Archives Mensuelles: Mai 2012
Claude Cahun -Les objets

Lucy Schwob, dite Claude Cahun objets sous un verre, 1932

Claude Cahun – Qu’on me prête un moment une boîte d’allumettes 1936

Claude Cahun (Lucy Renée Mathilde Schwob), Entre nous (Between Us), 1926

Claude Cahun- Sans titre, vers 1936

Claude Cahun (Lucy Renée Mathilde Schwob), Entre nous (Between Us), 1926

Claude Cahun – Mains et Poupée, 1936

Claude Cahun Mais tu ne meurs que de regret, Jersey, August 1936

Claude Cahun Montent l’escalier [Variante], Paris, Juli 1936 g berinson

Claude Cahun Ohne Titel, 1936, [zu Le Coeur de Pic, 32 Kindergedichte von Lise Deharme, Paris 1937]( gallery berinson)

Claude Cahun Ohne Titel, 1936

Claude Cahun Ohne Titel, 1936,

Claude Cahun Qui ne craint pas le grand méchant loup remet la barque sur la quille et vogue à la dérive, 1936 g. berinson

Claude Cahun- Untitled , 1936

Claude Cahun, L’Herbe au pauvre homme [“The Poor Man_s Grass”], 1936
Undressing vintage erotic gif
Robert Carlos Clarke -lainee bailando, 2002
Georges Bataille
Francesca Woodman -From ‘Space² series , Providence, 1976

© Francesca Woodman – From Space², Providence- 1975-76

Francesca Woodman -Space² , Providence, Rhode Island, 1975-1976

Francesca Woodman -Space² , Providence, Rhode Island, 1975-1976

Francesca Woodman- Space2, Providence, Rhode Island, 1975-1976

Francesca Woodman, Space², Providence, Rhode Island, 1975–76

inscribed ‘Francesca and Liza, RISD’ by Sloan Rankin in pencil on the reverse, circa 1977

Francesca Woodman, Space², Providence, Rhode Island, 1975–76

Francesca Woodman-Space²,Contact Sheet ,Providence, Rhode Island, 1976

Francesca Woodman-Space²,Contact Sheet , Providence, Rhode Island, 1976

Francesca Woodman -Space²,Providence, Rhode Island, 1976

Francesca Woodman -Space² , Providence, Rhode Island, 1975-1976

Francesca Woodman- Space², Providence, Rhode Island ,automne, 1976 ( p 18) (FROM THE BOOK )

Francesca Woodman -Space² , Providence, Rhode Island, 1975-1976 3_e0


Francesca Woodman de Philippe Sollers (Auteur), David Levi Strauss (Auteur), Elizabeth Janus (Auteur), Sloan Rankin (Auteur), Hervé Chandès (Préface) Editeur : Actes Sud (1998)
Louise Bourgeois- Untitled { Le mot pitié m’a apaisée}, 2006

