Photographie du 20e siècle, Tashen Edition, France, 2012}
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Madame d’Ora- Rosella Hightower, 1955 { from the La Photographie du 20e siècle, Tashen Edition, France, 2012}
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Max Pollack- Devi Dja( famous Balinese temple-dancer), 1930’s
Trude Fleischmann (1895-1990) est l’une des grandes photographes du 20e Siècle. Elle était une de ces jeunes photographes juives confiantes, qui ont fait une carrière traditionnelle dans une profession masculine. Elle a photographié les étoiles du théâtre, des danseurs et des intellectuels. Trude a développé une passion pour la photographie dès son enfance, et est rapidement devenue l’un des plus grands photographes de portrait de Vienne peu après l’ouverture de son propre studio à l’âge de vingt-cinq ans. Même si elle est largement méconnue aujourd’hui, ses portraits d’intellectuels et d’artistes, y compris Karl Kraus (1874-1936), Peter Altenberg (1859-1919), Adolf Loos (1870-1933), Alfred Polgar (1873-1955), Stefan Zweig (1881-1942), Alban Berg (1885-1935), Bruno Walter (1876-1962), Max Reinhardt (1873-1943), Paula Wessely (1907-2000) et Grete Wiesenthal (1885-1970), reste un témoignage important de la culture européenne du XXe siècle
Issue d’une famille aisée, elle peut recevoir le soutien financier nécessaire dans son début de carrière. Sa formation comprend un semestre à étudier l’histoire de l’art à Paris et trois ans au « Lehr-und Versuchsanstalt für Photographie und Reproduktionsverfahren, » où les femmes avaient été autorisés à étudier la photographie depuis 1908. Après avoir terminé ses études en Juillet 1916, elle est devenue apprentie photo-finition dans l’atelier de la portraitiste bien connue madame d’ora (Dora Kallmus et son mari…. ), dont le travail qu’elle admirait. Parce que d’Ora se plaint de sa lenteur, Trude quitte sa place après seulement deux semaines !!!! . Mais elle rebondie très vite car peu de temps après, Trude trouve une place auprès du photographe Hermann Schieberth, dont les clients de la scène culturelle et intellectuelle viennoise étaient très friands. En 1919, elle devient membre de la Société Photographique de Vienne. ( Les plus célèbres d’entre eux comprennent – aux côtés de Trude Fleischmann – Edith Barakovich, Grete Kolliner, Marianne Bergler, Pepa Feldscharek, Hella Katz, Steffi Brandl, Kitty Hoffman, Edith Glogau, Trude Geiringer et Dora Horowitz).
Après trois ans, et avec l’encouragement de sa mère et le soutien financier de sa famille, elle a fondé son propre studio en 1920. Elle a pu poursuivre une carrière réussie entre les deux guerres car elle réalises des photos de mariages ou de baptêmes, et qu’elle reste sous contrat avec des magazines. Le « boom » de la photographie à cette période , lié à la croissance des magazines féminins ou non d’ailleurs , a également contribué à sa carrière.( par exemple Die Bühne, Moderne Welt, und Mode Welt et Uhu, en autriche, mais elle contribue aussi à la presse internationale) Elle réalise des portraits artistiques des célébrité du monde des arts ( l’opéra (chefs d’orchestre et chanteurs) , la musique, la danse et de théâtre) mais également des portrait de grands scientifiques, de politiciens et de professionnels de la photographie . Ainsi, elle devient rapidement indispensable à la presse autrichienne et internationale.
