Raoul Ubac -Pierres île de Lesina (Dalmatie) ,1932/1935

« En 1932, Raoul Ubac entreprend de traverser l’Europe , à pieds, ( Italie, Suisse et Autriche…). En Dalmatie, sur l’île de Lesina, où il s’arrête quelques temps , ‘il effectue des « assemblages de pierres trouvées » qu’il photographie. “Cest là que naquit mon amour pour la pierre. J’y fis des assemblages de pierres trouvées. Je les dessinais et en fis des photographies”. La même année il s’inscrit à la Werkschule de Cologne où il apprend toutes les techniques photographiques (photogrammes, photomontages, solarisations, surimpressions, etc). Il réalise alors ses premiers photocollages comme cette image où le corps de la femme se mélange aux pierres de Dalmatie. » extrait ramanié du livre de Christian Bouqueret  « Raoul Ubac. Photographie », Paris, ed. Léo Scheer, 2000,

Raoul Ubac -Pierres de Dalmatie , Photocollage 1932/33  © Adagp, Paris

Raoul Ubac - Photomontage avec photographie des pierres de dalmatie , 1935.  Publiées dans Formes nues , Editions d'Art Graphique, Paris 1935.

Raoul Ubac – Photomontage avec photographie des pierres de Dalmatie , 1933-34.  Publiée dans Formes nues , Editions d’Art Graphique, Paris 1935. voir plus de photographies de ce livre Ici  © Adagp, Paris

Photographie de Raoul Ubac prise sur l’île de Lesina en Dalmatie vers 1935.

Raoul Ubac- Pierres dressées. prise sur l’île de Lesina en Dalmatie vers 1933 ( collection André Breton)  © Adagp, Paris

Raoul Ubac - Pierre de Dalmatie II, 1932

Raoul Ubac – Pierre de Dalmatie II, 1932 © Jacqueline Hyde © Adagp, Paris

Raoul Ubac - Pierre de Dalmatie I, 1932-33

Raoul Ubac – Pierre de Dalmatie I, 1932-33 © Jacqueline Hyde © Adagp, Paris

Raoul Ubac - Pierres de Dalmatie III,1933

Raoul Ubac – Pierres de Dalmatie III,1933 © Jacqueline Hyde © Adagp, Paris

Raoul Ubac - Main et Pierre (de Dalmatie) , 1932-33

Raoul Ubac – Main et Pierre (de Dalmatie) , 1932-33 © Adagp, Paris

Léonor Fini by Eddy Brofferio

Eddy Brofferio– Leonor Fini Paris 1966

René Magritte, L’Évidence éternelle (The Eternally Obvious), Paris, 1930

René Magritte, L’Évidence éternelle (The Eternally Obvious), Paris, 1930,  collection The Menil

René Magritte, L’Évidence éternelle (The Eternally Obvious), Paris, 1930, collection The Menil

 

Julian Mandel

Julian Mandel -Portrait de femme, Paris, circa 1920.

Claude Cahun – Henri Michaux ( Le chat-serpent Surnom donné par Cahun à Michaux) photographies et correspondance

Henri Michaux,et Claude Cahun entretiendront une correspondance de trente ans.L’un et l’autre ,partageant un goût pour l’étrange et un rapport très particulier au corps, ces deux individus inclassables sont également proches par leurs préoccupations esthétiques. Claude Cahun sut d’ailleurs bien mettre en valeur la singularité de son ami dans plusieurs de ses clichés photographiques présentés ci- dessous

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la première lettre que Michaux adressa à Claude Cahun

« Mademoiselle,

J’ai lu chez mon ami Viot de vos pages qui sont extrêmement indépendantes.

Si vos rêves sont à l’avenant et que vous les mettiez sur le papier, je serais glorieux de les publier.

Croyez-moi par ailleurs attentif à tout ce que vous écrivez, et cordialement désireux de vous mieux connaître.

le 19 janvier 1925 « 

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“J’ai failli aller à Jersey, mais comme je ne plonge pas, comme je déteste l’eau, comme pourtant je sais nager, comme je me fais horreur en caleçon de bain, comme je ne parle pas anglais, comme d’autre part j’en sais assez pour souffrir du surplus que je n’entends pas, comme je ne voyage jamais au moment des vacances, comme je puis faire à Paris une vraie cure de silence et de solitude en ce mois unique où tout le monde est parti, comme dans une île je serais évidemment abominable et sans doute (plusieurs mots illisibles) de qiuelques milliers  d’autres considérations encore, j’ai renoncé à y aller maintenant / En hiver qui sait ?”

Henri Michaux – Lettre à Claude Cahun, été 1929

Claude Cahun - Henri Michaux, Paris , 1925

Claude Cahun – Henri Michaux, Paris , 1925

“Si vous entendez vers cette heure-là un bruit excessif et soudain dans l’escalier, allez ouvrir, c’est peut-être moi qui aurai eu une syncope. Je connais le truc maintenant. Depuis 6 jours, je le connais.”

Henri Michaux – Lettre à Claude Cahun annonçant sa visite pour le lendemain, 19 septembre 1931
Claude Cahun - Henri Michaux double exposition, Paris 1925

Claude Cahun – Henri Michaux double exposition, Paris 1925

“Vous attendez de moi, qui ne sait rien, des nouvelles de Paris. Ils glissent tous à droite, non plus exactement et c’est pire, vers l’autorité. Même les Marx Brothers en leur dernier film sont devenus, me dit-on, tristes comme la pluie. Il semble que vous ayez eu rudement du flair en quittant cette ville où l’on a le plexus solaire foutu.”

Henri Michaux – Lettre à Claude Cahun annonçant son arrivée à Jersey, novembre 1938.

Claude Cahun – Henri Michaux, Jersey, ca 1938 via Jersey Heritage

 

Henri Michaux avait une grande confiance en son amie, lui prêtant ses objets les plus intimes, et lui laissant ses « adresses secrètes » 

« Voici Milarepa, livre actuellement introuvable et auquel je tiens comme à la prunelle de mes yeux. Ne le prêtez à personne – je m’excuse d’insister : c’est mon livre de chevet. » (Michaux, Paris, 1934) ;

« Adresse archi secrète : Hôtel du Palais Bourbon / 49 rue de Bourgogne / Paris. Tel, Littré 83. 98. » (Michaux, Paris vers 1937).

Source et plus d’informations ici fabula.revue

Livre : Raymond Bellour et Ysé Tran  » Henri Michaux,  Œuvres Complètes I », Bibliothèque de la Pléiade, Chronologie.

Lee Miller- Deux portraits

Lee Miller- Tanja Ramm, under a bell jar, Paris, France 1930 © Archives Lee Miller  © ADAGP

Lee Miller, Untitled (Under the Bell-Jar), circa 1930  Lee Miller Archives

Lee Miller, Untitled (Under the Bell-Jar), circa 1930 © Archives Lee Miller

 

Lee Miller-Floating Head (Mary Taylor), NYC, 1933 © Archives Lee Miller © ADAGP