Louise Bourgeois- Untitled { Le mot pitié m’a apaisée}, 2006 une autre version à voir ici datant de 2001
Francesca Woodman
Bart Dorsa
Antonin Artaud- Prière, 1923
Ah donne-nous des crânes de braise
Des crânes brûlés aux foudres du ciel
Des crânes lucides des crânes réels
Et traversés de ta présence
Fais-nous naître aux cieux du dedans
Criblés de gouffres en averses
Et qu’un vertige nous traverse
Avec un ongle incandescent
Rassasie-nous nous avons faim
De commotions intersidérales
Ah verse-nous des laves astrales
A la place de notre sang
Détache-nous. Divise-nous
Avec tes mains de braises coupantes
Ouvre-nous ces routes brûlantes
Où l’on meurt plus loin que la mort
Fais vaciller notre cerveau
Au sein de sa propre science
Et ravis-nous l’intelligence
Aux griffes d’un typhon nouveau
Antonin Artaud- Prière, 1923
Antonin Artaud, le Pèse-Nerfs / 1925
« Toute l’écriture est de la cochonnerie.
Les gens qui sortent du vague pour essayer de préciser quoi que ce soit de ce qui se passe dans leur pensée, sont des cochons.
Toute la gent littéraire est cochonne, et spécialement celle de ce temps-ci.
Tous ceux qui ont des points de repères dans l’esprit, je veux dire d’un certain côté de la tête, sur des emplacements bien localisés de leur cerveau, tous ceux qui sont maîtres de leur langue, tous ceux pour qui les mots ont un sens, tous ceux pour qui il existe des altitudes dans l’âme, et des courants dans la pensée, ceux qui sont esprits de l’époque, et qui ont nommé ces courants de pensée, je pense à leurs besognes précises, et à ce grincement d’automate que rend à tous vents leur esprit,
– sont des cochons.
Ceux pour qui certains mots ont un sens, et certaines manières d’être, ceux qui font si bien des façons, ceux pour qui les sentiments ont des classes et qui discutent sur un degré quelconque de leurs hilarantes classifications, ceux qui croient encore à des « termes », ceux qui remuent des idéologies ayant pris rang dans l’époque, ceux dont les femmes parlent si bien et ces femmes aussi qui parlent si bien et qui parlent des courants de l’époque, ceux qui croient encore à une orientation de l’esprit, ceux qui suivent des voies, qui agitent des noms, qui font crier les pages des livres, – ceux-là sont les pires cochons. Vous êtes bien gratuit, jeune homme !
Non, je pense à des critiques barbus.
Et je vous l’ai dit : pas d’oeuvre, pas de langue, pas de parole, pas d’esprit, rien.
Rien, sinon un beau Pèse-Nerfs.
Et n’espérez pas que je vous nomme ce tout, en combien de parties il se divise, que je vous dise son poids, que je marche, que je me mette à discuter sur ce tout, et que, discutant, je me perde et que je me mette ainsi sans le savoir à PENSER, – et qu’il s’éclaire, qu’il vive, qu’il se pare d’une multitude de mots, tous bien frottés de sens, tous divers, et capables de bien mettre au jour toutes les altitudes, toutes les nuances d’une très sensible et pénétrante pensée.
Ah ces états qu’on ne nomme jamais, ces situations éminentes d’âme, ah ces intervalles d’esprit, ah ces minuscules ratées qui sont le pain quotidien de mes heures, ah ce peuple fourmillant de données, – ce sont toujours les mêmes mots qui me servent et vraiment je n’ai pas l’air de beaucoup bouger dans ma pensée, mais j’y bouge plus que vous en réalité, barbes d’ânes, cochons pertinents, maîtres du faux verbe, trousseurs de portraits, feuilletonistes, rez-de-chaussée, herbagistes, entomologistes, plaie de ma langue.
Je vous l’ai dit, que je n’ai plus ma langue, ce n’est pas une raison pour que vous persistiez, pour que vous vous obstiniez dans la langue.
Allons, je serai compris dans dix ans par les gens qui feront aujourd’hui ce que vous faites. Alors on connaîtra mes geysers, on verra mes glaces, on aura appris à dénaturer mes poisons, on décèlera mes jeux d’âme.
Alors tous mes cheveux seront coulés dans de la chaux, toutes mes veines mentales, alors on percevra mon bestiaire, et ma mystique sera devenue un chapeau. Alors on verra fumer les jointures des pierres, et d’arborescents bouquets d’yeux mentaux se cristalliseront en glossaires, alors on verra choir des aérolithes de pierre, alors on verra des cordes, alors on comprendra la géométrie sans espaces, et on apprendra ce que c’est que la configuration de l’esprit, et on comprendra comment j’ai perdu l’esprit.
Alors on comprendra pourquoi mon esprit n’est pas là, alors on verra toutes les langues tarir, tous les esprits se dessécher, toutes les langues se racornir, les figures humaines s’aplatiront, se dégonfleront, comme aspirées par des ventouses desséchantes, et cette lubrifiante membrane continuera à flotter dans l’air, cette membrane lubrifiante et caustique, cette membrane à deux épaisseurs, à multiples degrés, à un infini de lézardes, cette mélancolique et vitreuse membrane, mais si sensible, si pertinente elle aussi, si capable de se multiplier, de se dédoubler, de se retourner avec son miroitement de lézardes, de sens, de stupéfiants, d’irrigations pénétrantes et vireuses, alors tout ceci sera trouvé bien, et je n’aurai plus besoin de parler. »
Antonin Artaud, le Pèse-Nerfs / 1925
Nelson Evans

Nelson Evans – Mary Pickford, 1917.
Henri Michaux
» Emportez-moi dans une caravelle,
Dans une vieille caravelle et douce caravelle,
Dans l’étrave, ou si l’on veut, dans l’écume,
Et perdez-moi, au loin, au loin. […] »
Henri Michaux- Emportez-moi- in, La nuit Remue-
Igor Vasiliadis
Lady Ottoline Morrell
« Rebelling against the narrow values of upper-class Edwardian society, Lady Ottoline Morrell, an eccentric hostess to Bloomsbury, surrounded herself in London and on her estate at Garsington with a large circle of friends including Bertrand Russell, W. B. Yeats, D. H. Lawrence, T. S. Eliot, Virginia Woolf, Aldous Huxley, and E. M. Forster. These images of an improvised dance show Lady Ottoline’s ten-year-old daughter, Julian, and her slightly older companions embroiled in a naked whirl, pagan in its exuberance, that reflects the emancipated attitudes of the photographer’s circle. » Source .metmuseum.org












![David Seidner- [Triptych, eyes], 1980](https://lapetitemelancolie.net/wp-content/uploads/2012/05/david-seidner-triptych-eyes-1980.jpg?w=549&h=235)






















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