Comme son cercle d’amis dans le monde de l’art a grandi, le studio de Fleischmann est devenu un lieu de rassemblement pour l’élite culturelle de Vienne. Son manque d’assignations fixes et les clients lui a permis plus de liberté dans ses choix de thématiques et son style. Elle a une façon bien particulière de fixer l’expression des visages, et un regard érotiques sur les corps de ses sujets qui lui ai propre. L‘esthétique de Fleischmann a ouvert une nouvelle ère: Elle a appelé à la présentation d’une « nudité naturelle », et elle s’efforçait de ne pas « ajouter » des effets de pose, sous couvert d’un travail artistique pour montrer ces corps nus.
En toute logique, si l’on puis dire, qui Fleischmann a été parmi les premiers à photographier les nouveaux styles de danse à Vienne se voit proposer en 1925 de faire une exposition de ses photographies mettant en vedette la danseuse Claire Bauroff nue. Claire Bauroff dont le corps avait été très huilé, donnait ainsi aux cliché une luminosité et contrastes forts pris devant un noir. Quelques années auparavant, une telle mise en scène du corps nu aurait été impensable et en outre, la production de photos de nus pendant une longue période a été réservée aux hommes, en cela Trude Fleischmann était une pionnière, et à gagné ses galons ainsi. Cette exposition fît scandale et a fût interdite et les planches confisquées par un procureur de district de Berlin pour indécence.. une fois de plus , on note combien proposer du nu artistique est difficile et encore une fois, un des photographes dont nous parlons a été victime de censure .
En raison de son origine juive Fleischmann a été obligé de chercher du travail ailleurs après 1938. Laissant derrière elle la plupart de ses négatifs, elle émigre à Paris, Londres et finalement à New York avec l’aide de son élève et ancienne amante Helen Post (1907-1979 une photographe indépendante qui a photographié les tribus indiennes dans tout l’Ouest et du Sud-Ouest de 1936 à 1941 ). [Fleischmann, qui ne s’est jamais mariée, était une lesbienne et a eu un certain nombre de relations avec des femmes connues].
Là bas, Fleischmann poursuit une brillante carrière dans la photographie, d’abord avec The Posteet, après 1940, dans son propre studio, qu’elle a dirigé jusqu’en 1969 avec Frank Elmer, un autre émigré viennois.
Contrairement à son travail de jeunesse, beaucoup de ses photographies ultérieures sont des paysages urbains de New York, ainsi que des modèles de mode qu’ elle a souvent photographié pour Vogue. Ses clients, sont aussi les émigrants de la scène culturelle européenne, comme Elisabeth Berger, Oskar Kokoschka, Lotte Lehmann, Otto von Habsburg , le comte Richard Coudenhove-Kalergi et Arturo Toscanini.
En 1969, Fleischmann a pris sa retraite en Suisse, affirmant qu’elle ne voulait pas retourner à Vienne en raison du comportement de la population pendant la guerre. Après un accident en 1987 qui l’a rendue handicapée, elle est retournée aux États-Unis pour vivre avec son neveu, le pianiste Stefan Carell, à Brewster, New York jusqu’à sa mort en 1990.
Aujourd’hui ceux sont les photographies de Claire que je vous propose
Claire Bauroff a pris a Munich des cours de théâtre et de 1913-1915 au Rudolf Bode des cours de danse. Elle fût membre de la compagnie de danse de Munich dirigé par Andreas P. Scheller ( danse moderne ) . Mais elle fût également actrice au théâtre et en 1920, et elle a joué dans le film Pan par le réalisateur hongrois Pál Fejos (censuré en Hongrie)
Voir aussi les autres article sur Trude Fleischmann Ici

Trude Fleischmann –the dancer Claire Bauroff,1923

Trude Fleischmann The dancer Claire Bauroff, Vienna ca. 1925 Vintage silver print

Trude Fleischmann -Nude study of dancer Claire Bauroff, Vienna , 19250 gelatin silver print

Trude Fleischmann –Dance Study Claire Bauroff, Vienna 1925 Vintage silver print,
Un portrait de Lotte Jacobi de Claire Ici
Conseil de lecture Trude Fleischmann: Der selbstbewusste Blick by Anton Holzer & Frauke Kreutler , Catalogue Musée vienne, 2011 ou Catalogue: « Trude Fleischmann – Le regard confiant. » Edité par Anton Holzer et Frauke Kreutler. Editeur: Hatje Cantz, 2011

Yva (Else Neuländer)–Nude With Mask before 1938.

Unknown photographer -Dance masks, 1930’s

František Drtikol -The dancer Ervina Kupferova dressed as a princess adored by two servants, 1919, pigment print

František-Drtikol- Dancer, 1914.
Helen Tamiris was a pioneer of American modern dance.
American choreographer, modern dancer, and teacher, one of the first to make use of jazz, African American spirituals, and social-protest themes in her work.
« Helen Tamiris (1903-1966), a founder of modern dance in the 1920s and 1930s, always kept a foot firmly planted in the commercial theater. She was trained in ballet at the Metropolitan Opera and by Michel Fokine, as well as in natural dancing at New York’s Isadora Duncan Studio. Her early career combined a soloist position in the Bracale Opera Company with appearances in nightclub and Broadway revues. Yet her first recital in 1927 demonstrated a personal expression of abstract movement and frank social analysis. A year later she adopted the Negro spiritual as a métier for life as conflict. Politically active, Tamiris helped to lead development of the Dance Repertory Theatre and dance initiatives under the Works Progress Administration Federal Art Project. She founded and chaired the American Dance Association and helped to set up the Federal Dance Project. Following World War II, she turned to Broadway to attract large audiences for a modern dance aesthetic that aspired to shape consciousness of the people. Tamiris choreographed eighteen musicals between 1943-1957, artfully integrating dance into such productions as Up in Central Park, Annie Get Your Gun, and Fanny. She taught movement to dancers and actors and formed the Tamiris-Nagrin Dance Workshop in 1957 with Daniel Nagrin, who was her husband at the time. » Helen Tamiris, an essay by Elizabeth McPherson.
Eugene ( Frank Eugene Smith. dit), 1865-1936, est né à New York, de parents d’origine allemande. Il est l’un des rares maîtres de la première génération à avoir concilié le style pictorialiste qui se rapproche de la peinture et le style plus réaliste de la Photo-Secession
« C’est comme divertissement que le jeune Frank Eugene Smith prend ses premières photographies au début des années 1880.
Formé à la Bayrische Akademie der Bildenden Künste à Munich, où il emménage en 1886, il commence sa carrière d’artiste comme dessinateur spécialisé dans les portraits de théâtre.
De retour en Amérique, il expose en 1899, au Camera Club de New York, des photographies sous le nom de Frank Eugene. Il devient l’année suivante membre du Linked Ring et le succès lui sourit alors. Membre fondateur en 1902 de la Photo-Secession aux côtés de son ami Fred Holland Day, il s’installe définitivement en Bavière en 1906 où il est reconnu aussi bien comme peintre que comme photographe.
C’est en 1909 qu’il commence à enseigner la photographie et c’est également à cette date que son intérêt pour cet art devient prédominant dans sa carrière. Il fait partie alors des premiers artistes, avec Alfred Stieglitz et Heinrich Kühn entre autres, à expérimenter l’autochrome mis au point par les frères Lumière. En 1913, une chaire est créée spécialement pour lui à l’Académie Royale d’Art Graphique de Leipzig, premier poste de ce niveau consacré à l’enseignement de la photographie artistique.
Il meurt d’une crise cardiaque à Munich en 1936.
Grand maître parmi les photographes pictorialistes, ses images sont bien souvent considérées comme des photographies » non-photographiques « . Connu pour ses grandes qualités d’expérimentateur, il manipule ses négatifs en les peignant et les égratignant, ce qui leur donne un cachet particulier, facilement reconnaissable. » @ Arago.
[ Rappel pour voir les photographies en taille optimale, ouvrir dans un nouvel onglet ou page ]
Frank Eugene(1865-1936) was born in New York but moved to Munich in his 20s where he studied art and soon became well-established as a portrait painter before he took up photography about 1885. He was elected to the Linked Ring in 1900 and was a founder of the Photo-Secession movement, undoubtedly because of his close personal and professional relationship to Alfred Steiglitz. A biography, The Dream of Beauty, was published in 1955. Eugene was known for his substantial manipulation of his negatives—so much so that the output was often a cross between a graphic work and a photographic print. In that he anticipated a number of contemporary artists and printmakers.
Eugene helped to lay the foundantions of photography at the end of the 19th century. In fact, he was the first person in the world who started teaching photography at university contributing to dilute its perception as a minor art. He was also a pioneer in manipulating negatives, filling his classic images with haze and mistery.
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